Octobre 1989

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Octobre 1989
Nombre de jours 31
Premier jour Dimanche 1er octobre 1989
7e jour de la semaine 39
Dernier jour Mardi 31 octobre 1989
2e jour de la semaine 44

Calendrier
octobre 1989
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Événements[modifier | modifier le code]

Dimanche 1er octobre 1989[modifier | modifier le code]

Lundi 2 octobre 1989[modifier | modifier le code]

  • République démocratique allemande : à Dresde, comme à Leipzig se déroulent d'importantes manifestations pour la liberté, dans cette dernière ville, plusieurs milliers de candidats à l'exil s'affrontent avec la police.
  • France : reconduction de la grève aux usines Peugeot de Sochaux et de Mulhouse.
  • Grande-Bretagne : le Parti travailliste renonce officiellement à sa doctrine du désarmement nucléaire unilatéral.
  • Union soviétique : le Soviet suprême vote, à la demande du président Mikhaïl Gorbatchev, une résolution interdisant le droit de grève dans les secteurs stratégiques. Lors de son discours, Gorbatchev déclare : « Nous avons commencé à perdre le contrôle des choses. Les nouveaux mécanismes ne sont pas enclenchés, alors que les anciens ne fonctionnent plus (...) On ne peut pas attendre. Chaque jour supplémentaire a des conséquences terribles ». Gorbatchev obtient l'interdiction de toute grève pendant un an, mais le lendemain il limite cette mesure aux seuls secteurs stratégiques (transports, communications, énergies, défense nationale, police et administrations gouvernementales, soit 35 à 40 % des travailleurs).

Mardi 3 octobre 1989[modifier | modifier le code]

  • Belgique : le professeur de médecine Joseph Wybran, président du Comité de Coordination des organisations juives de Belgique, est assassiné à Bruxelles.
  • France :
    • Toute la journée des pluies torrentielles stationnent au-dessus de Nîmes, provoquant de terribles inondations, qui feront seulement 10 victimes, mais plus de 1,2 milliards d'euros de dégâts.
    • Alain Poher est élu pour la huitième fois consécutive, au troisième tour de scrutin, président du Sénat.
    • À l'Assemblée nationale, le premier ministre engage la responsabilité du gouvernement sur le projet de loi de programmation militaire 1990-1993. Le RPR dépose une motion de censure, malgré l'avis contraire des autres groupes de l'opposition; elle est repoussée le 9 octobre.
  • Panama : une tentative de putsch contre le général Manuel Noriega aboutit à six heures de combats de rue. Le président George Bush dément toute participation des États-Unis.

Mercredi 4 octobre 1989[modifier | modifier le code]

  • République démocratique allemande : lors du transfert par train, des 6 000 réfugiés des ambassades ouest-allemandes, des milliers d'autres allemands de l'est, candidats à l'émigration vers l'ouest, accourent et tentent de monter dans ces « trains de la liberté » en les prenant d'assaut.
  • France :
    • Dans le cadre du conflit Peugeot : un conciliateur est nommé, mais les grévistes refusent d'évacuer la forge de Sausheim.
    • Fin de la grève de neuf jours des gardiens de prison, à l'appel de FO pénitentiaire.
    • Le Front National organise une manifestation devant le Sénat, à l'occasion de l'ouverture du débat sur le projet de loi relatif au financement des partis politiques et des campagnes électorales.
    • Le ministre de l'intérieur Pierre Joxe annonce la création d'une nouvelle cellule chargée de « lutter contre le racisme et l'antisémitisme. »

Jeudi 5 octobre 1989[modifier | modifier le code]

  • République démocratique allemande : à Dresde, de violent affrontements voient s'affronter plusieurs milliers de manifestants, candidats à l'exil, et les forces de police.
  • France : les organisations SOS Racisme et MRAP lancent une offensive médiatico-politique contre le principal du collège Gabriel-Havez de Creil, Ernest Chénière, un Martiniquais, coupable à leurs yeux, d'avoir renvoyé trois jeunes élèves musulmanes qui refusaient d'ôter leur voile islamique en classe. À la suite de cette opération un accord va être trouvé le 9 octobre.
  • Tibet : le Prix Nobel de la paix est attribué au Dalaï-Lama.

Vendredi 6 octobre 1989[modifier | modifier le code]

  • République démocratique allemande :
    • Visite officielle de deux jours de Mikhaïl Gorbatchev.
    • Durant quatre jours, dans plusieurs villes du pays, ont lieu des manifestations anti-Honecker et anti-Gorbatchev, dispersées par la police.
  • France :
    • L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, dans un entretien donné à L'Express, propose la constitution, avant le 1er janvier 1992, d'une formation unique de l'opposition, qu'il propose d'appeler le « RUR » (Rassemblement de l'union pour le renouveau).
    • Dans le cadre du débat parlementaire sur le projet de loi relatif au financement des partis politiques et des campagnes électorales, l'article prévoyant l'amnistie est rejeté.
  • Hongrie :
    • Réunis en congrès pour deux jours, le parti communiste hongrois (PSOH, Parti socialiste ouvrier hongrois), décide de l'abandon de toute référence au communisme, et prend la dénomination de « Parti socialiste hongrois ».
    • Décès de Janos Kadar, homme d'État hongrois.
  • Pakistan :
    • "Nuit des chacals", complot échoué visant à destituer le premier ministre Benazir Bhutto et qui rassembla notamment, outre des députés et des dissidents politiques, des officiers supérieurs de l'Inter-Service Intelligence, les services de renseignement Pakistanais. Le premier ministre tenta de réformer l'ISI pour diminuer ses pouvoirs, mais n'en aura pas le temps ; suite aux tensions entre l'ISI et le gouvernement, Benazir Bhutto démissionna l'année suivante.

Samedi 7 octobre 1989[modifier | modifier le code]

Lundi 9 octobre 1989[modifier | modifier le code]

  • France :
    • Dans le cadre de l'Affaire du voile islamique au collège Gabriel-Havez de Creil, fréquenté par 58,5 % d'élèves musulmans, les organisations SOS Racisme et MRAP ont négocié un accord, autorisant les élèves à porter le foulard dans l'enceinte de l'établissement, mais pas en classe. À la suite de cet accord d'autres cas similaires apparaissent à Marseille et à Avignon.
    • Visite officielle du président François Mitterrand en Amérique latine : Venezuela (9,10), Équateur (11), Colombie (12). À l'escale en Guadeloupe, il est victime d'un « léger malaise » officiellement dû à la chaleur.
  • Hongrie : Rezsö Nyers prend la présidence du nouveau « Parti socialiste hongrois ».
  • Union européenne : le plan Delors-Scrivener sur l'aménagement des TVA européennes est rejeté à l'unanimité par les ministres des Finances des Douze.

Mardi 10 octobre 1989[modifier | modifier le code]

  • France :
    • Ouverture du débat parlementaire sur le projet de loi Badinter relatif à la réforme du code pénal.
    • Grève nationale des douaniers.
  • Venezuela : Lors de la visite officielle du président français François Mitterrand, un accord de coopération dans la lutte contre le trafic de drogue, est signé.
  • Union européenne : Les élus du groupe des Droites européennes sont exclus de la présidence et de la vice-présidence des délégations interparlementaire sur proposition de Jean-Pierre Cot, président du groupe socialiste du Parlement européen. Le 11, les députés frontistes Bruno Gollnisch et Bernard Antony, qui protestaient contre cette « violation » des règles du Parlement européen, sont expulsés de force de l'hémicycle.

Mercredi 11 octobre 1989[modifier | modifier le code]

  • Grèce : Yannis Grivas, le président de la Cour de cassation est nommé Premier ministre par intérim, en vue de préparer les prochaines élections anticipées.
  • Hongrie : Imre Pozsgay, candidat officiel à la présidence de la République déclare dans un interview au journal Le Figaro : « Le bilan du communisme est négatif. C'était une impasse. Il a créé la propriété bureaucratique et tué l'initiative individuelle. La passivité est devenue le comportement dominant. »

Jeudi 12 octobre 1989[modifier | modifier le code]

  • Résolution du Parlement européen sur la situation en RDA.


Vendredi 13 octobre 1989[modifier | modifier le code]

Samedi 14 octobre 1989[modifier | modifier le code]

  • France : le corps du général de réserve Jean Favreau, ancien gouverneur militaire de Paris est retrouvé fottant dans la Gironde, il était signalé comme disparu depuis le 7 octobre. La police s'oriente sur la piste d'un crime crapuleux. Le 12, sa voiture avait été retrouvée incendiée sur un sentier forestier à une quinzaine de kilomètre de sa résidence en Gironde.

Dimanche 15 octobre 1989[modifier | modifier le code]

  • Afrique du Sud : huit responsables de l'ANC, emprisonnés pour terrorisme, sont libérés par décision du gouvernement de Frederik de Klerk. Parmi eux, Walter Sisulu, 77 ans, un des chefs historiques, après 26 ans de prison.
  • Wayne Gretzky marque le 1851eme point de sa carrière et surpasse ainsi Gordie Howe au premier rang des marqueurs de la LNH et devient le meilleur marqueur de tous les temps.

Lundi 16 octobre 1989[modifier | modifier le code]

Mardi 17 octobre 1989[modifier | modifier le code]

Mercredi 18 octobre 1989[modifier | modifier le code]

  • République démocratique allemande : Erich Honecker, secrétaire général du parti communiste (SED) et chef de l'État depuis 1971, quitte le pouvoir. Il est remplacé à partir du 24 octobre par Egon Krenz, son dauphin désigné.
  • Espace : lancement de la navette spatiale Atlantis et de la sonde Galileo vers la planète Jupiter.
  • France :
    • Les fonctionnaires des impôts manifestent devant le ministère des Finances à Bercy. Le 20, leurs syndicats jugent comme insuffisante la prime de 315 FF proposée par le ministre des finances Pierre Bérégovoy.
    • Relance de l'affaire des foulards au collège Gabriel-Havez de Creil. Sur la pression de la Fédération des musulmans de France, les trois jeunes filles musulmanes refusent à nouveau d'enlever leur voile et sont expulsées en vertu du décret de 1937 interdisant le prosélytisme à l'intérieur des établissements scolaires. La FMF, représenté par Jacques Vergès, porte plainte contre le proviseur Ernest Chénière.
  • Hongrie : instauration du multipartisme en Hongrie.
    • 333 députés contre 5 et 8 abstentions votent la fin de la constitution de 1949. La Hongrie est officiellement nommée « République de Hongrie » abandonnant la dénomination de « République socialiste et populaire », la notion de « pouvoir des travailleurs » et surtout met fin au rôle dirigeant du parti communiste instaurant désormais le multipartisme.
    • Matyas Szurös, le président du Parlement est nommée chef d'État par intérim jusqu'à l'élection présidentielle.
  • Pologne : le premier ministre Tadeusz Mazowiecki est en visite officielle de trois jours en Italie. Il est reçu le 20 octobre par le pape Jean-Paul II.

Vendredi 20 octobre 1989[modifier | modifier le code]

  • Hongrie : le Parlement vote la nouvelle loi électorale instituant des élections législatives libres et multipartites.

Samedi 21 octobre 1989[modifier | modifier le code]

Dimanche 22 octobre 1989[modifier | modifier le code]

  • France :
  • Hongrie : le ministre hongrois des Affaires étrangères évoque, lors d'une réunion à Oslo, la possibilité d'un retrait des troupes soviétiques « aussi vite que possible. »
  • Liban : les 62 députés libanais, réunis à Taef en (Arabie saoudite), pour des assises de « réconciliation nationale », signent un accord conscrant la présence syrienne et sa mainmise sur le pays. Cet accord est rejeté par le général Michel Aoun.
  • Formule 1 : le duel au sommet entre les deux coéquipiers de McLaren-Honda Alain Prost et Ayrton Senna pour l'attribution du titre de champion du monde de Formule 1 tourne court, lors du GP du Japon, sur le circuit de Suzuka. Senna tente de passer en force, Prost refuse de céder : les deux monoplaces entrent en collision. Prost abandonne, Senna repart, mais est disqualifié pour avoir été poussé par les commissaires. Alain Prost remporte son troisième titre de champion du monde.

Lundi 23 octobre 1989[modifier | modifier le code]

  • République démocratique allemande : 300 000 personnes réclament à Leipzig la fin de la dictature communiste.
  • Cambodge : les Khmers rouges prennent la ville de Pallin et menacent Battambang, la deuxième ville du pays.
  • France : fin de sept semaines de grève dans les usines Peugeot de Sochaux et de Mulhouse.
  • Hongrie :
    • Une manifestation regroupant plus de 100 000 personnes réclame le droit de célébrer l'insurrection de 1956. La foule brandit le drapeau officiel hongrois — rouge, blanc, vert — mais dont les insignes communistes ont été soigneusement découpés, et des portraits du héros de l'insurrection de 1956, Imre Nagy.
    • Annonce officielle du changement du nom du pays qui devient la République de Hongrie, l'adjectif « populaire » est abandonné, symboliquement le jour de l'anniversaire de l'insurrection de 1956. Le nouveau drapeau hongrois a comme insigne officiel la couronne du saint patron du pays, le roi Étienne Ier. Le président de l'Assemblée déclare : « Après tant d'années ce peuple mérite un peu de bonheur et d'abondance ».
  • Liban : signature de l'accord de Taëf, présenté comme une tentative de restaurer la paix, due aux efforts politiques d'un comité composé du roi Hussein de Jordanie, du roi Fahd d'Arabie saoudite, et du président Chadli d'Algérie. 62 députés — chrétiens et musulmans — de l'ancienne Assemblée nationale libanaise réunit à Taëf, adoptent un document consacrant de fait la mainmise de la Syrie sur le Liban à qui cet accord donne un base légale.

Mardi 24 octobre 1989[modifier | modifier le code]

Mercredi 25 octobre 1989[modifier | modifier le code]

  • France :
    • Le ministre de l'Éducation Lionel Jospin, dans une intervention à l'Assemblée nationale, dit autoriser le port du foulard islamique à l'école tout en appelant au respect de la laïcité. Sa position est saluée par un hourvari de protestations de députés de droite comme de gauche. Cette position exprime le malaise de la gauche française incapable de choisir clairement entre le combat pour la laïcité et celui de la tolérance, avec le risque de se couper de la communauté immigrée et de la « génération morale » mais aussi des enseignants laïcs, tout en confondant le combat antiraciste et celui pour la liberté de religion. La FEN déclare que « Ni le lieu, ni la forme, ni le fond des propos du ministre ne sont acceptables ». Jean Poperen lance une offensive politique pour défendre la laïcité, alors que le bureau exécutif du Parti socialiste, après six heures de débat n'arrive pas à prendre une position claire.
    • Le conseil des ministres adopte les projets de loi d'amnistie pour les crimes de sang en Nouvelle-Calédonie, amnistie étendue aux assassins des gendarmes d'Ouvéa.

Jeudi 26 octobre 1989[modifier | modifier le code]

Samedi 28 octobre 1989[modifier | modifier le code]

Dimanche 29 octobre 1989[modifier | modifier le code]

Lundi 30 octobre 1989[modifier | modifier le code]

Mardi 31 octobre 1989[modifier | modifier le code]

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]