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Georges Marrane

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Georges Marrane
Illustration.
Fonctions
Sénateur français

(9 ans, 5 mois et 5 jours)
Élection 26 avril 1959
Circonscription Seine
Groupe politique COM

(9 ans, 1 mois et 25 jours)
Élection 8 décembre 1946
Réélection 7 novembre 1948
18 mai 1952
Circonscription Seine
Législature Ire, IIe, IIIe et IVe
Groupe politique COM
Successeur Renée Dervaux
Député français

(2 ans, 10 mois et 16 jours)
Élection 2 janvier 1956
Circonscription 4e de la Seine
Législature IIIe (Quatrième République)
Groupe politique COM
Vice-président du Conseil de la République

(2 jours)
Élection 10 février 1948
Président Gaston Monnerville
Législature Ire

(12 jours)
Élection 14 janvier 1948
Président Gaston Monnerville
Législature Ire

(1 mois et 1 jour)
Élection 27 décembre 1946
Réélection 14 janvier 1947
Président Auguste Champetier de Ribes
Législature Ire
Ministre de la Santé publique et de la Population

(3 mois et 12 jours)
Président Vincent Auriol
Président du Conseil Paul Ramadier
Gouvernement Ramadier I
Prédécesseur Pierre Ségelle
Successeur Marcel Roclore (intérim)
Robert Prigent
Président du conseil général de la Seine

(1 an, 2 mois et 8 jours)
Prédécesseur Robert Bos
Successeur Gaston Auguet

(1 an)
Prédécesseur Ludovic Calmels
Successeur Victor Constant
Maire d'Ivry-sur-Seine

(19 ans, 10 mois et 20 jours)
Prédécesseur Henri Jacquelin
Successeur Jacques Laloë

(14 ans, 8 mois et 6 jours)
Élection 10 mai 1925
Réélection 12 mai 1929
12 mai 1935
Prédécesseur Léon Bourdeau
Successeur Henri Jacquelin
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Louviers (Eure)
Date de décès (à 88 ans)
Lieu de décès Fleury-Mérogis (Essonne)
Sépulture Cimetière nouveau d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne)
Nationalité Française
Parti politique PCF
Profession Mécanicien-horloger

Signature de Georges Marrane

Image illustrative de l’article Georges Marrane
Maires d'Ivry-sur-Seine

Georges Marrane, né le à Louviers (Eure)[1] et mort le à Fleury-Mérogis (Essonne), est un homme politique français.

Membre du Parti communiste français (PCF), il est notamment maire d'Ivry-sur-Seine, président du conseil général de la Seine, ministre de la Santé publique et de la Population, sénateur et député de la Seine.

Candidat du PCF à l’élection présidentielle de 1958, il arrive en deuxième position avec 13 % des suffrages exprimés.

Origines et famille

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Fils d'ouvrier, Georges Marrane travaille en usine après avoir obtenu son certificat d'études, dès l'âge de 12 ans, en Seine-et-Oise, comme apprenti mécanicien, avant de devenir ouvrier horloger-mécanicien à Paris. Il est blessé pendant la Première Guerre mondiale[2].

En 1914, il épouse Lucienne Ducaud. Lucienne Marrane sera une des candidates présentées par les communistes aux municipales de 1926, malgré l'inéligibilité des femmes[3].

Engagement politique

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Il adhère en 1916 au Parti socialiste SFIO (18e section). En , il se prononce pour l’adhésion à la IIIe Internationale. En , il entre au bureau politique du Parti communiste et dirige en 1924 la Banque ouvrière et paysanne dont il était le cofondateur. Il est emprisonné quatre mois en 1924 pour « attentat contre la sureté extérieure et intérieure de l’État », après avoir dénoncé l'occupation de la Ruhr ordonnée par le gouvernement de Raymond Poincaré afin de contraindre l’Allemagne à accélérer ses paiements[4].

Maire d'Ivry-sur-Seine

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Le , il est élu maire d’Ivry-sur-Seine, puis réélu en 1929 et 1935. En 1929, il fait élire une femme, Marie Lefèvre, sur sa liste électorale pour protester contre l'interdiction faite aux femmes de participer à la vie politique. L’élection de celle-ci sera finalement cassée par la préfecture[5]. Il inaugure à Ivry une nouvelle gestion sociale : mise en place d'une régie municipale, réalisation d'habitations à bon marché, d'installations sportives, création d'un système d’assistance et d’aide sociale, des « vacances populaires enfantines », gratuité des fournitures scolaires[6],[4]. En 1936-37, il préside le conseil général de la Seine.

Résistance

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Plaque en mémoire du Comité parisien de la Libération au no 3 de le rue du Château-d'Eau à Paris.

Un mois après la déclaration de guerre, le , les conseillers municipaux communistes sont suspendus de leur fonction. Il est déchu de son mandat de maire le et entre dans la clandestinité.

Il se rend à Lyon, Toulouse, Marseille, en Corrèze et dans la Haute-Vienne où il déploie une activité considérable sous le pseudonyme de Gaston. Il est un des organisateurs du Front national de la Résistance en Zone sud. Il donne son aval aux différentes actions de Lucie Aubrac, ancienne militante communiste établie à Lyon avec son mari Raymond[7].

Le , il accueille de Gaulle à l’hôtel de ville de Paris en sa qualité de vice-président du Comité parisien de la Libération.

Mandats et fonctions après-guerre

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Le , Venise Gosnat, adjoint au maire avant la guerre, reconquiert la mairie d'Ivry et met en place un Comité local de libération. Le , Georges Marrane retrouve son fauteuil de maire et dirige la ville jusqu’en 1965, date à laquelle Jacques Laloë lui succède à la tête de la municipalité.

Il est membre de l’Assemblée consultative provisoire où il représente le Front national de l'indépendance de la France. Puis il est élu au Conseil de la République en 1946. Candidat à la présidence du Conseil de la République, il obtient comme son rival MRP, Auguste Champetier de Ribes, 129 voix. Ce dernier est désigné au bénéfice de l'âge.

Georges Marrane est ministre de la Santé publique et de la Population dans le gouvernement Ramadier du au . Il démissionne à la suite de l'éviction des ministres communistes membres de l'Assemblée nationale[8].

Il est membre du Conseil de la République jusqu’à son élection en tant que député communiste de la Seine en 1956. Il est vice-président du groupe communiste de l’Assemblée nationale.

Il est nommé le [9] vice-président du Conseil de la République et reconduit dans cette fonction les [10], et les quitte le 28 janvier de cette même année[11]. Il retrouve brièvement ses fonctions du [12] au [13], et du [13] au [13].

Candidat du PCF à l'élection présidentielle du 21 décembre 1958, il arrive en deuxième position avec 10 355 voix (soit 13,03 % des suffrages) dans le collège des grands électeurs, qui élit le général de Gaulle comme premier président de la Ve République[14].

Il redevient sénateur en et siège au palais du Luxembourg jusqu’en 1968.

Réélu conseiller général de la Seine en 1945 — il est à nouveau président de cette assemblée de à  —, il exerce ce mandat jusqu'en 1967.

La tombe de Georges Marrane au cimetière nouveau d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

Il meurt le à Fleury-Mérogis (Essonne), à l'âge de 88 ans[15], et est inhumé au nouveau cimetière d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne)[16].

Son nom est donné à l'esplanade située devant la mairie à Ivry, et la ville de Vénissieux a une rue Georges-Marrane.

Le Challenge international Georges-Marrane, compétition internationale de handball organisée par le US Ivry handball, est nommé en son honneur.

Décorations

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Résultats électoraux

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Élection présidentielle

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Année Parti 1er tour Issue
Voix % Rang
1958[18] PCF 10 355 13,03 2e Battu

Notes et références

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  1. « Acte de naissance n°17 Avec mentions marginales de mariages et décès Cote : N (1887-1890) (8 Mi 4889) », Archives départementales de l'Eure (consulté le ), p. 127/439
  2. a et b « MARRANE Georges - Biographie Ve République (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français) », sur senat.fr (consulté le ).
  3. Nathalie Viet-Depaule, « MARRANE Lucienne, Berthe née DUCAUD Lucienne », dans Le Maitron, Maitron/Editions de l'Atelier, (lire en ligne).
  4. a et b Bruno Fuligni (ill. Jérôme Pecnard), La France rouge : un siècle d'histoire dans les archives du PCF, 1871-1981, Paris, Les Arènes, coll. « L'histoire entre nos mains », , 117 p., 30 cm (ISBN 978-2-352-04165-8, OCLC 795417435).
  5. « Ivry-sur-Seine, la singularité communiste en partage », L'Humanité,‎ (lire en ligne Accès payant).
  6. Nathalie Viet-Depaule, « MARRANE Georges, Léon, Marrane », sur maitron.fr, 5 août 2009, dernière modification le 22 novembre 2022 (consulté le ).
  7. Laurent Douzou, Lucie Aubrac, Paris, Perrin, , 376 p. (ISBN 978-2-262-02746-9, OCLC 449490279), p. 131-135.
  8. Georgette Elgey, Histoire de la IVe République, Paris, Fayard, , 6 volumes (ISBN 978-2-213-03023-4, 978-2-213-03024-1 et 978-2-213-02577-3, OCLC 30435920), p. 220.
  9. « 3. — Nomination du bureau définitif », dans « 2e Séance du Vendredi 27 Décembre 1946 », Journal officiel de la République française, « Débats parlementaires » (Conseil de la République) no 128,‎ , p. 33-35 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  10. « 6. — Élection du bureau définitif », dans « Séance du Mardi 14 Janvier 1947 », Journal officiel de la République française, « Débats parlementaires » (Conseil de la République) no 1,‎ , p. 2-3 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  11. « Extrait de la table nominative 1946 à 1947 », sur Sénat (consulté le )
  12. « 3. — Installation du bureau définitif », dans « Séance du Mercredi 14 Janvier 1948 », Journal officiel de la République française, « Débats parlementaires » (Conseil de la République) no 4,‎ , p. 95-96 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  13. a b et c « Extrait de la table nominative 1948 », sur Sénat (consulté le )
  14. « « 1958. D'une République à l'autre » », Archives nationales.
  15. « M. Georges Marrane est mort », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  16. « Ivry-sur-Seine (94), nouveau cimetière communal (dit cimetière "Monmousseau"). », sur Bertrand Beyern (consulté le )
  17. « - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )
  18. « Décision no 59-2 PDR du 8 janvier 1959 », sur legifrance.gouv.fr (consulté le ).

Articles connexes

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Liens externes

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