Philippe Pemezec

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Philippe Pemezec
Philippe Pemezec à une réunion publique de l'UMP, le 18 février 2010.
Philippe Pemezec à une réunion publique de l'UMP, le 18 février 2010.
Fonctions
Député de la 12e circonscription des Hauts-de-Seine
20 juin 200229 novembre 2007
Groupe politique UMP
Prédécesseur Jean-Pierre Foucher
Successeur Jean-Pierre Schosteck
Biographie
Date de naissance 25 septembre 1955
Lieu de naissance Granville (Manche)

Philippe Pemezec, né le 25 septembre 1955 à Granville (Manche), est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Chef d'entreprise de profession[réf. nécessaire], Philippe Pemezec est maire du Plessis-Robinson et vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine chargé du développement durable, de l’égalité des chances et de l’aménagement du territoire (élu sur le canton Plessis-Robinson et une partie de Clamart). Il est élu maire du Plessis-Robinson le 20 mars 1989, député UMP le 16 juin 2002, puis réélu en juin 2007, dans la 12e circonscription des Hauts-de-Seine. Il a été rapporteur pour avis au nom de la commission des affaires économiques sur des projets de lois portant sur la ville et le logement, la rénovation urbaine, l'équité sociale et territoriale, etc. Le Conseil constitutionnel annule, le 29 novembre 2007, son élection et prononce une inéligibilité d'un an, son compte de campagne ayant été rejeté[1].

Il a été un responsable du RPF, ainsi que secrétaire départemental de l'UMP des Hauts-de-Seine du 24 janvier 2009 au 29 mars 2011, date à laquelle il remet sa démission au secrétaire général de l'UMP[2].

Le 17 juin 2012, il est battu au second tour des élections législatives par son adversaire socialiste Jean-Marc Germain.

Prises de positions politiques[modifier | modifier le code]

Architecture et urbanisme. Mission au Ministère du Logement[modifier | modifier le code]

En rupture avec les modèles d’architecture modernes qu’il juge « brutaux » et « répétitifs », il défend une architecture « douce et classique », privilégiant un cadre de vie préservé[3]. Il lance de vastes projets de reconstruction dont principalement ceux du cœur de ville du Plessis-Robinson dont l’architecte en chef fut François Spoerry et du quartier de la Cité jardins. La ville du Plessis-Robinson a été récompensée en 2008 du prix de la meilleure opération de renaissance urbaine dans une ville de banlieue, le prix européen Philippe Rothier d’architecture[4]. En 2003, le Plessis-Robinson est devenu ville pilote de la rénovation urbaine et ville pilote pour l’accession sociale à la propriété en 2005, un des chevaux de bataille de Philippe Pemezec[5]. En février 2008, il est nommé chargé de mission sur l'accession sociale à la propriété, auprès du ministre du Logement. Cette mission s'achève en juin 2010 après que la presse a mis en lumière la discordance entre sa rémunération (5400 € par mois) et le caractère banal, voire plagié, des rapports qu'il produisait[6]. Le parquet de Nanterre ouvre le 10 mai 2013 une information judiciaire contre X pour « détournement de fonds publics, complicité et recel »[7], tandis que l'ancienne ministre Christine Boutin met en cause Claude Guéant[8].

International[modifier | modifier le code]

Il est fermement opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne[9]. Il milite activement pour une reconnaissance du génocide arménien de 1915[10],[11].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Il publie, à l'automne 2005, en compagnie de Patrick Beaudouin député du Val-de-Marne Le Livre noir de l'intercommunalité dénonçant les insuffisances de la politique de regroupement de communes en France. Il a également déposé conjointement avec Patrick Beaudouin une proposition de loi (décembre 2005) à l'Assemblée nationale (no 2741) visant à améliorer la coopération intercommunale.

Opposition à Patrick Devedjian[modifier | modifier le code]

En novembre 2010, il milite pour l'éviction de Patrick Devedjian de la présidence de la fédération UMP des Hauts-de-Seine[12]. Après les élections cantonales de 2011, il négocie cependant avec celui qui vient d'être reconduit comme Président du Conseil général des Hauts-de-Seine un poste de vice-président[13]. Cet épisode de la vie politique est relaté en détail dans l'ouvrage Le Monarque, son fils, son fief[14] de Marie-Célie Guillaume, dans lequel Pemezec est représenté sous le pseudonyme de Cinglé Pichocrole, personnage brutal et violent.

Vote en 2002[modifier | modifier le code]

En 2012, la journaliste Claire Checcaglini publie un livre où elle raconte son infiltration au Front national sous un faux nom. Elle raconte avoir rencontré Philippe Pemezec en se faisant passer pour une militante FN en quête de parrainage pour l'élection présidentielle, et celui-ci lui aurait dit avoir voté en faveur de Jean-Marie Le Pen en 2002. Il aurait aussi ajouté : « Je participe aux commissions d'attribution des logements sociaux à l'office départemental des Hauts-de-Seine. Et je peux vous dire qu'au Plessis, il n'y a pas beaucoup d'Arabes. Je fais très gaffe. »[15]

Synthèse des mandats[modifier | modifier le code]

Condamnation[modifier | modifier le code]

En décembre 2010, Philippe Pemezec est condamné par le Tribunal correctionnel de Nanterre à 3000 euros d'amende et 1000 euros de dommages et intérêts pour injures envers Benoît Marquaille, conseiller régional socialiste[16]. Par un arrêt prononcé le 27 juin 2011, la Cour d'Appel de Versailles confirme le jugement en portant toutefois l'amende à 5000 euros.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le livre noir de l'intercommunalité avec Patrick Beaudouin, éditions Beaudouin, (ISBN 978-2-9525780-0-4), septembre 2005 Fiche ouvrage
  • Bonheur de ville un maire au chevet de sa banlieue, éditions Eyrolles, juin 2007

Décoration[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]