Georgina Dufoix

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Georgina Dufoix
Georgina Dufoix, en 1990.
Georgina Dufoix, en 1990.
Fonctions
Ministre chargée des Questions familiales
Président François Mitterrand
Gouvernement Michel Rocard I
Prédécesseur Michèle Barzach
Successeur Hélène Dorlhac
Députée du Gard
(scrutin proportionnel par département)
Porte-parole du gouvernement
Président François Mitterrand
Gouvernement Laurent Fabius
Prédécesseur Roland Dumas
Successeur Alain Juppé
Ministre des Affaires sociales et de la Solidarité nationale
Président François Mitterrand
Gouvernement Laurent Fabius
Prédécesseur Pierre Bérégovoy
Successeur Philippe Séguin
Secrétaire d'État à la Famille
Président François Mitterrand
Gouvernement Pierre Mauroy I, II et III
Biographie
Nom de naissance Georgina Nègre
Date de naissance (74 ans)
Lieu de naissance Paris (Seine)
Nationalité Française
Parti politique PS
Diplômée de Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Profession Économiste
Religion Protestante évangélique

Georgina Dufoix, née Georgina Nègre le [réf. nécessaire] à Paris (Seine), est une femme politique française, ministre des Affaires sociales et de la Solidarité nationale de 1984 à 1986.

Origines et famille[modifier | modifier le code]

Georgina Nègre est la fille d'Alain Nègre, directeur d'un garage automobile et conseiller municipal de Nîmes sous le mayorat d'Edgar Tailhades (SFIO), et d'Antoinette Pallier. Elle est issue d'une vieille famille protestante réformée[1],[2]. Elle est titulaire d’un DESS en sciences économiques[réf. nécessaire].

Elle épouse, le 20 septembre 1963, Antoine Dufoix, ingénieur de l'École centrale de Paris et président de société. Ils ont ensemble quatre enfants.

À la suite du décès accidentel de son père en 1967, Georgina Dufoix prend la responsabilité du garage, à l'âge de 24 ans, et crée avec son frère les concessions de louage de voitures, « Avis » à Nîmes, Arles et Alès.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Fonctions nationales[modifier | modifier le code]

Elle a été :

Le secrétariat d’Etat souhaite lutter contre la paupérisation du parent - généralement la mère - qui élève seul les enfants après l’éclatement du couple conjugal. Désormais, la CAF verse une "allocation parent orphelin" au parent qui ne perçoit pas la pension alimentaire due pour les enfants avant que la CAF ne se retourne contre le parent défaillant.

La circulaire interministérielle du 18 février 1983 et ses cinq circulaires d’application ministérielles sur l’enfance maltraitée avaient pour objectif, après l‘affaire de l’enfant du placard (1982) d’"Oser parler la maltraitance" (titre de la L.O. signée G. Dufoix publiée par Le Monde) d’améliorer le dispositif de recueil et de traitement des signalements. Un téléphone vert a été installé dans les départements (avant de devenir national en 1989); pour la première fois l’Education nationale était mobilisée afin de repérer les enfants en grande difficulté.

La loi du 6 juin 1984 sur les rapports des parents et des enfants avec le service de l’aide sociale à l’enfance, avait le souci de lutter contre l’accusation d’arbitraire qui pesait sur l’ASE héritière de la DASS et de l’Assistance publique. La prise en compte des droits des parents (droit d’être informés sur les prestations ASE, droit d’être assisté, droit de donner son accord sur les prises en charge, droits aux recours y compris judiciaires) est considérée comme le fondement de l’action sociale moderne anticipe sur la loi médico sociale de 2002 et la loi de 2007 rénovant la protection de l’enfance.

Surtout, avec la loi Dufoix, l’enfant même handicapé acquiert le droit d’être adopté. Ainsi désormais, droit fondamental : tout enfant à le droit à une famille même s’il est handicapé.

La création d’un Institut de l’enfance et de la famille répondait à l’une des 110 propositions du candidat François Mitterrand. Cet établissement a été créé en 1984. On ambitionnait par certains cotés parachever la démanche de réhabilitation de prise en compte du fait familial et le souci de s’interroger sur la place de l’enfant dans et hors la famille. Cet établissement public visait à mettre la recherche en sciences sociales au service de tous les acteurs (politiques, administratifs, professionnels, militants et familles à travers les médias).

  • Porte-parole du Gouvernement de décembre 1984 à mars 1986.
  • Déléguée générale à la lutte contre la drogue et la toxicomanie de 1989 à 1993

Georgina Dufoix a notamment élaboré et mis en œuvre un vaste programme de 42 actions, adopté par le conseil des ministres le 9 mai 1990, en matière de prévention, de répression, d’action sanitaire et sociale, de recherche et d’évaluation. Nous nous souviendrons de la campagne publicitaire de Monsieur Alain Poiret « Aidons-les à trouver la force de dire NON ». Elle a aussi amené l’Union européenne à créer fin 1989 le Comité européen de lutte anti-drogue (CELAD) ; son initiative a été le point de départ de la politique européenne développée depuis lors en ce domaine. Elle a appuyé la création de centres nouveaux (Kate Bary).

Fonctions locales[modifier | modifier le code]

Fonctions internationales[modifier | modifier le code]

  • Membre du board de l'UNRISD (organisme de recherches sociales des nations unies)[6]
  • Membre du WSP international de Genève (War-torn Society Project), président Martti Ahtisaari, prix Nobel de la paix 2008[7]
  • Membre du Gouverning Council de INTERPEACE Genève[8]

L’affaire du sang contaminé[modifier | modifier le code]

En avril 1991, en tant que ministre des Affaires sociales et de la Solidarité nationale, elle est mise en cause dans l’affaire du sang contaminé avec Laurent Fabius et Edmond Hervé, son ancien secrétaire d’État chargé de la Santé lorsque la journaliste Anne-Marie Casteret publie dans l'hebdomadaire "L'Évènement du Jeudi" un article prouvant que le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) a sciemment distribué, de 1984 à 1985 à la fin de l'année, des produits sanguins, dont certains contaminés par le virus du sida.

Après avoir été ministre dans le premier gouvernement Rocard, Georgina Dufoix est donc attaquée par des associations de victimes et la polémique sur la contamination de transfusés par le virus du VIH s’accroît dans les médias.

Le 27 juillet 1993, à la suite du scandale occasionné, outre de nombreux débats publics et manœuvres juridiques, une révision constitutionnelle remplacera la Haute Cour de justice par la Cour de justice de la République.

Le procès des ministres a lieu en février et mars 1999, intervenant plusieurs années après la condamnation de l’ancien directeur du Centre national de transfusion sanguine, Michel Garretta, et trois autres médecins pour tromperie (1992-1993).

Laurent Fabius et Georgina Dufoix sont relaxés le 9 mars 1999 par la Cour de Justice de la République, l’accusation d’homicide involontaire n'étant pas retenue à leur encontre. Aucun des acteurs de cette époque, médecins, administratifs, politiques n'a été jugé coupable au motif que les connaissances scientifiques de l’époque ne permettaient pas de prendre d’autres décisions (1985 : la séropositivité était considérée par certains scientifiques comme un signe de protection ou même une immunité contre le sida).

Sa déclaration sur TF1, le 4 novembre 1991 : « Je me sens profondément responsable; pour autant, je ne me sens pas coupable, parce que vraiment, à l’époque, on a pris des décisions dans un certain contexte, qui étaient pour nous des décisions qui nous paraissaient justes. » a été résumée par une formule devenue célèbre (« responsable mais pas coupable »)[9].

En droit, selon la Cour de justice de la République, elle n’était ni responsable (elle n’a commis, en tant que chef de service, aucune faute détachable du service, le seul responsable était alors l’État lui-même dirigé par une gouvernance ministérielle), ni coupable (elle n’a commis aucun acte illégal).

Médecines parallèles[modifier | modifier le code]

Georgina Dufoix a apporté son soutien aux médecines non conventionnelles  : le 12 septembre 1984, elle publiait un arrêté autorisant le remboursement des préparations homéopathiques par la Sécurité Sociale[10], et le 13 décembre 1985, elle déclarait dans une conférence de presse vouloir organiser une étude randomisée en double aveugle sur deux produits homéopathiques, ce que tout le monde approuvait, mais également d'enseigner l'homéopathie et l'acupuncture et de leur consacrer une fondation. De nombreux commentateurs ont relevé l'incohérence entre la démarche de test, qui prouve que les méthodes ne sont pas validées, et la mise au programme universitaire, qui ne saurait contenir que des méthodes prouvées. Ces deux dernières mesures ne furent jamais mises en place en raison de la victoire du RPR aux élections législatives de mars 1986.

Conversion religieuse[modifier | modifier le code]

Elle s'est convertie au protestantisme évangélique au début des années 1990[11]. Durant la campagne présidentielle de 2007, elle a lancé un blog de prière pour les candidats.

Autres prises de position[modifier | modifier le code]

Début 2013, elle se prononce contre le projet de « mariage pour tous » présenté par le gouvernement Ayrault, dénonçant en même temps la « théorie du genre »[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Charcellay et Jean-Pierre Souche, "Je n’imaginais pas que Mitterrand serait élu", Midi libre, 9 mai 2011
  2. Les Nègre - L'empreinte protestante, L'Express, 3 mai 2004
  3. Candidats investis par le PS aux élections législatives de 1988
  4. Son mari brigua sans succès sa succession comme conseiller général du 5e canton
  5. « Municipales à Nîmes les fils et filles de s'immiscent dans les listes électorales », sur midilibre.fr (consulté le 16 février 2016).
  6. « Georgina Dufoix Alumni About UNRISD UNRISD », sur unrisd.org (consulté le 16 février 2016).
  7. « Advancing the Social Agenda: Two Years After Copenhagen  », sur guystanding.com (consulté le 16 février 2016).
  8. « Peace is a Process », sur interpeace.org,‎ 2008 (consulté le 16 février 2016).
  9. « Citations et proverbes »
  10. Francis Beauvais l'âme des molécules coll. Mille mondes 2007 p. 35 édité par www.millemondes.fr (ISBN 978-1-4116-6875-1)
  11. Georgina Dufoix contre le mariage pour tous sur le site www.lavie.fr consulté le 18 janvier 2013
  12. « Georgina Dufoix opposée au mariage gay », lefigaro.fr, 5 janvier 2013.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Fiche sur le site de l'Assemblée nationale (1986-1988)