Gilbert Grandval

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Gilbert Grandval
Fonctions
Ministre du Travail
Président Charles de Gaulle
Gouvernement Georges Pompidou I et II
Prédécesseur Paul Bacon
Successeur Jean-Marcel Jeanneney
Secrétaire d'État au Commerce extérieur
Président Charles de Gaulle
Gouvernement Georges Pompidou I
Prédécesseur 1ère fonction
Successeur Charles de Chambrun
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Paris
Date de décès (à 77 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Parti politique UNR-UDT

Signature de Gilbert Grandval

Gilbert Grandval, né le à Paris et décédé le à Paris, est un homme politique, ambassadeur et résistant français.

Carrière[modifier | modifier le code]

Fils d'Edmond Hirsch et de Jeanne Ollendorff et donc petit-fils de l'éditeur à succès de la fin du XIXe siècle Paul Ollendorff[1], Gilbert Grandval a fait ses études au lycée Condorcet.

Résistant (mouvement CDLR), il commanda les Forces françaises de l'intérieur de huit départements de l'Est. Dans Nancy libéré, il accueillit le général de Gaulle.

Gouverneur, haut-commissaire et ambassadeur en Sarre de 1946 à 1955

En 1955, il est nommé résident général au Maroc, en pleine crise franco-marocaine, il n'y resta que 50 jours, étant en désaccord avec la politique du gouvernement Edgar Faure (1). Le contexte politique au Maroc était explosif. En 1953, la France déposa le sultan Sidi Mohammed ben Youssef (futur Mohammed V) et plaça à la tête du protectorat marocain Sidi Mohammed ben Arafa. Ce dernier fit arrêter le Grand vizir Mohammed el Mokri[réf. nécessaire], mais, face à l'impopularité de Ben Arafa, les autorités françaises renoncèrent bientôt à maintenir ce dernier au pouvoir. En 1955, Gilbert Grandval, qui venait d'être nommé Résident général au Maroc, décida de rencontrer le Grand Vizir Mohammed el Mokri. Ce dernier, juste libéré des geôles marocaines, s'envola pour la France où il rencontra, à Vichy, Gilbert Grandval. El Mokri fit comprendre à Grandval que Ben Arafa était prêt à partir face à l'agitation populaire qui s'étendait à travers le protectorat marocain. La question du trône fut posée. Les discussions permirent d'envisager le retour triomphal de Mohammed V le 16 novembre 1955.

Cofondateur de l'UDT en 1959, il était gaulliste de gauche UNR-UDT, et l'un des animateurs du Front travailliste.

Il est Secrétaire d'État au Commerce extérieur du gouvernement Georges Pompidou (1), du 14 avril au 16 mai 1962, puis ministre du Travail du gouvernement Georges Pompidou (2), du 16 mai 1962 au 8 janvier 1966.

Il préside les Messageries maritimes de 1966 à 1972.

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Ma mission au Maroc, Paris, Plon, , 273 p.
  • Libération de l'Est de la France, Paris, Hachette, , 275 p. (coécrit avec A. Jean Collin)

Décorations[modifier | modifier le code]

Gilbert Grandval a également reçu de nombreuses décorations étrangères.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Gilbert Grandval », sur www.saar-nostalgie.de (consulté le 24 novembre 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]