Jan Palach
Jan Palach, né le 11 août 1948 et mort le 19 janvier 1969, est un étudiant en Histoire tchécoslovaque qui s'est immolé par le feu sur la place Venceslas à Prague le 16 janvier 1969 pour protester contre l'invasion de son pays par les forces du Pacte de Varsovie en août 1968[1] afin de s'opposer aux réformes du Premier secrétaire du Parti communiste tchécoslovaque Alexander Dubček.
Étudiant à l'École supérieure d'économie de Prague puis à l'université Charles, il est mort trois jours après son geste, des suites de ses brûlures extrêmement importantes[1]. Jan Zajíc et Evžen Plocek, deux autres jeunes tchèques, suivent l'exemple de Jan Palach respectivement le 25 février[1] et le 9 avril de la même année.
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Conséquences [modifier]
En janvier 1989, le 20e anniversaire de la mort de Jan Palach provoque une semaine d'importantes manifestations contre le régime communiste[1], appelée « Semaine de Palach ». Le 16 février 1989, l'auteur dramatique Václav Havel, un des dirigeants du mouvement de la Charte 77, est arrêté par la police de la dictature communiste pour avoir voulu déposer une gerbe de fleurs à la mémoire de Jan Palach.
Le 20 février suivant, il est condamné pour ce geste à neuf mois de prison ferme et le 22 février, sept autres opposants sont aussi condamnés. Quelques mois plus tard, la dictature s'effondre à la suite de la Révolution de velours.
Hommages [modifier]
- L'astronome Luboš Kohoutek a nommé un astéroïde en hommage à Palach le 22 août 1969 ((1834) Palach).
- Le jour de l’anniversaire de son geste, le mémorial qui lui est désormais consacré devant la statue équestre de saint Venceslas est couvert de fleurs.
- Une gare d'autobus dans la ville de Curepipe à l'île Maurice porte son nom.
- Plusieurs voies portent également son nom : une rue à Reims et à Angers, une allée à Sevran ou encore une avenue à Gignac-la-Nerthe.
Notes et références [modifier]
- « Les Tchèques rendent hommage à l'étudiant martyr Jan Palach », dans Le Monde du 16 janvier 2009, [lire en ligne]