Geoffroy Didier

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Geoffroy Didier
Geoffroy Didier en 2013.
Geoffroy Didier en 2013.
Fonctions
Conseiller régional d'Île-de-France
En fonction depuis le 26 mars 2010
Élection 21 mars 2010
Secrétaire général adjoint de l'UMP
3 février 201315 juin 2014
Élection 21 mars 2010
Président Jean-François Copé
Biographie
Date de naissance 12 avril 1976 (38 ans)
Lieu de naissance Boulogne-Billancourt
(Hauts-de-Seine)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Diplômé de IEP de Paris
ESSEC
Université Panthéon-Assas
Université Columbia
Profession Avocat

Geoffroy Didier, né le 12 avril 1976 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), est un homme politique français, membre de l’UMP.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et carrière d’avocat[modifier | modifier le code]

Geoffroy Didier est le fils de l'économiste Michel Didier[1]. Sa mère est orthoptiste ; il étudie au lycée La Rochefoucauld (7e arrondissement de Paris)[2].

Il est diplômé de l’Institut d'études politiques de Paris et de l’ESSEC, titulaire d'une maîtrise et d'un DEA de droit des affaires à l'université Paris II Panthéon Assas. Il quitte ensuite la France pour les États-Unis, « espace de liberté sans snobisme »[3]. Il est diplômé de la faculté de droit de l'université Columbia de New York (master of law), puis Scholar de l’université Harvard. Il devient ensuite avocat aux barreaux de New York et de Paris. Entre 2002 et 2004, alors aux États-Unis, il commence à se créer une notoriété en envoyant des tribunes aux journaux français Le Figaro, Libération ou encore Les Échos. De retour en France, il travaille dans le cabinet d’avocat Veil-Jourde, dirigé par Jean Veil[1], qu'il quitte en 2005 lorsqu'il travaille pour le ministre Brice Hortefeux[3].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 2004, il sollicite Brice Hortefeux, alors conseiller du ministre de l’Économie Nicolas Sarkozy. Le conseiller le prend sous son aile et sera dès lors considéré comme son mentor politique. Entre 2005 et février 2011, il travaille ainsi dans plusieurs cabinets ministériels, notamment dans celui de Brice Hortefeux place Beauvau quand ce dernier est ministre de l’Intérieur. Geoffroy Didier y est conseiller politique et devient finalement la plume du ministre[3].

Il entre en politique en mai 2006, où il gère le club politique associé à l’UMP La Diagonale, qui réunit des « sarkozystes de gauche », prônant des idées jugées « progressistes » pour le parti au pouvoir, comme le droit de vote aux municipales des étrangers sur le territoire depuis dix ans ou encore l'égalité des droits pour les homosexuels[4],[1].

Il est élu conseiller régional d'Île-de-France UMP lors des élections régionales de 2010. Il est candidat aux élections cantonales de 2011, dans le canton de Gonesse (Val-d'Oise). Il se fait remarquer lors de ce scrutin par l’utilisation des slogans : « Non aux minarets, non à la burqa, non à l’asservissement de la femme », cela afin de contrecarrer le FN, qui s'était hissé au second tour lors des élections de 2004[1]. Il ne parvient cependant pas à se qualifier au second tour, devancé par les candidats du FN et du PS. Secrétaire national de l’UMP, sa notoriété croît lors de l'élection présidentielle de 2012, où il est poussé par la direction du parti à défendre la parole du candidat Nicolas Sarkozy, comme d’autres « jeunes pousses » à l’instar de Franck Riester, Valérie Rosso-Debord ou encore Salima Saa.

En vue du congrès de l'UMP de novembre 2012, il cofonde et porte avec Guillaume Peltier la motion La Droite forte, qui se déclare héritière du sarkozysme[5],[6]. Située à l’aile la plus à droite de l’UMP, elle propose notamment des quotas de journalistes de droite à la télévision, la suppression de l’AME pour les étrangers en situation irrégulière ou encore la suppression du droit de grève des enseignants. Pour le député et ancien ministre Thierry Mariani, fondateur du courant parlementaire La Droite populaire, qui dépose également une motion en vue du congrès, le parcours de Geoffroy Didier est la preuve que sa motion est une « contrefaçon », une « construction marketing »[4]. La motion arrive largement en tête des suffrages avec près de 28 % des voix. Geoffroy Didier soutient Jean-François Copé dans le cadre de l’élection du président du parti[7].

Il est membre de l’Association des amis de Nicolas Sarkozy.

En février 2013, dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient, comme onze autres personnalités, secrétaire général adjoint de l’UMP, derrière la détentrice du poste Michèle Tabarot[8].

Le 29 avril 2014, il est investi candidat en 5e position sur la liste UMP dans la circonscription Île-de-France lors des élections européennes[9]. Il n'est pas élu puisque la liste n'obtient que quatre sièges.

Le 12 décembre 2014, Nicolas Sarkozy, élu président de l'UMP, le nomme secrétaire national de l'UMP à l'animation des fédérations[10].

La question de l'homosexualité[modifier | modifier le code]

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Au printemps 2013, le magazine Le Point rapporte que le journaliste et écrivain franco-luxembourgeois Stéphane Bern affirme, lors de l'enregistrement d'une émission sur la chaîne de télévision Canal+, Salut les Terriens !, que Geoffroy Didier est homosexuel ; Ce dernier dément alors cette information sur Twitter, évoquant des « propos mensongers et choquants »[11],[12]. La plate-forme Terrafemina a interrogé à ce propos Marika Mathieu, auteure de l'ouvrage La droite forte : Année zéro. Celle-ci rappelle d'abord qu'il s'agit là d'une question de vie privée qui n'entrait pas dans le cadre de ses investigations. Elle indique ensuite qu'en 2007 Geoffroy Didier faisait partie d'un club de « sarkozystes de gauche » appelé « La Diagonale » et qu'il était alors en accord avec l'idée du mariage homosexuel. Ce n'est que lors de sa rencontre avec Guillaume Peltier et leur fondation de la « Droite forte » qu'il a fait preuve d'une opinion conservatrice en la matière. Finalement, il adoptera une position plus tranchée appelant à un référendum sur cette question sociétale et déclarera être attentif « à la préservation du mariage comme institution sociale »[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Cantonales : un ex-sarkozyste de gauche dit non aux minarets », in rue89.com, 14 mars 2011.
  2. Élisabeth Chavelet et Ludovic Vigogne, « Guillaume Peltier - Geoffroy Didier, le jeune duo qui bouscule l’UMP », Paris Match, semaine du 3 au 9 janvier 2013, pages 86-89.
  3. a, b et c Geoffroy Didier. Fort adroit, Portrait de Geoffroy Didier par Laure Equy, Libération 17 décembre 2012.
  4. a et b « Geoffroy Didier : de La Diagonale à La Droite forte », in directmatin.fr, 23 octobre 2012.
  5. « Deux jeunes sarkozystes lancent “la Droite forte” », Le Point, 23 juillet 2012.
  6. « Geoffroy Didier : “Sans une droite forte, le FN nous battra en 2017” », Le Point, 23 juillet 2012.
  7. Geoffroy Didier soutient Copé, Le Figaro, 7 octobre 2012.
  8. « Qui n'est pas vice-président ou secrétaire général à l'UMP ? », in lejdd.fr, 4 février 2013.
  9. Européennes : G. Didier investi candidat UMP, Le Figaro, 29 avril 2014.
  10. « Nominations », u-m-p.org, 12 décembre 2014.
  11. Le Point, « VIDÉO : Stephane Bern affirme que Geoffroy Didier est homo », sur Le Point,‎ 2 juin 2013 (consulté le 15 septembre 2013)
  12. « Stéphane Bern minimise l'«outing» de Geoffroy Didier mais confirme que Copé est pour le mariage gay », sur 20minutes.fr (consulté le 15 septembre 2013)
  13. Adèle Bréau, « Geoffroy Didier, Bern et l'homosexualité : des soirées "Diagonale" aux Bains-Douches à l'anti-mariage gay - », sur Terrafemina,‎ 31 mai 2013 (consulté le 15 septembre 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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