Alexander Dubček

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Alexander Dubček
Image illustrative de l'article Alexander Dubček
Fonctions
Premier secrétaire du Parti communiste tchécoslovaque
5 janvier 196817 avril 1969
Prédécesseur Antonín Novotný
Successeur Gustáv Husák
Biographie
Date de naissance 27 novembre 1921
Lieu de naissance Uhrovec
Drapeau de la Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie
Date de décès 7 novembre 1992 (à 70 ans)
Lieu de décès Prague, Bohême
Drapeau de la Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie
Nationalité Slovaque
Parti politique Parti communiste tchécoslovaque (1948-1970)
Parti social-démocrate slovaque (1992)

Alexander Dubček (27 novembre 1921 - 7 novembre 1992) est un homme politique tchécoslovaque. Durant l'année 1968, il est premier secrétaire du Parti communiste tchécoslovaque et principal dirigeant de la République socialiste tchécoslovaque : à ce titre, il est une figure de proue du Printemps de Prague en 1968.

De 1989 à 1992, il occupe le poste de président du parlement fédéral de la République fédérale tchèque et slovaque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alexander Dubček naît à Uhrovec en Slovaquie. Il est élevé au Kirghizstan, son père ayant quitté les États-Unis à la fin des années 1920 à la suite de la Grande Dépression pour rejoindre une coopérative espérantiste.

Pendant la guerre, il entre dans la Résistance après avoir rejoint le Parti communiste slovaque en 1938.

Il entre au collège politique à Moscou en 1955 et en est diplômé en 1958.

Une génération après la prise du pouvoir en février 1948, le Parti communiste perd du terrain et, avec quelques autres réformateurs (dont Ota Šik), Dubček défie l'autorité du Président Antonín Novotný en prônant un socialisme à visage humain. Assurant Moscou de son soutien inconditionnel, il devient au début 1968 chef du parti en lieu et place de Novotný, lançant le mouvement de libéralisation connu sous le nom de Printemps de Prague ; il est cependant rapidement débordé par les aspirations de ses concitoyens et notamment de la jeunesse qui comme en France aspire à une évolution nouvelle de la société. Le Printemps de Prague prend fin le 21 août 1968 avec l'invasion des armées du Pacte de Varsovie et l'appel de Dubček à ne pas prendre les armes.

Il est destitué de son poste de premier secrétaire le 17 avril[1] 1969, brièvement élu président de l'Assemblée fédérale, puis ambassadeur à Ankara (1969/70) ; exclu du Parti communiste en 1970, il est relégué à un poste d'agent technique des eaux et forêts à Bratislava (et non de jardinier comme on le lit souvent) et ne sort de l'anonymat qu'en 1988, quand il reçoit le titre de docteur honoris causa de l'Université de Bologne. À cette occasion, il accorde un interview au journal communiste italien L'Unità au cours duquel il réitère ses positions politiques libérales. Il ne rejoindra la vie politique qu'à la Révolution de velours en soutenant Václav Havel, même s'il est perçu comme faisant partie de l'arrière-garde en prônant une vision socialiste humaniste. Le 28 décembre 1989, il est écarté par l'opinion publique de la présidence de la République au profit de Václav Havel, à cause des reproches de faiblesse vis-à-vis de l'URSS en 1968 mais est élu président du parlement.

Mémorial de Dubček sur les lieux de l'accident qui lui a couté la vie.
La tombe de Dubček

Il meurt à Prague le 7 novembre 1992 des suites d'un accident de la route. Il était considéré comme un « tchécoslovaquiste », opposé à la partition de la Tchécoslovaquie entre la République tchèque et la Slovaquie et en faveur du maintien de l'option fédérale.

Fonctions occupées[modifier | modifier le code]

1951-1955 et 1960-1968 et 1969-1970 : membre du Parlement tchécoslovaque (ou Assemblée nationale, appelée depuis 1969 Assemblée fédérale) dont il devient, en 1969, le porte-parole
1955-1968 : membre du Parti communiste slovaque, membre du présidium à partir de 1962, premier secrétaire du Comité central à partir de 1963
1958-1969 : membre du Parti communiste tchécoslovaque, secrétaire de 1960 à 1962, membre du présidium à partir de 1962, premier secrétaire du Comité central à partir de 1968
1964-1970 : membre du parlement slovaque (Comité national slovaque)
1969-1970 : ambassadeur en Turquie
1989-1992 : membre du parti Société contre la violence (VPN)
1989-1992 : porte-parole du parlement fédéral tchéco-slovaque
1992 : président du Parti social-démocrate slovaque (SSDS), élu au Parlement

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Constanze Villar, Le discours diplomatique, Éditions L'Harmattan, 2006.

Voir aussi[modifier | modifier le code]