Hydre de Lerne

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Héraclès et l'Hydre de Lerne, amphore attique à figures noires, v. 540-530 av. J.-C., musée du Louvre

L'Hydre de Lerne (en grec ancien Λερναία Ὕδρα / Lernaía Húdra) est une créature de la mythologie grecque antique : tuer l'Hydre de Lerne fut le deuxième des douze travaux d'Héraclès.

Cette créature est décrite comme un monstre possédant plusieurs têtes, dont une immortelle. Ses têtes se régénéraient doublement lorsqu'elles étaient tranchées, et l'haleine soufflée par les multiples gueules exhalait un dangereux poison, même durant le sommeil de l'animal.

L'Hydre fut engendrée par Typhon et Échidna, puis élevée par Héra sous un platane à proximité de la source Amymoné et du lac de Lerne, en Argolide (approximativement face à Nauplie). Lors de sa naissance elle ne possédait qu'une tête, l'immortelle qui se dédoubla ensuite pour former toutes les autres (quelques-unes ou des centaines selon les versions).

Déroulement du combat[modifier | modifier le code]

Hercule et l'hydre de Lerne, par Gustave Moreau (1876)

Le monstre est décrit de façon différente selon les versions. Plus récemment, il a été décrit comme ayant un corps de dragon et cinq à neuf têtes, mais on trouve des versions avec un corps de chien et une centaine de têtes. La tête centrale, « tête intelligente » faite en partie d'or, dirigeait le corps et était immortelle.

Dans la mythologie de la Grèce antique, cette redoutable créature habitait les royaumes aquatiques et les marais. Héraclès, recouvert de sa peau de lion pour se protéger des morsures, attira la bête hors de son repaire en lui décochant quelques flèches enflammées. L’Hydre de Lerne apparut accompagnée d'un crabe (ou une écrevisse géante) envoyé par Héra dans le but de distraire Héraclès lors du combat. Agacé par les pincements du crabe, Héraclès l'écrasa du talon.

Zeus en fera une constellation : celle du Cancer à côté de celle du Lion.

Débordé par les multiples régénérations céphaliques, Héraclès appela Iolaos, fils d'Iphiclès, à la rescousse. Sur l'ordre de son oncle, il enflamma quelques arbres et utilisa des brandons afin de cautériser les moignons de cou. Quant à la tête immortelle, elle fut tranchée et enterrée, encore sifflante, sous un rocher. Hercule tempa ses flèches dans le venin de la bête, et depuis lors, la moindre blessure est mortelle.

Eurysthée refusa cet exploit car Héraclès avait bénéficié de l'aide de Iolaos.

Autres versions[modifier | modifier le code]

  1. Héraclès devait assécher le marais de Lerne. Les sources qui alimentaient le marais, filtraient le sol en permanence et rendaient vains ses efforts. Le marais fut ainsi comparé à l'hydre, et les sources aux têtes renaissantes.
  2. Pausanias admettait qu'il existait une hydre beaucoup plus grande que d'ordinaire avec un venin puissant, mais d'après lui, c'est Pisandre de Caminos qui exagéra la description de l'Hydre, afin de la faire paraître plus terrible et de donner plus de force à ses vers.
  3. Les cités environnantes de Mycènes étaient soumises à Eurysthée, sauf une : Lerne, gouvernée par un roi du même nom. La seconde tâche d'Héraclès consista à soumettre cette ville et à détruire une citadelle nommée « Hydre » gardée jour et nuit par cinquante archers postés au sommet d'une tour. La tour fut assaillie et, à chaque fois qu'un archer était abattu, deux autres venaient le remplacer. Le roi Lerne fit appel à l'armée d'un mercenaire carien nommé Crabe dans le but de renforcer ses lignes. Héraclès fit de même avec l'aide de Iolaos, venu avec des renforts thébains. La tour fut incendiée et l'armée de Lerne anéantie.
  4. Hercule (Héraclès en grec) tua l'Hydre de Lerne (en coupant ses sept têtes en même temps, puisque sinon elles repoussaient sans arrêt).
  5. Hercule tua l'Hydre grâce à l'aide de Iolaos, fils d'Iphicles. Héraclès trancha premièrement les trois têtes de l’Hydre, mais elles se dédoublèrent. Pour éviter que les têtes se multiplient, il brûla le cou de la bête avant que les têtes ne repoussent.

Description scientifique[modifier | modifier le code]

Dans sa classification des êtres vivants C. von Linné regroupe en troglodytes : Homo nocturnus, Homo sylvestris, Orang-Outang et Kakurlacko. Par la suite, dans Amoenitates academicae (1763), il définit un taxon assez vaste Homo anthropomorpha désignant une variété de créatures mythologiques et proches de l'homme, comme le troglodyte, le satyre, l'hydre, le phoenix. Il ajoute que ces créatures n'existèrent pas vraiment mais qu'elles étaient des descriptions inexactes de créatures ressemblant aux grands singes[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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