Grèce antique

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La Grèce antique au Ve siècle av. J.-C.

L'expression « Grèce antique » renvoie à la civilisation des peuples de langue et de culture grecques durant l'Antiquité. On entend parfois plus précisément par Grèce antique la Grèce de l'époque classique, en particulier l'Athènes du Ve siècle av. J.-C., celle de Périclès et de la tragédie, et l'Athènes du IVe siècle av. J.-C., celle de Platon et d'Aristote. Toutefois, la culture grecque s'est développée bien plus tôt : la rédaction des épopées de l’Iliade et de l’Odyssée, les plus anciennes œuvres littéraires de l'histoire occidentale, remontent probablement au VIIIe siècle av. J.-C. La culture grecque a aussi conservé un réel dynamisme au cours des siècles suivants, pendant lesquels elle s'est étendue dans de nombreuses autres régions.

En Orient, après les conquêtes d'Alexandre le Grand, la culture grecque s'est mêlée aux cultures antérieures pour donner naissance à la civilisation hellénistique. Dans le bassin méditerranéen, la culture grecque a joué un rôle décisif, notamment du fait de l'influence qu'elle possède à Rome, où le grec devient la langue du savoir utilisée par les élites, et de l'influence qu'elle exerce dans le monde arabo-musulman, où de nombreux traités grecs ont été traduits en arabe. C'est ainsi que certaines productions politiques et culturelles du monde grec ont eu un rôle majeur dans le développement de la civilisation occidentale.

Origines et définitions[modifier | modifier le code]

Répartition des dialectes de la Grèce classique.

Acception géographique[modifier | modifier le code]

Les Grecs de l'Antiquité ont l'idée d'appartenir à un même ensemble géographique par delà leurs différences dialectales ou leurs rivalités politiques[1]. De nos jours, le terme « Grèce antique » renvoie de manière implicite à l'actuelle Grèce (ou République hellénique), dont les îles des mers Égée et Ionienne, en incluant la « Grèce d'Asie » (Ionie, Éolide et Doride sur la côte anatolienne) ainsi que des territoires colonisés par les Grecs en Thrace et en Grande-Grèce (Italie du Sud et Sicile). D'autres régions colonisées par les Grecs, comme les côtes de la Mer Noire ou de la Gaule, en sont traditionnelement exclues même si des cités y ont été fondées. C'est pourquoi les historiens modernes préfèrent la notion de « monde grec » qui prend en compte le fait que les Grecs ont implanté des colonies dans l'ensemble du bassin méditerranéen[2].

Origines des Grecs[modifier | modifier le code]

Le terme français « Grec » est dérivé du latin Graecus qui lui-même vient du grec Γραικός / Graikós. Plusieurs étymologies ont été proposées pour Graecus. Les Grecs s'appellent eux-mêmes les « Hellènes » à partir de l'époque archaïque, se considérant comme les descendants d'Hellen, un roi mythologique.

La tradition antique veut que les Grecs soient formés de quatre grands groupes tribaux (ethnè)[3] :

  • Les Achéens : Ils sont probablement l'un des premiers peuples de langue indo-européenne à s'être établi en Grèce continentale vers 1900 av. J.-C.[réf. nécessaire] Ils supplantent les habitants autochtones, les Pélasges, et sont peut-être, en partie, à l'origine de la civilisation mycénienne. Chez Homère, le terme désigne l'ensemble des Grecs rassemblés pour prendre Troie. Dans l'Iliade, ils sont aussi appelés Danéens ou Argiens.
  • Les Ioniens : Apparentés aux Achéens et peuplant le Péloponnèse à partir du début du IIe millénaire avant notre ère[4], ils s'implantent vers le XIIe siècle avant notre ère sur les côtes d'Anatolie, intégrant des Doriens ainsi que des populations lydienne et carienne. Cette tribu est unie par un dialecte commun, l'ionien dont est issu l'attique. Les Athéniens se considèrent eux-mêmes comme étant des Ioniens.
  • Les Doriens : À l'origine d'une hypothétique invasion dorienne (ou « migration dorienne ») en Grèce et en Crète vers 1200 av. J.-C. qui aurait participé au déclin de la civilisation mycénienne, ils se distinguent de part leur culture guerrière et leur dialecte (le dorien) ; ils ont notamment fondé Corinthe et Sparte.
  • Les Éoliens : Originaires de Thessalie, ils migrent vers d'autres régions à la suite de l'hypothétique invasion dorienne, peuplant notamment une partie des côtes de l'Anatolie dont la région appelée Éolide.

Pour les anciens Grecs, la « grécité » se définit par l'usage d'une même langue, malgré les différences dialectales, et des mêmes rites et usages[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Âge du bronze[modifier | modifier le code]

Masque funéraire mycénien en feuille d'or, dit « masque d'Agamemnon ».

La civilisation minoenne est une civilisation antique qui s'est développée sur les îles de Crète, de Santorin et probablement sur une grande partie de la mer Égée, de 2700 à 1200 avant notre ère. Elle tire son nom du roi légendaire Minos. Cette civilisation, résultat d'influences diverses notamment anatoliennes, n'est pas grecque ; mais elle exerce une grande influence dans le monde égéen et particulièrement sur la civilisation mycénienne[6].

La civilisation mycénienne est une civilisation égéenne de l'Helladique récent (fin de l'âge du bronze) qui s'étend de 1650 à Elle se répand progressivement à partir du sud de la Grèce continentale sur le monde égéen dans son ensemble, qui connaît pour la première fois une certaine unité culturelle. Cette civilisation est notamment caractérisée par ses palais-forteresses, ses différents types de poterie peinte ainsi que son écriture, le linéaire B, la plus ancienne écriture connue transcrivant la langue grecque[7]. Une tradition remontant à Homère fait des Mycéniens des Achéens.

Siècles obscurs[modifier | modifier le code]

Cette période, qualifiée parfois de « Moyen Âge grec », s'étend du XIIe au VIIIe siècle av. J.-C. et débute avec la chute de la civilisation mycénienne, dont les causes restent sujettes à débat[8]. L'invasion dorienne du XIIe siècle av. J.-C. demeure à l'état d'hypothèse. Cette période est marquée par un recul de la démographie, une perte de l'écriture et des techniques architecturales.

Les siècles obscurs sont divisés en période protogéométrique (1050 à ) et en période géométrique (900 à ).

Époque archaïque[modifier | modifier le code]

Au VIIIe siècle av. J.-C., la Grèce commence à émerger des siècles obscurs qui suivent la chute de la civilisation mycénienne. L'écriture et les écrits mycéniens en général sont perdus et oubliés mais les Grecs adoptent l'alphabet phénicien, probablement au début du VIIIe siècle av. J.-C., tout en le modifiant, ce qui devient l'alphabet grec. Les premiers textes à proprement parler grec apparaissent.

Le pays est alors divisé en une multitude de petites communautés indépendantes, situation imposée par la géographie grecque, où chaque île, vallée ou plaine est totalement coupée de ses voisins par la mer ou les montagnes. Il semble qu'à partir du VIIIe siècle av. J.-C. apparaissent les cités (poleis), de petits territoires indépendants et politiquement structurés. La population augmente fortement et des colonies grecques sont fondées, dans les îles de la mer Égée et en Anatolie, puis dans d'autres régions méditerranéennes. Les grands penseurs vivent souvent outre-mer : Thalès et Xénophane vivent en Asie ; Pythagore fonde une école en Italie du Sud.

La guerre lélantine (710 à ) présente la particularité d'être l'un des premiers affrontements de la Grèce antique documenté. Cette guerre voit s'affronter les cités-État de Chalcis et d’Érétrie.

Une classe marchande se développe dans la première moitié du VIIe siècle av. J.-C., comme le démontre l'apparition de monnaies grecques vers , ce qui ne manque pas de susciter des tensions entre les villes. Les classes aristocratiques qui gouvernent les cités sont menacées par cette nouvelle bourgeoisie de marchands qui souhaite se lancer dans la politique. À partir de 650, cette même classe aristocratique doit lutter afin de ne pas être renversée par des tyrans « populistes ». Le terme « tyran » est issu du grec τύραννος (tyrannos) qui signifie « dirigeant ayant pris le pouvoir par la force ».

Époque classique[modifier | modifier le code]

La Grèce et le monde égéen à la veille de la guerre du Péloponnèse.

L'époque classique correspond à un « âge d'or » pour les cités grecques. Au début du Ve siècle av. J.-C., les Grecs coalisés autour d'Athènes parviennent à repousser l'invasion perse lors des guerres médiques. La bataille de Salamine (480) marque le début de l'hégémonie athénienne en mer Égée et la naissance d'une thalassocratie. Athènes, où une démocratie a été mise en place à la fin du VIe siècle av. J.-C., domine alors un système d'alliance, la Ligue de Délos, et montre des ambitions impérialistes. La cité occupe une place prépondérante sur les plans politique et artistique, ainsi que le montre la construction du Parthénon. La philosophie et la tragédie s'y développent.

Après la guerre du Péloponnèse entre Athènes et Sparte (431 à 404), remportée par cette dernière, les cités grecques sont affaiblies. Pour autant la vie intellectuelle reste vivace comme en témoigne l'œuvre de Platon et d'Aristote. Thèbes devient une cité prépondérante après sa victoire contre Sparte en 371.

À partir du règne de Philippe II (359-356), le royaume de Macédoine domine la Grèce continentale. Son fils, Alexandre le Grand (336-323), conquiert l'immense Empire perse et étend l'hellénisme jusqu'aux confins de l'Asie.

Époque hellénistique[modifier | modifier le code]

À la mort d'Alexandre le Grand en , date qui marque le début de l'époque hellénistique, son immense empire est partagé entre ses principaux généraux, les Diadoques. Ptolémée, Séleucos et Antigone fondent des dynasties qui règnent sur de vastes royaumes. Les Antigonides dominent la Macédoine et une partie de la Grèce continentale. Les Séleucides règnent en Asie, sur les territoires qui ont constitué l'ancien empire perse. Les Attalides règnent un temps sur le royaume de Pergame en Anatolie. Les Lagides (ou Ptolémées), qui dominent l'Égypte, sont les mieux connus. Alexandrie devient un haut lieu du savoir, supplantant Athènes.

En Grèce, le système politique reste bâti autour des cités-États, mais Athènes et Sparte entament un long déclin. Les ligues (ou confédérations de cités), comme la Ligue achéenne et la Ligue étolienne, gagnent en puissance à partir du IIIe siècle av. J.-C. et mènent à un mouvement d'unification de la Grèce. Vers 315, Antigone promulgue le décret de Tyr qui accorde la « liberté des Grecs ». À la suite, d'autres souverains hellénistiques, dont les Lagides, se posent en champion de l'indépendance des cités au gré de leurs intérêts politiques[1].

Athènes perd son indépendance à l'issue de la guerre lamiaque (322) ; née d'une coalition dirigée contre les Macédoniens, certaines sources antiques l'appellent la « guerre grecque »[1]. Athènes connait un dernier sursaut pendant la guerre chrémonidéenne (268-261). Quant à Sparte, elle est soumise par les Macédoniens après la bataille de Sellasia en 222.

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Virgile écrit l’Énéide entre les muses Clio et Melpomène.

Au milieu du IIe siècle av. J.-C., la Grèce passe sous domination romaine après les guerres de Macédoine qui voient la chute des Antigonides. En 146 av. J.-C., la Grèce devient officiellement un protectorat romain. La victoire d'Auguste en 31 av. J.-C. contre la reine d'Égypte, Cléopâtre, consacre aux yeux des historiens la fin de l'époque hellénistique, en cela qu'elle marque la chute du dernier royaume issu des conquêtes d'Alexandre le Grand.

Les Romains ont œuvré à l'affaiblissement des ligues qui visent à unifier les Grecs, comme la Ligue étolienne et la Ligue achéenne[1]. À l'époque impériale, la Grèce connait une forme d'unification, même si les cités conservent leur autonomie et qu'elle est divisée en provinces : Macédoine, Épire, Achaïe[9].

La culture grecque a largement influencé les Romains depuis leur origine, sachant que les Grecs ont fondé à partir du VIIIe siècle av. J.-C. des colonies en Italie du sud et en Sicile (la Grande-Grèce) et que les contacts sont nombreux avec les Latins et les Étrusques. Faute de mythes propres, les Romains adoptent les mythes grecs, selon le modèle de l'interpretatio graeca qui assimile par exemple Zeus à Jupiter ou Héra à Junon, aboutissant à la formation d'une mythologie gréco-romaine commune[10]. Au IIIe siècle av. J.-C., Livius Andronicus, traducteur en latin de l'Odyssée, apparait comme étant le passeur de témoin entre la littérature grecque et la nouvelle littérature latine[11]. Au Ier siècle av. J.-C., les épopées d'Homère inspirent l'Énéide de Virgile, tandis que le grec est la langue de culture, à côté du latin, en Italie et dans les provinces d'Occident à l'époque impériale. Sous le Bas-Empire, même si la Grèce appartient à la partie orientale de plus en plus hellénisée de l'empire, elle n'est plus le centre culturel de l'hellénisme, qui s'est déplacé à Constantinople et en Anatolie depuis le règne de Constantin.

Société[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Tétradrachme d'argent frappé à Athènes vers 450 av. J.-C.

L'économie de la Grèce antique se caractérise par une forte prédominance de l’agriculture, d'autant plus que les sols grecs sont peu fertiles. Le manque de terre ou de place (ou sténochôria) engendre la création de colonies qui procurent des matières premières. Plus qu'une source de subsistance, l’agriculture façonne une partie des représentations et des rapports sociaux : la majorité de la population du monde grec est rurale et la propriété foncière représente un idéal.

L’artisanat et le commerce (principalement maritime) se développent à partir du VIe siècle av. J.-C. dans les cités. Cependant, les Grecs éprouvent une grande répugnance pour le travail rétribué, et en particulier le travail manuel : la politique est la seule activité réellement digne du citoyen, le reste devant être autant que possible abandonné aux esclaves.

Esclavage[modifier | modifier le code]

Comme ailleurs dans l'Antiquité, l’esclavage fournit à l’économie du monde grec une force de travail indispensable. Aristote décrit l’esclavage comme la « pierre angulaire » du fonctionnement de la société grecque, en raison de son importance dans le fonctionnement économique[12]. Aristote a admis dans le Politique que les esclaves disparaîtront lorsque les machines deviendront autonomes et dénonce le système spartiate des hilotes comme défaillant. Platon condamne l'esclavage comme une pratique déshonorante pour un Grec, sans remettre en cause le principe économique de l'esclavagisme.

Place de la guerre[modifier | modifier le code]

Représentation d'un hoplite, IVe siècle av. J.-C.

Les Grecs donnent à la guerre (polemos) une place primordiale, comme le montre le nombre d'œuvres littéraires, philosophiques ou artistiques ayant pour thème le fait militaire. La guerre mobilise la politique, l'économie et la religion à toutes les époques de l'histoire grecque. Certains édifices défensifs ont laissé des vestiges encore visibles de nos jours, montrant la volonté qu'ont les cités de faire face aux agressions extérieures[13].

Les Minoéens ne semblent pas avoir connu l'état de guerre en Crète mais ils sont parvenus à fonder un empire maritime (ou thalassocratie) en mer Égée. Les Mycéniens ont érigé dans la seconde moitié du IIe millénaire avant notre ère d'imposantes murailles que les Anciens appellent murs cyclopéens. Les guerriers mycéniens portent de lourdes armures de bronze et utilisent des poignards ou des épées, alors que le char sert essentiellement pour le transport vers le champ de bataille.

L'Iliade, qui dépeint la guerre de Troie, sert de modèle éthique aux conflits dans les siècles ultérieurs : Alexandre le Grand se voit par exemple comme un nouvel Achille. Même si son historicité reste débattue, l'œuvre d'Homère dépeint de manière précise les mœurs guerrières à l'époque mycénienne tout en empruntant à l'époque archaïque. Ainsi, la bataille donne lieu à des duels entre héros, car le corps à corps s'avère pour les Grecs plus noble que l'usage d'armes de trait. Des formations de combat rappelant la phalange sont également décrites. Homère montre ce que la guerre est aussi pour les Grecs : raids de pirates, captures d'esclaves ou de bétail, échanges contre rançon, etc.[14].

Le premier conflit attesté entre cités rivales à l'époque archaïque est la guerre lélantine entre Chalcis et Érétrie (710 à 650 av J.-C.). C'est à cette époque que serait apparue la phalange hoplitique qui domine la scène militaire grecque pendant trois siècles. Les armées sont aussi dotées de troupes légères, les peltastes, tandis que la cavalerie ne joue qu'un rôle d'appoint. Au IVe siècle av. J.-C., les Grecs commencent à construire des navires de combat très perfectionnés, les trières. Durant l'époque archaïque la guerre se limite à des conflits entre cités voisines. Les tentatives d'invasion perse lors des deux guerres médiques donnent une nouvelle dimension à la guerre, que cela soit sur terre (batailles de Marathon et de Platées) ou sur mer (bataille de Salamine). La guerre du Péloponnèse (431-404), le plus grand conflit entre cités grecques, met aux prises Athènes et Sparte à travers deux coalitions, l'une maritime, l'autre terrestre. Elle peut s'apparenter à une guerre civile entre Grecs et sonne le déclin des cités-État[14].

Au début du IVe siècle av. J.-C., les Thébains mettent au point l'ordre oblique qui vise à renforcer une des ailes pour tenter d'offrir la victoire. Puis les rois de Macédoine, Philippe II et son fils Alexandre le Grand, révolutionnent l'art militaire en s'appuyant sur une nouvelle organisation de la phalange de piquiers, porteurs de longues sarisses, et en intégrant de nombreuses unités de cavalerie lourde. Ils développent également les techniques de siège (ou poliorcétique). L'armée macédonienne devient l'instrument de la conquête de l'Asie. Après les conquêtes d'Alexandre, la guerre change d'échelle, mettant en jeu de grandes puissances territoriales à l'époque hellénistique : Égypte lagide, Asie séleucide et Macédoine antigonide. Ces trois entités sont finalement vaincues par les Romains[14].

Traditionnellement, les guerriers sont des citoyens accomplissant un service militaire et s'équipant en fonction de leurs revenus. Les esclaves ne sont pas autorisés à prendre part à la guerre en tant que combattants, à part exception comme les hilotes à Sparte. La guerre du Péloponnèse accélère l'emploi de soldats professionnels. À l'époque hellénistique, des mercenaires grecs se retrouvent embauchés dans toutes les armées, ce qui peut aboutir à des trahisons ou à des troubles.

La guerre est très codifiée chez les Grecs. Elle est en effet régie par le droit qui se fonde sur les « lois communes des Grecs ». Ainsi, les belligérants se doivent de respecter les traités et la parole donnée sous serment. Ils ne peuvent pas s'attaquer aux ambassades ou aux théores en mission. Il est interdit de mettre à mort les prisonniers qui se sont rendus, leur sort étant d'être réduit en esclavage[15]. Les Grecs suivent également des règles, liées aux conditions d'approvisionnement des troupes, comme de ne pas mener campagne pendant la saison hivernale. Il existe aussi des exemples de belligérants s'interdisant de couper les sources en eau des places assiégées[14]. Le non-respect de ces règles entraînent la désapprobation générale. Avant la bataille, des libations et des sacrifices sont offerts aux dieux, des devins cherchant à déchiffrer leur volonté. Les chants de guerre (ou péans) ont une connotation religieuse. Après la bataille, l'armée victorieuse dresse des trophées avec les armements pris à l'ennemi. Les grandes victoires sont l'objet de dédicaces dans les sanctuaire panhelléniques. Les vaincus sont autorisés à recueillir les dépouilles des soldats tués qui sont généralement incinérés ou ensevelis sur place, même si les usages diffèrent entre les cités[15]. Tous ces usages perdurent jusqu'à l'époque hellénistique[16].

Place des femmes[modifier | modifier le code]

Femme jouant du barbitos, céramique de l'époque classique.

Comme dans toutes les sociétés, la condition de la femme dans la Grèce antique diffère selon les époques et même les cités[17]. À l'époque minoenne, elles jouent un rôle important dans la société et semblent l'avoir conservé à l'époque archaïque[18]. Au VIe siècle av. J.-C., à Lesbos, la poétesse Sappho dirige un institut d'éducation pour jeunes filles de haute naissance où elles peuvent s'adonner à des exercices physiques, court vêtues et montrant leurs cuisses. Sur ce point du moins, Sparte est plus tolérante qu'Athènes et la relative liberté des femmes ne manque pas de scandaliser les Athéniens comme Euripide ou Platon : « En dehors des maisons, avec les jeunes gens / Allant les jambes nues et la robe flottant »[19].

Aristote définit la citoyenneté comme la possibilité de participer au pouvoir politique ; la femme en est donc exclue. Confinée à la maison, la jeune Athénienne apprend principalement les travaux ménagers : cuisine, traitement de la laine et tissage, peut-être aussi quelques rudiments de lecture, de calcul et de musique. Ses rares occasions de sortir sont certaines fêtes religieuses où elles assistent aux sacrifices et participent aux processions. Si elles apprennent à danser et à chanter pour participer aux chœurs religieux, les chœurs de jeunes filles restent séparés de ceux des jeunes hommes. Le mariage, arrangé par le père ou le tuteur légal, ne la délivre en rien de son confinement. Elle a juste toute autorité sur sa maison et les esclaves pour lesquels elle est la despoina (« maîtresse »). La plupart des Athéniens se marient par convenance religieuse et sociale plus que par goût. À Sparte, le célibataire endurci est puni par la loi. Il convient cependant de distinguer les différences entre classes sociales. Les Athéniens pauvres, ne disposant que d'un logement exigu, laissent plus facilement sortir leur femme, souvent contraintes de travailler au dehors, notamment comme revendeuses sur les marchés, pour subvenir aux besoins de la famille.

L'époque hellénistique marque une évolution notable pour les femmes dans le monde grec même si c'est surtout le cas dans les royaumes hellénistiques, comme en Égypte lagide où les femmes obtiennent des droits juridiques et financiers[20]. En Grèce, elles restent exclues de la communauté civique.

Sexualité[modifier | modifier le code]

La bisexualité est un mode de vie admis chez les Grecs, du moins chez les hommes. S'ils se marient afin d'assurer la descendance, ils passent aussi par une éducation de nature pédéraste durant l'adolescence, qui les liait sexuellement à un homme légèrement plus âgé, avant qu'eux-mêmes, une fois devenus citoyens, ne deviennent les amants et formateurs d'autres jeunes gens[21]. Par exemple, les sources d'époque présentent la vie amoureuse d'Alcibiade ainsi : « lorsqu'il était jeune, il détournait les hommes de leurs épouses, et lorsqu'il était plus âgé, il détournait les femmes de leurs maris »[22]

Alimentation[modifier | modifier le code]

Le régime alimentaire des Grecs antiques se caractérise par sa frugalité, comme dans l'ensemble du monde antique, d'autant plus que les conditions sont difficiles pour l'agriculture en Grèce. Il se fonde sur la « triade méditerranéenne » : blé, huile d'olive et vin. Les céréales (blé dur, épeautre et orge) constituent la base de l'alimentation grecque. Elles sont souvent servies avec des légumes (choux, épinard, oignons, laitue, radis, lentilles, fèves ou encore pois chiches). La viande n'est consommée qu'à l'occasion des fêtes ou des sacrifices pour le commun des Grecs[23]. Le poisson devient un met courant à l'époque classique. Les Grecs consomment beaucoup de produits laitiers, et surtout du fromage. La nourriture s'accompagne de vin (rouge, blanc ou rosé) étendu d'eau et parfois aromatisé.

L'alimentation des Grecs antiques est connue par des sources à la fois littéraires, même s'il est concerne plutôt la table des gens riches, comme les comédies d'Aristophane, les Propos de table de Plutarque et les Deipnosophistes d'Athénée. Il existe aussi des sources artistiques : vases peints (kylix) et figurines en terre cuite.

Culture[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Un maître tient un papyrus tandis que son élève tient une tablette, céramique du IVe siècle av. J.-C.

L'éducation revêt un caractère important chez les Grecs, même s'ils n'ont pas mis en œuvre une éducation universelle ou mené une politique publique de l'éducation. Aux époques classique et hellénistique, la plupart des futurs citoyens de milieux aisés sont éduqués aux lettres (grammata), à la poésie, à la musique et à l'athlétisme (pratiqué dans la palestre). Les écoles s'adressent, à de rares exceptions, uniquement aux garçons. En l'absence de toutes subventions, les paysans et les esclaves n'ont pas accès aux écoles, même si l'écriture peut leur être enseignée[24]. Les écoles destinées aux enfants ne doivent pas être confondues avec les gymnases, un équipement sportif réservé aux éphèbes et aux citoyens adultes, à la fois centre social, athlétique et parfois intellectuel[25]. L'éphébie, institutionnalisée à Athènes au IVe siècle av. J.-C., concernent les jeunes hommes de 18 à 20 ans qui reçoivent un enseignement militaire et civique[26].

L'alphabet grec a probablement été créé au début du VIIIe siècle av. J.-C. et s'est diffusé vers 650 av. J-C. dans la plupart des régions de Grèce[27]. L'écriture est enseignée à cette époque de manière informelle, au sein de la famille ou des chœurs religieux. Les premières mentions d'écoles, faites par Hérodote et Pausanias, renvoient au début du Ve siècle av. J.-C.[27]. Platon mentionne qu'Alcibiade a appris à l'école les lettres, la lutte et à jouer de la lyre[28].

L'école, privée et payante le plus souvent, commence vers l'âge de 7 ans. Les écoliers athéniens sont accompagnés d'un esclave (le paidagogos) dédié à l'aider dans sa tâche[27]. Les maîtres sophistes, à partir du milieu du Ve siècle av. J.-C., font payer cher leurs services pour enseigner la rhétorique à des jeunes gens d'au moins 17 ans ; le plus connu de ces sophistes est Protagoras. L'Iliade et l'Odyssée forment la base des études littéraires, la mémorisation de la poésie paraissant faire office de méthode pédagogique. La géométrie est également enseignée. Il a probablement existé des maîtres qui enseignent les bases de l'écriture et de la lecture et d'autres qui enseignent une connaissance plus poussée de la langue grecque. Apparemment, des maîtres sont aussi spécialisés en musique et d'autres en athlétisme[27]. Il a existé aussi des formations médicales, notamment à Cos. Au IVe siècle av. J.-C., à Athènes, Isocrate, Platon (avec l'Académie) et Aristote (avec le Lycée) fondent des instituts d'enseignement. À Sparte, l'enseignement scolaire semble lui avoir été délaissé au profit d'un enseignement athlétique et militaire à travers l'agôgè. Sparte se distingue néanmoins des autres cités en développant l'éducation des filles[29]. Dans Les Lois, Platon promeut une scolarisation universelle, même pour les filles[30] ; Aristote se montre lui plus réservé sur ce sujet[31].

À l'époque hellénistique, l'enseignement se généralise pour atteindre son apogée au IIe siècle av. J.-C. Des cités, à travers des bienfaiteurs (ou évergètes) comme les Attalides de Pergame, mettent en place un enseignement généralisé pour les jeunes garçons ; des filles peuvent parfois être admises. L'occupation romaine parait avoir mis un terme à ce développement de l'éducation. L'enseignent évolue peu durant cette période, même si l'éducation musicale semble moins présente. Après Homère, les auteurs les plus étudiés sont alors Euripide et Ménandre. La Grammaire grecque de Denys le Thrace est un classique de l'époque. Les exercices scolaires se font sur des ostraca, des tablettes de bois ou des papyrus. La plupart des cités possèdent alors une école, même si l'équipement et le salaire des professeurs est modeste[25].

L'enseignement des savoirs élémentaires est relativement connu pour l'époque hellénistique[32], mais l'enseignement supérieur l'est beaucoup moins. L'éphébie, sur le modèle athénien, s'étend aux autres cités grecques, du moins dans les milieux aisés, pour devenir une sorte de « club »[25]. Aux exercices physiques et militaires s'ajoutent désormais l'étude des lettres. Les écoles de philosophie et de rhétorique, héritières des sophistes, s'adressent à une élite[25].

Religion[modifier | modifier le code]

Égée consultant la Pythie de Delphes, céramique du Ve siècle av. J.-C.

La religion grecque antique a pour particularité de n'avoir ni textes sacrés, ni dogme, ni Église. Elle est polythéiste et accorde une grande importance aux rites et peu à la dévotion personnelle. Les différents cultes peuvent être distingués en trois grandes catégories : cultes publics, rassemblant la communauté des citoyens d'une cité, cultes privés, appartenant à la sphère domestique, cultes à mystères, qui seuls promettent aux initiés une vie heureuse et un Au-delà. Les chercheurs modernes estiment souvent que les Grecs sont à l'origine d'une nouvelle manière d'appréhender le monde, affranchissant la pensée des dogmes religieux[33]. Contrairement aux grandes religions monothéistes, la religion grecque est avant tout basée sur l'orthopraxie – il est en ce sens impossible de parler de dogme – et met l'homme au cœur de ses réflexions[34].

Le panthéon grec comporte douze divinités principales, dites « olympiennes », dont les plus importantes sont exprimées par trois figures ayant le monde en partage : Zeus, dieu de la foudre, régnant sur le Ciel, Poséidon, dieu des mers, des océans et des séismes et enfin Hadès, maître du monde des Enfers. Il existait cependant de nombreuses autres divinités, appelées « divinités mineures », auxquelles les Grecs accordent plus ou moins d'importance selon la situation, l'époque de l'année, le lieu, etc.

Mythologie[modifier | modifier le code]

La mythologie grecque définit l'ensemble des mythes se développant au cours d'une très longue période allant de la civilisation mycénienne jusqu'à la période romaine. La mythologie grecque nous est parvenue grâce à un vaste ensemble de textes, dont les plus anciens sont les épopées d'Homère et les poèmes d'Hésiode. La rencontre entre les Grecs et les Romains coïncide avec celle de la mythologie grecque et de la mythologie romaine. Longtemps après la disparition de la religion grecque antique, la mythologie grecque est utilisée comme sujet d'inspiration par les artistes et continue à l'être de nos jours.

Philosophie[modifier | modifier le code]

Les Grecs sont considérés comme les fondateurs de la philosophie occidentale. La philosophie grecque naît au VIIe siècle av. J.-C. et se développe avec les présocratiques, comme Parménide, Empédocle et Leucippe, qui inaugurent une nouvelle manière d'envisager le monde. Socrate, Platon et Aristote posent les bases de la philosophie occidentale.

Inventeurs de la logique, les Grecs peuvent être considérés comme des précurseurs de l'investigation scientifique (physique, mathématiques, astronomie)[35]. À l'époque hellénistique apparaissent de nouvelles écoles philosophies qui deviennent très influentes jusque dans le monde romain : l'épicurisme et le stoïcisme.

Arts[modifier | modifier le code]

Vénus de Milo, vers 150-130 av. J.-C., musée du Louvre.

L'art est l'aspect le plus immédiatement sensible de la Grèce antique : il a influencé l'art romain, celui de la Renaissance et une grande partie des l'art moderne et contemporain d'Occident. Ses monuments sont admirés par les touristes en Grèce même, ainsi que sur les sites des colonies grecques de Grande Grèce et d'Anatolie ; ses sculptures et ses vases occupent souvent une place de choix dans les musées et les collections privées. Le Parthénon et son décor sculpté, l'aurige de Delphes, la Vénus de Milo, le groupe du Laocoon et la Victoire de Samothrace figurent parmi les œuvres d'art les plus connues dans le monde.

Pour autant, l'œuvre d'art grecque est souvent mal comprise. Elle est admirée aujourd'hui pour le plaisir esthétique qu'elle procure, alors que sa fin première est pratique ou religieuse. Les ruines de monuments se trouvent dans des endroits isolés, ou sont incorporées dans des villes modernes, alors que les bâtiments grecs se trouvaient naturellement intégrés à tout un ensemble de bâtiments environnants. La peinture murale, l'une des principales formes d'expression de l'art grec, a presque totalement disparu, alors que la sculpture grecque nous est parvenue principalement sous la forme de copies ou variantes romaines, pour lesquelles il est difficile de départager le génie de l'auteur original de celui du copiste-adaptateur. Il est donc important de replacer l'art grec dans son contexte et de restituer ses origines, évolutions et influences.

Sciences[modifier | modifier le code]

Les Grecs antiques ont joué un rôle déterminant dans l'évolution des sciences en élaborant progressivement la méthode scientifique à partir du VIIe siècle av. J.-C. Ils ont notamment fait progresser les mathématiques (avec Thalès), la trigonométrie, la géométrie (avec Pythagore), la physique (avec Aristote et Archimède), la chimie, l’astronomie, la géographie (avec Ératosthène), la météorologie, la zoologie (avec la classification du règne animal par Aristote), la botanique (avec Théophraste et Dioscoride), la médecine (avec Hippocrate), l’anatomie et la physiologie. À l'époque hellénistique, Alexandrie, capitale du royaume lagide, devient le centre intellectuel du monde antique et supplante la Grèce.

Les sciences physiques, notamment, sont longtemps restées basées sur des fondements aristotéliciens, qui n'ont commencé à être abandonnés qu'au XVIIe siècle avec la naissance de la physique classique.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Leclant 2005, Grèce, p. 1002.
  2. Leclant 2005, Grèce, p. 1001.
  3. Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne], I, 7, 3.
  4. Leclant 2005, Achaïe, p. 9.
  5. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne] , VIII, 144.
  6. Leclant 2005, Minoenne (civilisation), p. 1431.
  7. Leclant 2005, Mycénienne (civilisation), p. 1482.
  8. Leclant 2005, Mycénienne (civilisation), p. 1483.
  9. Il s'agit des provinces nées des réformes d'Auguste. La province de Mésie est fondée en 6 après J.-C. La Crète est associée à la province de Cyrénaïque.
  10. Leclant 2005, Mythes grecs en Italie, p. 1491-1492.
  11. Leclant 2005, Mythes grecs en Italie, p. 1493.
  12. Aristote, Politique, I.
  13. Leclant 2005, guerre (Grèce), p. 1009.
  14. a b c et d Leclant 2005, guerre (Grèce), p. 1010.
  15. a et b Leclant 2005, guerre (Grèce), p. 1012.
  16. Leclant 2005, guerre (Grèce), p. 1011.
  17. Flacelière 1983, p. 82-117.
  18. Flacelière 1983, p. 83.
  19. Platon, Criton [réf. non conforme].
  20. Leclant, Femme (Grèce), p. 903.
  21. L’hermaphrodite et la bisexualité à l’épreuve du droit dans l’antiquité, Eva Cantarella, (Université de Milan), Cairn.info
  22. (en) Diogenes Laerticius, Lives and Opinions of Eminent Philosophers, trans C.D. Younge (London: George Bell and Sons, 1891), p. 72, Michel Foucault, History of Sexuality, vol 2: The Uses of pleasure, trans Robert Hurley (New York, Viking Press, 1985) ; repris dans Bisexuality and the Eroticism of Everyday Life, de Marjorie Garber, Routeledge, 2000.
  23. Leclant 2005, Alimentation (Grèce), p. 75.
  24. Leclant 2005, Éducation (Grèce et Rome), p. 751.
  25. a b c et d Leclant 2005, Éducation (Grèce et Rome), p. 753.
  26. Aristote, Constitution des Athéniens, 42.
  27. a b c et d Leclant 2005, Éducation (Grèce et Rome), p. 752.
  28. Platon, Alcibiade majeur, 106 e.
  29. (en) Sarah Pomeroy, Spartan Women, Oxford University Press, , p. 7
  30. Platon, Les Lois, VII, 1.
  31. Aristote, Politique, II, 7, 1266 b.
  32. Henri-Irénée Marrou, Histoire de l'éducation dans l'Antiquité : Le monde grec, t. 1, Seuil, coll. « Points Histoire », , p. 229-242.
  33. Pierre Vernant, Du mythe à la raison. La formation de la pensée positive dans la Grèce archaïque, Persée, 1957, 12-2 pp. 183-206.
  34. André Bernand, Les Grecs devant leurs dieux dans l'Antiquité, Clio, 2001 [réf. non conforme].
  35. Jean-Baptiste Gourinat, « La logique : une création de la Grèce antique », Pour la science, no 49,‎ (lire en ligne, consulté le 16 juin 2018).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

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  • Jean Leclant (dir.), Dictionnaire de l'Antiquité, Presses Universitaires de France, coll. « Quadrige », , 2464 p. (ISBN 2-13-055018-5).
  • (en) Andrew Erskine (dir.), A companion to Ancient History, Malden et Oxford, Wiley-Blackwell, .
  • (en) Simon Hornblower, Antony Spawforth et Esther Eidinow (dir.), The Oxford Classical Dictionary, Oxford, Oxford University Press, , 4e éd.

Grèce antique[modifier | modifier le code]

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  • Pierre Cabanes, Le monde grec, Paris, Armand Colin, coll. « 128 », , 2e éd.
  • Robert Flacelière, La vie quotidienne en Grèce, Librairie générale française, coll. « Le Livre de Poche » (no 5806), , 415 p. (ISBN 2-253-03207-7).
  • Roland Étienne, Christel Müller et Francis Prost, Archéologie historique de la Grèce antique, Paris, Ellipses, , 3e éd.
  • Paul Goukowsky, Claude Mossé et Édouard Will, Le monde grec et l'Orient : Le IVe siècle et l'époque hellénistique, PUF, coll. « Peuples et Civilisations », (1re éd. 1975), 702 p. (ISBN 2-13-045482-8).
  • Catherine Grandjean, Geneviève Hoffmann, Laurent Capdetrey et Jean-Yves Carrez-Maratray, Le Monde hellénistique, Armand Colin, coll. « U / Histoire », (ISBN 978-2-200-35516-6).
  • Brigitte Le Guen (dir.), Maria Cecilia D'Ercole et Julien Zurbach, Naissance de la Grèce : De Minos à Solon, 3200 à 510 avant notre ère, Paris, Belin, coll. « Mondes anciens », .
  • Georges Leroux, « Modernité des Grecs : L’importance de la pensée grecque et les raisons de l’enseigner dans le programme collégial de philosophie », Philosophiques, vol. 24, no 1,‎ (lire en ligne)
  • Claude Mossé, Dictionnaire de la civilisation grecque, Paris, Complexe,
  • Laurianne Martinez-Sève et Nicolas Richer, Grand Atlas de l'Antiquité grecque classique et hellénistique, Autrement,
  • Claude Orrieux et Pauline Schmitt-Pantel, Histoire grecque, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Quadrige », .
  • Édouard Will, Histoire politique du monde hellénistique 323-, Paris, Seuil, coll. « Points Histoire », (ISBN 2-02-060387-X).
  • (en) Thomas R. Martin, Ancient Greece : From Prehistoric to Hellenistic Times, New Haven, Yale University Press, , 2e éd..
  • (en) Ian Morris et Barry B. Powell, The Greeks : History, Culture, and Society, Harlow, Pearson, , 2e éd..

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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