Histoire de la Corée

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Horloge solaire

Les traces de présence humaine en Corée remontent au Paléolithique. Les premières poteries coréennes connues remontent à - 8000. Selon Samguk Yusa et d'autres documents de l'époque médiévale coréenne, le royaume Période Gojoseon (Joseon ancien) aurait été fondé en - 2333, s'étendant de la péninsule à une large partie de la Manchourie[1]. Ce royaume fut disloqué en plusieurs États vers le IIIe siècle av. J.-C..

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Préhistoire de la Corée.

La préhistoire de la Corée est encore mal connue.

Période Go-Joseon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Période Gojoseon.

un royaume Gojoseon au moins à partir du IVe siècle av. J.-C., ce qui coïncide avec l'entrée de la Corée dans l'âge du fer.

Jusqu'à l'établissement de la dynastie Han chinoise, en l'année 206 av. J.-C. il n'y a pas de document attestant de civilisation en Corée. Jusqu'à cette date il s'agit d'une période mythique qui commence en 2333 av. J.-C. avec la naissance légendaire de la civilisation coréenne.

Proto-période des Trois Royaumes[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Buyeo et Samhan.

Durant cette période trois confédérations Mahan, Jinhan et Byeonhan dominaient le sud de la péninsule coréenne.

Trois Royaumes de Corée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Trois Royaumes de Corée.

L'expression "Trois royaumes de Corée" désigne la période de l'histoire coréenne s'étendant entre le Ier siècle av. J.-C. et le VIIe siècle ap. J.-C., qui vit le développement des royaumes de Goguryeo (고구려), Baekje (백제) et Silla (신라), dans la péninsule coréenne et en Mandchourie. D'autres petits royaumes et États tribaux coexistèrent avec ces trois royaumes, dont la Confédération de Gaya (42-562), Dongye, Okjeo, Buyeo et Usan.

Période des États du nord et du sud[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Balhae et Période Silla.

Cette période désigne les États de Silla et Balhae qui dominent respectivement le sud et le nord de la péninsule.

Période Goryeo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Goryeo.

Le royaume de Goryeo (고려), est l'État qui occupe la Corée du début du Xe siècle à la fin du XIVe siècle. Sa capitale, Kaesong, est aujourd'hui située en Corée du Nord.

Période Joseon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Période Joseon.

La dynastie Joseon (ou Choseon) est une dynastie de rois coréens qui occupa le trône de 1392 à 1910.

Elle fut fondée en 1392 par le général coréen Yi Seonggye, qui renversa le royaume de Goryeo et mit fin du même coup à la période de domination mongole, qui durait depuis 1259.

Durant cette période la Corée connut deux âges d'or : au XVe siècle sous le règne de Sejong le Grand, qui invente notamment le hangeul, l'alphabet coréen, et après l'invasion mandchoue de 1637.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'attaque française de 1866[modifier | modifier le code]

L'expédition du contre-amiral Pierre-Gustave Roze, en 1866, est la première action militaire d'une nation occidentale — en l'occurrence la France — contre la Corée.

L'attaque américaine de 1871[modifier | modifier le code]

Les États-Unis furent les seconds à monter une expédition semblable en 1871. Leur force navale était commandée par le contre-amiral John Rodgers.

L'influence du Japon et l'Empire coréen[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Empire coréen.

L'Empire coréen (ou Empire de Tachan) est une période de l’histoire de la Corée s'étendant de 1897 à 1910, durant laquelle la péninsule fut placée sous influence japonaise.

Colonisation japonaise[modifier | modifier le code]

La partition de la Corée[modifier | modifier le code]

La farouche résistance coréenne à la colonisation japonaise, menée notamment en Corée, en Chine et en Russie par les troupes communistes de Kim Il-sung, vaut au gouvernement provisoire coréen en exil à Washington et dirigé par Syngman Rhee (이승만) d'obtenir des grandes puissances l'indépendance de son pays à la conférence du Caire de 1943. À la conférence de Potsdam, il est décidé que les quatre Grands (Union soviétique, États-Unis, Chine et Royaume-Uni) garantiront conjointement l'indépendance du pays.

Mais l'amertume du sort de la Corée se révèle bientôt : peu après, il est décidé entre l'URSS et les États-Unis qu'ils désarmeront ensemble l'armée japonaise présente en Corée, les premiers au nord, les seconds au sud. Les États-Unis proposent le 38e parallèle.

Entrée en guerre contre le Japon le 9 août 1945, l'URSS franchit peu après la frontière coréenne, alors que les Américains ne débarquent en Corée que le 8 septembre 1945, après la capitulation japonaise ayant entraîné le départ des troupes japonaises de Corée.

Dans la zone sud, Yo Unhyŏng (nationaliste de gauche) crée un "comité pour la préparation de l'indépendance de la Corée", à majorité communiste, qui proclame l'établissement d'une république populaire de Corée le 6 septembre opposé au gouvernement provisoire de Syngman Rhee.

Les États-Unis décident alors l'installation d'un gouvernement militaire à Séoul le 7. Le général Hodge, chef des troupes d'occupation américaines, supprime les comités de libération nationale, et maintient les fonctionnaires japonais et coréens de l'administration impériale japonaise, tout en confiant le maintien de l'ordre à la police japonaise. Contrairement à la Corée du Nord, la Corée du Sud n'a ainsi pas conduit d'épuration du personnel ayant travaillé avec les Japonais, au sein de la nouvelle administration sud-coréenne.

Le gouvernement militaire américain déclare illégale la république proclamée le 6, et démet Yo Unhyŏng de ses fonctions. Syngman Rhee rentre en Corée en octobre.

La question de l'indépendance de la Corée ne peut être résolue entre les deux Grands réunis au sein d'une commission américano-soviétique, dont les travaux commencent en janvier 1946. Les États-Unis font adopter par l'Assemblée générale des Nations unies en 1947 le principe d'élections organisées sous l'égide de l'ONU, malgré le vote contre de l'URSS qui considère alors les Nations unies comme une organisation pro-américaine.

En réponse, une conférence réunissant des organisations du Nord et du Sud se tient à Pyongyang, au nord, en avril 1948.

Des élections organisées dans la seule partie sud, dans le cadre de la résolution adoptée par l'ONU sur l'initiative des États-Unis, se tiennent le et conduisent à l'élection de Syngman Rhee comme premier président de la République de Corée (généralement appelée Corée du Sud), le 15 août 1948, troisième anniversaire de la libération. Des guérillas de gauche, très actives, s'opposent toutefois au nouveau régime sud-coréen dès sa fondation.

Au Nord, des élections législatives (organisées clandestinement au Sud) sont tenues le 25 août 1948. Le 9 septembre 1948, l'Assemblée populaire suprême ainsi élue proclame la République populaire démocratique de Corée (appelée couramment Corée du Nord) à Pyongyang.

Guerre de Corée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre de Corée.

Les origines de la guerre de Corée, du 25 juin 1950 au 27 juillet 1953, donnent lieu à des interprétations divergentes au Nord et au Sud. Pour Séoul, la guerre a été déclenchée par une agression nord-coréenne selon un plan établi préalablement en liaison avec Moscou. Pour Pyongyang, le franchissement par ses troupes du trente-huitième parallèle est la riposte à une attaque surprise de l'armée sud-coréenne sous le commandement de conseillers américains. De fait, la multiplication des incidents de frontières témoignait d'une aggravation des tensions militaires à la veille du conflit.

La guerre de Corée s'achève par un retour au statu quo ante bellum le 27 juillet 1953 (signature d'un armistice). La guerre a fait deux millions de victimes, déplacé des millions de personnes et séparés des centaines de milliers de familles.

La partition Corée du Nord - Corée du Sud[modifier | modifier le code]

Park Chung-hee, dictateur de la Corée du Sud de 1963 à 1979.
Kim Il-sung, dictateur de la Corée du Nord de 1948 à 1994.

Après la fin de la guerre de Corée, l'ONU fixe la frontière maritime entre les deux Etats[2]. La frontière terrestre, longue de 248 kilomètres coupe la péninsule en deux le long du 38e parallèle.

En 2002, des affrontements ont tué des deux côtés .

De fragiles accords militaires et politiques lient alors la Corée du Nord et la Corée du Sud. Le 30 janvier 2009, Pyongyang décide de les suspendre. La Corée du Sud, en étroite relation avec l'armée américaine est protégée sur son sol par 28 000 GI[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Pascal Dayez-Burgeon, Histoire de la Corée : Des origines à nos jours, Paris, Tallandier,‎ 2012 (ISBN 978-2-84734-835-4)
  • (fr) Li Ogg, La Corée, des origines à nos jours, 1996
  • (fr) Li Ogg, Histoire de la Corée, 1969

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Go-Choson
  2. a et b Article parue le 15 février 2009 dans le journal Le Soir

Liens externes[modifier | modifier le code]