Coralie Dubost

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Coralie Dubost
Illustration.
Fonctions
Députée de la 3e circonscription de l'Hérault
En fonction depuis le
(1 an, 6 mois et 29 jours)
Élection 18 juin 2017
Législature XVe
Groupe politique LREM
Prédécesseur Fanny Dombre-Coste
Biographie
Date de naissance (35 ans)
Lieu de naissance Montpellier
Nationalité Française
Parti politique LREM
Diplômée de Université Montpellier-I
Université Nancy-II
Université Lyon-III
Profession Juriste
Résidence Celleneuve, Montpellier[1]

Coralie Dubost, née le à Montpellier, est une femme politique française.

Juriste, membre de La République en marche, elle est élue députée dans la troisième circonscription de l'Hérault lors des élections législatives de 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Coralie Dubost est née le à Montpellier[2]. Son père est professeur de littérature du Moyen Âge[3].

Elle est juriste spécialisée dans les modes alternatifs de règlement de conflits[4],[5], ainsi que dans le droit européen et international des droits de l'homme[3]. Elle exerce dans les universités de Montpellier, Nancy et Lyon[3]. En 2017, elle devient responsable des projets à la Montpellier Business School[5].

Députée LREM de la XVe législature[modifier | modifier le code]

Elle se dit convaincue par le discours prononcé par Emmanuel Macron à l'université des Gracques à laquelle elle assiste en novembre 2015[3]. Elle rejoint En marche ! à sa création en et devient la référente du département de l'Hérault[4]. Issue d'une famille ancrée à gauche, elle déclare avoir par le passé « voté à gauche, au centre, à droite »[3].

Elle est élue députée au second tour des élections législatives de 2017 dans la 3e circonscription de l'Hérault, face au candidat de la France Insoumise Stéphane Vidal, avec 60,45 % des suffrages exprimés[6], succédant ainsi à Fanny Dombre-Coste, députée sortante battue au premier tour.

Elle est, avec Pacôme Rupin, Danièle Hérin et Gilles Le Gendre, vice-présidente du groupe LREM, chargée des relations avec le gouvernement, sous la présidence de Richard Ferrand[7],[8], dont elle est proche[9],[10]. En janvier 2018, Richard Ferrand annonce qu'elle remplacera à un poste de secrétaire de l'Assemblée nationale Lénaïck Adam, dont l'élection a été invalidée par le Conseil constitutionnel, mais Hugues Renson, vice-président de l'Assemblée, s'en étonne et sa nomination, ultérieurement présentée comme devant être provisoire, est abandonnée[11],[12]. Midi libre estime que cet épisode « semble cacher quelques lignes de fracture au sein du groupe LREM »[13]. En septembre 2018, elle soutient la candidature de Laetitia Avia pour la succession de Richard Ferrand[5].

En septembre 2017, elle intègre le programme des Young Leaders de la France China Foudation (FCF) qui vise à encourager le dialogue entre la France et la Chine, après avoir bénéficié de la promotion de Matignon[14]. L'Opinion la présente alors comme étant « familière de l’Élysée »[14].

Sous la présidence de l'Assemblée nationale par François de Rugy, elle préside le groupe de travail de réforme de l'Assemblée sur le développement durable[5].

Contexte indique que « ses sujets de prédilection sont l'Europe et les affaires internationales, elle a d'ailleurs co-présidé le rapport sur l'État de droit dans l'Union européenne »[5]. Elle est rapporteure pour le projet de loi Pacte[5]. A ce poste, elle porte, avec le soutien du groupe LREM, un amendement permettant à 4 millions de salariés bénéficiant d'un mécanisme de participation au sein de leur entreprise de gagner environ 80 euros de plus par an, tout en abaissant de 160 000 à 80 000 euros de salaire annuel le plafond servant de calcul à la participation des salariés aisés, « dans un souci de redistribution » ; mais le ministre Bruno Le Maire, responsable du projet de loi, se montre réticent[15],[16].

20 minutes indique en janvier 2018 que « dans sa circonscription, Coralie Dubost ne fait pas l’unanimité. Certains maires de petites communes de la métropole de Montpellier regrettent, notamment, ses absences sur le terrain »[12]. Alors qu'elle se montre hostile à Philippe Saurel, maire de Montpellier, la nouvelle direction de LREM dans l'Hérault, qu'elle a quittée, cherche à être conciliante avec celui-ci en vue des élections municipales de 2020[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Pieyre, « Coralie Dubost, en marche vers la députation », sur midilibre.fr, Midi Libre, (consulté le 27 juin 2017).
  2. http://www2.assemblee-nationale.fr/deputes/fiche/OMC_PA719684
  3. a b c d et e Michel Pieyre, « WEBDOC - Hérault : Coralie Dubost, en marche vers la députation », sur midilibre.fr, (consulté le 22 novembre 2018).
  4. a et b Vincent Mongaillard, « Coralie Dubost, nouvelle députée LREM «un peu gueularde» et en jeans », sur leparisien.fr, Le Parisien, (consulté le 27 juin 2017).
  5. a b c d e et f Yann Guégan et Diane de Fortanier, « La galaxie LRM à l’Assemblée nationale », sur contexte.com, (consulté le 19 octobre 2018).
  6. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  7. « La députée héraultaise Coralie Dubost vice-présidente de groupe à l'Assemblée », sur midilibre.fr, Midi Libre, (consulté le 27 juin 2017).
  8. Alexandre Lemarié, « Assemblée nationale : le groupe LRM s’organise pour éviter les couacs », sur lemonde.fr, (consulté le 6 septembre 2017).
  9. Yann Guégan et Diane de Fortanier, « Les tribus du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale », sur contexte.com, (consulté le 26 décembre 2017).
  10. Mathilde Siraud, « À l'Assemblée, Ferrand tente de ressouder les Marcheurs », sur lefigaro.fr, (consulté le 30 juillet 2018).
  11. « Polémique après la nomination de Coralie Dubost comme secrétaire de l'Assemblée nationale », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 22 novembre 2018).
  12. a et b Nicolas Bonzom, « Hérault : Coralie Dubost, une députée macroniste au parcours éclair », sur 20minutes.f, (consulté le 22 novembre 2018).
  13. Ludovic Trabuchet, « L'Héraultaise Coralie Dubost au cœur d'une polémique à l’Assemblée nationale », sur midilibre.fr, (consulté le 22 novembre 2018).
  14. a et b Jean-Jérôme Bertolus, « Jeunes leaders d’En Marche! et Young Leaders », sur L'Opinion.fr, (consulté le 22 novembre 2018).
  15. Jason Wiels, « Participation : Bruno Le Maire freine le timide coup de pouce de la majorité », sur La Chaîne parlementaire.fr, (consulté le 22 novembre 2018).
  16. Anne de Guigné, « Participation plus égalitaire : pourquoi Bruno Le Maire a dit non aux députés LaREM », sur lefigaro.fr, (consulté le 22 novembre 2018).
  17. Benjamin Téoule, « Dans l’Hérault, LREM se divise déjà pour les municipales », sur Mediapart, (consulté le 22 novembre 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]