Sanctuaire de Jongmyo

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Sanctuaire de Jongmyo *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Vue du sanctuaire sur sa longueur
Vue du sanctuaire sur sa longueur
Coordonnées 37° 33′ 00″ N 126° 59′ 00″ E / 37.55, 126.98333 ()37° 33′ 00″ Nord 126° 59′ 00″ Est / 37.55, 126.98333 ()  
Pays Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
Type Culturel
Critères (iv)
Numéro
d’identification
738
Zone géographique Asie et Pacifique **
Année d’inscription 1995 (19e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Le sanctuaire de Jongmyo est un sanctuaire confucéen dédié aux membres de la famille royale de la dynastie Chosŏn. Selon l'UNESCO, c'est le plus vieux sanctuaire royal confucéen ; les cérémonies qui y ont encore lieu continuent une tradition établie au XIVe siècle. Ces sanctuaires existaient déjà depuis la période des trois Royaumes de Corée, mais il ne reste que ceux dédiés à la famille Chosŏn.

Le sanctuaire de Jongmyo est sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1995.

Histoire[modifier | modifier le code]

Construit en 1394 sur les ordres du roi Taejo, on le pense alors l'un des édifices les plus longs d'Asie, ou même le plus long[1]. La structure principale, le Jeongjeon, comporte sept pièces, chacune pour un roi et sa reine. Le complexe est développé par le roi Sejong le Grand, qui commande la construction du Yeongnyeongjeon (« Hall de confort éternel »). L'expansion du complexe continue avec le temps par nécessité de garder les tablettes des rois postérieurs ; la construction s'allonge d'ouest en est. Au total on y fit construire dix-neuf pièces.

Pendant la Guerre Imjin (l'invasion japonaise de la Corée en 1592-1598) les troupes japonaises incendient le sanctuaire original. Un nouveau est construit à sa place en 1601 ; c'est celui qu'on voit de nos jours. Les tablettes furent sauvées de la destruction parce qu'elles furent cachées chez un paysan ; ils sont donc les mêmes qu'on voit aujourd'hui[2].

Il y a dix-neuf tablettes pour les rois et 30 pour les reines, placées dans dix-neuf salles très simples et sobres. Il ne manque que les tablettes de deux rois[3].

L'entrée méridionale était réservée aux esprits visitant le sanctuaire, l'entrée orientale pour le roi, et l'entrée occidentale pour ceux performant les rituels royaux[4].

Vu depuis le trône du roi au palais Gyeongbokgung, le sanctuaire serait à gauche et le sanctuaire Sajik à droite ; il était également un sanctuaire confucéen important.

Les halls principaux sont entourés de collines. Devant l'édifice principal on voit la cour Woldae, mesurant 150 m de long et 100 de large.

Jongmyo jeryeak[modifier | modifier le code]

Un rituel compliqué de musique et danses de l'ancienne cour, appelé « Jongmyo jeryeak », y a lieu tous les ans. Des musiciens, danseurs et chercheurs y font des rituels confucéens, dont le Jongmyo Daeje (« Rituel du sanctuaire royal »), cinq fois par an.

Aujourd'hui les rituels ont été retrouvés ; on fait le Jongmyo Daeje chaque mai. Le Jongmyo Jerye-ak, la musique traditionnelle de la cour de Chosŏn, est jouée par l'Orchestre de la cour royale ; cette musique puise ses origines dans la musique de la cour chinoise, répandue en Corée pendant la période Koryŏ. Le roi Sejong le Grand fit composer de nouvelles musiques pour le rituel, largement basés sur le hyangak (mélangé à un peu de dangak) en 1447 et 1462.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. Aujourd'hui c'est le plus long des bâtiments traditionnels de la Corée du Sud.
  2. (en) Jongmyo Royal Ancestral Shrine
  3. (en) Jongmyo Shrine
  4. (en) Confucianism - Jongmyo Royal Ancestral Shrine