Histoire de la France pendant la Seconde Guerre mondiale

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L'histoire de la France pendant la Seconde Guerre mondiale est la période de l'histoire de France se déroulant entre le déclenchement de la guerre le et sa fin le .

Contexte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Entre-deux-guerres.

La France dans les années 1930[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Années 1930 en France.

Après la Première Guerre mondiale, les Français nourrissent un sentiment pacifiste dû aux souffrances et aux horreurs affrontées pendant la guerre[1] : on appelle la Grande Guerre la « Der des Ders » (la dernière des guerres).

Les origines de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Revanchisme.

La Seconde Guerre mondiale tire ses origines directement de la fin de la guerre précédente, la Première Guerre mondiale. Celle-ci, après avoir été arrêtée par l'armistice de Rethondes le , se conclut par un traité de paix signé le dans la galerie des Glaces du château de Versailles : on parle du traité de Versailles[Note 1],[2],[3]. Ce traité est très dur et humiliant pour l'Allemagne : perte de l'Alsace-Moselle, démilitarisation de la Rhénanie, création du corridor de Dantzig pour donner un accès à la mer à la Pologne, qui sépare ainsi la Prusse orientale du reste de l'Allemagne, administration de la Sarre par la Société des Nations pour 15 ans, et obligation pour l'Allemagne de reconnaître sa responsabilité dans le déclenchement de la guerre[2],[3]. Toutes ces dispositions créent un fort sentiment de revanche chez les Allemands qui rejettent le « diktat de Versailles »[2],[3].

Le sentiment anti-traité de Versailles, associé à l'impuissance de la Société des Nations, au morcellement politique de l'Europe centrale et à la crise économique de 1929 créent les conditions propices au déclenchement de la guerre[4]. En 1933, Adolf Hitler, chef du Parti nazi, est porté démocratiquement au pouvoir en Allemagne, dont la situation économique est catastrophique : chômage de masse, inflation[4]... Il multiplie les coups de force face à la France et au Royaume-Uni passifs : remilitarisation de la Rhénanie, annexion de l'Autriche (Anschluss) et des Sudètes[4]...

Hitler amorce un rapprochement avec l'Italie fasciste de Benito Mussolini et avec l'Empire du Japon, formant l'Axe Rome-Berlin-Tokyo[4]. Afin d'éviter un affrontement avec l'Union soviétique, l'Allemagne signe le pacte germano-soviétique qui fait bénéficier Hitler d'une aide politique, économique et militaire, et prévoit secrètement le partage de l'Europe de l'Est et notamment de la Pologne[4].

Déclenchement du conflit[modifier | modifier le code]

Dès le , Hitler lance un ultimatum à la Pologne, et, le à l'aube, la Wehrmacht franchit par surprise la frontière germano-polonaise[4]. Les appels à la paix du pape Pie XII et du président américain Franklin Roosevelt échouant, Hitler refusant de retirer ses troupes de Pologne, le Royaume-Uni, fidèle à son engagement du , et la France, déclarent la guerre à l'Allemagne le [4].

Premiers mois de conflit (1939-1940)[modifier | modifier le code]

La « drôle de guerre »[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Drôle de guerre.

Quand la guerre commence en septembre 1939, la France est encore sous le régime de la Troisième République avec Albert Lebrun pour président de la République. Le Président du Conseil et ministre de la Défense nationale Édouard Daladier s'attribue la gestion des Affaires étrangères et dissout les organisations communistes opposées à la guerre[4]. Le général Maurice Gamelin est reconnu généralissime[4].

Alors qu'Hitler est en train de conquérir l'Europe - on parle de Blitzkrieg (« guerre éclair ») - l'armée française reste passive, à l'exception de quelques avancées en Sarre, optant pour une stratégie défensive grâce à la ligne Maginot : c'est la « drôle de guerre »[4],[5],[6]. Fin septembre, face à la défaite de la Pologne, le général Gamelin stoppe « toute action offensive »[6].

Une offre de paix d'Hitler le est refusée, tout comme la médiation du roi Léopold III de Belgique ou de la reine Wilhelmine des Pays-Bas[4].

L'offensive allemande de 1940[modifier | modifier le code]

Le , Paul Reynaud remplace Daladier à la tête du gouvernement[4]. Le 28, il signe avec le Royaume-Uni un accord où ils s'engagent réciproquement à ne pas signer de paix séparée avec l'Allemagne[4]. En mai 1940, le général Maxime Weygand succède à Gamelin à la tête des armées[7].

Le , l'armée allemande lance la bataille de France, qui commence par l'invasion des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg[4],[8]. De là, ils parviennent à pénétrer en France par Sedan le 14, pour rejoindre l'Oise et la Somme[4],[8]. Le 27, les Allemands atteignent Calais, et, le lendemain, les armées alliées encerclées à Dunkerque se replient en Grande-Bretagne[4],[8].

Le , l'Italie déclare la guerre à la France[4]. Le lendemain, Weygand envisage l'armistice, tandis que l'amiral François Darlan s'engage auprès de Winston Churchill à ce que la flotte française ne passe jamais sous contrôle allemand[4].

L'armistice et la mise en place du régime de Vichy[modifier | modifier le code]

Division du territoire français mise en place par l'armistice.

Reynaud, qui préconisait de continuer la lutte en Afrique du Nord, démissionne le face aux nouvelles avancées de la Wehrmacht[4]. Le président Lebrun nomme le maréchal Philippe Pétain à la tête du gouvernement. Celui-ci demande aussitôt l'armistice : le 22 juin est signé l'armistice avec l'Allemagne à Rethondes et le 24 juin celui avec l'Italie à Rome[4].

L'armistice est sévère pour la France : le territoire national est coupé en deux, la zone nord, dite « zone occupée » est administrée par la Wehrmacht, tandis que la zone sud, dite « zone libre » reste sous contrôle de l'État français[4],[8]. De plus, il est convenu deux millions de prisonniers le resteront jusqu'à la paix et que la France doit payer l'entretien des forces d'occupation allemandes[4]. Toutefois, la France conserve son Empire colonial, sa marine et une armée de 100 000 hommes[4].

Le , Pétain déplace le gouvernement français à Vichy[4]. Le , l'Assemblée nationale lui accorde les pleins pouvoirs afin « de promulguer une nouvelle Constitution de l'État français »[9]. Désormais « chef de l'État français », il s'attribue la totalité du pouvoir législatif et exécutif, ajourne les deux chambres du Parlement et nomme Pierre Laval vice-président du Conseil : c'est la fin de la Troisième République et le début du régime de Vichy[9].

L'appel à la Résistance[modifier | modifier le code]

La croix de Lorraine devient l'emblème de la Résistance française.
De Gaulle passant en revue ses troupes à Bangui en Afrique équatoriale française (aujourd'hui en République centrafricaine).

Tandis que le maréchal Pétain tout juste nommé chef du gouvernement demande l'armistice, le 17 juin, Charles de Gaulle, nommé le 5 juin dans le gouvernement Reynaud, rallie Londres le jour même et proclame le lendemain dans son « appel du 18 juin » son refus de l'armistice et appelle à continuer le combat aux côtés du Royaume-Uni : c'est la naissance la France libre[4].

Au cours de l'été, il obtient le ralliement d'une partie de l'Empire colonial français : Afrique équatoriale française, établissements en Inde, Tahiti et Nouvelle-Calédonie[4].

La France sous le régime de Vichy (1940-1944)[modifier | modifier le code]

Fin de la guerre (1944-1945)[modifier | modifier le code]

La Libération et la mise en place du gouvernement provisoire[modifier | modifier le code]

Le Gouvernement provisoire[modifier | modifier le code]

La fin du conflit[modifier | modifier le code]

Conséquences[modifier | modifier le code]

Bilan du conflit[modifier | modifier le code]

Mémoires[modifier | modifier le code]

Réconciliation franco-allemande[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. S'ajoutent à ce traité quatre traités secondaires, ceux de Saint-Germain-en-Laye, Trianon, Neuilly et Sèvres[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. René Rémond, « Le pacifisme en France au 20e siècle », Autres Temps, no 1,‎ (lire en ligne).
  2. a, b, c et d « traité de Versailles (28 juin 1919) », sur Encyclopédie Larousse (consulté le 14 juin 2017)
  3. a, b et c « 28 juin 1919 - Paix bâclée à Versailles », sur Herodote.net (consulté le 14 juin 2017)
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y et z « Seconde Guerre mondiale », sur Encyclopédie Larousse (consulté le 14 juin 2017)
  5. « Drôle de guerre », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 14 juin 2017)
  6. a et b Emmanuel Hecht, « Guerre et drôle de guerre », L'Express,‎ (lire en ligne)
  7. « Maxime Weygand », sur Encyclopédie Larousse (consulté le 14 juin 2017)
  8. a, b, c et d « 1939-1945 - La Seconde Guerre mondiale : le film des événements », sur Herodote.net (consulté le 14 juin 2017)
  9. a et b « Gouvernement de Vichy », sur Encyclopédie Larousse (consulté le 14 juin 2017)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]