Démographie de la Corée du Sud

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Démographie de la Corée du Sud
Pyramide des âges de la Corée du Sud en 2005
Pyramide des âges de la Corée du Sud en 2005
Dynamique (2012)
Population 48 860 500 hab.
Accroissement naturel 0,204 %
Indice de fécondité 1,23 enfant par
Taux de natalité 8,42 ‰
Taux de mortalité 6,38 ‰
Taux de mortalité infantile 4,08 ‰
Espérance de vie à la naissance 79,3 ans
Âge médian (2012)
Homme 37,6 ans
Femme 40,4 ans
Structure par âge (2011)
0-14 ans 15,7 %
15-64 ans 72,9 %
65 ans et plus 11,4 %
Rapport de masculinité (2011)
À la naissance 107 /100
Moins de 15 ans 109 /100
15-64 ans 104 /100
65 ans et plus 69 /100
Composition linguistique
Coréen  
Composition ethnique
Coréens  
Chinois  
Composition religieuse (2014)
Aucune 40 %
Christianisme 32 %
Bouddhisme 24 %
Confucianisme 3 %
Autres 1 %

Cet article contient des statistiques sur la démographie de la Corée du Sud. Si la population de la Corée du Sud a fortement augmenté au cours du XXe siècle, celle-ci devrait voir sa population se stabiliser durant les prochaines décennies, avant de baisser fortement au cours du XXIe siècle.

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Lors de la fin de l'occupation japonaise en 1945, la péninsule Coréenne avait 30 millions d'habitants, 9 millions dans le Nord, 21 millions dans le Sud.

D'après le recensement de 1949, la population de la Corée du Sud était de 20 188 641 personnes. La population est passée en 1955 d'après le recensement à 21,5 millions de personnes. La croissance démographique était ainsi entre 1949 et 1955 de 1,1 %. En 1966, la population est passée à 29,2 millions de personnes, avec une croissance de 2,8 % entre 1955 et 1966. En 1985 d'après le recensement, la Corée du Sud avait une population de 40 466 577 de personnes, avec une croissance de 1,7 % entre 1966 et 1985. Enfin, en 1989, la population était de 42,2 millions de personnes, avec une croissance de moins de 1 % entre 1985 et 1989. À la fin du XXe siècle, la Corée du Sud possède une population de 46 millions de personnes avec un taux de croissance situé entre 0,9 % et 1,2 %. La population devrait se stabiliser en 2023 a un seuil de 52,6 millions d'habitants.

Structure par âge[modifier | modifier le code]

En 1955, environ 41,2 % de la population avait moins de 15 ans, un pourcentage qui est passé à 43,5 % en 1966, à 38,3 % en 1975, 34,2 % en 1980 et 28,9 % en 1985. Ainsi l'âge moyen de la population est passé de 18,7 ans à 21,8 entre 1960 et 1980. La rapidité du vieillissement de la population en Corée du Sud est surement la plus forte au monde[1]. La proportion de personne de 65 ans et plus est ainsi passé de 3,3 % en 1955 à 10,7 % en 2009[2].

Politique démographique[modifier | modifier le code]

Les premières campagnes de plannings familiaux notables sont l'œuvre d'églises chrétiennes en 1957. Il faut attendre 1962, pour que le gouvernement de Park Chung-hee, s'alarme sur la rapide croissance démographique, qui menacerait la croissance économique, et lance une campagne de plannings familiaux. Mais d'autres facteurs qui ont également réduit l'accroissement démographique tel que l'urbanisation, l'âge des mariages plus tardif, un enseignement supérieur plus massif, le mise sur le marché du travail des femmes, ainsi que de meilleurs conditions de santé. Le programme de planning familial comprenait dans les années 1980, l'accès gratuitement de méthodes contraceptives, la mise en avant via l'enseignement des méthodes contraceptives, ainsi que des subventions, allocations et aides pour les parents acceptant de se faire stériliser. Ainsi en 1984, 502 000 personnes ont été stérilisé, alors qu'en 1983, il était 426 000 personnes dans ce cas. En 1973, l'avortement est autorisé, en 1983, le gouvernement commence à suspendre les aides médicales pour les soins maternels pour les femmes enceintes de 3 enfants ou plus, et supprime les aides financières pour les parents ayant 2 enfants ou plus. Le gouvernement a également favorisé la population à n'avoir qu'un seul enfant, via notamment des campagnes de publicités.

Taux de fécondité[modifier | modifier le code]

Le taux de fécondité est passé de 6,1 enfants par femmes en 1960, à 4,2 en 1970, à 2,8 en 1980 et 2,4 en 1984. Actuellement, avec un taux de fécondité de 1,23, la Corée du Sud a un taux de fécondité parmi les plus bas au monde[3]. Il y avait 711 810 naissance en 1978, 917 860 en 1982 ce qui fait l'année record en termes de naissance, avant que le nombre de naissance diminue et passe en 1986 à 806 041.

Principaux indicateurs démographiques[modifier | modifier le code]

Évolution des principaux indicateurs démographiques[4]
Période Naissances annuelles Décès annuels Solde naturel annuel Taux de natalité (‰) Taux de mortalité (‰) Solde naturel (‰) Indice de fécondité Taux de mortalité infantile
1950-1955 722 000 331 000 391 000 35,8 16,4 19,4 5,05 138,0
1955-1960 1 049 000 356 000 693 000 45,4 15,4 30,0 6,33 114,4
1960-1965 1 067 000 347 000 720 000 39,9 13,0 27,0 5,63 89,7
1965-1970 985 000 298 000 687 000 32,9 9,9 23,0 4,71 64,2
1970-1975 1 004 000 259 000 746 000 30,4 7,8 22,5 4,28 38,1
1975-1980 833 000 253 000 581 000 23,1 7,0 16,1 2,92 33,2
1980-1985 795 000 248 000 547 000 20,4 6,4 14,0 2,23 24,6
1985-1990 647 000 239 000 407 000 15,5 5,7 9,8 1,60 14,9
1990-1995 702 000 239 000 463 000 16,0 5,5 10,6 1,70 9,7
1995-2000 615 000 247 000 368 000 13,6 5,5 8,1 1,51 6,6
2000-2005 476 000 245 000 231 000 10,2 5,3 5,0 1,22 5,3
2005-2010 477 000 243 000 234 000 10,0 5,1 4,9 1,29 3,8

Distribution de la population[modifier | modifier le code]

Le pays a une densité très élevée, avec une densité de 425 hab./km² en 1989. De par la forte présence de reliefs sur le territoire, une large partie des pôles de populations se situent sur les plaines côtières. Ainsi, les principales villes se trouvent sur un axe nord-ouest / sud-est, entre Séoul-Incheon et Pusan en passant par Daejeon et Daegu. Le quart nord-est du pays ne compte que Chuncheon comme grande ville, sans que celle-ci rayonne vraiment sur la région. Sur les 49 millions de Coréens, plus de 22 millions vivent dans la mégapole de Séoul dont 10,3 dans la capitale même. En 1985, la population de Séoul représentait 23,8 % de la population total du pays.

Le niveau de vie s'est grandement améliorée en Corée de Sud, en parallèle à la très forte urbanisation du pays. Ainsi la part des citadins dans le pays est passé de 14,5 % de la population en 1945 à 28 % en 1961, à 65,4 % en 1985 et à 83 % en 2011. La population urbaine en Corée du Sud étant définit, par la population résident dans une municipalité de plus de 50 000 habitants. Ainsi par exemple, Ulsan a connu une très forte poussée démographique, entre 1960 et 1985, sa population étant passée de 30 000 à 551 300 habitants. Alors qu'une ville comme, Kwangju est, elle passée de 315 000 à 906 129 durant la même période.

Migration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Diaspora coréenne.

Les Coréens ont vécu dans la Mandchourie pendant de nombreux siècles, et sont maintenant une minorité en Chine. La majorité de la population coréenne au Japon s'y trouve depuis la période coloniale.

Durant la période 1940 à 1944, il y avait près de 2 millions de Coréens au Japon, 1,4 millions en Mandchourie, 600 000 en Sibérie, et 130 000 en Chine. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, environ 2 millions de personnes ont été rapatriées du Japon et de la Mandchourie. Joseph Staline a envoyé des milliers de Coréens, contre leur volonté, en Asie centrale depuis Vladivostok et Khabarovsk.

Mais plus 4 millions de Coréens (de Corée du Sud et de Corée du Nord) vivaient dans les années 1980, en dehors de la Corée, dont 1,7 millions en Chine, notamment dans l'ancienne Mandchourie, du à plusieurs vagues d'émigrations durant l'occupation japonaise. L'Union soviétique avait 430 000 ressortissants coréens. Le Japon avait 700 000 émigrants de Corée.

L'instabilité politique, sociale et économique en Corée du Sud ont conduit beaucoup de Sud-Coréens à émigrer à l'étranger, principalement aux États-Unis ou au Canada. En 1988, il y avait 2 millions de Sud-coréens qui résidaient en dehors du pays. L'Amérique du Nord accueillant 1,2 millions de personnes, l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud accueillant 785 000 Sud-coréens, le Moyen-Orient 62 000, l'Europe de l'Ouest 40 000, la Nouvelle-Zélande 30 000, les autres pays asiatiques 27 000 et l'Afrique 25 000.

Composition ethnique[modifier | modifier le code]

La population coréenne est très homogène ethniquement et linguistiquement, avec comme seule minorité notable une communauté chinoise. Il y avait ainsi en 1970, une communauté chinoise de 120 000 personnes, qui a chuté à 21 000 de par la dictature militaire de Park Chung-hee, avant que la communauté ne agrandisse tout aussi rapidement durant les années 1990. En 2007, le nombre d'étranger a passé la barre du million de personnes[5] ; 440 000 serait en provenance de Chine, mais les estimations sont très variables et plus de la moitié de cette communauté serait d'origine coréenne, de par la minorité importante coréenne au nord-est de la Chine ; 117 000 sont en provenance des États-Unis, a l'exclusion des troupes militaires américaines stationnant sur le territoire (environ 30 000 personnes) ; Le reste des étrangers sont notamment en provenance du Viêt-Nam, des Philippines et de Thaïlande.

Langues[modifier | modifier le code]

La langue coréenne, est la langue parlée par la quasi-totalité de la population. Elle est membre de la famille des langues altaïques. Le système d'écriture coréen, le hangeul, a été inventé en 1446 par le roi Sejong le Grand pour faciliter l'éducation de ses sujets — en effet, les caractères chinois étaient jugés trop difficiles et trop longs à apprendre pour un individu moyen — par la proclamation royale de Hunmin jeongeum (훈민정음, 訓民正音), qui signifie littéralement « les sons appropriés pour enseigner au peuple ». Il est différent de la forme chinoise de communication écrite (hanja) car il est basé sur la phonétique coréenne.

De nombreux mots fondamentaux du coréen ont été empruntés au chinois via les hanja, et les Coréens plus âgés préfèrent toujours écrire des mots en hanja, identiques aux sinogrammes chinois et aux kanji japonais, car il était strictement interdit d'étudier et de parler le coréen durant la domination japonaise.

En 2000, le gouvernement a décidé de présenter un nouveau système de romanisation, employé par le présent article. On enseigne l'anglais comme deuxième langue dans la plupart des écoles primaires. On enseigne également au lycée durant 2 années le chinois, le japonais, le français, l'allemand ou l'espagnol.

Religions[modifier | modifier le code]

Le christianisme (31,6 % de la population, dont 24 % de protestants et 7,6 % de catholiques) et le bouddhisme (24,2 % des croyants) sont les deux religions dominantes de la Corée du Sud[6]. La Corée du Sud est le troisième pays comportant une si forte communauté chrétienne relativement à sa population totale, de l'Extrême-Orient, après les Philippines et le Timor oriental.

Bien que seulement 3 % de la population se déclarent confucianistes, la société est fortement imprégnée des valeurs et croyances confucéennes et bouddhistes. Parmi les religions minoritaires, on peut recenser le taoïsme, le chamanisme et le Cheondogyo (« manière divine »), le Jeung San Do et le Daesun Jinrihoe tous les deux de nouveaux courants religieux. Certaines statistiques affirment que près de 15,2 % de la population adhère à un nouveau mouvement religieux, soit près de 7,3 millions de personnes.

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]