Relations entre la Chine et la Russie

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Relations entre la Chine et la Russie
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Les relations entre la Chine et la Russie commencent formellement en 1618 lorsque Ivan Petlin, sous le Tsarat de Russie, est reçu à la cour l'impériale chinoise en tant que représentant.

Histoire des relations sino-russes contemporaines[modifier | modifier le code]

Relations sino-soviétiques[modifier | modifier le code]

Chronologie des relations sino-soviétiques[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la rupture sino-soviétique, en 1961, la République populaire de Chine et l'Union soviétique entretiennent des relations amicales. Les Soviétiques contribuent en effet à industrialiser et à moderniser le pays après la guerre civile chinoise.

Après le décès de Staline en 1953, Khrouchtchev arrive au pouvoir. Annonce mettre un terme au stalinisme, il refroidit les relations avec la Chine de Mao Zedong.

Un bref, mais violent conflit frontalier en 1969, oppose les deux grandes nations communistes.

À la suite de ce conflit, qui aurait pu aboutir à une guerre nucléaire, la Chine cherche à se rapprocher des États-Unis.

Nixon visite la République populaire de Chine en 1972.

Après la mort de Mao Zedong, en 1976, les relations entre la Chine et l'URSS s'apaisent.

Relations sino-russes des deux dernières décennies[modifier | modifier le code]

Le président russe Dmitri Medvedev et chinois Hu Jintao lors d'une visite en Chine, mai 2008.

À la suite de l'effondrement de l'URSS en 1991, les relations entre les deux États reprennent. Le 23 décembre 1992, le président russe Boris Elstine visite pour la première fois la RPC et rencontre Yang Shangkun, établissant des relations mutuelles dans lesquelles les Chinois et les Russes s'accordent à signer des déclarations communes, dont 24 documents et mémorandums d'entente sur la coopération sur un large éventail de questions, y compris la délimitation et les réductions des forces armées près de la frontière sino-russe[1].

Le 3 septembre 1994, à la fin d'une réunion du sommet de Moscou, Boris Eltsine et le président chinois Jiang Zemin émettent une déclaration commune définissant leurs relations bilatérales comme un « partenariat constructif ». Les deux dirigeants s'engagent à ce que leurs pays ne fassent pas usage des armes nucléaires l'un contre l'autre.

Le 3 mai 1998, les ministères russes et chinois des Affaires étrangères annoncent mettre en place une liaison téléphonique Hotline entre les présidents des deux États[1]. En décembre de cette année, à la fin de la visite du Premier ministre Li Peng à Moscou, la Russie et la Chine émettent un communiqué conjoint en s'engageant à construire un « partenariat égal et fiable ». Cette politique vise à limiter l'influence des États-Unis sur la scène politique internationale.

En 2001, la Russie et la Chine fondent l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), rejoints par le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan, dont l'un des objectifs principaux est de viser à contrer l'influence des États-Unis en Asie centrale.

Relations économiques et énergétiques[modifier | modifier le code]

Vladimir Poutine et Jiang Zemin en 2001 après la signature d'un traité d'amitié.

La République populaire de Chine est actuellement l'un des principaux partenaires économiques de la Russie et achète une quantité importante de matériel militaire russe, contribuant à moderniser l'Armée populaire de libération[2].

Depuis janvier 2011, un gazoduc permet le transport annuel d'environ 15 millions de tonnes de pétrole de la Russie vers la Chine populaire. Toutefois, les négociations entre la Chine et la Russie au sujet de deux autres oléoducs se heurtent à désaccord de prix. La Russie est également impliquée dans la construction de réacteurs nucléaires à Tianwan. Selon Xiao Xinjian, de l'Energy Research Institute, « La Chine et la Russie ont un grand potentiel de coopération dans le secteur des déchets nucléaires, puisque la Russie est très avancée dans ce domaine ».

En octobre 2011, lors d'une conférence de presse conjointe à l'issue de pourparlers avec les autorités chinoises, Poutine annonce que son pays coopérera avec la Chine dans des secteurs de pointe, tels que la fabrication des avions, la nanotechnologie, la biotechnologie, l'informatique, et la médecine[3].

En mai 2014, la Chine et la Russie signent un accord gazier d'une valeur de 400 milliards d'euros. Cet accord consiste à une livraison de 38 milliards de mètres cubes de gaz à la Chine par la compagnie énergétique Gazprom, pour une période de 30 ans. Le gaz, provenant de la Sibérie, sera acheminé par un gazoduc (Force de la Sibérie) d'environ 4 milles kilomètres de long. Les coûts reliés à la construction des infrastructures nécessaires s'élèveront à environ 27 milliards d'euros. Cette signature représente la plus grande transaction jamais effectuée entre les deux pays. L'acheminement de ce gaz à la Chine lui permettra d'avoir une nouvelle source d'approvisionnement énergétique pour contre-balancer sa consommation importante de charbon, réduisant ainsi son émission de CO2 dans l'atmosphère, et améliorant du même coût la santé publique chinoise.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Chronology of principal defence and security-related agreements and initiatives involving the Russian Federation and Asian countries, 1992–99
  2. Suite à la répression des manifestations de la place Tian'anmen en 1989, l'Union européenne impose un embargo sur les armes contre la Chine, forçant celle-ci à s'armer auprès de la Russie.
  3. (en) Russia offers China gas in exchange for modernization, 13/10/2011, RIA Novosti

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]