1990 par pays en Europe

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Chronologie de l'Europe : Les évènements par pays de l'année 1990 en Europe. Les évènements thématiques sont traités dans 1990 en Europe

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Continent européen[modifier | modifier le code]

Albanie[modifier | modifier le code]

  • Janvier : Des milliers d’Albanais participent à des démonstrations contre le régime, cherchent refuge dans les ambassades étrangères ou partent par bateau pour l’Italie. De timides promesses de réformes ne satisfont pas les mécontents qui se plaignent de la misère et de l’absence de libertés.
  • 14 février : Instauration du multipartisme en Albanie.
  • 13 novembre : Évolution « démocratique » en Albanie (Ramiz Alia).
  • 11 décembre : Le multipartisme est proclamé en Albanie. Le parti communiste cède aux manifestations populaires et approuve le principe d’élections libres ouvertes à tous les partis.

Allemagne[modifier | modifier le code]

22 juin : Disparition de Checkpoint Charlie. Photographie du 14 novembre 1989
  • 8 janvier : Manifestations massives en RDA en faveur de la réunification allemande.
  • 25-26 janvier : la tempête Daria frappe le pays.
  • 10 février : Mikhaïl Gorbatchev accepte l'unification allemande mais hors de la structure de l'OTAN.
  • 13 février : L'OTAN et le Pacte de Varsovie réunis à Ottawa décident de la réduction des forces conventionnelles en Europe et discutent de la réunification allemande.
  • 8 mars : La RFA reconnaît la ligne Oder-Neisse.
  • 14 mars : Première réunion conférence 2+4 : +1 car la Pologne y est associée.
  • 18 mars : Déclaration d'indépendance de la RDA vis-à-vis de l'URSS, suite aux élections libres qui voient le succès de chrétiens démocrates (apparentés à la CDU au pouvoir en RFA). Le parti communiste, rebaptisé parti du socialisme démocratique, s’effondre.
  • 12 avril : Le chrétien démocrate (CDU) Lothar de Maizière est élu dernier chancelier de la RDA.
  • 28 avril : Au conseil européen de Dublin (sous présidence irlandaise), la communauté européenne se met d'accord sur la réunification allemande.
  • 5 mai : L'URSS refuse l'entrée de l'Allemagne réunifiée dans l'OTAN.
  • 18 mai : La RDA et la RFA signent un accord d'union économique et monétaire, étape vers la réunification.
    • Pour éviter une émigration massive de la main-d’œuvre de l’est vers l’ouest, le chancelier Kohl fait adopter, en dépit de l’opposition de nombreux économistes, la parité monétaire entre le deutschemark de la RFA et celui de la RDA ; les salaires, les retraites et l’épargne (jusqu’à 4000 DM) seront convertis au taux de un pour un ; d’énormes crédits (115 milliards de DM) sont prévus pour faciliter le passage à l’économie de marché.
  • 1er juin : Mikhaïl Gorbatchev et George H. W. Bush signent à Washington un traité de désarmement chimique.
  • 17 juin : Signature d'un accord de bon voisinage entre l'Allemagne réunifiée et la Pologne.
  • 21 juin : La Volksammer (assemblée est-allemande) et le Bundestag (assemblée ouest-allemande) reconnaissent solennellement la frontière Oder-Neisse, et ratifient le Traité d'État RDA-RFA.
  • 22 juin : Disparition à Berlin de Checkpoint Charlie, point de passage entre l'est et l'ouest depuis 1961.
  • 1er juillet : Entrée en vigueur de l'union économique et monétaire entre la RDA et la RFA : la réunification se fait sous les auspices du libéralisme. L’union monétaire entre dans les faits, mais sans union politique, elle n’incite guerre les entreprises occidentales à investir, d’autant que le coût du travail paraît désormais très élevé. Le gouvernement est-allemand de Lothar de Maizière accepte de négocier un second traité qui ne pourra s’appliquer qu’après l’accord des quatre puissances occupantes (États-Unis, URSS, Royaume-Uni, France).
  • 16 juillet : Lors d'une rencontre entre Helmut Kohl et Mikhaïl Gorbatchev, celui-ci accepte sous condition l'entrée de l'Allemagne réunifiée au sein de l'OTAN.
  • 23 août : La Volksammer (assemblée de la RDA) décide l'adhésion de la RDA à la RFA à compter du 3 octobre 1990. Avant la réunification, le Bundestag (RFA) et la Volkskammer (RDA) votent une résolution précisant que la frontière avec la Pologne ne sera pas remise en cause par les Allemands, en échange de quoi la Pologne renonce aux réparations de guerre et s’engage à respecter les droits culturels de sa petite minorité germanophone.
  • 31 août : Signature à Berlin du traité de réunification entre la RFA et la RDA.
  • 12 septembre : Traité de Moscou : 2+4 sur la réunification de l'Allemagne entre les deux Allemagnes et les quatre puissances d’occupation. Mikhaïl Gorbatchev renonce à son opposition à la participation de l’Allemagne à l’OTAN. Le pays est immédiatement un État pleinement souverain. Son armée sera réduite à 370 000 hommes. Aucune arme nucléaire ne pourra être déployée en ex-RDA que les soldats soviétiques quitteront au plus tard en 1994, contre versement d’une indemnité de 13 milliards de deutschemarks. Les quatre puissances abandonnent les droits et les responsabilités que leur donnait la victoire de 1945.
  • 3 octobre : Réunification de l'Allemagne de l'Est avec l'Allemagne de l'Ouest. Les cinq Länder de RDA rejoignent la RFA. La réunification s’effectue par une annexion de l’Est par l’Ouest.
  • 14 novembre : Accord frontalier entre la Pologne et l'Allemagne réunifiée, qui reconnaît la ligne Oder-Neisse.
  • 2 décembre : La CDU est reconduite au pouvoir à Bonn lors des élections.
  • Vigoureuse expansion économique en Allemagne au moment de la réunification (1990-1991), qui contraste avec la langueur qui frappe simultanément la France, le Royaume-Uni et l’Italie.

Belgique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 1990 en Belgique.

Bosnie[modifier | modifier le code]

  • 17 août : Révolution des troncs d'arbre. Knin et douze communes de l'arrière-pays de Split proclament leur autonomie au sein d'une « République serbe de Bosnie ». En septembre, les premiers incidents éclatent à Knin entre Serbes et Croates de Croatie.

Bulgarie[modifier | modifier le code]

Croatie[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 1990 en France.
  • 27 août : la France adopte une attitude de fermeté dans la crise du golfe.

Grèce[modifier | modifier le code]

Hongrie[modifier | modifier le code]

  • 25 mars-8 avril : victoire d’une coalition des partis de centre-droit lors des premières élections législatives libres depuis quarante-cinq ans en Hongrie. Le parti socialiste (MSZP) obtient 10,89 % des voix. Le référendum pour l’élection directe du président échoue faute de participants. L’Assemblée nationale choisit un écrivain, Árpád Göncz, à la tête de l’État. La Hongrie devient la première nation d’Europe centrale à rejoindre le Conseil de l’Europe.
  • 8 avril : déclaration d'indépendance de la Hongrie vis-à-vis de l'Union soviétique. La Hongrie aborde la transition dans un climat idéologique tendu, qui freine les mobilisations des énergies pour passer d’un système planifié à une économie de marché.
  • 23 mai : József Antall forme le premier gouvernement de l'après communisme en Hongrie (fin en 1993).
  • 4 août : Árpád Göncz, président de la République de Hongrie (fin en 2000).
  • 142 000 Tsiganes recensés en Hongrie.

Italie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 1990 en Italie.

Macédoine[modifier | modifier le code]

Pologne[modifier | modifier le code]

  • 9 décembre :
    • Lech Wałęsa est élu président de la Pologne. La double candidature à la présidentielle de Walesa et de Tadeusz Mazowiecki provoque l’éclatement de Solidarité. Walesa est élu au second tour, alors que près de la moitié des inscrits s’abstiennent. Déchirée entre ses rôles politiques et syndicaux, Solidarité perd beaucoup de son influence et ne compte plus que 2,3 millions d’adhérents au début des années 1990. Le pays reprend officiellement le nom de République de Pologne. Mazowiecki démantèle le système communiste (dissolution du Parti ouvrier unifié polonais) et consolide la transition vers la démocratie.
  • Le ministre des finances polonais, Leszek Balcerowicz, maîtrise l’hyperinflation et entreprend une rapide transition vers une économie de marché. Pour réduire la demande globale interne, il emploie conjointement les instruments budgétaires et monétaires : hausse des taux d’intérêts nominaux, réduction des dépenses publiques, augmentation des impôts, recherche d’un surplus budgétaire, fixation d’un taux de change bas et stable. Cette politique restrictive à des effets négatifs sur la croissance et sur l’emploi.

Roumanie[modifier | modifier le code]

  • Janvier : des milliers de mineurs sont envoyés à Bucarest pour réprimer des manifestations antigouvernementales.
  • 20 mai : déclaration d'indépendance de la Roumanie vis-à-vis de l'Union soviétique. Première premières élections pluralistes législatives depuis 44 ans et élection du président Ion Iliescu (Front de salut national). Il prend pour Premier ministre le très médiatique Petre Roman. Les manifestations populaires anticommunistes se poursuivent.

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Serbie[modifier | modifier le code]

Slovaquie[modifier | modifier le code]

Slovénie[modifier | modifier le code]

Suisse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 1990 en Suisse.

Tchécoslovaquie[modifier | modifier le code]

  • 8 juin : premières élections libres en Tchécoslovaquie depuis 1946, gagnées par les opposants au communisme. Le Forum civique de Václav Havel et ses alliés obtiennent la majorité des deux chambres du Parlement tchécoslovaque. Havel est réélu pour un mandat de deux ans et maintient Calfa, un ancien communiste, à la tête du gouvernement de coalition.
  • 9 juin : déclaration d'indépendance de la Tchécoslovaquie vis-à-vis de l'Union soviétique.

Ukraine[modifier | modifier le code]

Yougoslavie[modifier | modifier le code]

Union soviétique[modifier | modifier le code]

  • Début janvier, l'URSS disposait de 10 500 têtes nucléaires, auxquelles devaient d'ajouter quelque 66 000 autres têtes nucléaires au-delà de l'Oural, hors du contrôle du traité CFE.
  • 16 janvier : signature du décret de réhabilitaion du chef d'orchestre Mstislav Rostropovitch, ardent défenseur de la liberté d'expression et des valeurs démocratiques, ami de l'écrivain dissident Alexandre Soljenitsyne.
  • 31 janvier : ouverture du premier « McDonald's » à Moscou.
  • Février :
    • Mikhaïl Gorbatchev accepte, dans un discours au comité central, le « pluralisme politique ».
    • Elections pluralistes en Lituanie. Victoire de la coalition antisoviétique et indépendantiste Sajudis (Mouvement lituanien de la reconstruction), parti de Vytautas Landsbergis.
  • 11 mars : proclamation de l'indépendance de la Lituanie, Moscou impose un blocus.
  • 12 mars : institution de la propriété privée.
  • 15 mars : Mikhaïl Gorbatchev est élu président de l'Union des républiques socialistes soviétiques pour 5 ans. Le parti communiste abandonne son monopole du pouvoir politique en abrogeant l’article 6 de la Constitution. Le Politburo, qui avait été actif pendant les cinq premières années de la perestroïka perd une bonne partie de son pouvoir au profit de deux nouvelles institutions d’État, le Conseil présidentiel et le Conseil de la Fédération. En mars, alors que Gorbatchev est devenu président exécutif, les opposants remportent des succès importants lors d’élections locales.
  • 4 mai : indépendance de la Lettonie.
  • 8 mai : indépendance de l'Estonie.
  • 12 juin : proclamation de souveraineté de la République de Russie. Boris Eltsine, président du parlement de Russie, quitte le parti communiste.
  • 10 juillet : Gorbatchev est réélu secrétaire général au 28e congrès du Parti communiste.
  • 21 août[4] : proclamation d’indépendance de la minorité gagaouze en Moldavie.
  • 2 septembre : sécession de la République moldave de Transnistrie vis-à-vis de la Moldavie.
  • 15 octobre : Mikhaïl Gorbatchev reçoit le prix Nobel de la paix.
  • Octobre : Gorbatchev effectue un « virage à droite » (fin en mars 1991) pour apaiser les conservateurs. Mais il ne gagne pas pour autant leur faveur, tout en perdant le soutien d’une bonne partie des démocrates qui se rallient à Eltsine. Sa popularité chute (81 % en décembre 1989, 52 % un an plus tard). Il abandonne le programme économique des 500 jours, abolit le Conseil présidentiel, promeut des conservateurs hostiles aux réformes.
  • 20 décembre : le ministre des Affaires étrangères Edouard Chevardnadze démissionne en signe de protestation contre « la montée de la dictature ».
  • Crise alimentaire.
  • Un groupe d’économistes dirigé par Stanislas Chataline propose un « programme de 500 jours » radical, où n’apparaît pas le mot « socialisme ». Il prône une vaste privatisation, un large transfert des pouvoirs aux républiques constituant l’URSS et la mise en place rapide d’institutions offrant un cadre stable pour le fonctionnement d’une économie de marché. Soutenu au départ par Gorbatchev, le plan se heurte à l’opposition des secteurs menacés dans leurs privilèges, qui font valoir que le délai est trop court. Gorbatchev opte pour un compromis qui mécontente tout le monde.

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]