Palais des grands maîtres

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Palais des grands maîtres
Image illustrative de l’article Palais des grands maîtres
Nom local Παλάτι του Μεγάλου Μαγίστρου
Type Forteresse
Début construction XIVe siècle
Fin construction XVIe siècle
Destination actuelle Musée
Protection Patrimoine mondial Patrimoine mondial (1988)
Site web odysseus.culture.gr/h/1/gh153.jsp?obj_id=6301Voir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées 36° 26′ 45″ nord, 28° 13′ 27″ est
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Région historique Rhodes
Subdivision administrative Dodécanèse
Localité Rhodes
Géolocalisation sur la carte : Grèce
(Voir situation sur carte : Grèce)
Palais des grands maîtres

Le Palais des grands maîtres de Rhodes ou palais des chevaliers est un édifice monumental et fortifié situé sur l'île de Rhodes. Forteresse byzantine à l'origine, il a été agrandi et adapté par l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem au début du XIVe siècle. C'est aujourd'hui un musée.

Description et architecture[modifier | modifier le code]

Cour intérieure.

La porte principale est protégée par deux tours massives, rondes, crénelées et à mâchicoulis. Solidaire du reste des fortifications de la ville, le palais s'apparente à un château-fort rectangulaire structuré autour d’une cour centrale surmontée de deux niveaux d’arcades en plein cintre[1]. À la fonction défensive du bâtiment s'ajoute le « luxe des appartements du Grand Maître, des chambres de cérémonie » et de la salle du conseil situées au premier étage[1]. Au rez-de-chaussée se trouvaient les cuisines, les réserves et les écuries.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le palais est construit sur la partie de l'acropole de la Rhodes antique sur laquelle se trouvait un temple dédié à Hélios. Au VIIe siècle, les Byzantins y établirent une citadelle[2].

Dans les années 1320, le grand maître Helion de Villeneuve décide d'installer le siège de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans cette forteresse qu'il répare et agrandit[3]. Lieu défensif et de pouvoir, ses successeurs n'ont de cesse de développer ce palais.

Renforcées et modernisées sous le gouvernement de Jean de Lastic (1437-1454), les fortifications du palais sont adaptées à l'artillerie par Pierre d'Aubusson (1476-1505)[4]. Ces agrandissements successifs sont réalisés par des ingénieurs, maitres d’œuvre et artisans grecs et italiens avec une main-d’œuvre essentiellement constituée par des esclaves musulmans[5].

Les Mamelouks assiègent le palais sans succès en 1440 et 1444. Les Ottomans échouent à s'en emparer une première fois en 1480 puis réussissent en 1522 après un siège de cinq mois.

Partiellement détruit par un séisme en 1851 suivi de l'explosion d'une poudrière ottomane en 1856, il est restauré en 1937 par les autorités fascistes du Dodécanèse italien. Relativement fidèle, cette restauration a néanmoins subi une certaine influence de l'architecture fasciste[3].

Fonction actuelle[modifier | modifier le code]

Le palais abrite aujourd'hui le musée byzantin de la ville de Rhodes[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Rhodes ville médiévale », sur http://heda.cndp.fr, Centre national de documentation pédagogique (consulté le 7 mai 2013)
  2. a et b (en) Nikki Woods, « The Palace of the Grand Master (Byzantine Museum) », Site officiel de la ville de Rhodes (consulté le 7 mai 2013)
  3. a et b Petiet 2000, p. 217
  4. Petiet 2000, p. 220
  5. Petiet 2000, p. 224

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Petiet, Au temps des chevaliers de Rhodes, Fernand Lanore,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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