Thierry Solère

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Thierry Solère
Image illustrative de l'article Thierry Solère
Fonctions
Député de la 9e circonscription des Hauts-de-Seine
En fonction depuis le 20 juin 2012
Prédécesseur Pierre-Christophe Baguet
Biographie
Date de naissance 17 août 1971 (1971-08-17) (41 ans)
Lieu de naissance Nantes
Nationalité Française
Parti politique UMP
Profession Consultant en relations publiques

Thierry Solère est un homme politique français né le 17 août 1971 à Nantes. Il est député UMP de la 9e circonscription des Hauts-de-Seine[1].

Sommaire

Biographie [modifier]

Thierry Solère est né le 17 août 1971 à Nantes dans le département de la Loire-Atlantique[1],[2].

Il a fait des études de commerce et de droit. C'est un ancien collaborateur d'Yves Marchand, de Claude Goasguen, Philippe Douste-Blazy[3] et de Jean-Pierre Raffarin.

Il est marié et père de quatre enfants[4].

Carrière professionnelle [modifier]

Après avoir dirigé les affaires publiques de la SA Aliapur, éco-organisme leader du recyclage des pneumatiques usagés en France, Thierry Solère est consultant dans un grand cabinet de recrutement[1],[5].

Carrière politique [modifier]

En mai 2011, Thierry Solère, alors premier adjoint au maire de Boulogne-Billancourt, se désolidarise de l'équipe municipale après un vote sur le projet de modification du plan local d'urbanisme (PLU) relatif au nouveau projet pour l'Île Seguin. Le maire lui retire alors sa délégation de premier adjoint. Thierry Solère démissionne de son poste[6],[7].

Début 2012, Pierre-Christophe Baguet, député-maire de Boulogne-Billancourt, informe ses administrés qu'il ne désire pas se représenter aux élections législatives de 2012 dans la 9e circonscription de Boulogne-Billancourt et apporte son soutien à la candidature de Claude Guéant, investi par l'UMP[8]. Thierry Solère qualifie cette candidature de « parachutage » et décide de faire acte de candidature, ce qui provoque son exclusion du parti pour trois ans[9],[10].

Durant cette campagne électorale, il continue à utiliser la marque UMP sur ses documents de campagne, ce qui amène l'UMP à l'assigner devant le tribunal de grande instance de Nanterre au motif que « Thierry Solère a sciemment conduit sa candidature sur la base de fausses qualités »[11].

Le 17 juin 2012, opposé au second tour à Claude Guéant, il est élu député de la 9e circonscription des Hauts-de-Seine avec 334 voix d'avance et aussitôt réintégré au sein de l'UMP[12],[13].

Fin juin, trois militants UMP de Boulogne-Billancourt déposent un recours en annulation auprès du Conseil constitutionnel, contenant notamment 430 attestations d'électeurs affirmant qu'ils avaient été trompés par l'utilisation mensongère du sigle de l'UMP par Thierry Solère[14]. Le 24 octobre 2012, les Sages du Conseil constitutionnel rejettent cette requête en validant l’élection de Thierry Solère par le fait « que la notoriété nationale du candidat soutenu par l'Union pour un mouvement populaire est établie » et que « les faits dénoncés par les requérants ne peuvent être regardés comme ayant été de nature à altérer la sincérité du scrutin »[15].

Réintégré à l'UMP, il est nommé secrétaire national du parti en mai 2013[16].

Mandats et fonctions politiques [modifier]

Mandats nationaux [modifier]

  • Député de la 9e circonscription des Hauts-de-Seine.

Mandats locaux [modifier]

  • depuis 2001 : membre du conseil municipal de Boulogne-Billancourt
  • depuis 2004 : membre du conseil général des Hauts-de-Seine, vice-président chargé du développement économique et du très haut débit[2]

Au titre de ses mandats, il est administrateur[4] :

  • de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris ;
  • de la SAEM Val de Seine Aménagement ;
  • de l'hôpital Ambroise Paré ;
  • de la maison de retraite des Abondances ;
  • des collèges Dupanloup, Bartholdi, Landowski et Rambam ;
  • du syndicat mixte du Val de Seine ;
  • de la prison de Nanterre ;
  • de la Sem 92.

Fonctions politiques [modifier]

Spécialiste des nouvelles technologies, en 2007, il dirige la campagne Internet de Nicolas Sarkozy, candidat à l'élection présidentielle[17].

Il fut le chef de l'UMP Boulogne-Billancourt de 2003 à 2010[18].

Distinctions [modifier]

Le 7 mai 2007, Thierry Solère est nommé au grade de chevalier de l'ordre national du Mérite[19], distinction remise en février 2008 par Nicolas Sarkozy[20].

Son personnage dans l'ouvrage sur la fédération UMP des Hauts de Seine [modifier]

Acteur de la vie politique UMP au sein du département des Hauts-de-Seine dont il est l'un des vice-présidents du conseil général des Hauts-de-Seine, il est l'un des personnages évoqués en juin 2012 par Marie-Célie Guillaume, alors directrice de cabinet de Patrick Devedjian, dans son ouvrage Le Monarque, son fils, son fief, ouvrage sur la fédération UMP des Hauts de Seine. Thierry Solère y porte le surnom de Chihuahua donné par Isabelle Balkany afin de décrire, selon elle, son comportement attentiste et intéressé auprès de Jean Sarkozy, alors fils du président de la République[21].

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. a, b et c Extrait de la fiche de M. Thierry Solère, sur le site lesbiographies.com, 11 juillet 2012. Consulté le 1er octobre 2012.
  2. a et b La fiche de Thierry Solère, sur le site du conseil général des Hauts-de-Seine. Consulté le 1er octobre 2012.
  3. Des bloggeurs au Quai d’Orsay, sur le site du quotidien Le Figaro, 5 février 2007. Consulté le 2 octobre 2012.
  4. a et b A propos de l'auteur, sur le blog de Thierry Solère. Consulté le 1er octobre 2012.
  5. David Abiker, « Solère : un fauteuil pour deux », sur le site du quotidien Le Figaro, 11 janvier 2012. Consulté le 3 octobre 2012.
  6. Bruno Jeudy, « Le maire UMP de Boulogne-Billancourt vire son 1er adjoint », sur le site de l'hebdomadaire Le Journal du dimanche, 12 mai 2011. Consulté le 1er octobre 2012.
  7. La majorité UMP se déchire à Boulogne, sur le site du quotidien Le Parisien, 12 mai 2011. Consulté le 1er octobre 2012.
  8. Pierre-Christophe Baguet (UMP), sur le site du quotidien Le Parisien, 2 juin 2012. Consulté le 1er octobre 2012.
  9. Pierre-Christophe Baguet (UMP), sur le site du magazine L'Express, 2 janvier 2012. Consulté le 1er octobre 2012.
  10. EXCLUSIF - Législatives : Thierry Solère exclu de l'UMP, sur le site du magazine Le Point, 20 mars 2012. Consulté le 1er octobre 2012.
  11. L'UMP assigne Thierry Solère pour contrefaçon, sur le site de la chaîne Europe 1, 13 juin 2012. Consulté le 1er octobre 2012.
  12. Résultat des élections législatives 2012, sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 1er octobre 2012.
  13. Exclu de l'UMP, Thierry Solère est réintégré le lendemain de sa victoire, sur le site du quotidien Le Monde, 19 juin 2012. Consulté le 1er octobre 2012.
  14. Le tombeur de Claude Guéant visé par un recours en annulation, sur le site du quotidien gratuit Métro, 28 juin 2012. Consulté le 1er octobre 2012.
  15. Décision n° 2012-4604 AN du 24 octobre 2012, sur le site du Conseil constitutionnel, 24 octobre 2012. Consulté le 24 octobre 2012.
  16. http://lelab.europe1.fr/t/thierry-solere-le-dissident-tombeur-de-claude-gueant-aux-legislatives-promu-secretaire-national-de-l-ump-9031
  17. UMP : Thierry Solere réélu délégué de circonscription Réunion au quartier Vaillant- Marcel-Sembat, sur le site du quotidien Le Parisien, 6 avril 2006. Consulté le 1er octobre 2012.
  18. Mon président sur le Web, sur le site de la chaîne publicsenat, 31 mai 2012. Consulté le 1er octobre 2012.
  19. Décret du 7 mai 2007 portant promotion et nomination, sur le site legifrance, 8 mai 2007. Consulté le 1er octobre 2012.
  20. http://www.dailymotion.com/video/x4icon_medaille-onm-t-solere_news
  21. L'histoire secrète du livre qui embrase la Sarkozie, sur le site du magazine Le Nouvel Observateur, 24 juillet 2012. Consulté le 1er octobre 2012.