Sénégambie

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Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Confédération de Sénégambie.

Historiquement, la Sénégambie désigne une aire géographique correspondant approximativement aux bassins des fleuves Sénégal et Gambie. Ismaël Lô a sorti une chanson du nom de Sénégambie dans son album Iso.Mais il est important de noter qu'a 'origine l'espace dite Sénégambie est différente aussi du sénegal plus la gambie.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L’étude du Néolithique sénégambien montre que la région est loin d’être entièrement prospectée. Mais il est permis de noter que le Néolithique s’est épanoui avec bonheur à travers les vestiges recueillis : industrie lithique, osseuse, poterie, œuvres d’art, etc. qui témoignent d’activités variées. Les haches de la carrière Diakité, fabriquées à partir d’une matière première en provenance de la bordure orientale du Sénégal, seraient le témoignage d’une mobilité humaine sur une distance d’environ 600 km, au cours du Néolithique sénégambien[1].

La culture matérielle de la zone se retrouve dans l’ouest africain saharo-soudanais qui présentait des conditions écologiques et bioclimatiques favorables à l’épanouissement de cultures sédentaires. Par ailleurs, les représentants des Néolithiques sénégambiens nous sont connus à travers un spécimen unique découvert à Khant, un amas en voie de disparition du fait de sa transformation en une carrière. Par ailleurs, l’insuffisance des fouilles archéologiques, combinée à la nature des stations qui sont de plein air, explique les lacunes constatées, lesquelles ne cessent d’empirer. Si des problèmes chronologiques et d’affinités des faciès néolithiques n’ont pas été véritablement résolus (il est possible de nommer les cultures sur la base des styles céramiques), d’autres menaces se sont manifestées, du fait des impératifs économiques et de la pression anthropique. Ainsi, l’immense majorité des sites préhistoriques (un important patrimoine) sont perdus ou en voie de l’être: Kounoune, Patte-d’Oie sont entièrement urbanisés, Cap-Manuel, etc. Ce dernier, site classé au titre de la loi de 1971, est en sursis du fait d’un projet de construction d’un hôtel. L’archéologie préventive s’impose avant qu’il ne soit trop tard[2].

Postérité[modifier | modifier le code]

Le toponyme est repris en 1982 pour désigner la Confédération de Sénégambie qui associe les deux pays pendant quelques années. Officialisée le 1er février 1982, elle est dissoute le 30 septembre 1989 par le Sénégal, lorsque la Gambie refuse de renforcer l'union.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Laurent Jean Baptiste Bérenger-Féraud, Les peuplades de la Sénégambie : histoire, ethnographie, mœurs et coutumes, légendes, etc., E. Leroux, Paris, 1879, 420 p.
  • (fr) Boubacar Barry, La Sénégambie du XVe au XIXe siècle. Traite négrière, Islam et conquête coloniale, Paris, L'Harmattan, 1991 (rééd.), 544 p. (ISBN 285802670X)

Liens externes[modifier | modifier le code]