Forces libanaises

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Parti des Forces Libanaises
القوات اللبنانية
Image illustrative de l'article Forces libanaises
Logo officiel
Présentation
Chef Samir Geagea
Fondation 1977
Siège Beyrouth, Liban
Fondateur Bachir Gemayel
Religion Essentiellement Chrétiens, (mais officiellement laïque)
Idéologie Conservatisme
Nationalisme
Fédéralisme.

Devise : Dieu, Hakim, FL (en arabe: الله، حكيم، قوّات فقط

Site web www.lebanese-forces.com/web/
Politique au Liban
Image illustrative de l'article Forces libanaises
La croix biseautée, également appelée croix de la résistance libanaise, était l'un des symboles des Forces Libanaises. Actuellement il est encore utilisé par certain partisans mais n'est plus officiellement le symbole des FL

Le terme de Forces libanaises ou FL (en arabe : القوات اللبنانية) désigne un parti politique libanais et une ancienne milice chrétienne qui jouèrent un rôle majeur dans la guerre civile qui ravagea le Liban de 1975 à 1990. Quand la guerre civile fut terminée, le mouvement se transforma en parti politique avant d'être interdit en 1994 par les syriens et ses alliées et de voir les activités de ses militants sévèrement limitées par les gouvernements pro-syriens jusqu'à la Révolution du Cèdre qui conduisit au retrait des troupes syriennes en 2005. Le mouvement est officiellement laïc, mais dans les faits il a toujours été composé majoritairement par des chrétiens, et plus spécialement par des Maronites.

Histoire récente (1976 - 1982)[modifier | modifier le code]

En opposition à l'alliance entre les Palestiniens et les milices musulmanes de gauche, les Forces libanaises (FL) se formèrent en 1976 sous la direction de Bachir Gemayel comme l'aile militaire de la coalition du Front libanais. Les FL étaient à l'origine une coalition de diverses milices chrétiennes, incluant les Noumour Al-Ahrar (lié au Parti national libéral de l'ancien président libanais Camille Chamoun) et les militants des Gardiens des Cèdres, dirigés par Étienne Sacr, mais en fait dominés par la Phalange des frères Gemayel, l'aile militaire du parti Kataeb de Pierre Gemayel. Gemayel transforma les FL en une formidable force militaire absorbant parfois par la force les milices chrétiennes plus petites. Les FL dominaient alors la partie chrétienne de l'espace politique libanais. Ces années sont considérées comme l'époque dorée des Forces libanaises, qui jouissaient d'une forte popularité au sein des communautés chrétiennes pour les divers services offerts à une population qui ne recevait rien de l'État : protection, sécurité sociale, etc..

Les FL acceptèrent un appui militaire et financier de la part du gouvernement israélien dans les premières années de la guerre civile.

L'intervention militaire israélienne au Liban de 1982 ouvrit la voie de l'élection présidentielle à Béchir Gemayel le 23 août.

Les années Amine (1982 - 1988)[modifier | modifier le code]

Bachir Gemayel fut assassiné le 14 septembre 1982, une semaine avant son entrée en fonction. (Il a été élu Président de la République Libanaise). Son frère, Amine le remplaça comme président et son cousin Fadi Frem, comme chef des FL. Les deux cousins eurent une relation difficile, et en 1984, la pression d'Amine Gemayel amena le remplacement de Frem par Fouad Abou Nader (le 9 octobre). Abou Nader refusa l'affrontement en mars 1985 voulu par une faction menée par Samir Geagea et Elie Hobeika.

Avec les yeux apparemment braqués vers la présidence, Hobeika entama des négociations secrètes avec le gouvernement syrien pour mettre fin au conflit[réf. nécessaire]. Le 28 décembre 1985, il signa un Accord Tripartite contre la volonté de Geagea et des autres dirigeants. Geagea mobilisa les factions opposées des FL ete le 15 janvier 1986, attaqua le quartier général des FL à Karantina, où Hobeika fut encerclé. Il sera livré à l'armée libanaise sous le commandement du général Aoun, sous forte pression syrienne. Hobeika se rendit, puis partit d'abord à Paris et ensuite à Damas. En prenant les commandes des FL, Geagea lança un mouvement pour ré-équiper et réorganiser la milice. Il institua également un programme d'aide sociale dans les zones contrôlées par les FL.

Les années Aoun (1988 - 1990)[modifier | modifier le code]

Deux gouvernements rivaux se disputèrent la reconnaissance après le départ d'Amine Gemayel de la présidence en septembre 1988. Les FL supportèrent au début celui dirigé par le général Michel Aoun, qui était aussi le chef de l'armée libanaise. Aoun et Geagea se brouillèrent bientôt. Geagea considérait la guerre de libération menée par Aoun, contre une armée syrienne bien plus puissante (45000 hommes contre 8000 pour Aoun), vouée à l'échec même s'il le soutient pendant cette guerre.

La guerre ''d'élimination" (expression utilisée par Michel Aoun) de la résistance chrétienne s'ensuivit et fit rage jusqu'en 1990.

La logique de M. Aoun était qu'il n'y avait plus de place pour une milice (alors qu'ils se battaient ensemble contre l'armée Syrienne).

Aoun a donc ouvert deux fronts, un avec l'Armée Syrienne d"Hafez el Assad et un autre avec ses ex-alliés des Forces Libanaises.

La deuxième république (1990 - 2005)[modifier | modifier le code]

Après la reddition d'Aoun le 13 octobre 1990 à son rival Elias Hraoui et ses alliés syriens, plusieurs postes ministériels ont été proposés à Samir Geagea dans le nouveau gouvernement. Il refusa plusieurs fois, indiquant qu'il était opposé aux interventions syriennes dans les affaires libanaises, et ses relations avec le gouvernement se détériorèrent.

Après la fuite de Michel Aoun qui a perdu ses deux guerres suicidaires et ouvert la moitié de la région a l'envahisseur Syrien, les FL décident de déposer les armes conformément à leur engagement en faveur des accords de Taef, mettant ainsi un terme à la guerre civile qui déchirait le pays depuis 1975. La Syrie avait alors les mains libres pour exercer son entière domination sur le pays des cèdres.

En 1994, Geagea fut arrêté, officiellement pour l'implication des FL dans l'explosion d'une église au nord de Beyrouth, et officieusement pour s'être opposé à la domination syrienne sur le Liban et sur chaque décision du gouvernement libanais, alors présidé par Rafiq Hariri. Ainsi le gouvernement libanais émit un décret de dissolution des FL en l'accusant d'avoir perpétré un attentat contre une église. Jusqu'à aujourd'hui, on ne sait toujours pas qui a organisé cet attentat donnant une excuse au gouvernement mis en place par la Syrie de pouvoir passer outre la loi d'amnistie et neutraliser Samir Geagea. Avant son arrestation, il fut contacté par des politiciens compatissants le prévenant de ce qui risquait de lui arriver et lui proposant un départ du Liban. Geagea refusa de partir et fut donc arrêté et condamné à la prison à vie sous différents chefs d'inculpation et notamment de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rachid Karamé en 1987 et de Dany Chamoun en 1990 (qui fut plus tard attribué à Elie Hobeika). Il fut incarcéré à l'isolement strict et son accès au monde extérieur fut sévèrement limité.

Les défenseurs des droits de l'homme, dont Amnesty International, critiquèrent un procès inéquitable et conduit par des motifs politiques.

Les militants des FL ont participé activement à la Révolution du Cèdre de 2005. Aux élections qui suivirent en mai et juin de la même année, les FL s'allièrent avec le courant du futur de Saad Hariri et le Parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt. Cette coalition remporta 72 sièges (dont 5 députés FL) sur les 128 que comporte le parlement. Samir Geagea fut amnistié le 18 juillet 2005.[réf. nécessaire]

Samir Geagea a été la cible de plusieurs tentatives d'assassinat depuis 2012, dont une par un sniper ; on attribue ces tentatives au Hezbollah de par la technique utilisée et le type de sniper, venant d'Iran.

Aujourd'hui, Samir Geagea représente le courant chrétien fidèle a la résistance anti-Assad qui perdure depuis la grande guerre du Liban, il est aussi un récent symbole d'ouverture - jugé opportuniste par certains - sur la religion Musulmane de par son alliance avec les Sunnites modérés d'Hariri.

Armement des FL durant la Guerre du Liban[modifier | modifier le code]

Il fut moderne et de toutes origines selon les alliances des FL :

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]