Frédéric Péchenard

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Frédéric Péchenard

Naissance 12 mars 1957
Neuilly-sur-Seine, France
Nationalité Français
Diplôme Maîtrise de Droit
Profession Délégué interministériel à la sécurité routière.
Formation École nationale supérieure de la police
Distinctions Officier de la Légion d'honneur

Frédéric Péchenard, né le 12 mars 1957 (1957-03-12) (56 ans) à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est un haut fonctionnaire du ministère de l'Intérieur français, commissaire de police de formation. Il a par la suite été nommé contrôleur général puis directeur des services actifs de la Police nationale. Il est à la tête de la Direction générale de la Police nationale du 11 juin 2007 au 31 mai 2012, date à laquelle il a été nommé délégué interministériel à la sécurité routière et délégué à la sécurité et à la circulation routières[1]. Il est nommé, par arrêté du ministre de l’intérieur en date du 18 juin 2012, président du Conseil supérieur de l’éducation routière[2].

Sommaire

Formation [modifier]

Il suit ses études secondaires à Paris dans le 17e arrondissement au Lycée Carnot. Titulaire d'une maîtrise de droit, il entame sa carrière de commissaire de police à 24 ans en intégrant l'École nationale supérieure de la police (ENSP) en 1981.

Parcours [modifier]

En 1983, il devient chef du commissariat Chaillot à Paris pendant un an. À 27 ans, il prend en main les unités de recherche de la 2e division de police judiciaire. En 1988, il est chef de section à la brigade des stupéfiants et du proxénétisme, pendant un an.

De 1990 à 1991, il est nommé chef de la section anti-terroriste (SAT) de la brigade criminelle. Il assume successivement les fonctions de chef adjoint à la brigade de recherches et d'intervention (1991-1994) et chef adjoint à la brigade criminelle entre 1994-1996.

En mai 1993, il est numéro 2 et adjoint de Jean-Marc Bloch à « l'antigang », autre nom de la Brigade de Recherche et d'Intervention (BRI) de la Préfecture de Police de Paris. Lors de la prise d'otages de la maternelle de Neuilly, il renoue avec son ami d'enfance Nicolas Sarkozy[3], qui est alors maire de Neuilly-sur-Seine.

En 1996, il est nommé à 39 ans chef de la brigade de la répression du banditisme et commissaire divisionnaire.

À partir de 2000, il est à la tête de la brigade criminelle à la Direction de la police judiciaire de la préfecture de police.

En décembre 2003, il est chargé des fonctions de sous-directeur des affaires économiques et financières (AEF), avant d'être promu contrôleur général en 2004. Il est nommé à 49 ans directeur des services actifs de la préfecture de police, chargé de la direction régionale de la police judiciaire.

Le 11 juin 2007, il est nommé directeur général de la police nationale. Par décret du 11 mars 2009, il est nommé préfet hors cadre, chargé d'une mission de service public relevant du Gouvernement. Il est maintenu dans ses fonctions de directeur général de la Police nationale.

Il est remplacé dans ses fonctions le 30 mai 2012 par Claude Baland, 62 ans, préfet de carrière, qui a été directeur de l'administration de la police, entre 2001 et 2004. Ce changement fait suite à une proposition du nouveau ministre de l'Intérieur Manuel Valls[4]. Il devient Délégué interministériel à la sécurité routière.

Enseignements [modifier]

En dehors de ces fonctions, Frédéric Péchenard est professeur associé à l'École nationale supérieure de la police de Saint-Cyr-au-Mont d'Or. Il assure par ailleurs des conférences à l'Institut de criminologie de l'Université Paris II - Panthéon Assas.

Controverses [modifier]

Dans son édition du 16 septembre 2010, le quotidien Le Parisien rapporte que Frédéric Péchenard serait susceptible d'être intervenu, le 18 février 2009, pour éviter des poursuites à l'encontre de son fils de 16 ans, interpellé à Paris pour état d'ivresse et outrage à agent, suppositions démenties par « l'entourage » du directeur général de la Police nationale[5], qui évoque le simple déplacement d'un père dans un commissariat, pour y chercher son fils mineur, et de possibles restrictions des policiers de base eux-mêmes, au vu du nom de la personne mise en cause. Interrogé par Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1, Péchenard ne nie pas les faits mais les minore et explique avoir agi en tant que père[6]. D'après un procès verbal publié par Le Parisien, son fils aurait notamment dit au brigadier qui l'avait verbalisé pour conduite d'un scooter en état d'ivresse : « tu fais qu'un métier de con, je vais te muter à la circulation[7] ».

Le 9 septembre 2011, il a reconnu[8] sur France Info que c'est lui qui avait demandé à la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI) d’identifier le haut fonctionnaire qui avait informé un journaliste du quotidien Le Monde au sujet de l'Affaire Woerth-Bettencourt. Il expliquait dans Le Journal du dimanche, le 21 janvier 2012 [9] avoir " demandé aux services de renseignements non pas d’espionner des journalistes, mais d’identifier une personne au sein de l’appareil d’État, qui, en violant le secret professionnel, le secret de l’instruction mais aussi une certaine éthique, a fourni des informations confidentielles. Les services de renseignements ont identifié quelqu’un que l’on pouvait soupçonner, puis ont donné ces informations, conformément à l’article 40 du code de procédure pénale [10], au procureur de la République". Finalement, Frédéric Péchenard est totalement blanchi [11] Le Journal du dimanche, le 28 octobre 2011, on peut lire : "Frédéric Péchenard a été entendu vendredi par la juge Sylvie Zimmermann dans le cadre de l'affaire des "fadettes". Le patron de la police nationale est soupçonné d'être le commanditaire d'une enquête sur les factures téléphoniques détaillées du journaliste du Monde Gérard Davet. Les juges ont décidé de ne pas mettre en examen le chef de la police nationale."

Distinctions [modifier]

Il est Officier de la Légion d'honneur, Officier dans l'Ordre national du Mérite, médaillé de la Gendarmerie Nationale, Officier des Palmes académiques et médaillé d'honneur de la Police nationale.

Il est chevalier de la Légion d'honneur depuis le 30 juin 2004, et promu au grade d'Officier de la Légion d'honneur le 14 juillet 2011[12].

Publications [modifier]

Notes et références [modifier]

Lien externe [modifier]