Hydre de Lerne

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Héraclès et l'Hydre de Lerne, amphore attique à figures noires, v. 540-530 av. J.-C., musée du Louvre

L’Hydre de Lerne (en grec ancien Λερναία Ὕδρα / Lernaía Húdra) est une créature de la mythologie grecque : tuer l'Hydre de Lerne constitue le deuxième des douze travaux d'Héraclès.

Cette créature est décrite comme un monstre possédant plusieurs têtes, dont une immortelle. Celles-ci se régénèrent doublement lorsqu'elles sont tranchées, et l'haleine soufflée par les multiples gueules exhale un dangereux poison, même durant le sommeil du monstre. L'Hydre fut engendrée par Typhon et Échidna, puis élevée par Héra[1] sous un platane à proximité de la source Amymoné et du lac de Lerne, en Argolide (approximativement face à Nauplie). Lors de sa naissance elle ne possédait qu'une tête, l'immortelle, qui se dédoubla ensuite pour former toutes les autres (quelques-unes ou des centaines selon les versions). Selon les Histoires incroyables de Paléphatos de Samos, l'Hydre de Lerne n'existe pas : Le roi Lerne régnait sur un territoire qui portait son nom, tous les hommes vivaient dans des villages, englobés à l'époque de Paléphatos dans un territoire habité par les Argiens. Les cités d'alors s'appelaient Argos, Mycènes, Tyrrhènes, Lerne, et chacune d'elle était gouvernée par un roi. Les autres souverains étaient soumis à Eurysthée, fils de Sthénélos et petit-fils de Persée. Le royaume de Mycènes était le plus étendu et le plus peuplé. Mais Lerne refusait de lui être assujetti et lui faisait la guerre. À l'entrée du pays se tenait une citadelle fortifiée, gardée par cinquante archers qui veillaient nuit et jour sans interruption. « Hydre » était le nom de la citadelle de Lerne. Eurysthée envoya Héraclès pour détruire cette citadelle. Les sujets d'Héraclès assaillaient les archers de la tour avec des projectiles enflammés. Quand l'un d'eux, touché, tombait. Lerne engagea des mercenaires Cariens, dont un, nommé Crabe, arriva à la tête d'une armée. Par la suite, Iolaos, fils d'Iphiclès et neveu d'Héraclès, vint de Thèbes lui prêter main-forte avec une armée. Il mit le feu à la tour qui se dressait sur la forteresse, les vainquit, tua l'Hydre, et anéantit l'armée.

Déroulement du combat[modifier | modifier le code]

Fragment de jarre italiote à figures rouges montrant Héraclès contre l'hydre de Lerne. Italie du Sud, -375/-340

Le monstre est décrit de façon différente selon les versions. Plus récemment, il a été décrit comme ayant un corps de dragon et entre cinq et neuf têtes, mais l'on trouve des versions indiquant un corps de chien et une centaine de têtes. La tête centrale, « tête intelligente » faite en partie d'or, dirigeait le corps et était immortelle.

Dans la mythologie grecque, cette redoutable créature habitait les royaumes aquatiques et les marais. Héraclès, recouvert de sa peau de lion pour se protéger des morsures, attira la bête hors de son repaire en lui décochant quelques flèches enflammées. L’Hydre de Lerne apparut accompagnée d'un crabe (ou une écrevisse géante) envoyé par Héra dans le but de distraire Héraclès lors du combat. Agacé par les pincements du crabe, Héraclès l'écrasa du talon. Zeus en fera une constellation : celle du Cancer à côté de celle du Lion.

Débordé par les multiples régénérations céphaliques, Héraclès fit appel à Iolaos, fils d'Iphiclès[2]. Sur l'ordre de son oncle, il enflamma quelques arbres et utilisa des brandons afin de cautériser les moignons de cou. Quant à la tête immortelle, elle fut tranchée et enterrée, encore sifflante, sous un rocher. Héraclès trempa ses flèches dans le venin de la bête, de manière à rendre mortel chacun de leurs traits. Et depuis lors, la moindre blessure est mortelle. Eurysthée refusa de considérer cet exploit comme valable, car Héraclès avait bénéficié de l'aide de Iolaos.

Autres versions[modifier | modifier le code]

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Héraclès devait assécher le marais de Lerne. Les sources qui alimentaient le marais infiltraient le sol en permanence et rendaient vains ses efforts. Le marais fut ainsi comparé à l'Hydre, et les sources aux têtes renaissantes.

Les cités environnant Mycènes étaient soumises à Eurysthée, sauf une : Lerne, gouvernée par un roi du même nom. La seconde tâche d'Héraclès consista à soumettre cette ville et à détruire une citadelle nommée « Hydre » gardée jour et nuit par cinquante archers postés au sommet d'une tour. La tour fut assaillie et, à chaque fois qu'un archer était abattu, deux autres venaient le remplacer. Le roi Lerne fit appel à l'armée d'un mercenaire carien nommé Crabe dans le but de renforcer ses lignes. Héraclès fit de même avec l'aide de Iolaos, venu avec des renforts thébains. La tour fut incendiée et l'armée de Lerne anéantie. Hercule tua l'Hydre de Lerne en coupant ses sept têtes en même temps, sans quoi elles ne cessaient de repousser. Hercule tua l'Hydre grâce à l'aide de Iolaos, fils d'Iphiclès. Héraclès trancha d'abord les trois têtes de l’Hydre, mais elles se dédoublèrent. Pour éviter que les têtes ne se multiplient, il brûla le cou de la bête avant que les têtes ne repoussent. Sur le conseil de Thésée, selon lequel à l'inverse du fait que si l'on coupe une tête, il en repousse deux, si l'on en rajoute une il en tombera deux, Héraclès fixa des têtes de mouton et ainsi tua le monstre[réf. souhaitée].

Postérité dans les arts[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Hercule et l'hydre de Lerne, par Gustave Moreau (1876).

Le combat entre Héraclès et l'Hydre est représenté sur plusieurs tableaux. Une version fameuse est Hercule et l'hydre de Lerne, toile peinte par le peintre symboliste français Gustave Moreau en 1876.

Littérature[modifier | modifier le code]

L'Hydre de Lerne est une nouvelle d'Agatha Christie.

L'Hydre apparaît dans la série de livres de fantasy pour la jeunesse Percy Jackson, publiée dans les années 2000 par l'Américain Rick Riordan, qui met en scène plusieurs créatures de la mythologie grecque.

Un roman de Cécile Wajsbrot sur le thème de la maladie d'Alzheimer paru en 2011 s'intitule L'Hydre de Lerne[3].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Dans le film Jason et les Argonautes, de Don Chaffey, sorti en 1963, un combat a lieu entre l'Hydre et Jason. Le dessin animé de Walt Disney Pictures Hercule, sorti en 1997, présente un combat entre l'Hydre et Hercule. L'Hydre y est dotée de quatre têtes. Le héros la tue en provoquant une avalanche qui engloutit le monstre.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Hercules et l'hydre de Lerne, Franz von Stuck (1915)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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