Frédéric Péchenard

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Frédéric Péchenard

Naissance (57 ans)
Neuilly-sur-Seine (Seine)
Nationalité Française
Pays de résidence France
Diplôme
Profession Délégué interministériel à la sécurité routière
Formation
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur
Ascendants

Frédéric Péchenard, né le à Neuilly-sur-Seine (Seine), est un haut fonctionnaire du ministère de l'Intérieur, commissaire de police de formation. Il a par la suite été nommé contrôleur général puis directeur des services actifs de la Police nationale. Il est à la tête de la Direction générale de la Police nationale du au , date à laquelle il a été nommé délégué interministériel à la sécurité routière et délégué à la sécurité et à la circulation routières[2]. Il est nommé, par arrêté du ministre de l’intérieur en date du 18 juin 2012, président du Conseil supérieur de l’éducation routière[3].

Formation[modifier | modifier le code]

Il fait ses études secondaires à Paris dans le 17e arrondissement au lycée Carnot[4]. Titulaire d'une maîtrise de droit, il entame sa carrière de commissaire de police à 24 ans en intégrant l'École nationale supérieure de la police (ENSP) en 1981.

Parcours[modifier | modifier le code]

En 1983, il devient chef du commissariat Chaillot à Paris pendant un an. À 27 ans, il prend en main les unités de recherche de la 2e division de police judiciaire. En 1988, il est chef de section à la brigade des stupéfiants et du proxénétisme, pendant un an.

De 1990 à 1991, il est nommé chef de la section anti-terroriste (SAT) de la brigade criminelle. Il assume successivement les fonctions de chef adjoint à la brigade de recherches et d'intervention (1991-1994) et chef adjoint à la brigade criminelle entre 1994-1996.

En , il est numéro 2 et adjoint de Jean-Marc Bloch à « l'antigang », autre nom de la Brigade de recherche et d'intervention de la Préfecture de police de Paris. Lors de la prise d'otages de la maternelle de Neuilly, il renoue avec son ami d'enfance Nicolas Sarkozy[5], qui est alors maire de Neuilly-sur-Seine.

En 1996, il est nommé à 39 ans chef de la brigade de la répression du banditisme et commissaire divisionnaire.

À partir de 2000, il est à la tête de la brigade criminelle à la Direction de la police judiciaire de la préfecture de police.

En , il est chargé des fonctions de sous-directeur des affaires économiques et financières (AEF), avant d'être promu contrôleur général en 2004. Il est nommé à 49 ans directeur des services actifs de la préfecture de police, chargé de la direction régionale de la police judiciaire.

Le , il est nommé directeur général de la police nationale. Par décret du , il est nommé préfet hors cadre, chargé d'une mission de service public relevant du Gouvernement. Il est maintenu dans ses fonctions de directeur général de la Police nationale.

Il est remplacé dans ses fonctions le par Claude Baland, 62 ans, préfet de carrière, qui a été directeur de l'administration de la police, entre 2001 et 2004. Ce changement fait suite à une proposition du nouveau ministre de l'Intérieur Manuel Valls[6]. Il devient Délégué interministériel à la sécurité routière. Quittant ces fonctions, il est nommé par décret du 4 décembre 2013 inspecteur général en service extraordinaire au sein de l'Inspection générale de l'administration[7].

Début septembre 2013, il rejoint Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP pour l'élection municipale de 2014 à Paris, et est pressenti pour figurer en tant que numéro 2 sur la liste de la maire sortante UMP du 17e arrondissement, Brigitte Kuster[8].

Anecdotes[modifier | modifier le code]

"Enfant, il compte parmi ses petits camarades de la bourgeoisie parisienne un certain Nicolas Sarkozy. Leurs mères respectives, toutes deux avocates, sont en effet amies et voisines dans le 17e arrondissement (où il occupe d'ailleurs toujours aujourd'hui l'hôtel particulier familial)."[1]

Fils de l'avocat d'affaires Christian Péchenard, "son droit terminé, le jeune homme annonce à sa famille qu'il préfère devenir policier et passe le concours de commissaire. Commentaire de son père: «J'hésite entre la honte que tu sois collé et la honte que tu sois reçu…» [5]

En mars 2002 : Alors qu'il est patron du Quai des Orfèvres, le tueur de la mairie de Nanterre, Richard Durn se défenestre. « Assis face à Richard Durn, le tireur du conseil municipal de Nanterre le 27 mars 2002, qui le fixe et lui lance : « Ca vous humilierait de me serrer la main ? » Face-à-face glacé. « Je n'en n'avais aucune envie. Je venais de ramasser les corps à la mairie, une scène pire que celle d'un attentat, 8 mort, 19 blessés. Mais je lui ai tendu la main pour qu'il parle… » Richard Durn s'est livré à un officier mais s'est jeté, le lendemain, par le vasistas de la mansarde du quatrième étage. Persuadé de « sauter » de son poste, Péchenard explique à tous les pontes de la police et de la justice, les générations d'assassins et de terroristes non entravés, mis en confiance avant d'avouer sous les toits, «sans menottes aux poignets, sans lampe dans les yeux». Ajoutant : «On n'est pas à Guantanamo ici.» [9]

En janvier 2003, il "redore son blason (…) en élucidant en deux semaines l'affaire Abderrezak Besseghir, un bagagiste de Roissy injustement accusé de préparer un acte terroriste à la suite d'un complot monté par sa belle-famille"."[1]

Enseignements[modifier | modifier le code]

En dehors de ces fonctions, Frédéric Péchenard est professeur associé à l'École nationale supérieure de la police de Saint-Cyr-au-Mont d'Or. Il assure par ailleurs des conférences à l'Institut de criminologie de l'Université Paris II - Panthéon Assas.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il est Officier de la Légion d'honneur, Officier dans l'Ordre national du Mérite, médaillé de la Gendarmerie Nationale, Officier des Palmes académiques et médaillé d'honneur de la Police nationale.

Il est chevalier de la Légion d'honneur depuis le 30 juin 2004, et promu au grade d'Officier de la Légion d'honneur le [10].

Controverses[modifier | modifier le code]

Dans son livre de 2007[11] il revient sur sa longue relation avec l'ancien président de la république Nicolas Sarkozy.

Il précise cependant : « Oui, Nicolas Sarkozy et Frédéric Péchenard c'est de l'histoire ancienne. On ne jouait pas ensemble dans la cour de la maternelle, ni dans celle de l'école primaire et encore moins au lycée, comme ont cru bon de l'affirmer certains médias. J'ai connu Nicolas Sarkozy ainsi que ses frères, quand sa mère, après son divorce, est venue s'installer (avec ses fils) (…) à côté de chez nous. (…) Bien que n'étant pas compagnon de jeu du petit Nicolas, je l'ai croisé de manière très régulière, comme ses frères Guillaume et François sans que notre camaraderie aille au-delà.Les années passants, nos rapports ont continué de s'inscrire dans une relation de proximité familiale. Bref, les Sarkozy ont toujours fait partie de mon environnement familial. Comme les Péchenard ont toujours fait partie du leur (…) Chacun suivant sa propre route, je ne verrai plus Nicolas durant une vingtaine d'années, ente 1981 et 2002, à une exception près : lors de la prise d'otages dans la maternelle de Neuilly ».

Le , il a reconnu[12] sur France Info que c'est lui qui avait demandé à la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI) d’identifier le haut fonctionnaire qui avait informé un journaliste du quotidien Le Monde au sujet de l'Affaire Woerth-Bettencourt. Il expliquait dans Le Journal du dimanche, le 21 janvier 2012 [13] avoir " demandé aux services de renseignements non pas d’espionner des journalistes, mais d’identifier une personne au sein de l’appareil d’État, qui, en violant le secret professionnel, le secret de l’instruction mais aussi une certaine éthique, a fourni des informations confidentielles. Les services de renseignements ont identifié quelqu’un que l’on pouvait soupçonner, puis ont donné ces informations, conformément à l’article 40 du code de procédure pénale [14], au procureur de la République". Finalement, Frédéric Péchenard est totalement blanchi [15] Le Journal du dimanche, le 28 octobre 2011, on peut lire : "Frédéric Péchenard a été entendu vendredi par la juge Sylvie Zimmermann dans le cadre de l'affaire des "fadettes". Le patron de la police nationale est soupçonné d'être le commanditaire d'une enquête sur les factures téléphoniques détaillées du journaliste du Monde Gérard Davet. Les juges ont décidé de ne pas mettre en examen le chef de la police nationale."

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Frédéric Péchenard sur La République des Lettres
  2. « Décret du 31 mai 2012 portant nomination du délégué interministériel à la sécurité routière et délégué à la sécurité et à la circulation routières - M. Péchenard (Frédéric) »
  3. « Arrêté du 18 juin 2012 portant nomination du président du Conseil supérieur de l’éducation routière »
  4. Bertrand Gréco, « Péchenard : "Paris commence à ressembler au Bronx" », in lejdd.fr, 8 décembre 2013.
  5. a et b Frédéric Péchenard, un flic au sommet - Le Figaro, 28 mai 2010
  6. Valls remplace le trio de tête de la hiérarchie policière », Le Monde, le 30 mai 2012
  7. Décret du 4 décembre 2013 portant nomination d'un inspecteur général en service extraordinaire (inspection générale de l'administration) - Frédéric Péchenard
  8. Sophie de Ravinel, « Paris : NKM recrute le sarkozyste Frédéric Péchenard », in lefigaro.fr, 9 septembre 2013.
  9. Frédéric Péchenard, Crimes et châtiments - Libération, 19 mai 2003
  10. Décret du 13 juillet 2011 portant promotion à titre exceptionnel
  11. [Gardien de la Paix. Ed. Michel Lafon]]
  12. Frédéric Péchenard sur l’affaire Bettencourt : "J’ai demandé" l’identification de la source des journalistes - France Info, 9 septembre 2011
  13. http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Fadettes-affaires-de-ripoux-Frederic-Pechenard-se-confie-intrview-466288
  14. http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006574933&cidTexte=LEGITEXT000006071154
  15. [http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Actualite/Frederic-Pechenard-n-a-pas-ete-mis-en-examen-dans-le-cadre-de-l-affaire-des-fadettes-414419 Péchenard échappe à la mise en examen