Geoffroy Chodron de Courcel

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Geoffroy Chodron de Courcel

Naissance 11 septembre 1912
Tours
Décès 9 décembre 1992 (à 80 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Diplomate
Militaire
Distinctions
Famille

Geoffroy Chodron de Courcel est un diplomate français, né le 11 septembre 1912 à Tours et mort le 9 décembre 1992 à Paris.

Petit-fils d'Alphonse Chodron de Courcel, il est principalement connu pour avoir été l'aide de camp du général de Gaulle lors de l'appel du 18 juin. Il est le cousin de Bernadette Chirac (née Chodron de Courcel).

Biographie[modifier | modifier le code]

Geoffroy Chodron de Courcel appartient à une famille lorraine des Trois-Évêchés[1], d'ancienne bourgeoisie, anoblie sous le Second Empire, comptant plusieurs industriels, militaires et diplomates. Il est notamment un descendant direct de Gaspard Monge.

Après un service militaire effectué par devancement d'appel (octobre 1932), au 12e cuirs (2e cuirs dissous en 1918) puis au 1er bataillon de dragons portés[2], Chodron de Courcel, élève officier de réserve, obtient en 1933 un doctorat en droit, une licence en lettres ainsi qu’un diplôme de l’École libre des sciences politiques, ancêtre de l’IEP de Paris. Il intègre alors les services du quai d’Orsay et devient attaché d’ambassade à Varsovie de 1937 à 1938 avant d’être nommé secrétaire d’ambassade à Athènes. En septembre 1939, il est mobilisé comme lieutenant de cavalerie et affecté dans une unité stationnée à Beyrouth, le Liban étant encore un mandat français de la SDN. Au début du mois de mai 1940, il se trouve en permission à Paris alors que débute la bataille de France.

Le 7 juin 1940, il est affecté comme officier d'ordonnance du général de Gaulle, qui vient d'être nommé sous-secrétaire d'État à la guerre dans le nouveau gouvernement de Paul Reynaud. De Gaulle avait souhaité être assisté par « un diplomate parlant anglais » ; par ailleurs, Geoffroy de Courcel est, comme de Gaulle, un partisan de la poursuite des combats[3]. Il l'accompagne lors de ses deux voyages à Londres (9 juin et 15 juin) ; la nuit du 16, Paul Reynaud ayant démissionné et Pétain étant devenu chef du gouvernement, il envisage de repartir pour Beyrouth, mais le matin du 17, accepte de suivre de Gaulle à Londres dans l'avion du général britannique Edward Spears, chargé des liaisons entre les deux gouvernements[4]: il est alors le premier Français à s’engager dans les Forces françaises libres (FFL).

À Londres, il poursuit son travail d'aide de camp. C'est lui en particulier qui sollicite Élisabeth de Miribel pour effectuer les premiers travaux de secrétariat pour le général de Gaulle[5], en premier lieu la dactylographie du texte de l'appel.

En août 1941, il cesse d’être chef de cabinet du général de Gaulle (il est remplacé par François Coulet) et est affecté dès décembre au 3e escadron d’auto-canons, unité combattante faisant partie d'un Groupe de reconnaissance de corps d’armée qui deviendra l'année suivante le 1er RMSM. Se déplaçant au gré des progressions alliées en Afrique du Nord, Chodron de Courcel s’illustre dans le désert libyen en 1942 puis lors de la bataille d’El Alamein avant de s'illustrer de nouveau en Tunisie où il est blessé. En juillet 1943, il devient pour un temps le directeur adjoint du cabinet du général de Gaulle qu’il accompagne lors de ses visites le 14 juin à Bayeux puis à Isigny, juste après le débarquement du 6 juin[6]. À partir d'août 1944 et jusqu’à la fin de la guerre, il occupe différentes fonctions administratives pour le gouvernement provisoire de la République française.

Après la guerre, il revient au ministère des Affaires étrangères. Détaché du quai d'Orsay de 1955 à 1958, il assure les fonctions de secrétaire général permanent de la Défense nationale (SGPDN). Il reprend ensuite sa carrière diplomatique au poste de représentant permanent de la France au conseil de l’OTAN avant d’être rappelé par le général de Gaulle pour occuper la fonction de secrétaire général de la présidence de la République en 1959. Membre de différents comités et conseils, comme celui de l’Énergie atomique, il est élevé au titre d’ambassadeur de France au Royaume-Uni du 16 mars 1962 au 20 avril 1972.

Il prend sa retraite en 1978 et est élu en 1984 président de l’Institut Charles-de-Gaulle.

Il meurt à Paris en 1992.

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Metz, Toul et Verdun : ces trois principautés ecclésiastiques du Saint-Empire passent sous contrôle de facto de la France dès 1552 et sont annexées en 1648, alors que le duché de Lorraine devient français seulement en 1766
  2. a et b Ordre de la Liberation 2004, p. Chodron de Courcel.
  3. Lacouture, page 327.
  4. Lacouture, page 352.
  5. Lacouture, page 367.
  6. Lacouture, p. 778.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Lacouture, De Gaulle. 1. Le Rebelle, Éditions du Seuil, coll. Points-Seuil, Paris, 1984 (notamm. p. 327)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]