Soninkés

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Soninké.

Soninkés

Description de cette image, également commentée ci-après

Vieil homme soninké au marché de Selibaby (Guidimakha, Mauritanie)

Populations significatives par région
Drapeau du Mali Mali 976 000
Sénégal Sénégal 260 000
Drapeau de la Gambie Gambie 160 000
Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire 154 000
Drapeau de la France France 9 300
Drapeau de la Guinée-Bissau Guinée-Bissau 5 200
Population totale 2 201 000 (estim. 2012)
Autres
Langues

soninké

Religions

Islam sunnite

Ethnies liées

Mandingues

Description de cette image, également commentée ci-après

Carte de répartition

Les Soninkés sont un peuple mandingue de l'Afrique de l'Ouest sahélienne, établi principalement au Mali le long de la frontière mauritanienne entre Nara et Nioro du Sahel, ainsi qu'au Sénégal et en Mauritanie.

Ethnonymie[modifier | modifier le code]

Selon les sources, on observe de très nombreuses variantes : Aswanik, Dafing, Dafi, Dyakanke, Gadyaga, Maraka, Maraxa, Marka, Marka Soninké, Saracole, Sarakolé, Sarakollé, Sarakule, Sarawule, Saraxole, Seraculeh, Serahuli, Serakhulle, Silabe, Soniake, Soninkés, Sonninké, Toubakai, Wakore[1].

Ils se désignent eux-mêmes par le mot soninké qui est en réalité le singulier du mot soninko[2], mais sont également appelés « Sarakholés » par les Wolofs, « Marakas » par les Bambaras, « Wangara » par les Malinkés, « Wakoré » par les Sonrhaïs, ou encore « Toubakaï ». « Marka » est le nom sous lequel ils sont connus au Mali dans la région de Ségou et au Burkina Faso dans celle de Dafina[3].

Langue[modifier | modifier le code]

Leur langue est le soninké, une langue mandée, dont le nombre total de locuteurs a été estimé à 1 250 000. 700 000 ont été dénombrés au Mali en 1991, 250 000 au Sénégal en 2007, 156 000 en Gambie en 2006, 39 000 en Mauritanie en 2006 et 5 000 en Guinée-Bissau en 2005[4] et quelques milliers en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso.

Histoire[modifier | modifier le code]

Guerriers sarakholés (gravure de 1890)

Les Soninkés sont à l'origine de l’Empire du Ghana. Ils seraient avec les Peuls les premiers ouest-africains à se convertir à l'islam. La fondation de l'empire soninké du Wagadou, appelé généralement empire du Ghana, d'après la tradition orale des griots soninké, est due à un personnage légendaire, Igo Khassé Dingka (ce qui signifie "gros vieil homme"). Dingka est l'ancêtre des Soninko. Lorsque Dingka arriva en Afrique de l'Ouest, dans la région où se trouvent aujourd'hui le Mali, la Mauritanie et le Sénégal, il trouva sur place une nation d'agriculteurs, les Karos, qu'il réussit, lui et sa suite, à dominer. Les troupes de Dingka étaient d'excellents cavaliers et ils étaient armés de lances, épées, boucliers, armures de fer. La légende raconte que dans la région, un serpent à sept têtes nommé Bida régnait en maître. Pour pouvoir installer l'État du Wagadou, Igo Khassé Dingka dut négocier avec le serpent Bida. Le serpent accepta de laisser Dingka installer son empire à condition de lui donner tous les sept ans la fille la plus belle et la plus propre (vierge) du Wagadou. En contrepartie le serpent accorderait au Wagadou la richesse, l'or et la pluie pour les récoltes. Igo Khassé Dingka est l'ancêtre des Soninkés portant les patronymes : Sokhona, Cissé, Touré, Diané, Berete, khouma, Sakho.

Après la chute de l'empire du Ghana, les Sarakholés se sont dispersés dans toute l'Afrique de l'Ouest, donnant ainsi naissance à plusieurs ethnies dont les Bozo, Sarakholés devenus pêcheurs sur le fleuve Niger. Ces peuples descendants des Sarakoulés se sont dispersés à partir du XIIe siècle. En se dispersant, ils ont également propagé l'islam, car les Sarakoulés font partie des premiers en Afrique subsaharienne à être islamisés. Le voyage est une tradition chez les Soninkés, cela explique tous leurs déplacements.

Ils ont créé également le royaume du Galam au Sénégal, sur la vallée du fleuve Sénégal, ancien royaume qui se trouvait au sud du Fouta-Toro et à l'est du royaume du Djolof. Le roi portait le titre de Tounka. Le royaume a été plusieurs fois vassalisé par le Djolof à l'époque où celui-ci était un empire, par le Fouta-Toro et par le royaume bambara du Kaarta. Il vivait de l'agriculture, du commerce de la gomme arabique et de l'or[5]. Toutefois, le Galam fournissait rarement ses propres esclaves aux négriers français et leur remettait principalement ceux capturés dans les pays voisins[5]. Le Galam a subi des razzias des Maures à la recherche d'esclaves pour la culture de la gomme[6]. Mais surtout du commerce avec les traitants européens initiateurs de la Traite Atlantique et avec les Maures par les voies commerciales transsahariennes. La ville de Bakel se trouve sur l'ancien royaume du Galam. Au XIXe siècle, Mamadou Lamine Dramé, un marabout soninké du Galam, fut l'un des plus grands résistants contre la colonisation au Sénégal.

Population[modifier | modifier le code]

Le territoire qu'ils occupent s'étend sur 800 kilomètres, d'est en ouest, de la moyenne vallée du Sénégal jusqu'au delta inférieur du Niger[7].

La majorité des Soninkés vivent dans l'ouest du Mali.

Selon le recensement de 1988 au Sénégal, les Soninkés y étaient 113 184, sur une population totale estimée à 6 773 417 habitants, soit 1,7 %[8]. À noter qu'il existe une importante diaspora, notamment en région parisienne depuis la fin des années 1950[9]. Dans les années 1970 les Soninkés représentaient près de 70 % de la population subsaharienne émigrée en France[10].

Ils sont généralement musulmans sunnites.

Société[modifier | modifier le code]

Dès l'époque précoloniale, la société soninké pratique le commerce d'esclaves pour progressivement se transformer en société esclavagiste[11]. Ainsi, jusqu'à la fin du XIXe siècle, dans les régions qu'elle occupe, la population peut être constitué d'un tiers ou de la moitié d'esclaves[11]. Face à de si grandes proportions, les Soninkés, pour maintenir le contrôle, se montrent brutaux à leur encontre[11]. Les esclaves habitaient dans un quartier spécifique des villages, une pratique qui s'est maintenue jusqu'à nos jours[11].

Les Soninkés vivent sur la vallée du fleuve, plus particulièrement dans la région de Guidimakha et la région du Gorgol. Ils sont sans nul doute les plus grands cultivateurs de la Mauritanie.

L’organisation sociale des Soninkés est très hiérarchisée. Elle comprend trois niveaux :

  • les hommes libres appelés Hooro auxquels appartiennent les tunkalemmu (princes qui ont vocation au règne) et les mangu (courtisans, guerriers, confidents des tunkalemmu= princes)
  • les hommes de caste ou Ñaxamala (Niakhamala) auxquels appartiennent les forgerons, les travailleurs du bois, les griots (jaaro) et les cordonniers.
  • les captifs, esclaves ou Komo, qui ont été affranchis au début du XXe siècle.

Ce système est héréditaire. Les mariages se font au sein de chaque catégorie. La société soninké est patrilinéaire.

Le tunka, le roi, est le chef politique. Il est propriétaire des terres de son pays et de ce qui y pousse. Il est issu des tunkalemmu (princes et héritiers de la royauté) auxquels il se réfère avant de prendre une décision. Les chefs de village doivent obtenir la bénédiction du tunka pour exercer.

Il n'est pas rare de trouver des familles soninkés de plus de 100 personnes, partageant les repas quotidiens.

Culture[modifier | modifier le code]

Femme soninké et sa petite fille à Selibaby (Mauritanie)

Dans le passé, les hommes avaient les cheveux tressés ou des coiffures en locks, qu'ils enduisaient de karité. Les femmes avaient le plus souvent le crâne rasé, mais il y avait aussi des coiffures tressées, très difficiles à réaliser. Elles tatouaient leurs lèvres et leurs gencives pour faire ressortir la blancheur de leurs dents et rehausser la beauté de leur visage. Les femmes portaient toujours un léger voile sur la tête.

Les Sarakholés ne pratiquent pas la scarification du visage autant que les Bambaras. Hommes comme femmes se font deux ou trois scarifices sur les tempes et les femmes en font trois de plus sur les joues. L'excision des jeunes filles était très pratiquée dans le passé, mais elle ne se fait presque plus aujourd'hui. Les oreilles de la femme sont percées de plusieurs trous dans lesquels sont placés plusieurs anneaux en or pour les plus fortunées, en argent ou en bronze pour les plus modestes. Les bijoux tels que les colliers, les bracelets au poignet et aux chevilles sont très utilisés.

Traditionnellement, les hommes soninkés portent le boubou, souvent de couleur blanche, beige ou bleu indigo. Dans le passé une ceinture de cuir était attachée à la taille. Il y a aussi les babouches brodées appelées moukhou, ou les sandales de cuir, le tepou. Les femmes portaient le pagne qui s'arrêtaient en bas des genoux, le fendeli, et pour le haut la camisole, par dessus laquelle elles mettent un boubou le plus souvent de couleur indigo, appelé doroké khoré (grand vêtement). Avec l'islamisation, le pagne arrive désormais jusqu'aux chevilles. Le bazin ("bassa") est le tissu utilisé pour les fêtes, c'est un tissu noble, de grande qualité. Sous leurs vêtements les femmes ont plusieurs colliers de perles qu'elles portent sur la taille. Ils sont portés comme des sous vêtements de séduction, ils ne peuvent être montrés que dans l'intimité. Sur la tête elles attachent artistiquement un foulard, le tikka ou kala.

Patronymes[modifier | modifier le code]

Abdoulaye Bathily, spécialiste de la langue et de l'histoire soninké
Ibrahima Kébé, un artiste plasticien d'origine soninké

Selon Makhtar Diouf, chercheur à l'IFAN[12], certains patronymes sont caractéristiques d'une origine soninké – parfois lointaine – comme :Baradji, Bathily,FADE, Doucouré, Barro, Diabira, Diagana, Koita, Tandia, Wagué, Séméga, Niakaté Gary Gallédou, Kanté, Doucouré, Diawara(MAREGA), Dramé, Gassama, Camara ou (Fofana et Camara sont d'origine kagoro], Kébé, Konté, Touré, Bakhayokho, Sakho ou sacko,Maguiraga, Sylla (ou Silla), Cissokho (ou Sissoko), Soumaré, Talla, Dabo.

Cissé (et ses variantes Cisé, Sise ou Siise) occupe une place de choix, puisque c'était le patronyme des six premiers clans soninké issus des six fils de Dingka[13]. Ci signifiant « cheval », cisé serait « le cavalier ».

Mais on pourrait en ajouter bien d'autres, tels que Diakité d'origine peuhl, Ira ou Yra, Sanogo, Nder, Khouma ou (Kouma ou couma ), Kaïré, Loum, Khoulé, Diané ou diaouné, Sokhona, Soumare, Tounkara ou Konaté. En raison des nombreux brassages ethniques, les Soninkés portent aussi bien d'autres noms.

Par ailleurs, à chaque nom est associé un nom "d'honneur", par exemple les Diaby, s'appellent également "Gassama", on retrouve ainsi des personnes dont le nom de famille est Gassama, ils n'ont pas dans ce cas d'autre nom. Il arrive même que des patronymes tels que les Traoré et les Diawara se partagent le même nom d'honneur : Dikko.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source RAMEAU, BnF [1]
  2. Mamadou Dramé, « Cérémonies et rites chez les Soninké », dans Peuples du Sénégal, Sépia, Saint-Maur, 1996, p. 65
  3. (en) James Stuart Olson, « Marka » in The Peoples of Africa: An Ethnohistorical Dictionary, Greenwood Publishing Group, 1996, p. 373 (ISBN 9780313279188)
  4. (en) Fiche langue, dans la base de données linguistique Ethnologue
  5. a et b Abdoulaye Bathily, Les portes de l'or: le royaume de Galam, Sénégal, de l'ère musulmane au temps des négriers, VIIIe-XVIIIe siècle, L'Harmattan,‎ 1989, 379 p. (ISBN 2-7384-0276-3, lire en ligne), p. 264
  6. Les portes de l'or, op. cit., p. 270-271
  7. Mamadou Dramé, op. cit., p. 69
  8. Chiffres de la Division de la Statistique de Dakar cités dans Peuples du Sénégal, op. cit., p. 182
  9. Jean-Philippe Dedieu, La parole immigrée. Les migrants africains dans l'espace public en France (1960-1995), Paris, Klincksieck, 2012, pp.100-110 ; François Manchuelle, Les diasporas des travailleurs soninké (1848-1960): Migrants volontaires, Paris, Karthala, 2004, pp. 263-310.
  10. Bernard Nantet, Dictionnaire de l’Afrique. Histoire, civilisation, actualité, Larousse, Paris, 2006, p. 275 (ISBN 2-03-582658-6)
  11. a, b, c et d François Manchuelle, Les diasporas des travailleurs soninké (1848-1960): Migrants volontaires, KARTHALA,‎ 2004, 350 p. (ISBN 2-84586-535-X, lire en ligne), p. 48-51
  12. Patronymes identifiés comme soninké par Makhtar Diouf, dans Sénégal, les ethnies et la nation, Dakar, NEAS, 1998, p. 70-71
  13. Alikaou Diarra, Du Wagadou au Mali démocratique, 2002, p. 33-34

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Abdoulaye Bathily, Les portes de l'or, Le royaume de Galam, de l'ère musulmane au temps des négriers (VIIIe-XVIIIe siècle). Ed. L'Harmattan.
  • (fr) M. T. Abéla de la Rivière, Les Sarakolé et leur émigration vers la France, Paris, Université de Paris V, 1977 (Thèse de 3e cycle)
  • (fr) Amadou Diallo, L’éducation en milieu soninké dans le cercle de Bakel : 1850-1914, Dakar, Université Cheikh Anta Diop, 1994, 36 p. (Mémoire de DEA)
  • (fr) Saliou Dit Baba Diallo, Vieillir en migration : le cas des immigrés soninkés dans les foyers de migrants en région parisienne, Mémoire de Master 2, Laboratoire Migrinter, Université de Poitiers (France),2010-2011, 140 p.
  • (fr) Jean-Philippe Dedieu, La parole immigrée. Les migrants africains dans l'espace public en France (1960-1995), Paris, Klincksieck, 2012 (ISBN 2-252-03828-4)
  • (fr) Mamadou Dramé, « Cérémonies et rites chez les Soninké », in Peuples du Sénégal, Sépia, Saint-Maur, 1996, p. 63-96 (ISBN 2-907888-97-8)
  • (fr) Alain Dubresson, « Les travailleurs Soninké et Toucouleur dans l’Ouest parisien », Cahiers ORSTOM, 12(2), 1975, pp. 189-208.
  • (fr) Alain Gallay, « La poterie en pays Sarakolé (Mali, Afrique Occidentale) », Journal de la Société des Africanistes, Paris, CNRS, 1970, tome XL, n° 1, p. 7-84
  • (fr) Joseph Kerharo, « La pharmacopée sénégalaise : note sur quelques traitements médicaux pratiqués par les Sarakolé du Cercle de Bakel », Bulletin et mémoires de la Faculté mixte de médecine et de pharmacie de Dakar, t. XII, 1964, p. 226-229
  • (fr) François Manchuelle, Les diasporas des travailleurs soninké (1848-1960): Migrants volontaires, Paris, Karthala, 2004.
  • (fr) Charles Monteil, La légende du Ouagadou et l'origine des Soninké, IFAN, Dakar, Mémoire n° 23, 1953
  • (fr) Kanté Nianguiry, Contribution à la connaissance de la migration 'soninké' en France, Paris, Université de Paris VIII, 1986, 726 p. (Thèse de 3e cycle)
  • (fr) Éric Pollet et Grace Winter, La société soninké (Dyahunu, Mali), Université libre de Bruxelles, 1971
  • (fr) Michael Samuel, Les Migrations Soninke vers la France, Paris, Université de Paris. (Thèse de 3e cycle)
  • (fr) Badoua Siguine, La tradition épique des forgerons soninké, Dakar, Université de Dakar, 198?, (Mémoire de Maîtrise)
  • (fr) Badoua Siguine, Le surnaturel dans les contes soninké, Dakar, Université de Dakar, 1983, 215 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • (fr) Mahamet Timera, Les Soninké en France : d'un histoire à l'autre, Karthala, 1996, 244 p. (ISBN 2-86537-701-6)
  • (fr) Samba Traoré, Corpus soninké. Parenté et mariage, Laboratoire d'anthropologie juridique de Paris, Université de Paris 1, 1985
  • (fr) Cheikhna Wagué, « Quand les identités sociales s’affrontent, la coexistence devient difficile au Fouta Toro. Les Soninkés face aux mutations du XXe siècle », Hypothèses 2006, Travaux de l’École doctorale d’Histoire de l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, Paris, Publications de la Sorbonne, 2007, p. 215-226.
  • (fr) Cheikhna Wagué, Les communautés soninkées du Fouta Toro (Mauritanie, Sénégal) depuis la fin du XVIIIe siècle. Peuplements, migrations et stratégies identitaires, Thèse de doctorat d'Histoire, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de thèse Pierre Boilley, 2008-2009, 551 p.
  • (fr) Cheikhna Wagué, « La fabrique d’un savoir scientifique sur sa communauté : un témoignage sur une relation au terrain », in L'Afrique des savoirs au sud du Sahara (XVI°-XXI° siècle). Acteurs, supports, pratiques, Daouda GARY-TOUNKARA et Didier NATIVEL (dir.), Paris, Karthala, 2012, pp. 313-331.
  • Cheikhna Wagué et Sandra Nossik, « Les konpo xooro des migrants soninkés de Dakar : histoire, pratiques et mises en discours », In La migration prise aux mots. Mises en récits et en images des migrations transafricaines, Cécile CANUT et Catherine MAZAURIC (dir.), Paris, Le Cavalier bleu, 2014, pp. 113-127.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Soninkara.org (Portail sur la Communauté, Société et Culture Soninké)