Philippe Bas (homme politique)

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Philippe Bas
Illustration.
Philippe Bas en 2012.
Fonctions
Président de la commission des Lois constitutionnelles du Sénat
En fonction depuis le
(4 ans, 1 mois et 4 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Jean-Pierre Sueur
Sénateur français
En fonction depuis le
(7 ans, 1 mois et 12 jours)
Élection 25 septembre 2011
Réélection 24 septembre 2017
Circonscription Manche
Groupe politique UMP (2011-2015)
LR (2015-)
Conseiller départemental de la Manche
En fonction depuis le
(3 ans, 7 mois et 11 jours)
Avec Martine Lemoine
Élection 29 mars 2015
Réélection (partielle)
Circonscription Canton de Villedieu-les-Poêles
Prédécesseur Jean-Yves Guillou
Président du conseil départemental de la Manche

(1 an, 9 mois et 4 jours)
Prédécesseur Marc Lefèvre (intérim)
Successeur Marc Lefèvre

(7 mois et 1 jour)
Prédécesseur Jean-François Le Grand
Successeur Marc Lefèvre (intérim)
Conseiller général de la Manche

(7 ans et 2 jours)
Élection 16 mars 2008
Circonscription Canton de Saint-Pois
Prédécesseur Gérard Chénel
Successeur Suppression du canton
Ministre de la Santé, des Solidarités, de la Sécurité sociale, des Personnes âgées, des Personnes handicapées et de la Famille

(1 mois et 19 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Dominique de Villepin
Prédécesseur Xavier Bertrand
Successeur Roselyne Bachelot (Santé)
Xavier Bertrand (Solidarités)
Ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille

(1 an, 9 mois et 24 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Dominique de Villepin
Prédécesseur Xavier Bertrand (Sécurité sociale)
Hubert Falco (Aînés)
Marie-Anne Montchamp (Handicap)
Philippe Douste-Blazy (Famille)
Successeur Aucun
Secrétaire général de la présidence de la République

(3 ans et 25 jours)
Président Jacques Chirac
Prédécesseur Dominique de Villepin
Successeur Frédéric Salat-Baroux
Secrétaire général adjoint de la présidence de la République

(1 an, 7 mois et 25 jours)
Président Jacques Chirac
Prédécesseur Olivier Dutheillet de Lamothe
Successeur Frédéric Lemoine
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique UMP
Les Républicains
Diplômé de ENA
Profession Haut fonctionnaire
Religion Catholicisme

Philippe Bas, né le à Paris, est un haut fonctionnaire et homme politique français, membre du parti Les Républicains.

Secrétaire général de l’Élysée sous Jacques Chirac et ministre dans le gouvernement Villepin de 2005 à 2007, il est sénateur depuis 2011 et président du conseil départemental de la Manche entre 2015 et 2017.

Il est président de la commission des Lois constitutionnelles du Sénat du Sénat depuis 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et début dans les cabinets ministériels[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'Institut d'études politiques de Paris (1978) et de l'École nationale d'administration (promotion Louise Michel, 1982-1984), il entre au Conseil d'État en 1984 et devient maître des requêtes en 1987 puis conseiller d'État en 1999[1].

Après avoir été conseiller technique au cabinet du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle en 1988 auprès de Jean-Pierre Soisson, il est détaché comme conseiller juridique du président sénégalais Abdou Diouf de 1989 à 1992. Il revient brièvement au conseil d'État jusqu'à la victoire de la droite en 1993, quand il rejoint les cabinets ministériels, d'abord à la Santé, aux Affaires sociales et à la Ville comme conseiller auprès de Simone Veil et de Philippe Douste-Blazy entre 1993 et 1994 puis directeur-adjoint du cabinet de la ministre d'État jusqu'en 1995, ensuite au Travail et aux Affaires sociales comme directeur du cabinet de Jacques Barrot de 1995 à 1997.

À l'Élysée sous la présidence de Jacques Chirac[modifier | modifier le code]

Après la victoire de la gauche aux élections législatives anticipées de juin 1997 et la chute du gouvernement Juppé, il devient en octobre conseiller social du président de la République Jacques Chirac puis secrétaire général adjoint en septembre 2000[1]. Spécialiste des questions sociales, devenu proche de Jacques Chirac, il réfléchit avec Dominique de Villepin à la stratégie présidentielle et supervise les discours[1].

Il succède à Dominique de Villepin comme secrétaire général de la présidence de la République en mai 2002. Très proche de Jacques Chirac, il mène en particulier le travail sur la loi handicap, votée en 2005.

Avec Renaud Dutreil, Philippe Bas est à l'origine du Régime social des indépendants en France (RSI) initié sous le gouvernement Raffarin[2],[3]. Cet organisme de protection sociale des travailleurs indépendants se révèlera le fruit d'une « réforme mal construite et mal mise en œuvre » et les graves problèmes de gestion causés par ce manque de préparation perdureront des années[4],[5].

Ministre de Dominique de Villepin[modifier | modifier le code]

Le 2 juin 2005, il est nommé ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille du gouvernement Dominique de Villepin. À la tête d'un portefeuille réunissant notamment pour la première fois personnes handicapées et personnes âgées, il met en place l'agence de l'adoption internationale, lance le « plan petite enfance », fait voter en 2007 la loi pour la protection de l'enfance et celle sur la réforme des tutelles, met en place la « loi handicap » et développe, avec le « plan solidarité grand âge », les services aux personnes âgées dépendantes et l'accueil des malades atteints de la maladie d'Alzheimer[1]. En janvier 2007, il annonce la création de la Commission nationale de déontologie des services de communication au public en ligne.

Le Philippe Bas est nommé ministre de la Santé et des Solidarités du gouvernement Dominique de Villepin en remplacement de Xavier Bertrand, ce dernier étant désigné comme porte-parole de Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle française 2007. Après l'entrée à l'Élysée du candidat de l'UMP, Philippe Bas est remplacé le par Roselyne Bachelot et par Xavier Bertrand, son portefeuille étant redécoupé.

Conseiller d’État et président d'établissements publics nationaux[modifier | modifier le code]

À la suite de l'élection présidentielle de 2007, il retrouve le conseil d’État où il préside le groupe de travail chargé de préparer le rapport demandé par le Premier ministre, François Fillon, sur la révision de la loi de bioéthique.

Parallèlement, il est président du conseil d'administration de l'Agence nationale de l'accueil des étrangers et des migrations, devenue l'OFII, Office français de l'immigration et de l'intégration, du 29 novembre 2007 au 23 janvier 2011 (remplacé par Dominique Paillé), puis président de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses)[6] de janvier à septembre 2011.

Élu local dans la Manche[modifier | modifier le code]

Jusqu'alors sans attache électorale, il présente sa candidature aux législatives de juin 2007 dans la deuxième circonscription de la Manche au siège laissé vacant par le député René André, nommé conseiller-maître en service extraordinaire à la Cour des comptes[7]. Investi officiellement par l'UMP, ce « parachutage » doit faire face à la dissidence de Guénhaël Huet, ancien assistant parlementaire de René André et maire d'Avranches en congé de son parti, qui l'emporte au second tour au terme d'un duel qualifié de « fratricide » par les médias[8].

L'année suivante, en 2008, Philippe Bas est élu conseiller général dans le canton de Saint-Pois, succédant à l'UMP Gérard Chénel, qui ne se représentait pas. Il devient 15e vice-président du conseil général de la Manche, chargé des Solidarités[9]. En 2011, après le renouvellement du conseil général et un resserrement du nombre de vice-présidents, il devient 5e vice-président, chargé du pôle « Solidarités, formation, jeunesse, sport et culture ».

À l’issue des élections départementales de 2015, il est élu conseiller départemental, en tandem avec Martine Lemoine. Le 2 avril, il est élu président du Conseil départemental de la Manche, succédant à Jean-François Le Grand (DVD). Toutefois, son élection comme conseiller est annulée par le tribunal administratif de Caen le 24 septembre, son bulletin de vote ayant été jugé non conforme[10]. Philippe Bas reste en fonction jusqu'en novembre 2015, date à partir de laquelle son premier vice-président, Marc Lefèvre, assure l’intérim[11]. Le 6 décembre 2015, à la suite d'un nouveau scrutin, Philippe Bas est réélu au premier tour de l'élection départementale partielle ; il retrouve sa fonction de président du conseil départemental le 5 janvier 2016[12].

En octobre 2017, après avoir été réélu sénateur, il quitte la tête du département en raison de la réglementation sur le non-cumul des mandats[13]. Il reste cependant conseiller départemental.

Sénateur[modifier | modifier le code]

Le , il est élu sénateur UMP dans le département de la Manche, en obtenant le meilleur score départemental (755 voix)[14].

Après la victoire de la droite aux élections sénatoriales de 2014, il est élu, par 29 voix sur 34 votants, président de la commission des Lois constitutionnelles, de la Législation, du Suffrage universel, du Règlement et de l’Administration générale[15].

Il soutient François Fillon pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[16]. À la suite de la publication du livre-enquête Bienvenue place Beauvau, qui indique que François Hollande a tenté d'utiliser le ministère de l'Intérieur pour annihiler les chances de la droite de parvenir au second tour de l'élection présidentielle de 2017, il porte à la connaissance du Parquet national financier et au procureur de la République une douzaine de faits délictueux[17],[18].

En 2018, en tant que président de la commission des Lois constitutionnelles, il conduit les auditions du Sénat dans le cadre de l’affaire Benalla[19],[20].

Décorations[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 2009, il est fait chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • L'Afrique australe dans la tourmente, en collaboration avec Denis Tersen, La Documentation Française, 1987
  • Avec Chirac, Éditions de l'Archipel, 2012

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « François Baroin nommé à l'intérieur, Philippe Bas à la santé », La Croix, 26 mars 2007.
  2. RSI : Macron et les technocrates contre les indépendants, contrepoints.org, 11 décembre 2015
  3. RSI : un désastre bien français, latribune.fr, 12 juin 2015
  4. Le RSI, cauchemar des travailleurs indépendants, lesechos.fr, 28 avril 2014
  5. RSI: la spoliation organisée des artisans et commerçants, Éric Verhaeghe, lefigaro.fr, 9 mars 2015
  6. Le Monde du 27 janvier 2011, p. 2
  7. Louis Laroque, « Le parachutage risqué de Bas en Normandie », Le Figaro, 15 octobre 2007
  8. Avranches-Mortain : duel fratricide à l'UMP, Ouest-France, 23 mai 2007
  9. Guillaume Balard, « Jean-François Le Grand réélu à la tête du conseil général », Ouest-France, 21 mars 2008
  10. Wassinia Zirar, « Philippe Bas quitte le conseil départemental de la Manche après l’annulation de son élection », Acteurs publics, (consulté le 25 septembre 2015)
  11. « Manche: l'élection de Philippe Bas aux départementales invalidée », France3 Basse-Normandie, 24 septembre 2015
  12. « Philippe Bas réélu président du conseil départemental de la Manche », Ouest-France, 5 janvier 2016
  13. https://www.lamanchelibre.fr/actualite-399575-manche-philippe-bas-a-demissionne
  14. https://www.senat.fr/senatoriales_2011/50/50.html
  15. http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20141006/lois.html
  16. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  17. Paule Gonzales, « «Cabinet noir» : les ténors de la droite réclament l'ouverture d'une enquête », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  18. Justine Chevalier, « "Cabinet noir": que va faire la justice de la plainte des proches de Fillon? », BFM TV,‎ (lire en ligne)
  19. http://www.lefigaro.fr/politique/2018/09/19/01002-20180919ARTFIG00350-philippe-bas-une-main-de-fer-dans-un-gant-de-velours.php
  20. https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/agression-d-un-manifestant-par-un-collaborateur-de-l-elysee/pince-sans-rire-vieille-france-et-bosseur-qui-est-philippe-bas-le-senateur-lr-qui-ne-lache-rien-dans-l-affaire-benalla_2944289.html

Liens externes[modifier | modifier le code]