Václav Havel

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Václav Havel
Václav Havel, en 2009.
Václav Havel, en 2009.
Fonctions
1er président de la République tchèque
2 février 19932 février 2003
(10 ans)
Élection 26 janvier 1993
Réélection 26 janvier 1998
Président du gouvernement Václav Klaus
Josef Tošovský
Miloš Zeman
Vladimír Špidla
Successeur Vladimír Špidla (intérim)
Václav Klaus
Président de la République fédérale
tchèque et slovaque

(10e chef de l'État tchécoslovaque)
29 décembre 198920 juillet 1992
(&&&&&&&&&&&&09342 ans, 6 mois et 21 jours)
Élection 29 décembre 1989
Président du gouvernement Marián Čalfa
Jan Stráský (en)
Prédécesseur Gustáv Husák
(président de la République socialiste de Tchécoslovaquie)
Marián Čalfa (intérim)
Successeur Jan Stráský (en) (intérim)
Biographie
Date de naissance 5 octobre 1936
Lieu de naissance Prague (Tchécoslovaquie)
Date de décès 18 décembre 2011 (à 75 ans)
Lieu de décès Hrádeček (en) (République tchèque)
Nationalité Drapeau de la République tchèque Tchèque
Parti politique Indépendant
Conjoint Olga Šplíchalová (en)
(1964-1996)
Dagmar Veškrnová
(1997-2011)
Diplômé de Sciences économiques, à l'École technique supérieure de Prague
Profession Dramaturge, essayiste

Signature

Václav Havel Václav Havel
Présidents de la République fédérale tchèque et slovaque
Présidents de la République tchèque

Václav Havel (API : /ˈvaːt͡slaf ˈɦavɛl/), né le 5 octobre 1936 à Prague, et mort le 18 décembre 2011 à Hrádeček (en), est un dramaturge, essayiste et homme d'État tchécoslovaque puis tchèque[1].

Durant la période communiste, il est une des figures de l'opposition à la République socialiste tchécoslovaque en tant que membre de la Charte 77. En 1989, il est une des figures de proue de la révolution de velours, qui met un terme au régime communiste. Il est ensuite président de la République fédérale tchèque et slovaque de 1989 à 1992, puis président de la République tchèque de 1993 à 2003. Politicien atypique, généralement estimé comme une « personnalité extraordinaire » dans son pays[2], il est souvent appelé le « président-philosophe » et sa vie a été qualifiée d'« œuvre d'art » par l'écrivain Milan Kundera[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse sous le pouvoir communiste[modifier | modifier le code]

Václav Havel naît au sein d'une famille de la bourgeoisie praguoise : « une famille d'entrepreneurs richissimes, propriétaires de studios de cinéma et de dizaines d'immeubles dans la capitale[4] ». Après la libération du pays de l’occupant nazi par l'Armée rouge et l'arrivée au pouvoir des communistes en 1948, sa famille est dépossédée de ses biens et accusée d'avoir collaboré avec les nazis. Ses parents seront obligés de travailler comme ouvriers dans l'usine qu'ils avaient créée[5]. À partir de son adolescence, le jeune Václav s'intéresse beaucoup à la poésie, et écrit de nombreux poèmes, ce qui surprend beaucoup son père[6]. Après la fin de sa scolarité obligatoire, en 1951, le jeune Havel se trouve, comme la plupart des membres de l'élite, taxé d'« ennemi de classe » et donc interdit d'études par le régime. Il ne peut ainsi entrer à l'université pour suivre les études de littérature et de cinéma comme il le souhaitait[5].

Dès ses quinze ans, il forme un groupe avec des amis, tous nés en 1936, qu'ils appellent « les trente-six ». Ils organisent des rencontres et des séminaires dans lesquels ils discutent très librement de l'oppression du régime socialiste, recherchent avidement des ouvrages d'auteurs interdits, et publient une revue dactylographiée, sans avoir conscience que ce qu'ils font est extrêmement dangereux : s'ils avaient eu dix-huit ans, ils se seraient tous retrouvés en camp de concentrations staliniens ou condamnés à mort[7]. C'est grâce à l'un des membres de ce groupe qu'il découvre Franz Kafka, auteur interdit à l'époque (il sera autorisé à partir de 1963), qui restera durant toute sa vie son auteur préféré et la principale source d'inspiration de son œuvre théâtrale[8].

Cette marginalisation sociale lui est d'ailleurs imposée alors qu'il refusait déjà lui-même d'être reconnu plus pour sa « position sociale favorable » que pour son esprit. Pendant quatre ans, alors qu'il est apprenti-technicien dans un laboratoire de chimie, Havel assiste à des cours du soir, complétant ainsi sa formation préuniversitaire qui lui permet d'entreprendre des études d'économie à l'École technique supérieure de Prague (České vysoké učení technické v Praze), bien qu'il aurait préféré entrer à la Faculté de cinéma de l'Académie des arts de Prague (où enseignait Milan Kundera), ce qui s'est révélé impossible à cause de son origine sociale[6]. Encouragé par tradition familiale à s'intéresser aux valeurs humaines de la République tchécoslovaque, Václav Havel commence dès l'âge de dix-neuf ans à publier articles et nouvelles, en particulier dans des revues liées au théâtre.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Pendant son service militaire, Václav monte avec deux de ses amis, Andrej Krob et Karel Brynda (plus tard dramaturge principal du théâtre d'Ostrava), l'ensemble théâtral de son régiment, avec une pièce attribué à Pavel Kohout (qui en réalité n'existe pas : ce sont les trois amis eux-mêmes qui ont écrit la pièce) intitulée Les nuits de septembre, dans laquelle Havel joue le rôle d'un brigadier négatif. Cela permet à leur groupe d'amis de fuir la monotonie du service militaire, et d'aller dans des festivals, où ils rencontrent un certain succès. La pièce est jugée trop dangereuse pour l'esprit de l'armée, et le groupe doit renoncer aux médailles et aux prix[9].

Après son service militaire, il travaille comme éclairagiste[5] au théâtre ABC, puis plus tard, dès 1960, au théâtre sur la Balustrade (Divadlo na zábradlí). C'est là qu'il rencontre Olga, comédienne, qu'il épouse en 1964[10]. Ce deuxième théâtre produit sa première pièce, la Fête en plein air (Zahradní slavnost) (1963), une pièce présentant d'une remarquable manière la forte régénération des tendances qui prévalaient dans la culture et la société tchèque dans les années 1960 et qui a culminé lors du Printemps de Prague de 1968. Pour lui, son action dans la vie publique et culturelle est un moyen de promouvoir son idéal démocratique. Pour vivre, il travaille en parallèle comme manœuvre dans une brasserie industrielle[5].

Václav Havel est d'abord inspiré par le théâtre de l'absurde et l'héritage kafkaïen, puis sa parole dissidente prend le dessus. Le grand nom qu'il s'est fait dans les années 1960, grâce à son œuvre dramatique, et à la censure que lui imposent le régime politique, font que, dans les années 1970, Havel entre résolument dans la dissidence, pour rédiger un vibrant plaidoyer politique en faveur des droits de l'Homme : le manifeste de la Charte 77.

Représentant de l'opposition tchécoslovaque[modifier | modifier le code]

Après l'invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes soviétiques en 1968, qui marque la fin du processus de libéralisation du Printemps de Prague, Václav Havel n'a pas abandonné ses convictions, dont il trouvait inspiration dans les écrits de Jan Patočka et Martin Heidegger[11],[12], comme de nombreux dissidents tchèques de son époque. Il a été président du Cercle des écrivains indépendants, puis membre actif au sein du club des Sans-parti engagés. Son engagement lui coûte une censure de ses pièces : en 1971, ses pièces sont interdites[10]. En 1974, il travaille dans une brasserie. La communauté internationale remarque ce dissident, notamment en raison de sa lettre ouverte adressée au président Gustáv Husák, en 1975, où il dénonce la situation de la société et la responsabilité du régime politique[10]. Il est perçu dès lors comme un représentant de l'opposition intellectuelle tchécoslovaque. En tant que citoyen, il proteste contre l'oppression intense qui marque ce que la gauche au pouvoir nomme la « normalisation ». En 1977, il est l'un des cofondateurs, et l'un des trois porte-paroles de la « Charte 77 », une organisation de défense des droits de l'homme en Tchécoslovaquie. Son action le mène en prison à trois reprises, où il aura passé près de cinq ans, entre 1977 et 1989[10]. C'est alors qu'il écrit (en 1978) un essai, « Le Pouvoir des sans-pouvoir », dans lequel il analyse les mécanismes de la mauvaise raison d’État qui prive selon lui les citoyens ordinaires de toute capacité d'influer sur le cours réel de leur vie : mécanismes qui conduiraient à la résignation des individus et aussi à leur démission morale, stérilisant en fait la dynamique sociale. Derrière cette analyse, il veut démontrer la force de la résistance morale et de la vie. Cet essai obtient un impact non seulement chez les dissidents tchécoslovaques, mais aussi dans les mouvements d'opposition des autres pays socialistes.

Révolution de velours[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolution de velours.

En novembre 1989, à cause de ses séjours répétés en prison pour ses écrits politiques, Václav Havel est un dissident très connu de l'opinion publique et est spontanément placé par la foule à la tête du mouvement « forum civique », une association unie des mouvements d'opposition et d'initiative démocratique[13]. Sa présence et ses interventions dans les manifestations attirent des foules de plus en plus nombreuses. Il devient alors un personnage clé de la Révolution de velours, qui culmine du 16 novembre au 29 décembre 1989[10].

La présidence de la République[modifier | modifier le code]

Václav Havel en 1992 au Forum économique mondial de Davos, en compagnie de Klaus Schwab et du prince Charles.

En décembre 1989, Václav Havel est investi par un courant d'opinion unanime et n'a donc aucune difficulté à évincer l'ancien secrétaire général du PC Alexander Dubček, qui doit se contenter de la présidence de l'Assemblée fédérale.

Après la démission du président Gustáv Husák, en attendant des élections parlementaires, Havel est élu président intérimaire de la Tchécoslovaquie, par l'Assemblée fédérale, composée pourtant à 80 % de députés communistes. Le nouveau président n'envisageait pas du tout l'accès à ce poste les jours précédant la chute du régime et dut se faire un peu prier. Il finit par accepter cette fonction à titre intérimaire : aussi, son mandat devait expirer quarante jours après les premières élections parlementaires libres qui devaient suivre. Mais, comme Havel l'a lui-même rappelé, « l'intérim a duré 13 ans » : les parlementaires élus démocratiquement le reconduisirent à la présidence de la République en juillet 1990. — Václav Havel est ainsi l'un des très rares hommes d'État à avoir accédé au pouvoir sans l'avoir vraiment souhaité.

En tant que président de la République fédérale tchèque et slovaque, il rencontra très vite tous les chefs des États européens, ainsi que les présidents des États-Unis, de l'URSS et de nombreux autres pays. Son action sur la scène internationale permit au pays d'avoir de nouvelles relations avec l'extérieur. En politique intérieure, Václav Havel a conduit de grands changements démocratiques dans l'administration du pays et dans la démocratisation de la société. Il est reconnu comme un président non partisan, indépendant de tout parti politique et une autorité essentielle sur la scène politique ainsi que dans les relations entre Tchèques et Slovaques.

Le 20 juillet 1992, Havel démissionna de ses fonctions présidentielles lorsque la partition entre Tchèques et Slovaques devint inéluctable, partition à laquelle il fut longtemps opposé[5]. Après son retrait, il délaisse la vie publique pendant deux mois. En septembre 1992, il tombe d'accord avec la proposition du gouvernement : que le président soit élu par les deux Chambres du Parlement, qu'il ne puisse pas être révoqué par celui-ci et qu'il ait le droit de le dissoudre. En retour, en janvier 1993, Václav Havel est élu président de la nouvelle République tchèque indépendante, devenant le premier détenteur de cette fonction.

Fumeur réputé[évasif], le président Havel fut opéré, en 1996, d'un cancer du poumon dont il se rétablit[5].

Réélu en 1998, pour un nouveau mandat de cinq ans, il laisse le pouvoir présidentiel à son ancien président du gouvernement, Václav Klaus, en 2003.

La guerre d'Irak (2003)[modifier | modifier le code]

Václav Havel s’est rallié sans la moindre réserve à la guerre d'Irak de George W. Bush. Dans les derniers jours de sa présidence, il signe « la lettre des huit » avec sept autres dirigeants européens[14]. Cette lettre de soutien à l'Administration Bush[15] dans sa décision d'envahir l'Irak fut publiée par le Wall Street Journal, propriété de Rupert Murdoch.

Ce journal faisait partie de la grande majorité des journaux américains qui approuvèrent la position des néo-conservateurs en faveur de la guerre d'invasion ainsi qu'à la campagne anti-française occasionnée par la décision du président Jacques Chirac d'éventuellement opposer le véto de la France à un vote du conseil de sécurité des Nations unies sur la question irakienne[16].

Après la présidence[modifier | modifier le code]

Václav Havel rencontrant le rabbin Karol Sidon (2008).
Václav Havel à la conférence « La Liberté et ses adversaires », à Prague (2009).

Si à l’étranger, il bénéficie d’une grande popularité, dans son pays, son étoile pâlit un peu[5]. Les Tchèques lui reprochent ainsi son remariage rapide après le décès soudain, en 1996[4], de sa femme Olga, avec Dagmar Veškrnová, une actrice de dix-sept ans sa cadette[5], ainsi que la récupération d'une grande partie de l'important patrimoine immobilier confisqué à sa famille par les communistes[5].

En novembre et décembre 2006, Václav Havel passe huit semaines aux États-Unis pendant lesquelles il donne des conférences et des cours magistraux à l'université Columbia et participe à un entretien public avec l'ancien président Bill Clinton. À la suite de ce séjour, il publie un recueil d'entretiens avec Karel Hvížďala, qui s'intitule À vrai dire (Prosím stručně) et qui se présente comme ses Mémoires. Il y raconte les anecdotes de son quotidien lors de sa présidence, et la difficulté pour un homme de lettres de se conformer aux protocoles du pouvoir. Il montre également que, malgré la chute du bloc soviétique et l'arrivée de la liberté politique, son pays n'est toujours pas libéré sur le plan économique ; il est très critique envers le capitalisme financier, qui méprise les hommes, les pays et leur(s) Histoire(s). Pour lui, une société ignorante de son passé, qui ne fait que courir vers la télévision et les grands magasins, court vers l'abîme[17].

En 2007, il publie Partir (Odcházení), une pièce sur l'abandon du pouvoir. Tout d'abord prévue pour le Théâtre national, elle est finalement proposée au théâtre de Vinohrady, dans lequel joue Dagmar Havlová, l'épouse de l'ancien président.

En 2008, en pleine polémique sur le déploiement du bouclier antimissile des États-Unis sur le territoire tchèque, il fait preuve d'atlantisme en déclarant « je crois qu'en l'occurrence on peut se comporter comme de vrais alliés et aider les États-Unis dans leur projet. » Pour le journal L'Humanité, cette attitude devait se comprendre comme une volonté de reprendre la Guerre froide[18].

En octobre 2010, après l'attribution du prix Nobel de la paix au Chinois Liu Xiaobo, Václav Havel déclare : « Liu Xiaobo est exactement ce citoyen engagé à qui une telle récompense appartient à juste titre… Je suis très satisfait qu'il soit le premier Chinois de l'Histoire à le recevoir… Je voudrais à nouveau saluer la naissance de la Charte 08 et tous ses signataires et leurs familles[19] ».

De santé fragile, Havel connaît des problèmes pulmonaires, par suite d'une pneumonie mal soignée pendant ses années de prison et de son cancer du poumon en 1996[20]. Il souffre de bronchite chronique et de problèmes cardiaques[20].

En mars 2011, il est hospitalisé et contraint de rester les mois suivants dans sa maison de campagne, dont il sort peu[20]. Il trouve tout de même la force de rencontrer le dalaï-lama de passage à Prague, et de signer une pétition pour que l'opposition russe s'unisse contre Vladimir Poutine, après les élections controversées du 4 décembre[21].

Václav Havel s'éteint dans son sommeil, le 18 décembre 2011, dans sa maison de campagne de Hrádeček (en), située à 150 km de Prague[4].

Hommages posthumes[modifier | modifier le code]

Un rassemblement spontané, place Venceslas, à Prague, le 18 décembre 2011, à l'annonce de la mort de l'ancien président Václav Havel.

Deuil national[modifier | modifier le code]

Le gouvernement tchèque a décrété un deuil national de trois jours (les 21, 22 et 23 décembre), pour que les Tchèques puissent rendre hommage à leur ancien président.

Une journée de deuil national a également été décrétée par le gouvernement slovaque le 23 décembre.

Déclarations à la nouvelle de sa mort[modifier | modifier le code]

  • « Havel a incarné les aspirations de la moitié d'un continent coupé par le Rideau de fer et aidé à défaire les liens de l'Histoire, conduisant à une Europe démocratique et unie. »Barack Obama, président des États-Unis.
  • La chancelière allemande Angela Merkel a salué « un grand Européen » : « Son combat pour la liberté et la démocratie était aussi inoubliable que sa grande humanité. Nous les Allemands, nous lui sommes particulièrement redevables. »
  • « L'Europe a une dette profonde vis-à-vis de Václav Havel [qui] a voué sa vie à la cause de la liberté humaine. Pendant des années, le communisme a tenté de l'écraser, et d'éteindre sa voix. Mais Havel, le dramaturge et le dissident, ne pouvait être réduit au silence. » — le Premier ministre britannique David Cameron.
  • « Avec la disparition de Václav Havel, la République tchèque perd l'un de ses grands patriotes, la France perd un ami, l'Europe perd l'un de ses sages. » — le président français Nicolas Sarkozy dans une lettre au président tchèque Václav Klaus.
  • Le président du Conseil italien Mario Monti a déploré la disparition d'un « grand homme d'État et d'un homme qui a lutté pour les valeurs dans lesquelles il croyait : liberté, démocratie et la dignité de tous les êtres humains — le fondement de la construction européenne. »

Funérailles nationales[modifier | modifier le code]

Des funérailles d'État se sont tenues le 23 décembre, à la cathédrale Saint-Guy du château de Prague, sous la présidence de l'archevêque de Prague, Mgr Dominik Duka.

Plusieurs ambassadeurs, ministres, chefs d'État et de gouvernement ainsi que d'autres dignitaires nationaux et étrangers furent présents, dont :

Pays Drapeau Délégation officielle Titre normalisé
Albanie Flag of Albania Sali Berisha Premier ministre
Allemagne Flag of Allemagne Christian Wulff Président fédéral
Arménie Flag of Arménie Edouard Charmazanov Vice-président de l'assemblée nationale
Autriche Flag of Austria Heinz Fischer
Margot Klestil-Löffler (en)
Président fédéral
Ancienne première dame
Belgique Flag of Belgium Philippe de Belgique
Didier Reynders
Prince héritier du trône
Ministre des Affaires étrangères
Bulgarie Flag of Bulgaria Nikolaï Mladenov
Jelio Jelev
Petar Stoyanov
Ministre des Affaires étrangères
Ancien président de la République
Ancien président de la République
Canada Flag of Canada David Lloyd Johnston Gouverneur général
Croatie Flag of Croatie Ivo Josipović
Stjepan Mesić
Président de la République
Ancien président de la République
Danemark Flag of Danemark Villy Søvndal Ministre des Affaires étrangères
Espagne Flag of Spain Pío García-Escudero Président du Sénat
Estonie Flag of Estonia Lembit Uibo Ambassadeur
États-Unis flag des États-Unis Hillary Rodham Clinton
Bill Clinton
Madeleine Albright
Norman Eisen (en)
Suzanne Vega
Secrétaire d'État
Ancien président
Ancienne secrétaire d'État
Ambassadeur
Auteur-compositrice-interprète
Finlande Flag of Finland Tarja Halonen Présidente de la République
France Flag of France Nicolas Sarkozy Président de la République
Géorgie Flag of Georgie Mikheil Saakachvili
Guiorgui Baramidze
Président de la République
Ministre des Affaires européennes
Hongrie Flag of Hungary Pál Schmitt Président de la République
Irlande Flag of Irlande Mary Robinson Ancienne présidente
Islande Flag of Iceland Ásta Ragnheiður Jóhannesdóttir (en) Présidente du Parlement
Israël Flag of Israël Yossi Peled (en) Ministre sans portefeuille
Italie Flag of Italie Gianfranco Fini Président de la Chambre des députés
Japon flag of Japan Ryuji Yamane (en) Vice-ministre des Affaires étrangères
Jordanie Flag of Jordan El Hassan ben Talal Prince
Kosovo Coat of arms of Kosovo Atifete Jahjaga Présidente
Lettonie Flag of Latvia Andris Bērziņš
Vaira Vīķe-Freiberga
Président de la République
Ancienne présidente de la République
Lituanie Flag of Lithuania Dalia Grybauskaitė
Vytautas Landsbergis
Présidente de la République
Ancien président de la République
Luxembourg Flag of Luxembourg Henri de Luxembourg
Jean Asselborn
Grand-duc
Ministre des affaires étrangères
Macédoine Flag of Macédoine Gjorge Ivanov Président de la République
Malte Flag of Malte Ugo Mifsud Bonnici Ancien président de la République
Moldavie Flag of Moldavie Petru Lucinschi Ancien président de la République
Monténégro Flag of Montenegro Filip Vujanović Président de la République
Norvège Flag of Norvège Dag Terje Andersen Président du Parlement
Pays-Bas Flag of the Netherlands Willem-Alexander des Pays-Bas
Uri Rosenthal
Prince héritier du trône
Ministre des Affaires étrangères
Pologne Flag of Poland Bronisław Komorowski
Lech Wałęsa
Bogdan Borusewicz
Aleksander Kwaśniewski
Tadeusz Mazowiecki
Président de la République
Ancien président de la République
Président du Sénat
Ancien président de la République
Ancien chef du gouvernement
Portugal Flag of Portugal Paulo Portas Ministre des Affaires étrangères
République tchèque Flag of Czech Republic Václav Klaus
Livia Mištinová (en)
Karel Schwarzenberg
Milan Štěch (en)
Miroslava Němcová
Petr Nečas
Karolína Peake
Jan Kubice
Miroslav Kalousek
Alexandr Vondra
Martin Kuba
Jiří Pospíšil
Jaromír Drábek
Petr Bendl
Leoš Heger
Josef Dobeš
Tomáš Chalupa
Alena Hanáková
Kamil Jankovský
Pavel Dobeš
Jan Fischer
Mirek Topolánek
Petr Pithart (en)
Martin Bursík
Ondřej Liška
Pavel Rychetský (en)
Marta Kubišová
Ivan Král
Président de la République
Première dame
Ministre des Affaires étrangères
Président du Sénat
Présidente de l'Assemblée des députés
Président du gouvernement
Vice-présidente du gouvermement
Ministre de l'Intérieur
Ministre des Finances
Ministre de la Défense
Ministre de l'Industrie et du Commerce
Ministre de la Justice
Ministre du Travail et des Affaires sociales
Ministre de l'Agriculture
Ministre de la Santé
Ministre de l'Éducation
Ministre de l'Environnement
Ministre de la Culture
Ministre du Développement régional
Ministre des Transports
Ancien président du gouvernement
Ancien président du gouvernement
Ancien président du gouvernement
Ancien ministre
Ancien ministre
Président du Conseil constitutionnel
Chanteuse
Musicien
Roumanie Flag of Roumanie Traian Băsescu
Emil Constantinescu
Président de la République
Ancien président de la République
Royaume-Uni Flag of Royaume-Uni David Cameron
John Major
Michael Žantovský (en)
Premier ministre
Ancien Premier ministre
Ambassadeur
Russie Flag of Russie Vladimir Loukine Médiateur pour les Droits de l'homme
Slovaquie Flag of Slovaquie Ivan Gašparovič
Iveta Radičová
Mikuláš Dzurinda
Rudolf Schuster
Président de la République
Présidente du gouvernement
Ministre des Affaires étrangères
Ancien président de la République
Slovénie Flag of Slovenia Danilo Türk
Milan Kučan
Président de la République
Ancien président de la République
Suède Flag of Suède Carl Bildt Ministre des Affaires étrangères
Suisse Flag of Suisse Eveline Widmer-Schlumpf Conseillère fédérale
Tibet Flag of Tibet Samdhong Rinpoché Chef du gouvernement en exil
Ukraine Flag of Ukraine.svg Konstantin Grichtchenko Ministre des Affaires étrangères
Vatican Flag of the Vatican City.svg Giovanni Coppa Cardinal
Union européenne flag of Europe José Manuel Barroso
Jerzy Buzek
Štefan Füle
Président de la Commission européenne
Président du Parlement européen
Commissaire européen à l'Élargissement
OTAN Flag of NATO.svg Claudio Bisognier Secrétaire général délégué

Citations[modifier | modifier le code]

  • « L'indépendance n'est pas un état de choses. C'est un devoir[22]. »
  • « La sauvegarde de notre monde humain n'est nulle part ailleurs que dans le cœur humain, la pensée humaine, la responsabilité humaine. »
  • « L'élément tragique pour l'homme moderne, ce n'est pas qu'il ignore le sens de sa vie, c'est que cela le dérange de moins en moins. »
  • « Il est toujours payant de faire preuve de méfiance vis-à-vis des mots, de les surveiller, et on ne sera jamais trop prudent dans ce domaine. On gâche moins de choses en se méfiant des mots qu'en leur accordant une confiance excessive. D'ailleurs n'est-ce pas justement là, dans la méfiance face aux mots et dans la dénonciation des horreurs qui peuvent discrètement sommeiller en eux, que réside la mission la plus spécifique de l'intellectuel ? Jadis, à Prague, mon cher prédécesseur à la tribune, André Glucksmann comparait l'intellectuel à Cassandre, car il a pour devoir de bien entendre les paroles des puissants, de les surveiller, de crier gare et de prophétiser le mal qu'elles peuvent signifier ou entraîner. »

Affiliations[modifier | modifier le code]

Il est membre honoraire du Club de Rome[23] et membre d'honneur du Club de Budapest dont il fut le premier à recevoir le prix Conscience planétaire en 1996[24].

Un homme politique atypique[modifier | modifier le code]

Connu pour son sens aigu de l'absurde et de l'autodérision, Václav Havel choisit parmi ses premières décisions, au printemps 1990, de nommer comme ambassadeur à Moscou, le fils de l'ancien secrétaire général du Parti communiste tchécoslovaque, Rudolf Slánský, pendu en 1952, sur pression de Staline, le dissident Rudolf Slánský fils (cs). La presse de Prague qualifia cette décision de meilleur exemple de l'humour tchèque.

Quand le pape Jean-Paul II vint en visite officielle à Prague, juste après la Révolution de Velours, le président Havel, pourtant catholique non-pratiquant, se confessa à lui et cette démarche, très personnelle, fut révélée par le communiqué officiel.

Le groupe Toy Matinee (en) avec Kevin Gilbert et Patrick Leonard lui ont dédié une chanson dans leur premier album sorti en 1991 : Remember My name.

Samuel Beckett, qui fut prix Nobel de littérature, lui dédia sa pièce Catastrophe, en 1982, alors que le dissident Havel se trouvait en prison pour son engagement anticommuniste.

Václav Havel fut proche de Frank Zappa, qui soutint dès le début la dissidence tchèque. Son Premier ministre d'alors et futur successeur, Václav Klaus, lui reprocha d'avoir envoyé des condoléances le jour de la mort du guitariste, alors que des grands hommes tchèques meurent chaque jour sans tant d'honneur[25]. Havel était également un très grand admirateur du groupe Velvet Underground, et est toujours resté culturellement proche du rock.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Recueils de poèmes[modifier | modifier le code]

  • (cs) Čtyři rané básně(fr)… ; (en) Four Early Poems
  • (cs) Záchvěvy I & II, 1954(fr)… ; (en) Quivers I & II
  • (cs) První úpisy, 1955(fr)… ; (en) First promissory notes
  • (cs) Prostory a časy, 1956(fr)… ; (en) Spaces and times
  • (cs) Na okraji jara (cyklus básní), 1956(fr)… ; (en) At the edge of spring (poetry cycle)
  • (cs) Antikódy, 1964(fr)… ; (en) Anticodes

Œuvres dramatiques[modifier | modifier le code]

  • Pièce en un acte :
    • (cs) Rodinný večer, 1960(fr) Soirée en famille (traduction de Xavier Galmiche et Aurélie Rouget-Garma), l'Espace d'un instant (ISBN 978-2-915037-52-4) ; (en) A Family Evening
    • (cs) Vyrozumění, 1965(fr) Mémorandum ; (en) The Memorandum
    • (cs) Ztížená možnost soustředění, 1968(fr) Plus moyen de se concentrer !, avec Le Rapport dont vous êtes l'objet (Vyrozumění, 1965) (ISBN 978-2-0707-2582-3 et 978-2-7498-0070-7) ; (en) The Increased Difficulty of Concentration
    • (cs) Anděl strážný, 1968(fr) L'Ange gardien (traduction de Katia Hala), l'Espace d'un instant (ISBN 978-2-915037-52-4) ; (en) Guardian Angel
    • (cs) Motýl na anténě, 1968(fr) Un papillon sur l'antenne (traduction Jean-Philippe Bayeul), l'Espace d'un instant (ISBN 978-2-915037-52-4) ; (en) A Butterfly on the Aerial
    • (cs) Spiklenci, 1971(fr)… ; (en) The Conspirators
    • (cs) Audience, 1975(fr) L'Audience ; (en) Audience (Conversation)
    • (cs) Vernisáž, 1975(fr) Vernissage ; (en) Unveiling (Private View)
    • (cs) Protest, 1978(fr) Pétition ; (en) Protest
  • Pièce en quatre tableaux :
    • (cs) Zahradní slavnost, 1963(fr) Fête en plein air (traduction de François Kérel) ; (en) The Garden Party
  • Pièce en cinq tableaux :
  • Pièce en sept tableaux :
  • Pièce en dix tableaux :
    • (cs) Pokoušení, 1985(fr) Tentation (traduction de Erika Abrams), Gallimard, 1991, Coll. « Le manteau d'Arlequin », 222 p., incluant Assainissement (Asanace, 1987) (ISBN 978-2-0707-2409-3) ; (en) Temptation
  • Pièce en douze tableaux :
    • (cs) Vyrozumění, 1965(fr) Le Rapport dont vous êtes l'objet (traduction de Milan Kepel), Gallimard, 1992, Coll. « Le manteau d'Arlequin », 181 p. incluant Plus moyen de se concentrer ! (Ztížená možnost soustředění, 1968) (ISBN 978-2-0707-2582-3 et 978-2-7498-0070-7)
  • Pièce en quatorze tableaux :
  • Autres pièces :
    • (cs) Autostop (avec Ivan Vyskočil), 1961(fr) Auto-Stop (traduction Katia Hala), l'Espace d'un instant (ISBN 978-2-915037-52-4)
    • (cs) Žebrácká opera, 1972(fr) L'Opéra de quat'sous ; (en) The Beggar's Opera. Translated by Paul Wilson. Ithaca: Cornell University Press, 2001.
    • (cs) Chyba, 1983(fr) Erreur ; (en) Mistake
    • (cs) Asanace, 1987(fr) Le Redéveloppement ; (en) Redevelopment
    • (cs) Perpetuum mobile, 1989(fr) Mouvement perpétuel (Perpetuum mobile), l'Espace d'un instant (traduction Jean-Philippe Bayeul) (ISBN 978-2-915037-52-4)
    • (cs) Odcházení, 2007(fr) Partir ; (en) Leaving

Essais[modifier | modifier le code]

  • (cs) Dopis Gustávu Husákovi, 1975(fr) Lettre ouverte à Gustáv Husák[26] ; (en) An Open Letter to Dr. Husak, General Secretary of the Czechoslovak Communist Party. In "Václav Havel or Living in Truth", edited by Jan Vladislav. London: Faber & Faber, 1986
  • (cs) Moc bezmocných, 1978(fr) Le Pouvoir des sans-pouvoir, Calmann-Lévy, Collection « Essais politiques », Paris, 1989[26] ; (en) The Power of the Powerless : Citizens Against the State in Central-Eastern Europe. Translation by Paul Wilson. Hutchinson, Londres, 1985
  • (cs) Pokus žít v pravdě, 1980(fr) Tentative de vivre dans la vérité ; (en) Living in Truth. Twenty-two essays published on the occasion of the award of the Erasmus Prize to Vaclav Havel. Edited by Jan Vladislav, Faber and Faber Londres, Boston, 1989
  • (cs) Dopisy Olze, 1983(fr) Lettres à Olga, préfacées par Marcel Maréchal et Edgar Morin, traduction du tchèque par Jan Rubeš, Éditions de l'Aube, (1re édition 1990 (ISBN 978-2-8767-8048-4)), 3e édition, 1999 (ISBN 978-2-8767-8337-9) ; (en) Letters to Olga: June 1979 - September 1982. Translated from Czech with an Introduction by Paul Wilson, Alfred A. Knopf, New York, 1988 ; Faber and Faber, Londres, Boston, 1990
  • (cs) O lidskou identitu, 1984(fr) Pour l’identité humaine
  • (cs) Dálkový výslech, 1987(fr) Interrogatoire à distance (traduction par Jan Rubeš), Éditions de l'Aube, Paris, 1989
  • (cs) Muka svobody, 1994(fr) L'Angoisse de la liberté
  • (cs) Očekává se, 1997(fr) Il est permis d'espérer, Calmann-Lévy, Collection « Liberté de l'esprit », 1998, 120 p. (ISBN 978-2-7021-2796-4 et 2-7021-2796-7)
  • (cs) Letní přemítání, 1991(fr) Méditations d'été (traduit par Jan Rubeš), Éditions de l'Aube, 164 p. (ISBN 2-8767-8100-X)
  • (cs) Pro postmoderní politické, 2003(fr) Pour une politique post-moderne (ISBN 978-2-8767-8505-2)
  • (cs) Pravda a láska musí zvítězit nad lží a nenávistí, 2007(fr) L'amour et la vérité doivent triompher de la haine et du mensonge
  • (cs) Prosím stručně. Rozhovor s Karlem Hvížďalou, poznámky, dokumenty, 2006(fr) À vrai dire… : Livre de l'après-pouvoir (entretiens avec Karel Hvízďala, réalisés en 2006, traduction de Jan Rubeš), Éditions de l'Aube, Collection « Document », 435 p. (ISBN 978-2-7526-0303-6 et 2-7526-0303-7) ; 2008 (ISBN 978-2-7526-0501-6)
  • 2007(fr) Regards sur la France, ouvrage collectif, Seuil (ISBN 978-2-0205-7273-6)
  • (fr) Le cauchemar du monde post-communiste (avec Joseph Brodsky), Anatolia, 1994 (ISBN 978-2-9098-4811-2 et 2-9098-4811-6)
  • (fr) Le Printemps tchécoslovaque 1968 (François Fejtö, Jacques Rupnik, Pavel Tigrid, préface de Václav Havel)[27], Éditions Complexe, 2008 (ISBN 978-2-8048-0151-9 et 2-8048-0151-9)
  • (fr) Sur l'Europe (avec François Mitterrand) (ISBN 2-8767-8072-9[à vérifier : isbn invalide])
  • (cs) Pražský hrad a jeho umělecké poklady, — (fr) Le Château de Prague et ses trésors d'art (Tomáš Vlček (cs), Prince C. Schwarzenberg, Ivo Hlobil) Préface de Václav Havel, Bibliothèque des arts, 2000 (ISBN 978-2-8504-7163-6)
  • (fr) Essais politiques rassemblés par Roger Errera et Jan Vladislav, Seuil, 1991 (ISBN 2-02-012896-9) Calmann-Lévy, 1994 (ISBN 2-7021-1827-5) : "Lettre ouverte à Gustáv Husák" (Dopis Gustávu Husákovi) (1975), "Le Pouvoir des sans-pouvoir" (Moc bezmocných) (1978), "La Politique et la Conscience" (Politika a Svědomí) (1984), "L’Anatomie d'une réticence" (Anatomie jedné zdrženlivosti) (1986).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages sur Václav Havel[modifier | modifier le code]

  • (cs) Eda Kriseová (cs), Václav Havel: Životopis(fr) Václav Havel : la biographie autorisée (traduction de Jan Rubeš), Éditions de l'Aube, collection « Regards croisés », 1991, 380 p. (ISBN 2-8767-8067-4 et 978-2-8767-8067-5) ; (en) Václav Havel : The Authorized Biography. New York: St. Martin’s Press, 1993

Récompenses internationales[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Après la partition de la Tchécoslovaquie, en 1993.
  2. « Václav Havel - la biographie » et « Articles correspondants », sur Radio Prague.
  3. « Václav Havel, ex-président tchèque », interview (transcription et extrait vidéo du 26 juin 2008, en traduction simultanée) sur France 24, le 22 août 2008.
  4. a, b et c « Décès de l'ex-président tchèque Vaclav Havel, héros de la «Révolution de Velours» », Agence France-Presse,‎ 18 décembre 2011 (lire en ligne).
  5. a, b, c, d, e, f, g, h et i Alain Guillemoles, « Vaclav Havel, intellectuel en politique, est mort », dans LaCroix.com, dimanche 18 décembre 2011.
  6. a et b Eda Kriseová, « Václav Havel : la biographie », op. cit., page 32.
  7. Eda Kriseová, « Václav Havel : la biographie », op. cit., p. 17.
  8. Eda Kriseová, « Václav Havel : la biographie », op. cit., p. 20.
  9. Eda Kriseova, « Václav Havel : la biographie », op. cit.
  10. a, b, c, d et e « Vaclav Havel (1936-2011) », sur touteleurope.eu, 23 décembre 2011.
  11. Pourtant Heidegger écrivait que « l'Europe était prise en tenailles entre la Russie, d'un côté, et l'Amérique, de l'autre » et que « d'un point de vue métaphysique, la Russie et l'Amérique sont une seule et même chose ; la même frénésie tristement technologique, la même organisation illimitée de l'homme. »
  12. Jacques Rupnik, « Les meilleurs amis de l'Amérique en Europe » (Les perceptions et les politiques de l'Europe centrale et orientale à l'égard des États-Unis), dans Le Banquet, no 21, Collectif, Les États-Unis vus d'ailleurs - Actualités - Varia - À l'epreuve de la critique politique - Miettes critiques, Cerap, Paris 2004, 503 p. (ISBN 2-9106-2115-4 et 2-9106-2115-4).
  13. Charles Coudoré, « Disparition de Václav Havel : L’icône de la révolution de velours s’est éteinte », Le Taurillon,‎ 19 décembre 2011 (lire en ligne).
  14. « Initiative hispano-britannique pour l'union de l'Europe et des États-Unis contre l'Irak et le terrorisme — Europe-Espagne-Irak : l'Appel des huit (texte intégral) vise l'antiaméricanisme et l'axe franco-allemand », sur latinreporters.com le 4 février 2003.
  15. (en) « Leaders' statement on Iraq: Full text », par Tony Blair, Silvio Berlusconi, Václav Havel, José Manuel Barroso, Péter Medgyessy, José María Aznar, Leszek Miller et Anders Fogh Rasmussen, sur la BBC.
  16. Peter Steiner (traduit du tchèque par Carole Paris-Formánek), « Václav Havel et l'invasion de l'Irak », sur vulgo.org, texte de 15 pages avec références, publié le 28 et 30 octobre 2006.
  17. Gilles Heuré, « Václav Havel, le dissident devenu président », sur telerama.fr les 18-19 décembre 2011.
  18. Bruno Odent, « Vaclav Havel : du beau combat du dissident à l'alignement du chef d’État », L'Humanité, 19 décembre 2011.
  19. « Nobel de la paix à Liu Xiaobo : le monde applaudit, Pékin dit sa colère », Le Nouvel Observateur, 9 octobre 2010.
  20. a, b et c « Václav Havel est mort » dans lemonde.fr, 18 décembre 2011.
  21. Sylvie Kaufmann, « Le précieux héritage de Václav Havel », lemonde.fr les 18-19 décembre 2011.
  22. Václav Havel, Méditations d'été, op. cit.
  23. (en) « The Club of Rome Honorary Members: Václav Havel († December 18, 2011) ».
  24. (en) « The Club of Budapest: Awards — The Laureats of the Planetary Consciousness Award 1996—2004 ».
  25. Véronique Soulé, « Un peu à l'ouest », liberation.fr le 25 avril 2007.
  26. a et b Disponible en français dans les Essais politiques rassemblés par Roger Errera et Jan Vladislav, op, cit.
  27. Ouvrage issu d'un colloque tenu en 1998.
  28. « Les Docteurs Honoris Causa de l'Université libre de Bruxelles », Université libre de Bruxelles,‎ 1973-2010+ (lire en ligne).
  29. (en) « The Club of Budapest: Awards — Václav Havel », du Club de Budapest: « The first winner of the Planetary Consciousness Award had been President Václav Havel of the Czech Republic. He had been awarded for his role in the Perestroika of the Eastern European countries and his strong appeals for planetary consciousness in global politics. »
  30. « Vaclav Havel reçoit l’Ordre du Canada », le site de l'ordre du Canada,‎ nommé le 8 mai 2003, intronisé le 4 mars 2004 (lire en ligne).
  31. « L'ordre du Canada pour Václav Havel », Radio Prague, le 4 mars 2004.
  32. « Docteurs Honoris Causa 2007 — Vaclav Havel », par l'université de Liège, 2007.
  33. « Hommage à Vaclav Havel : Docteur Honoris Causa de Sciences Po en 2009 » (textes et vidéo avec traduction), Paris, 2009.
  34. (en) « The International Literary Franz Kafka Prize — Laureates 2001-2011 », The Franz Kafka Society, Prague, 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]