Front uni national pour un Cambodge indépendant, neutre, pacifique et coopératif

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Le Front uni national pour un Cambodge indépendant, neutre, pacifique et coopératif (Funcinpec) est un parti royaliste cambodgien, actuellement présidé par Keo Puth Rasmey. Il est membre de l'Internationale démocrate centriste, qui rassemble des partis de droite, de centre-droit et démocrates-chrétiens.

Historique[modifier | modifier le code]

Le Funcinpec a été fondé en mars 1981 par Norodom Sihanouk à Pyongyang afin de donner une composante monarchiste à la lutte contre le régime provietnamien de la République populaire du Kampuchéa. Alors que le prince fondateur occupait la place de président, Nhiek Tioulong en était le premier vice président et In Tam le second vice président, qui démissionnera deux années plus tard et sera alors remplacé par la princesse Monique, l’épouse du monarque. Il était prévu de créer un bureau politique et un comité central, mais l’idée fut vite abandonnée afin de laisser une plus grande indépendance aux sections de chaque pays où une diasopra cambodgienne était implantée[1].

Durant les années 1980, le parti combattit le régime de Phnom Penh aux côtés des républicains du Front national de libération du peuple khmer et les forces khmères rouges. Le bras armé du Funcinpec à l'époque était l'ANS (Armée nationale sihanoukiste).

À partir du début des années 1990, le Funcinpec entre dans le jeu politique classique et renonce à la lutte armée. Puis il formera une coalition gouvernementale avec le Parti du peuple cambodgien de Hun Sen jusqu'en 2008.

Résultats électoraux depuis 1993[modifier | modifier le code]

Un temps parti majeur au Cambodge avec le PPC, le Funcinpec recule à chaque élection et est devenu un parti relativement modeste électoralement, dépassé à la fois par le PPC et, plus récemment, par le Parti Sam Rainsy[2].

Lors des élections législatives de 1993, le Funcinpec arrive en tête avec 45 % des voix, devant le PPC et ses 38 %[3].

Les élections législatives de juillet 1998 consacrent le recul du Funcinpec, qui obtient 31 % des voix, derrière le PPC (41 %), mais devant le Parti Sam Rainsy (15 % des voix)[4].

En 2003, les élections législatives confirment le recul du Funcinpec, qui tombe à 21 % des voix, derrière le PPC (47 %), mais aussi derrière le Parti Sam Rainsy, qui obtient 22 % des voix[5].

Aux élections de 2008, le Funcinpec ne rassemble plus que 5,05 % des voix et est devancé par quatre autres partis[6].

Représentation dans les deux Chambres[modifier | modifier le code]

À l'Assemblée nationale du Cambodge, le Funcinpec ne détient plus que 2 des 123 sièges depuis 2008. Il est un peu mieux représenté au Sénat où il a obtenu 19 % des voix et 9 des 57 sièges soumis au vote en 2006.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Jean-Marie Cambacérès, Sihanouk : le roi insubmersible, Le Cherche midi, coll. « Documents »,‎ 7 mars 2013, 459 p. (ISBN 9782749131443, résumé), « Les années noires 1970 - 1991 », p. 293-294
  2. (fr) Alain Forest (dir.) et al., Cambodge contemporain, Les Indes savantes,‎ 21 novembre 2008, 525 p. (ISBN 9782846541930)
  3. (fr) Raoul-Marc Jennar, 30 ans depuis Pol Pot : Le Cambodge de 1979 à 2009, Paris, L'Harmattan, coll. « Points sur l'Asie »,‎ 17 juin 2010, 330 p. (ISBN 9782296123458), p. 138-139
  4. (fr) CHHORN Sopheap - Les élections législatives au Cambodge depuis 1993 - Université Lumière Lyon 2 - Faculté de Droit et Science politique, 12 janvier 2004
  5. (fr) « Cambodge – élections en 2003 », sur [Union Interparlementaire http://www.ipu.org/french/home.htm] (consulté le 14 mai 2013)
  6. (km) « ប្រកាសព័ត៌មាន២០០៨ », sur The national election comitee (NEC) (consulté le 14 mai 2013)