Désiré Ferry

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Désiré Ferry
Image illustrative de l'article Désiré Ferry
Fonctions
Député 1919-1936
Gouvernement IIIe république
Groupe politique ERD (1919-1924)
URD (1924-1932)
CR (1932-1936)
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 53 ans)
Résidence Meurthe-et-Moselle

Désiré Ferry (1886-1940) est un homme politique français. Il fut ministre de la IIIe République, en 1924 et 1930.

Biographie[modifier | modifier le code]

Désiré Ferry naît à Metz en Moselle, le [1]. Metz est alors une ville allemande, depuis son annexion à l'Empire allemand. Il choisit de vivre en France.

Il fait ses études au collège de Pont-à-Mousson puis au lycée de Nancy. Il suit les cours de la faculté des Sciences de Nancy et commence une carrière de journaliste, collaborant à des feuilles régionales: Le Messager d'Alsace et de Lorraine, Les Marches de l'Est, Le Pays lorrain, le quotidien L'Est républicain. Il est le secrétaire du député de Nancy Louis Marin. Avec lui, il participe en 1910 à la tentative d'éviction du rédacteur en chef de L'Est républicain, Léon Goulette. Tentative qui se solde par un duel entre ce-dernier et Ferry[2].

Il anime plusieurs groupements d'étudiants à Paris, dont l'Union des étudiants républicains de Paris ( liée aux Républicains progressistes ), qu'il préside de 1912 à 1914[3]. Il est docteur en droit en 1913, après avoir soutenu sa thèse: Le Contrôle Financier du Parlement, La Commission des Comptes Définitifs. Avocat à Paris, il ne plaide pas mais continue à se préparer à la vie politique en suivant les cours du Collège des Hautes Études Sociales, de l'École libre des sciences politiques, réunissant un important bagage technique complété par des voyages d'études en Italie, en Allemagne, en Europe centrale. Il commence alors à collaborer aux quotidiens parisiens Le Matin et L'Écho de Paris où, s'étant rendu compte sur place de la gravité de la menace allemande, il fait campagne pour le rétablissement du service militaire de trois ans.

Il épouse en janvier 1914 Marguerite Beaupère. Louis Marin est l'un de ses témoins[4]. La même année, il intègre le Comité directeur de la Ligue des Patriotes[5], dont il devient par la suite vice-président.

Lieutenant de réserve au 26ème bataillon de chasseurs à pied à la déclaration de guerre, D. Ferry fait avec éclat toutes les campagnes de 1914 à 1918, est trois fois blessé grièvement, trois fois cité, promu capitaine et décoré chevalier de la Légion d'Honneur ( 1917 ).

Après l'armistice, Clémenceau lui confie, à la Présidence du Conseil, un service d'études juridique et administratif pour préparer un régime transitoire en Alsace et en Lorraine. D. Ferry se fait élire, le 15 novembre 1919, député de Meurthe et Moselle sur la liste d'Union Républicaine et d'Union Nationale dont les chefs de file sont Albert Lebrun et Louis Marin. Réélu sur la liste de Louis Marin le 11 mai 1924 et, au scrutin uninominal, dans la troisième circonscription de Nancy le 22 avril 1928 et le premier mai 1932, il est en revanche battu à 309 voix d'écart par Pierre-Olivier Lapie, candidat du Front Populaire, le 3 mai 1936.

Pendant ces diverses législatures, il siège sur les bancs de l'Union républicaine et démocratique ( U.R.D. ), puis il s'éloigne de son ancien mentor Louis Marin et rejoint le Centre Républicain d'André Tardieu. Il a été désigné ministre de la Marine dans le Gouvernement Frédéric François-Marsal en juin 1924, puis, le 2 mars 1930, ministre de la Santé Publique dans le cabinet de Tardieu.

A Nancy, il devient propriétaire de l'hebdomadaire l'Impartial de l'Est qu'il dirige depuis 1926. A Paris, il est le directeur politique et le propriétaire depuis avril 1933 du quotidien La Liberté[6]. Membre du conseil d'administration depuis 1926 de l'Union Nationale des Officiers de Réserve ( UNOR ), il en est élu à l'unanimité président en janvier 1930[7]. Il est en outre depuis 1934 vice-président de l'Union Nationale de la Défense Aérienne.

Malgré ses blessures de la Première Guerre mondiale, Désiré Ferry, toujours président de l'UNOR, se fait mobiliser comme chef de bataillon de réserve au 128° Régiment d'Infanterie. Le à Piennes[1], en Meurthe-et-Moselle, sur la ligne Maginot, par un froid intense de -25°, il est frappé de congestion et, transporté à l'ambulance chirurgicale de son corps d'armée, il y décède quelques heures plus tard. Son nom est gravé au Panthéon dans la liste des "écrivains morts sous les drapeaux".


Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]