Équipe de Corée du Sud de football

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de l'équipe masculine. Pour l'équipe féminine, voir Équipe de Corée du Sud de football féminin.

Drapeau : Corée du Sud Équipe de Corée du Sud

Écusson de l' Équipe de Corée du Sud
Généralités
Confédération AFC
Couleurs Rouge, blanc et bleu
Surnom Les Guerriers Taeguk
Stade principal Seoul World Cup Stadium
Classement FIFA en augmentation 56e (17 juillet 2014)[1]
Personnalités
Sélectionneur Drapeau : Allemagne Uli Stielike
Capitaine Lee Chung-yong
Plus sélectionné Hong Myung-bo (136)
Meilleur buteur Cha Bum-geun (55)

Rencontres officielles historiques

Premier match 6 juillet 1948 (Drapeau de Hong Kong Hong Kong, 5-1)
Plus large victoire 16-0 (Drapeau du Népal Népal, 29 septembre 2003)
Plus large défaite 0-12 (Drapeau : Suède Suède, 5 août 1948)

Palmarès

Coupe du monde Phases finales : 9
Demi-finaliste en 2002
Coupe d'Asie des nations Phases finales : 11
Vainqueur (2) en 1956 et 1960

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur

Actualités

Pour la compétition en cours, voir :
Corée du Sud à la Coupe du monde 2014

L'équipe de Corée du Sud de football (대한민국 축구 국가대표팀) est la sélection de joueurs de football sud-coréens représentant le pays lors des compétitions régionales, continentales et internationales sous l'égide de la fédération de Corée du Sud de football.

Après une affiliation de la fédération à la FIFA en 1948, la sélection dispute la première rencontre de son histoire la même année face à Hong Kong. Elle compte à son palmarès deux victoires en Coupe d'Asie des nations en 1956 et 1960, ainsi que trois finales perdues (en 1972, 1980 et 1988), et a participé à neuf phases finales de Coupe du monde, avec pour meilleur résultat une place de demi-finaliste lors de l'édition 2002, coorganisé avec le Japon.

L'équipe des « Guerriers Taeguk », comme elle est surnommée, dispute ses rencontres à domicile au Seoul World Cup Stadium, situé à Séoul. Les Sud-Coréens ont terminé l'année 2013 au 54e rang mondial selon le classement FIFA et au 6e rang asiatique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création et premiers succès (1948-1960)[modifier | modifier le code]

La fédération de Corée du Sud de football est créée en 1928. Elle ne devient membre de la FIFA que vingt ans plus tard, en 1948, année de la constitution des États de Corée du Nord et de Corée du Sud, issus de la division de la péninsule coréenne. Cette entrée dans le concert mondial permet à la sélection nationale de disputer son premier match, face à Hong Kong, qui joue également la première rencontre de son histoire. Les Sud-Coréens s'imposent largement 5-1 avant de partir pour Londres afin de disputer le tournoi de football lors des Jeux olympiques. La sélection, entraînée par Lee Young-min, surprend d'abord le Mexique, battu 5-3[t 1], avant de subir une très lourde défaite en quarts de finale, face aux Suédois, futurs médaillés d'or, sur le score de 12-0[t 2]. Ce revers reste le plus lourd de toute l'histoire de l'équipe nationale. Chung Kook-chin auteur d'un doublé face aux Aztèques, termine meilleur buteur de la formation.

La sélection dispute ensuite trois tournées. La première a lieu en janvier 1949[t 3] et se déroule à Hong Kong, Saigon et Macao. Elle voit les Sud-Coréens jouer six rencontres face à Hong Kong, le Vietnam, Taiwan et Macao. L'année suivante, elle joue deux rencontres à Hong Kong contre la sélection locale et Taiwan[t 3]. Enfin en 1953, lors d'une série de dix matchs à Hong Kong et Singapour, elle affronte Hong Kong, Taiwan et pour la première fois la Chine puis Singapour et la Malaisie[t 3].

En mars 1954, les hommes de Lee Yoo-hyung prennent part pour la première fois aux éliminatoires de la Coupe du monde 1954, organisée trois mois plus tard en Suisse. Suite au forfait de Taiwan, la place réservée à la zone Asie se joue en deux rencontres entre le Japon et la Corée du Sud, disputées au Meiji Stadium de Tokyo. Les Sud-Coréens obtiennent leur qualification (victoire 5-1[t 4] puis match nul 2-2[t 5]) et deviennent la deuxième nation d'Asie à participer à la Coupe du monde, après les Indes orientales néerlandaises en 1938[2].

Afin de préparer au mieux cette première compétition internationale, la sélection participe à la deuxième édition des Jeux asiatiques, organisés en mai 1954 à Manille aux Philippines et atteint la finale, battue par Taiwan[t 6]. Elle part ensuite pour la Suisse où le tirage au sort la verse dans le groupe B où elle doit affronter la Turquie et l'un des favoris de la Coupe du monde, la Hongrie de Ferenc Puskás[3]. Au Stade du Hardturm de Zurich, le baptême est douloureux pour l'équipe dirigée par Kim Yong-sik, étrillée sur le score-fleuve de neuf buts à zéro par les Hongrois[t 7]. Ce score constitue le record absolu de toute l'histoire de la Coupe du monde[n 1]. Le deuxième et dernier match des partenaires de Chung Kook-chin se termine sur une nouvelle lourde défaite contre la Turquie (0-7)[t 8]. Le bilan est terrible pour la sélection sud-coréenne avec aucun but marqué et seize encaissés, un autre record toujours inégalé en Coupe du monde.

En 1956, la sélection s'engage dans les éliminatoires de la toute première édition de la Coupe d'Asie des nations. Deux ans plus tôt, en mai 1954 à Manille, en marge des Jeux asiatiques, la fédération sud-coréenne est devenue l'un des douze membres fondateurs de la Confédération asiatique de football. L'une des premières décisions de la nouvelle institution continentale est la mise en place d'une compétition regroupant les meilleures sélections asiatiques tous les quatre ans et dont l'édition inaugurale est organisée en septembre 1956 à Hong Kong. Durant la campagne qualificative, les Sud-Coréens battent les Philippines avant de s'imposer contre Taïwan. La phase finale de la compétition regroupe quatre équipes au sein d'une poule unique. En plus d'Hong Kong, qualifié d'office en tant que hôte, la Corée du Sud affronte Israël et le Sud-Vietnam. Elle est d'abord accrochée 2-2 par le pays organisateur (après avoir compté deux buts de retard) avant de battre Israéliens et Sud-Vietnamiens, ce qui lui permet de terminer en tête du classement à l'issue de la compétition et d'inscrire son nom au palmarès de l'épreuve[4],[t 9]. C'est le premier titre majeur des « Guerriers Taeguk », une nouvelle fois dirigés par Lee Yoo-hyung. La sélection ne peut par contre pas s'engager dans les éliminatoires pour la Coupe du monde 1958 organisée par la Suède. En effet, la Fédération internationale de football association refuse l'inscription de la fédération, tout comme celle de l'Éthiopie, pour une raison inconnue[5].

En 1960, la Corée du Sud accueille à Séoul la deuxième édition de la Coupe d'Asie des nations. Qualifiée d'office (à la fois comme tenante du titre et pays hôte), la sélection retrouve dans la poule finale Israël et le Sud-Vietnam, déjà présents en 1956 ainsi que Taïwan. Les hommes de Kim Yong-sik remportent les trois matchs qu'ils disputent au Hyochang Stadium et conservent leur titre de champion d'Asie[t 10]. Cho Yoon-ok termine meilleur buteur de l'épreuve avec quatre buts inscrits

Un long passage à vide (1961-1985)[modifier | modifier le code]

Peu de temps après ce deuxième succès en Coupe d'Asie, la Corée du Sud est engagée dans les éliminatoires de la Coupe du monde 1962 au Chili. Elle affronte la seule autre sélection asiatique engagée, le Japon[n 2] en matchs aller et retour. Les « Guerriers Taeguk » battent les Nippons à deux reprises et sont opposés au vainqueur d'un des groupes de la zone Europe, la Yougoslavie, finaliste du tout premier Championnat d'Europe. Face aux partenaires de Milan Galić, les Sud-Coréens sont sèchement éliminés sur deux défaites, à Belgrade qu'à Séoul[t 11]. Ils disputent ensuite les Jeux asiatiques à Jakarta en 1962 et en fin d'année 1963, les qualifications pour le tournoi olympique des Jeux olympiques de Tokyo démarrent. Les Sud-Coréens éliminent Taïwan, les Philippines (qui déclarent forfait) et enfin le Sud-Viêtnam et obtiennent leur billet pour la phase finale. Cette campagne est interrompue par la troisième édition de la Coupe d'Asie, disputée en Israël. Le groupe emmené par Chung Kook-chin connaît pour la première fois la défaite dans la compétition, s'inclinant face à l'Inde et Israël, qui est sacré après avoir gagné ses trois matchs. Lors des Jeux olympiques, la sélection est défaite lors des trois rencontres qu'elle dispute, face à la Tchécoslvaquie, au Brésil et à la République arabe unie qui lui inflige un sévère 0-10 lors de la dernière rencontre de poule[t 12].

En 1965, la fédération, comme une très grande partie des autres fédérations d'Asie, décide de boycotter les éliminatoires de la Coupe du monde[n 3]. La sélection doit attendre juillet 1967 pour disputer les qualifications pour la Coupe d'Asie, organisée en Iran. Après trois éditions terminées sur le podium, la Corée du Sud est absente pour la première fois de la compétition continentale : ils ne terminent que 3e de leur poule des éliminatoires, derrière Taïwan et le Japon. Après une qualification pour le tournoi olympique de Mexico manquée de très peu[t 13],[n 4], les Sud-Coréens entament une nouvelle campagne de matchs pour tenter de participer à la Coupe du monde 1970. Versé dans le groupe 1 de la zone Asie-Océanie, les hommes de Chung Kook-chin sont devancés par l'Australie, qui s'impose notamment à Séoul[t 14]. L'année 1969 se termine par une victoire lors de la King's Cup, un tournoi amical organisé par la Thaïlande à Bangkok[t 15].

Dans un contexte où l'accès aux phases finales de Coupe du monde est très sélectif pour les sélections asiatiques, la Corée du Sud ne parvient pas à se qualifier aux éditions de 1974[t 16], après une défaite lors du barrage décisif face à l'Australie en trois matchs[6], 1978, où seul l'Iran la devance[t 17] ni de 1982 où elle est devancée par le Koweït[t 18].

Sur la scène continentale, les résultats de la sélection sont irréguliers : elle atteint la finale de la Coupe d'Asie 1972 à Bangkok mais s'y incline face à l’Iran, tenant du titre, deux buts à un après prolongation[t 19]. Quatre ans plus tard, elle ne se qualifie pas à la phase finale, comme en 1968[t 20]. En 1980, les Coréens atteignent de nouveau la finale, en écartant au passage la Corée du Nord en demi-finale, mais s'inclinent contre le pays organisateur, le Koweït, sur le score de trois buts à zéro[t 21]. Choi Soon-ho termine co-meilleur buteur du tournoi. Enfin en 1984, elle ne remporte aucun des quatre matchs du premier tour et termine dernière de son groupe[t 22].

L'habitué des Coupes du monde (1986-2000)[modifier | modifier le code]

Le « Pays du Matin calme » met en place en 1983 un championnat national professionnel, le premier en Asie. Deux ans plus tard, sa sélection fait son retour au plus haut niveau international en se qualifiant pour la Coupe du monde 1986 au Mexique, 32 ans après sa première apparition. Alors que l'Asie bénéficie pour la première fois de deux places pour le tournoi, les Sud-Coréens écartent lors du barrage décisif les Japonais. Après une défaite logique contre l’Argentine de Diego Maradona, futur vainqueur (1-3, but de Park Chang-seon, le premier buteur sud-coréen en Coupe du monde), les coéquipiers de Cha Bum-kun obtiennent le point du match nul contre la Bulgarie (1-1), sous des déluges d'eau. L'égalisation de Kim Jong-boo offre à la Corée du Sud son premier point en Coupe du monde. Pour leur dernier match, ils s’inclinent contre l'Italie, tenant du titre, en offrant une résistance saluée. Tenus en égalité à une demi-heure de la fin, les Italiens l'emportent finalement trois buts à deux (buts coréens de Choi Soon-ho et de Huh Jung-moo)[3].

De nouveau qualifié pour la Coupe du monde de 1990 au bout d'un duel épique avec la Corée du Nord[7], l’équipe de Corée du Sud repart cette fois avec trois défaites contre la Belgique (0-2), l’Espagne (1-3, triplé de Míchel) et l’Uruguay (0-1, but de Daniel Fonseca dans les arrêts de jeu). Son tournoi n'est éclairé que par le superbe but sur coup-franc de Hwang Bo-kwan (en) contre les Espagnols[7].

En octobre 1993, les Sud-Coréens s'assurent encore l'une des deux places qualifications pour la prochaine Coupe du monde en devançant les Japonais à la différence de buts. À la Coupe du monde aux États-Unis, ils débutent par une grande performance en accrochant l’Espagne, rapidement réduite à dix. Menés 2-0, ils égalisent en fin de match par Hong Myung-bo et Seo Jung-woon[8],[9]. Après un 2e match nul contre la Bolivie (0-0), ils ont la possibilité de se qualifier pour les 8es de finale mais sont battus lors du match décisif par l’Allemagne, tenante du titre. Menés 3-0 après une demi-heure, ils inscrivent deux buts buts par Hwang Sun-hong et Hong Myung-bo après la pause, en vain. Avec deux points, la Corée du Sud réalise là son meilleur parcours dans la compétition[3].

Pour la Coupe du monde 1998 en France, l'Asie dispose de trois places et demi pour le tournoi final. Sous la direction de son ancienne vedette Cha Bum-kun, la Corée du Sud, qui bénéficie des bons résultats de sa sélection olympique aux Jeux olympiques d'Atlanta, se qualifie aisément avec neuf victoires et deux nuls en douze matchs. Lors de son premier match contre le Mexique, Ha Seok-ju ouvre le score sur coup-franc mais se fait expulser à la demi-heure de jeu. Les Sud-Coréens tentent à tout prix de conserver leur avantage mais s'inclinent finalement (1-3). Écrasés ensuite par les Pays-Bas (0-5), ils sauvent la face en obtenant le point du match nul contre la Belgique (1-1). Ce résultat élimine les Belges de la compétition[10]. Après cinq participations, la Corée du Sud attend cependant toujours sa première victoire en Coupe du monde[11].

Malgré ses qualifications successives en Coupe du monde, témoignant du bon niveau de la sélection sud-coréenne, celle-ci ne parvient pas à s'offrir les mêmes succès lors des compétitions continentales. En Coupe d’Asie des nations 1988, la Corée atteint de nouveau la finale mais la perd aux tirs au but contre l’Arabie saoudite (0-0 tab 3-4)[t 23]. Éliminé dès les qualifications en 1992 par la Thaïlande, elle est écrasée quatre ans plus tard en quart de finale par l'Iran (2-6)[t 24]. En Coupe d’Asie 2000, elle est battue en demi-finale par l'Arabie saoudite et se contente de la troisième place, malgré l'efficacité de Lee Dong-gook, meilleur buteur de la compétition[t 25].

L'épopée de la Coupe du monde 2002 à domicile (2000-2002)[modifier | modifier le code]

En novembre 2000, au lendemain de la Coupe d'Asie, le sélectionneur Huh Jung-Moo est remplacé par le Néerlandais Guus Hiddink, demi-finaliste de la Coupe du monde 1998 avec les Pays-Bas. Il a pour mission de conduire la sélection au second tour de la Coupe du monde 2002[12], dont l'organisation a été confiée en 1996 à la Corée du Sud et au Japon[13].

En préparation, la sélection participe à la Coupe des confédérations 2001, où une sévère défaite contre la France (0-5)[14] la prive des demi-finales malgré deux victoires sur le Mexique (2-1) et l'Australie (1-0). Puis la Corée se déplace à la Gold Cup 2002 en tant qu'invité. Au bout d'un parcours moyen, où elle est battue par les États-Unis, le Costa Rica puis le Canada, elle prend la quatrième place du tournoi. Pendant cette période, Hiddink et sa compagne sont souvent la cible des médias, qui lui reprochent de ne pas assurer sa charge avec suffisamment de sérieux[12].

La montée en puissance de la sélection avant la compétition rassure les supporteurs, notamment après un match nul face à l'Angleterre et une courte défaite face à la France (2-3), grand favori de l'épreuve. Pour son entrée en lice, la Corée du Sud affronte la Pologne, considérée comme son principal concurrent pour une qualification. Pratiquant un football spectaculaire, vif et technique, elle l'emporte logiquement (2-0, buts de Hwang Sun-hong et de Yoo Sang-chul)[15]. Après un match nul animé contre les États-Unis (1-1, but d’Ahn Jung-hwan), elle affronte lors d'un duel décisif le Portugal, qui doit l'emporter pour se qualifier. Bousculés, les Portugais sont réduits à dix puis à neuf suite à deux expulsions, et finalement s'inclinent sur un but de Park Ji-sung[16].

En huitième de finale, la Corée du Sud affronte l'Italie, dont la défense est remaniée. Après avoir obtenu un pénalty arrêté par l'Italien Buffon, les Coréens concèdent l'ouverture du score. Les Italiens se replient et laissent venir leurs hôtes, qui se créent plusieurs occasions et égalisent finalement grâce à Seol Ki-hyeon. En prolongation, Totti est expulsé et Ahn Jung-hwan inscrit finalement un but en or[17]. Il est le lendemain licencié par son club de Pérouse en Italie[18]. En quart de finale, la Corée du Sud retrouve l'Espagne. Au bout d'un match nul et vierge, au cours duquel deux buts a priori valables ont été refusés aux Espagnols[19], les Coréens emportent la décision aux tirs au but (5 à 3). L'arbitrage jugé particulièrement favorable par les observateurs lors de ces deux matchs fait polémique[3],[20],[21].

La Corée du sud ne s'incline finalement qu'en demi-finale, face à l'Allemagne (0-1). Lors du match pour la troisième place, elle est battue par l'autre sélection surprise, la Turquie, malgré les buts de Lee Eul-yong et de Song Chong-gug (2-3). La Turquie ouvre la marque après onze secondes de jeu, un record en Coupe du monde. Le parcours sud-coréen est la meilleure performance en Coupe du monde d'une sélection ne venant ni d'Europe ni d'Amérique du Sud[20]. Bien qu'il ne prolonge pas son contrat, Hiddink devient un héros national, au point que le Stade de la Coupe du monde de Gwangju, où a eu lieu le quart de finale contre l'Espagne, est rebaptisé en son honneur.

Participation continue et importante sur la scène internationale (2002-2011)[modifier | modifier le code]

Pour son retour à la compétition, la Corée du Sud remporte la première édition de la Coupe d'Asie de l'Est[t 26] (qui prend la suite de la Dynasty Cup, lancée en 1990), puis est éliminée en quart de finale de la Coupe d’Asie 2004, par l’Iran encore, à l'issue d'un match spectaculaire (3-4). Le 29 septembre 2003, lors des éliminatoires du tournoi, la Corée du sud avait enregistré contre le Népal la plus large victoire de son histoire (16-0)[t 27]. En 2005, le pays accueille la 2e édition de la Coupe d'Asie de l'Est, mais la sélection déçoit face à ses voisins avec deux matchs nuls et une défaite[t 28].

Dirigée par le Néerlandais Dick Advocaat, la Corée du Sud participe en 2006 à sa sixième Coupe du monde d'affilée. Comme en 2002 elle est privée en Allemagne de Lee Dong-gook, meilleur buteur sud-coréen en activité, blessé quelques mois avant le début de la compétition. Le tournoi débute cependant par une victoire de bonne augure sur le Togo (2-1, buts de Lee Chun-soo et d’Ahn Jung-hwan), le premier succès sud-coréen lors d'une compétition officielle en Europe, suivi d'un bon match nul contre la France (1-1), futur finaliste de la compétition. Park Ji-sung répond en fin de match à l'ouverture du score de Thierry Henry[22]. Le 3e match contre la Suisse est décisif, mais une défaite (0-2) vient mettre fin au parcours des Red Devils.

Face à l'Argentine en 2010.

La Corée du Sud attaque la Coupe d'Asie 2007 avec une sélection rajeunie, en l'absence des joueurs cadres tel que Park Ji-sung, Lee Young-pyo, Seol Ki-hyeon et Kim Nam-il. Sortie difficilement du premier tour, la formation du Néerlandais Pim Verbeek s'avère difficile à manœuvrer mais peu réaliste ; elle aligne trois matchs nuls et vierges qui la mènent à la 3e place du tournoi. Elle écarte ainsi l'Iran (tab 4-2), est éliminée par l'Irak (tab 3-4) et bat en petite finale le Japon, malgré l'expulsion du défenseur Kang Min-soo à l'heure de jeu (tab 6-5).

La sélection en 2013.

Verbeek est remplacé par l'ancien international Huh Jung-moo. Les Sud-Coréens remportent une 2e fois la Coupe d'Asie de l'Est en 2008 et se qualifient pour le Mondial 2010, où ils sont versés dans un groupe relevé avec l'Argentine, le Nigeria et la Grèce. En Afrique du Sud, ils débutent par une victoire sans conteste sur les champions d'Europe 2004 (2-0, buts de Lee Jung-soo et du capitaine Park Ji-sung) puis s'inclinent face aux Argentins, dont le buteur Higuaín inscrit un triplé (1-4, but de Lee Chung-yong). Un match nul face au Nigeria (2-2, buts de Lee Jung-soo et Park Chu-young) suffit à leur qualification pour le 2nd tour, une première pour une Coupe du monde à l'étranger[23]. En huitième de finale, la Corée du Sud est éliminée par l'Uruguay, qui va s'affirmer comme l'équipe surprise du tournoi. Au bout d'un match équilibré, Luis Suárez force la décision d'un doublé (1-2)[24].

Cho Kwang-Rae dirige la sélection pour la Coupe d'Asie 2011. Vainqueur de l'Iran en prolongation en quart de finale (1-0 a. p.), la Corée du Sud est sortie au tour suivant par le Japon aux tirs au but (2-2, tab 0-3). Elle assure la 3e place face à l'Ouzbékistan (3-2).

Présence entre difficultés et inconstance (2011-2014)[modifier | modifier le code]

Après la Coupe, le meneur sud-coréen, Park Ji-sung, prend sa retraite internationale. Jusqu'à aujourd'hui, la Corée du Sud n'a jamais réussi à réellement le remplacer. Les Guerriers Taeguks entrent dans une période de difficultés entre inconstance sur le terrain et l'irrégularité des résultats. En effet, les prestations sud-coréennes deviennent extrêmement instables, mêlant victoires avec la manière et défaites cuisantes, ainsi que souffrance et domination au sein d'un même match. Un des principaux joueurs du succès de 2010, Park Chu-young, commence une période d'inefficacité. La Corée du Sud conserve la possession du ballon mais s'avère très mauvaise dans la finition, concrétisant très peu d'occasions. Autre défaut majeur, la défense ne se montre plus aussi sûre qu'autrefois et les énormes erreurs entraînant des buts complètement évitables se multiplient. Le match Corée du Sud - Algérie de la Coupe du Monde 2014 va porter à son paroxysme tous les défauts observés durant cette période dont la Corée ne semble toujours pas être sortie.

En se qualifiant en 2013 pour la Coupe du monde 2014 après un duel âpre avec l'Iran[25], la Corée du Sud s'apprête à disputer sa 8e Coupe du monde de rang[26], une performance que seuls le Brésil, l'Allemagne, l'Italie, l'Argentine et l'Espagne ont déjà réalisé.

Hong Myung-bo, qui a mené l’équipe olympique sud-coréenne à la médaille de bronze lors des Jeux de Londres en 2012, est nommé à la tête de la sélection. En parallèle, à cause de nombreuses défaites en matchs amicaux contre le Japon (2-1), le Brésil (2-0), la Croatie (4-0 puis 2-1), la Russie (2-1), le Mexique (4-0) et les États-Unis (2-0), la Corée du Sud chute à la 60e place du classement FIFA ce qui en fait l'une des équipes les plus mal classées de la compétition. Le 6 décembre, la Corée du Sud est versée dans un groupe H contrasté, comprenant deux sélections européennes ayant dominé leur groupe qualificatif face à des adversaires relevés, la Belgique, principal favori, et la Russie de Fabio Capello, ainsi que le petit poucet algérien dont les performances en compétitions internationales sont modestes depuis plusieurs années.

La mauvaise série continue pour les Sud-Coréens. Ils débutent la compétition par un match nul inquiétant contre la Russie, avec un but inscrit sur une erreur du gardien russe (1-1). Le deuxième match est une défaite catastrophique contre l'Algérie où tout suspens est tué dès la première mi-temps avec trois buts encaissés et aucun tir cadré. La première mi-temps affiche les grosses lacunes défensives d'une Corée du Sud entièrement démunie, sa friabilité psychologique et ses déchets techniques en attaque. La Corée du Sud réagit en deuxième mi-temps en développant un jeu bien plus offensif, vif et technique mais, manquant de réalisme, elle ne peut que réduire l'écart (4-2). Les chances de qualification sont alors très compromises et une qualification relève désormais du miracle. Pour se qualifier la Corée du Sud doit battre la Belgique par au moins deux buts d'écart et espérer une victoire de la Russie contre l'Algérie. La prestation sud-coréenne la plus aboutie a été contre la Belgique. Malgré l'ouverture rapide du score russe dans l'autre match et une domination sud-coréenne qui ont laissé entrevoir des espoirs, les Guerriers Taeguks s'inclinent face aux Belges sur un but en fin de rencontre, payant notamment un manque de finition patent (1-0). Ils terminent derniers du groupe avec un point et sont éliminés de la compétition[27]. Alors qu'en 2010, la Corée du Sud avait su profiter de l'homogénéité de son groupe pour s'extraire en huitième de finale, elle n'est pas parvenue à recommencer réalisant sa pire prestation depuis 16 ans. En effet, c'est la première fois depuis 1998 que la Corée du Sud quitte la Coupe du Monde sans avoir remporté une seule victoire.

À l'issue de la Coupe du Monde, Hong Myung-bo croule sous les critiques et, de retour au pays, les Guerriers Taeguks sont accueillis avec par des supporters qui leur lance du caramel ce qui est une insulte extrême au pays. Les médias sud-coréens reprochent à l'entraîneur une absence complète de stratégie et des choix de sélections douteux tels que celui de l'ancien monégasque Park Chu-young en méforme. Initialement, la fédération sud-coréenne prolonge le contrat de Hong Myung-bo jusqu'à la Coupe d'Asie des nations de 2015 en Australie, mais celui-ci choisit de démissionner.

Tentative de reconstruction sous Uli Stielike (depuis 2014)[modifier | modifier le code]

Dans l'espoir d'un avenir meilleur, Lee Yong-soo, directeur lorsque les Sud-Coréens avaient atteint les demi-finales de la Coupe du Monde 2002, se voit reconduit dans ce poste. Au mois de septembre, la Corée du Sud chute à la 63e place du classement FIFA ce qui constitue son pire classement de toute son histoire. La sélection asiatique doit se reconstruire en vue de la Coupe d'Asie des nations de 2015 où elle a été tirée dans un groupe relevé avec l'Australie, pays hôte, l'Oman et le Koweït. La fédération sud-coréenne a toutes les peines du monde à trouver un sélectionneur. Des tentatives de négociations échouent avec Bert van Marwijk et la Corée se retrouve obligée d'assurer l'intérim pour deux matchs amicaux. C'est Shin Tae-yong qui se voit confier cette mission. Le sélectionneur sera finalement trouvé la veille du premier match amical contre le Venezuela. Ancien entraîneur de la Suisse et de la Côte d'Ivoire, Uli Stielike se voit nommé dans un contrat prévu pour la fin du Mondial 2018 en Russie.

Sous la houlette de Shin Tae-yong, la Corée du Sud bat le Venezuela en pratiquant un jeu offensif bien plus fluide que celui de la Coupe du Monde et s'impose avec un doublé de Lee Dong-gook malgré un but vénézuélien inscrit sur une erreur du jeune gardien asiatique (3-1). Pour le deuxième match face à l'Uruguay, la Corée continue sur sa lancée mais perd courtement sans démériter par manque de réalisme (0-1). Pour son premier match sur le banc, Uli Stielike offre une victoire facile face au Paraguay (2-0) avant de perdre au cours d'un match plus décevant contre un Costa Rica que les Coréens avaient battu à l'extérieur en début d'année (1-3).

Résultats[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant résume le palmarès de la sélection sud-coréenne en compétitions officielles. Il se compose de cinq titres, deux en Coupe d'Asie des nations et trois en compétitions régionales (Coupe d'Asie de l'Est des nations, connue sous le nom de Dynasty Cup entre 1990 et 1998).

Palmarès de l’équipe de Corée du Sud en compétitions officielles
Coupe d'Asie des nations Tournois régionaux

Parcours en compétitions[modifier | modifier le code]

Parcours en Coupe du monde
Année Position Année Position Année Position
Drapeau : Uruguay 1930 Non inscrit Drapeau : Angleterre 1966 Forfait Drapeau : États-Unis 1994 Premier tour
Drapeau : Italie 1934 Non inscrit Drapeau : Mexique 1970 Tour préliminaire Drapeau : France 1998 Premier tour
Drapeau : France 1938 Non inscrit Drapeau : République fédérale d'Allemagne 1974 Tour préliminaire Drapeau : Corée du SudDrapeau : Japon 2002 Demi-finale
Drapeau : Brésil 1950 Non inscrit Drapeau : Argentine 1978 Tour préliminaire Drapeau : Allemagne 2006 Premier tour
Drapeau : Suisse 1954 Premier tour Drapeau : Espagne 1982 Tour préliminaire Drapeau : Afrique du Sud 2010 Huitièmes de finale
Drapeau : Suède 1958 Inscription refusée[n 5] Drapeau : Mexique 1986 Premier tour Drapeau : Brésil 2014 Premier tour
Drapeau : Chili 1962 Tour préliminaire Drapeau : Italie 1990 Premier tour Drapeau : Russie 2018
En rouge encadré et en gras italique, les éditions de la Coupe du monde que l'équipe de Corée du Sud a disputées à domicile.
Parcours en Coupe d'Asie des nations
Année Position Année Position Année Position
Drapeau : Hong Kong 1956 médaille d'or, Asie Vainqueur Drapeau : Iran 1976 Tour préliminaire Drapeau : Émirats arabes unis 1996 Quarts de finale
Drapeau : Corée du Sud 1960 médaille d'or, Asie Vainqueur Drapeau : Koweït 1980 médaille d'argent, Asie Finaliste Drapeau : Liban 2000 médaille de bronze, Asie Troisièmes
Drapeau : Israël 1964 médaille de bronze, Asie Troisième Drapeau : Singapour 1984 Premier tour Drapeau : République populaire de Chine 2004 Quarts de finale
Drapeau : Iran 1968 Tour préliminaire Drapeau : Qatar 1988 médaille d'argent, Asie Finaliste Drapeau : IndonésieDrapeau : MalaisieDrapeau : ThaïlandeDrapeau : Viêt Nam 2007 médaille de bronze, Asie Troisième
Drapeau : Thaïlande 1972 médaille d'argent, Asie Finaliste Drapeau : Japon 1992 Tour préliminaire Drapeau : Qatar 2011 médaille de bronze, Asie Troisièmes
En rouge encadré et en gras italique, les éditions de la Coupe d'Asie des nations que l'équipe de Corée du Sud a disputées à domicile.
Parcours en Coupe des confédérations
Année Position Année Position Année Position
Drapeau : Arabie saoudite 1992 Non qualifié Drapeau : Mexique 1999 Non qualifié Drapeau : Allemagne 2005 Non qualifié
Drapeau : Arabie saoudite 1995 Non qualifié Drapeau : JaponDrapeau : Corée du Sud 2001 Premier tour Drapeau : Afrique du Sud 2009 Non qualifié
Drapeau : Arabie saoudite 1997 Non qualifié Drapeau : France 2003 Non qualifié Drapeau : Brésil 2013 Non qualifié
En rouge encadré et en gras italique, les éditions de la Coupe des confédérations que l'équipe de Corée du Sud a disputées à domicile.
Parcours aux Jeux olympiques
Année Résultat Année Résultat Année Résultat
Drapeau : Royaume-Uni 1948 Quarts de finale Drapeau : Japon 1964 Premier tour Drapeau : États-Unis 1980 Non inscrit
Drapeau : Finlande 1952 Non inscrit Drapeau : Mexique 1968 Tour préliminaire Drapeau : États-Unis 1984 Tour préliminaire
Drapeau : Australie 1956 Tour préliminaire Drapeau : République fédérale d'Allemagne 1972 Tour préliminaire Drapeau : Corée du Sud 1988 Premier tour
Drapeau : Italie 1960 Tour préliminaire Drapeau : Canada 1976 Tour préliminaire
En rouge encadré et en gras italique, les éditions du Tournoi olympique de football que l'équipe de Corée du Sud a disputées à domicile.

Identité[modifier | modifier le code]

Surnoms[modifier | modifier le code]

Symbole Taegeuk.

Les joueurs de la sélection sud-coréenne sont surnommés Red Devils ou bien encore les « guerriers Taegeuk (en) » [28].

Couleurs[modifier | modifier le code]

Les maillots de la sélection sud-coréenne reprend traditionnellement les couleurs bleue et rouge de son drapeau et du symbole Taegeuk.

Maillots de la sélection sud-coréenne en Coupe du monde.
Couleurs de l’équipe
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1954 Dom.
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1954 Ext.
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1986 Dom.
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1986 Ext.
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1994 Dom.
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1994 Ext.
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2002 Dom.
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2002 Ext.
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2010 Dom.
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2010 Ext.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Sélectionneurs[modifier | modifier le code]

Principaux sélectionneurs
Entraîneur Période[n 6] M
Huh Jung-moo 1995-2010 78
Ham Heung-chul 1972-1979 75
Kim Jung-nam 1977-1988 62
Park Jong-hwan 1983-2004 51
Cha Bum-geun 1997-1998 42
Drapeau : Pays-Bas Guus Hiddink 2001-2002 39

L'équipe de Corée du Sud a connu de très nombreux techniciens au poste de sélectionneur national, certains même à plusieurs reprises, comme Park Jong-hwan, qui a effectué cinq passages sur le banc des Guerriers Taeguk.

C'est Huh Jung-moo qui détient le record du nombre de rencontres dirigées avec un total de 78 matchs, entre 1995 et 2010, lors de trois mandats distincts. Il détient également le record du plus long mandat, puisqu'il a été en poste entre juillet 2007 et juin 2010.

Le Russe Anatoli Bychovets est devenu en 1995 le premier étranger à être recruté par la fédération, même si son passage a été bref. Le second sera Guus Hiddink, six ans plus tard, avec en point d'orgue la demi-finale de la Coupe du monde 2002.

Liste complète des sélectionneurs de Corée du Sud

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Cha Bum-geun en 1979.

Le site Internet de la FIFA identifie en 2014 comme des « stars du passé » trois joueurs : l'attaquant Cha Bum-geun (ou Cha Bum-kun), le défenseur Hong Myung-bo et le milieu de terrain Park Ji-sung[29].

Cha Bum-geun est élu meilleur joueur asiatique du XXe siècle par l'IFFHS en 2000 et meilleur joueur sud-coréen par le magazine coréen Best Eleven (en) en 2010[30]. International sud-coréen de 1972 à 1986, il marque 55 buts en 121 sélections. C'est cependant une période creuse pour la sélection : il dispute une seule fois la finale de la Coupe d'Asie, en 1972, et une seule phase finale de Coupe du monde, en 1986. Parti faire carrière en Allemagne en 1978, il s'y impose et y évolue onze saisons, remportant au passage deux fois la Coupe UEFA. Devenu entraîneur, il dirige la sélection en 1997 et 1998, notamment lors de la Coupe du monde en France.

Hong Myung-bo, né en 1969, est le capitaine de la sélection qui termine 4e de la Coupe du monde de football de 2002, tournoi dont il remporte le « ballon de bronze ». Il met un terme à sa carrière internationale après la compétition, sa quatrième Coupe du monde après celles de 1990, 1994 et 1998, sur un record national de 136 sélections. En 2004 il est nommé par Pelé au sein de la liste FIFA 100, qui réunit les footballeurs célèbres ayant marqué leur génération Pelé.

Park Ji-sung, né en 1981 et sélectionné dès ses 19 ans, est la star sud-coréenne des années 2000. Il fait rapidement carrière en Europe, au PSV Eindhoven et à Manchester United notamment. Il met un terme à sa carrière avec la sélection en janvier 2011, après une défaite aux tirs au but en demi-finale de la Coupe d'Asie des nations[31]. Il compte alors 103 sélections.

Par ailleurs, Kim Joo-sung marque l'histoire de la sélection en étant élu Footballeur asiatique de l'année à trois reprises, en 1989, 1990 et 1991, après avoir honoré du titre de meilleur joueur de la Coupe d'Asie 1988[32]. Il reste le seul Sud-Coréen au palmarès asiatique jusqu'à l'élection de l'attaquant Lee Keun-ho en 2012.

Autre joueur honoré par la FIFA sur son site Internet, Hwang Sun-hong, considéré à ses débuts comme l'héritier de Cha Bum-geun, connait une carrière plus irrégulière avec la sélection, mais elle se termine de la plus belle des façons lorsqu'il marque le premier but sud-coréen lors de la Coupe du monde 2002[33].

Le plus de sélections
# Joueur Carrière Sél. Buts
1 Hong Myung-bo 1990-2002 136 10
2 Lee Woon-jae Gardien de but 1994-2010 132 0
3 Lee Young-pyo 1999-2011 127 5
4 Yoo Sang-chul 1994-2006 122 18
5 Cha Bum-kun 1972-1986 121 55
6 Kim Tae-young 1992-2004 105 3
7 Hwang Sun-hong 1988-2002 103 50
8 Park Ji-sung 2000-2011 100 13
9 Lee Dong-gook 1998- 99 30
10 Kim Nam-il 1998- 98 2
Meilleurs buteurs
# Joueur Carrière Sél. Buts
1 Cha Bum-kun 1972-1986 121 55
2 Hwang Sun-hong 1988-2002 103 50
3 Park Lee-chun 1969-1974  ? 36
4 Kim Jae-han 1972-1979 57 33
5 Kim Do-hoon 1994-2003 72 30
5 Choi Soon-ho 1980-1991 95 30
5 Lee Dong-gook 1998- 99 30
8 Huh Jung-moo 1974-1986 84 29
9 Lee Young-moo 1975-1981 84 27
10 Choi Yong-soo 1995-2003 67 26
Capitaines en Coupe du monde
# Joueur Édition Sél.
1 Chu Yung-kwang 1954
2 Park Chang-sun 1986 32
3 Chung Yong-hwan 1990 77
4 Choi In-young 1994 48
5 Choi Young-il 1998 55
6 Hong Myung-bo 2002 135
7 Lee Woon-jae 2006 132
8 Park Ji-sung 2010 100

Effectif actuel[modifier | modifier le code]

Voici le groupe des 23 joueurs convoqués par le sélectionneur Hong Myung-bo pour la Coupe du monde de football de 2014 :

Sélections et buts mis à jour après le match face à la Tunisie le 28 mai 2014

Effectif de l'équipe de Corée du Sud
Joueurs     Encadrement technique
P. Nom Date de naissance Sél. But(s) Club Depuis
1 G Sung-ryong, JungJung Sung-ryong 10 886 4/1/1985 (29 ans) 60 0 Drapeau : Corée du Sud Suwon Samsung Bluewings 2008
21 G Seung-gyu, KimKim Seung-gyu 8 791 30/9/1990 (24 ans) 5 0 Drapeau : Corée du Sud Ulsan Hyundai 2013
23 G Bum-young, LeeLee Bum-young 9 337 2/4/1989 (25 ans) 0 0 Drapeau : Corée du Sud Busan IPark
2 D Chang-soo, KimKim Chang-soo 10 635 12/9/1985 (29 ans) 9 0 Drapeau : Japon Kashiwa Reysol 2009
3 D Suk-young, YunYun Suk-young 9 020 13/2/1990 (24 ans) 3 0 Drapeau : Angleterre Queens Park Rangers 2012
4 D Tae-hwi, KwakKwak Tae-hwi 12 162 8/7/1981 (33 ans) 33 6 Drapeau : Arabie saoudite Al-Hilal 2008
5 D Young-gwon, KimKim Young-gwon 9 006 27/2/1990 (24 ans) 20 1 Drapeau : République populaire de Chine Guangzhou Evergrande 2010
6 D Seok-ho, HwangHwang Seok-ho 9 251 27/6/1989 (25 ans) 3 0 Drapeau : Japon Sanfrecce Hiroshima 2012
12 D Yong, LeeLee Yong 10 167 24/12/1986 (27 ans) 11 0 Drapeau : Corée du Sud Ulsan Hyundai 2013
20 D Jeong-ho, HongHong Jeong-ho 9 205 12/8/1989 (25 ans) 24 1 Drapeau : Allemagne FC Augsbourg 2010
22 D Joo-ho, ParkPark Joo-ho 10 144 16/1/1987 (27 ans) 13 0 Drapeau : Allemagne FSV Mayence 05 2010
7 M Bo-kyung, KimKim Bo-kyung 9 150 6/10/1989 (25 ans) 28 3 Drapeau : Pays de Galles Cardiff City FC 2010
8 M Dae-sung, HaHa Dae-sung 10 829 2/3/1985 (29 ans) 13 0 Drapeau : République populaire de Chine Beijing Guoan 2008
13 M Ja-cheol, KooKoo Ja-cheol 9 371 27/2/1989 (25 ans) 36 12 Drapeau : Allemagne FSV Mayence 05 2008
14 M Kook-young, HanHan Kook-young 8 955 19/4/1990 (24 ans) 9 0 Drapeau : Japon Kashiwa Reysol 2013
15 M Jong-woo, ParkPark Jong-woo 9 360 10/3/1989 (25 ans) 10 0 Drapeau : République populaire de Chine Guangzhou Evergrande 2012
16 M Sung-yueng, KiKi Sung-yueng 9 405 24/1/1989 (25 ans) 58 5 Drapeau : Angleterre Sunderland FC 2008
17 M Chung-yong, LeeLee Chung-yong 9 611 2/7/1988 (26 ans) 55 6 Drapeau : Angleterre Bolton Wanderers 2008
9 A Heung-min, SonSon Heung-min 8 144 8/7/1992 (22 ans) 24 6 Drapeau : Allemagne Bayer Leverkusen 2010
10 A Chu-young, ParkPark Chu-young 10 699 10/7/1985 (29 ans) 63 24 Drapeau : Angleterre Watford FC 2005
11 A Keun-ho, LeeLee Keun-ho 10 789 11/4/1985 (29 ans) 64 18 Drapeau : Corée du Sud Sangju Sangmu 2007
18 A Shin-wook, KimKim Shin-wook 9 690 14/4/1988 (26 ans) 26 3 Drapeau : Corée du Sud Ulsan Hyundai 2010
19 A Dong-won, JiJi Dong-won 8 551 28/5/1991 (23 ans) 27 8 Drapeau : Allemagne FC Augsbourg 2010
Sélectionneur



Légende


L'encadrement technique actuel est composé de Hong Myung-bo, entraîneur-sélectionneur, de Kim Tae-young, Park Kun-ha, du Japonais Ikeda Seigo et du Néerlandais Ton du Chatinier, ses assistants, et de Kim Bong-soo, préparateur des gardiens.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Derby des Corée au Stade de la Coupe du monde de Séoul en 2008.

La sélection est théoriquement résidente du Stade de la Coupe du monde de Séoul, construit dans la capitale à l'occasion de la Coupe du monde de 2002. D'une capacité de 66 000 places, il est l'un des plus grands stades de football en Asie, et le stade préférentiel de la sélection depuis 2001. Dans les faits, l'équipe déménage régulièrement et utilise la plupart des stades qui ont été rénovés au début des années 2000, à Suwon, Incheon, Jeonju, Hwaseong, Ulsan, etc.

Auparavant, la sélection utilisait préférentiellement le Stade olympique de Séoul, la plus grande enceinte du pays, construite pour les Jeux olympiques d'été de 1984. Après treize ans d'absence, la sélection fait son retour au Stade olympique en 2013.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Nations rencontrées[modifier | modifier le code]

Les nations les plus fréquemment rencontrées sont logiquement voisines de la Corée du Sud et membres de la Confédération asiatique de football. L'adversaire le plus récurrent de la Corée du Sud est le Japon, leur duel étant appelé en Corée du Sud comme le haniljeon (en Coréen : 한일전). Ils se rencontrent la première fois lors d'un duel de qualification à la Coupe du monde 1954, remporté par la Corée du Sud. En juillet 2013, il se rencontre pour la 76e fois, pour 40 victoires coréennes et 14 victoires japonaises.

Bilan de la Corée du Sud face aux sélections affrontées plus de vingt-cinq fois
Adversaire Joués Victoires Matchs nuls Défaites Buts pour Buts contre
Drapeau : Japon Japon[t 29] 76 40 22 14 118 68
Drapeau : Malaisie Malaisie[t 30] 44 24 12 8 70 39
Drapeau : Thaïlande Thaïlande[t 31] 43 30 7 6 94 38
Drapeau : Indonésie Indonésie[t 32] 39 33 4 2 91 19
Drapeau de Hong Kong Hong Kong[t 33] 31 23 5 3 76 34
Drapeau : République populaire de Chine Chine[t 34] 29 16 12 1 39 21
Drapeau : Iran Iran[t 35] 27 9 7 11 32 30
Drapeau : Myanmar Birmanie[t 36] 25 13 7 5 36 15
Drapeau : Singapour Singapour[t 37] 25 20 3 2 79 19

Classement FIFA[modifier | modifier le code]

Classement FIFA de l'Équipe de Corée du Sud
Année 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Classement mondial[t 38] 41 35 46 44 27 17 51 40 42 20 22 22 29 51 42 42 52 40 32 35 54
Classement en Asie[t 39] 2 2 2 3 2 1 3 4 4 1 1 3 3 5 3 3 3 3 3 2 3

Légende du classement mondial :
Légende du classement asiatique :

  •      de 1 à 20
  •      de 1 à 3
  •      de 20 à 50
  •      au-delà de 3
  •      au delà de 50

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cet écart record de neuf buts a été égalé en 1974 lors de la victoire 9-0 de la Yougoslavie face au Zaïre et en 1982 lors du succès de la Hongrie contre le Salvador, sur le score de 10 à 1.
  2. Une troisième équipe asiatique, l'Indonésie était inscrite mais déclare forfait avant le début des éliminatoires.
  3. La FIFA décide pour la Coupe du monde 1966 de n'attribuer qu'une seule place en phase finale pour l'ensemble des zones Afrique et Asie. Ces deux zones avaient droit à une demi-place chacune lors de l'édition 1962, avec un barrage face à une sélection européenne.
  4. C'est le Japon, futur médaillé de bronze, qui se qualifie pour le tournoi grâce à une meilleure différence de buts.
  5. La FIFA rejette l'inscription de la Corée du Sud, ainsi que celle de l'Ethiopie
  6. La période correspond aux dates de premier et dernier match dirigé.

Références[modifier | modifier le code]

Références générales
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Feuilles de matchs, tableaux, classements et statistiques
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  5. (en) « Feuille de match Japon-Corée du Sud - Éliminatoires de la Coupe du monde 1954 », sur allworldcup.narod.ru
  6. (en) Erik Garin et Neil Morrison, « Tournoi de football des Jeux asiatiques 1954 », sur RSSSF.com,‎ 22 février 2013 (consulté le 7 mars 2014)
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