Philistins

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Selon la description biblique, les 5 villes phéniciennes : Gaza, Ashdod, Ashkelon, Ekron et Gath.
La région vers 830 av. J.-C., les États philistins sont représentés en rouge.

Les Philistins (assyrien : Palastu ou Pilistu ; hébreu : פְּלִשְׁתִּים, pelištīm) ou Peleset sont un peuple de l'Antiquité connu par différentes sources textuelles (assyriennes, hébraïques, égyptiennes) et archéologiques.

Les Philistins apparaissent dans des sources égyptiennes au XIIe siècle av. J.-C. et sont présentés comme des ennemis de l'Égypte venus du nord, mélangés à d'autres populations hostiles connues collectivement sous le nom de peuples de la mer.

Après leurs affrontements avec les Égyptiens, les Philistins se sont fixés sur la bande côtière du sud-ouest de la terre de Canaan, c'est-à-dire dans une région longeant la Méditerranée depuis l'actuelle bande de Gaza jusqu'à Jaffa.

Leurs cités ont dominé la région jusqu'à la conquête assyrienne de Teglath-Phalasar III en -732. Ils sont par la suite soumis aux empires régionaux, et semblent progressivement s'y assimiler. Les dernières mentions des Philistins datent du IIe siècle av. J.-C., dans le premier livre des Maccabées[1].

La langue des Philistins reste inconnue, dans la mesure où on ne leur connaît aucune production textuelle. Il est possible que ce soit à l'origine une langue indo-européenne, mais les preuves en sont ténues.

Etymologie[modifier | modifier le code]

Si « Philistin » est bien le nom que ce peuple se donnait (autoethnonyme), on y note « un radical qu'on retrouve dans le nom de la ville de Palaisté (apparenté à Palaïte et Palestine), en Épire, [... dans] Palaistinos, donné comme ancien nom du fleuve Strymôn, [ou dans] le terme pelastai ou pelaistai désignant les cultivateurs de l'Attique[2] ». Beaucoup d'auteurs ont défendu un rapprochement entre les Philistins et le « peuple que les Grecs appelaient les Pélasges Pelasgoi[3] », une population installée en Attique, mais qui serait d'après certains textes originaire de Crète. « Les sources anciennes (l'Iliade, Hérodote) mentionnent les Pélasges comme un peuple dispersé en divers points du pourtour de la mer Méditerranée. Il y a donc large coïncidence entre les formes de l'ethnique en -t- (Pelastai, *Pelaistini) et les formes en -g- (Pelasgoi)[4] ».

Une autre hypothèse, moins soutenue mais renvoyant à une origine géographique proche, suggère que le nom « Philistin » est une déformation du grec phyle histia (« tribu des foyers », avec la graphie ionienne de hestia (foyers))[5].

Ces deux premières hypothèses restent cependant fondées sur l'idée que Peleset est bien le nom d'origine que se donnait ce peuple. Il a été suggéré que le nom avait en fait été donné à ce peuple au Moyen-Orient, et qu'il ne peut donc renseigner sur une origine. Dans cette optique, le terme dériverait de la racine sémitique p-l-sh qui signifie « diviser », « traverser », « couvrir » ou « envahir »[6]. Mais ce nom a alors un caractère très générique pouvant désigner n'importe quel envahisseur, or les textes égyptiens anciens distinguent soigneusement les noms des différents peuples de la mer, dont beaucoup n'ont pas d'étymologie sémitique claire.

De fait, les autres noms des peuples de la mer semblent également renvoyer à la même région de la Méditerranée du nord-est. Les Danuna (ou Denyen, selon l'hypothèse de vocalisation retenue) seraient les Danaens, donc des Grecs, les Sakalusa auraient un nom dérivé de la ville de Sagalassos, dans le sud-ouest de l'Anatolie[7].

Origines et apparition (v. 1200-1000 av. J.-C.)[modifier | modifier le code]

Plusieurs éléments généraux semblent établis quant aux origines des Philistins :

  • ils font partie d'un groupe de « Peuples de la Mer », tels que désignés dans un texte égyptien, arrivant sur les rivages d’Égypte et du Levant vers 1200 av. J.-C. ;
  • ils sont originaires du monde égéen et/ou d'Asie mineure ;
  • ils s'implantent sur le littoral méridional de Canaan, où leurs chefs prennent le contrôle de plusieurs cités.

Pour ce qui est du détail en revanche, bien des incertitudes demeurent.

Les Peuples de la mer[modifier | modifier le code]

Situation politique du Moyen-Orient aux 13e-12e siècles.
Bateau de guerre philistin, bas-relief du temple de Medinet Habou.

La première mention des Philistins apparaît sur une inscription du temple de Medinet Habou, où Ramsès III (v. 1186 à 1155 av. J.-C.) célèbre une victoire maritime et terrestre, remportée dans sa huitième année de règne sur un groupe assaillant le territoire égyptien, qu'il nomme « peuples de la mer », parce qu'ils arrivent depuis des îles lointaines. Le deuxième pylône du temple indique : « Parmi eux se trouvaient comme alliés les Peleset, les Thekker, les Šeqeleš, les Denyen et les Weshesh. Ils mirent la main sur tous les pays jusqu’aux lisières de la terre ». La mention des « Peleset » (ou plus précisément PRST, dans la version égyptienne d'origine, non vocalisée) est généralement reconnue comme la première mention des Philistins. On peut aussi vocaliser PRST sous la forme Pulasati[8].

Ces attaques ont un précédent dans une inscription du règne de Mérenptah (v. 1213-1203 av. J.-C.), attaqué par une autre coalition réunissant certains des futurs « peuples de la mer », mais pas les Philistins. Des textes provenant d'Ugarit datés en gros de la même période mentionnent également des attaques menées par des ennemis embarqués sur des bateaux. Et dans ces mêmes années plusieurs ports du Levant, dont Ugarit, sont détruits ou subissent des attaques. De ce fait, les « Peuples de la mer » ont pu être interprétés, suivant le modèle des « invasions barbares », comme une vague déferlant sur l'Égypte, vaincue par Ramsès III qui les aurait ensuite installés ou laissés s'installer au sud du Levant, alors dominé par les Égyptiens. D'autres nuancent les propos du Pharaon, vu en grande part comme de la propagande royale, qui aurait exagéré les assauts subis et donc sa victoire. Il apparaît néanmoins difficilement contestable que des nouvelles populations, caractérisées par une culture matérielle présentant des affinités avec le monde égéen, s'installent à la même période au Levant méridional, dans la future Philistie, le tout dans un contexte de bouleversements qui affectent à peu près toutes les régions de la Méditerranée orientale et du Proche-Orient[9].

Les origines des Philistins[modifier | modifier le code]

L'origine des Philistins est traditionnellement plutôt recherchée du côté de la mer Égée, surtout la Grèce continentale et la Crète, mais d'autres fois l'Anatolie orientale, ou encore Chypre[10]. Par le passé il a pu être proposé qu'ils viennent d'Illyrie, sur l'Adriatique (Illyrie), et soient passés par les Balkans, puis l’Égée avant d'arriver au Proche-Orient, parce que les sources classiques mentionnent dans cette région un peuple appelés Pélasges dont le nom a rappelé à certains celui des Philistins et qu'ils situaient dans cette région[11].

L'origine égéenne repose en premier lieu sur des sources écrites. L'inscription de Medinet Habou fait venir les Peuples de la Mer, dont font partie les Philistins, depuis des « îles situées au milieu de la Mer », interprétées comme la Crète et/ou des îles de la mer Égée, tandis et le Livre d'Amos[12], faisant partie de la Bible, situe l'origine des Philistins depuis un pays appelé Caphtor, terme qui semble désigner les mêmes régions[13].

Du point de vue matériel, la période de fin de la domination égyptienne à Canaan, coïncidant avec l'attaque des Peuples de la Mer, s'accompagne de l'apparition sur plusieurs sites (Tell Miqne/Ekron, Ashdod, Ashkelon, etc.) d'une poterie aux accents égéens (et chypriotes) très prononcés, inspirée de celle de la période de la civilisation mycénienne finale (« Helladique récent IIIC » dans la terminologie savante), produite localement. Cette poterie est définie comme « philistine », car on la relie traditionnellement à l'arrivée des Philistins qui sont mentionnés dans les sources écrites des périodes suivantes comme occupant les sites de la région[14].

La vision actuelle est moins tranchée : la culture matérielle de la période ne peut être attribuée à une origine précise dans le monde égéen, mais se présente plus comme un amalgame marqué par des traditions différentes dont les origines peuvent être tracées en Grèce continentale (mycéniennes), à Crète (minoennes), à Chypre et aussi en Anatolie littorale (en plus d'éléments locaux cananéens). Les chefs philistins sont nommés seren dans la Bible, ce qui pourrait transcrire le terme tarwanis, « général », de la langue louvite parlée en Anatolie orientale. Peut-être s'agissait-il de groupes formés sur le modèle des sociétés de pirates de l'époque moderne, mêlant des personnes venues de divers horizons[15].

Les premières études génétiques versées au dossier tendent à confirmer quoi qu'il en soit la vague origine géographique admise au regard des textes et de la culture matérielle. En 2016, une expédition internationale permet la découverte des premières sépultures philistines et permet d'envisager des études génétiques sur les ossements découverts[16]. Des analyses génétiques d'ossements découverts dans l'ancienne ville portuaire méditerranéenne d'Ashkelon, datant de l'âge de bronze et du fer, semblent confirmer les suppositions des historiens concernant l'origine des Philistins. Les scientifiques ont découvert que les Philistins, qui étaient présents à l'âge de fer, avaient une partie de leur génome qui n'existait pas chez les peuples qui vivaient auparavant à l'âge de bronze dans la région. Selon Michal Feldman, chercheur à l’Institut Max Planck, « cette partie du génome semble être dérivée du génome européen »[17]. La population du début de l’âge du fer était distincte par sa forte affinité génétique avec les populations d’origine européenne et par la forte variation de cette affinité, ce qui suggère qu’un flux de gènes provenant d'un pool génétique lié à l'Europe est entré à Ashkelon à la fin de l'âge du bronze ou au début de l'âge du fer[18].

Sources textuelles[modifier | modifier le code]

Un captif originaire de Keftiu. Temple de Ramses à Abydos.

Les textes antiques donnent certaines indications imprécises. Les Égyptiens des XIIe – XIIIe siècle av. J.-C. font des peuples de la mer des populations venues du nord, mais de diverses origines.

Le livre d'Amos fait « sortir [...] les Philistins de Caphtor[19] ». D'après l'hypothèse documentaire, le livre d'Amos est un texte biblique fondé sur une des sources les plus anciennes. Bien que sans doute rédigé plus tard, il s'appuierait sur les prédications d'Amos, vers - 750, dans la région de Béthel, dans le royaume de Samarie. En admettant que ce texte soit bien un des plus précoces de la Bible, il se situe cependant environ 350 années après l'installation des Philistins dans le Sud-Ouest de Canaan. Sa fiabilité concernant des événements du XIIIe siècle fait donc question, mais il est possible qu'il reprenne les traditions philistines de l'époque. Cependant, même si on accepte l'affirmation du texte, le positionnement du Caphtor biblique n'est pas précisé.

Il a été proposé de façon crédible, mais sans preuve définitive, que le terme soit l'équivalent de l'égyptien Keftiu, qui désignait un pays imprécis dans le nord (Cilicie, Syrie, Crète ou Chypre selon différentes hypothèses)[20]. Bien que souvent présentée comme l'hypothèse dominante, l'identification de la Keftiu égyptienne et de la Crète a été mise à mal par John Strange, en 1980, quand il a montré un texte égyptien essentiel dissociant Keftiu des « îles au milieu de la mer », terme par lequel les scribes égyptiens désignaient traditionnellement la Crète[21].

Finalement, le livre d'Amos, les textes égyptiens ou moyen-orientaux confirment bien l'existence de Caphtor/Keftiu/Kaptar, mais n'apportent aucune réponse définitive sur sa localisation, donc sur le lieu d'origine des Philistins, du moins rien qui soit interprétable d'après les connaissances actuelles. Reste un point certain : la Keftiu égyptienne se trouvait au nord de l'Égypte, en Méditerranée orientale, ce qui correspond bien à l'origine des Peuples de la mer et des Philistins, telle que présentée par les Égyptiens, qui les font venir du nord.

Archéologie[modifier | modifier le code]

Bas-relief de prisonniers philistins sur la façade sud du deuxième pylône du temple mortuaire de Ramsès III.
Bataille impliquant des Philistins dans le temple de Medinet Habou. On note la coiffure particulière des guerriers Philistins.

L'archéologie semble pencher en faveur d'une origine située dans la mer Égée ou dans des régions voisines. En effet, les fouilles réalisées dans quatre (Ashdod, Ekron, Ashkelon, et plus récemment Tell es-Safi (en), probablement l'ancienne Gath) des cinq grandes cités philistines montrent une culture matérielle nettement influencée par la civilisation mycénienne.

Particulièrement notable est la poterie philistine la plus ancienne, qui est une version locale de la poterie égéenne dite de l'Helladique récent III C (-1200 à - 1100). Cette poterie philistine ancienne est décorée de nuances de brun et de noir, avec des motifs géométriques ou à spirales. Elle évolue à l'âge du fer I (après - 1100) vers une poterie philistine plus originale, avec des décorations noires et rouges.

Les dernières fouilles archéologiques ont montré que ce type de céramique était en fait minoritaire, une marchandise de luxe destinée seulement à l'élite.

On a aussi trouvé à Ekron un bâtiment de 240 mètres carrés. Ses murs sont larges, conçus pour soutenir un deuxième étage, et son entrée large et raffinée mène à un grand hall, en partie recouvert d'un toit soutenu sur une rangée de colonnes. Dans le plancher du hall on trouve un foyer circulaire pavé avec des cailloux, un foyer typique des bâtiments mycéniens.

Autre caractéristique pointant vers le monde égéen, « les artistes du pharaon ont minutieusement [, dans le temple de Medinet Habou,] représenté les caractéristiques de chacun des [peuples de la mer]. Les coiffures, reproduites avec précision, distinguent les différents peuples, comme l'indiquent les inscriptions. [...] Les Denyen, les Tjekker et les Pelest [(Philistins)], qui dominent le tableau, [portent] une touffe de « plumes » dressées retenue à la tête par un bandeau, le tout fixé à un bonnet[22] ». Or, indique Guy Couturier, professeur d'histoire à l'université de Montréal, « on a retrouvé à Chypre, en Crète et en Grèce même des prototypes de ces coiffures [...] datant du XIIIe siècle av. J.-C.[22] ».

Les archéologues ont trouvé aussi des points communs avec les Cananéens, constatation logique si l'on considère que les Peuples de la mer n'ont pas chassé tous les autochtones.

Les fouilles à Ashkelon, Ekron, et Gath révèlent des os de porcs et de chiens qui présentent des signes de boucherie, ce qui signifie que ces animaux faisaient partie du régime alimentaire des habitants.

Génétique[modifier | modifier le code]

En 2016, une expédition internationale permet la découverte des premières sépultures philistines et permet d'envisager des études génétiques sur les ossements découverts[23].

Des analyses génétiques d'ossements découverts dans l'ancienne ville portuaire méditerranéenne d'Ashkelon, datant de l'âge de bronze et du fer, semblent confirmer les suppositions des historiens concernant l'origine des Philistins. Les scientifiques ont découvert que les Philistins, qui étaient présents à l'âge de fer, avaient une partie de leur génome qui n'existait pas chez les peuples qui vivaient auparavant à l'âge de bronze dans la région. Selon Michal Feldman, chercheur à l’Institut Max Planck, « cette partie du génome semble être dérivée du génome européen »[24]. La population du début de l’âge du fer était distincte par sa forte affinité génétique avec les populations d’origine européenne et par la forte variation de cette affinité, ce qui suggère qu’un flux de gènes provenant d'un pool génétique lié à l'Europe est entré à Ashkelon à la fin de l'âge du bronze ou au début de l'âge du fer[25].

Une analyse génétique publiée en 2019 de 10 squelettes provenant d'un cimetière d'Ashkelon datant de l'arrivée des Philistins dans la région montre une origine clairement située dans l’Europe du sud pour les individus les plus anciens[26]. Cependant, « au bout de deux siècles ou moins, l’empreinte génétique introduite au début de l’âge du fer n’est plus détectable et semble être diluée par le pool de gènes levantin local, ce qui, selon les chercheurs, suggère un mélange intense entre populations locales et étrangères. Pourtant, il y avait une continuité dans leur appartenance ethnique. "Les Philistins sont restés Philistins", a expliqué [le directeur de l'expédition Léon Levy, Daniel M.] Masters. “Plus tard, les gens qui s’appelaient Philistins ressemblaient beaucoup à ceux qui les entouraient. Leur appartenance ethnique n'a pas changé même si, si nous examinons leur génome, nous constatons beaucoup plus d'influence levantine qu'auparavant"[27] ».

Linguistique[modifier | modifier le code]

La langue des Philistins est inconnue, mais quelques traces rendent plausible une origine indo-européenne des Philistins. Quelques mots ou noms philistins sont cités dans la Bible, et ne semblent pas d'origine sémitique. Ainsi le mot philistin pour leurs dirigeants, seren, est-il d'origine inconnue, mais est peut-être à relier au grec Tyrannos. Les noms comme Goliath, Achish, ou Phicol ne sont pas sémitiques, et des étymologies indo-européennes ont été suggérées. Ainsi Goliath pourrait être rapproché du lydien Alyattes/Wylattes[28].

Les premiers temps philistins[modifier | modifier le code]

Les bouleversements affectant le futur pays philistin sont quoi qu'il en soit très perceptibles dans la culture matérielle au moment de la transition entre l'âge du Bronze récent et l'âge du Fer, autour de 1200-1150 av. J.-C. et aux débuts de l'âge du Fer I (qui va environ de 1150 à 1000 av. J.-C.). C'est durant cette période que la domination égyptienne s'effondre à Canaan, et laisse place à plusieurs entités ethniques : Phéniciens, Israélites, et donc Philistins, en plus de cités cananéennes semblant rester un temps indépendantes malgré la progression territoriale des précédents. La civilisation philistine se forme à Canaan durant ces années-là, avec l'arrivée de populations depuis diverses régions de la Méditerranée, qui se mêlent progressivement avec les populations locales.

Rythmes et modalités de l'implantation des Philistins[modifier | modifier le code]

Selon ce qui est généralement admis, avec des groupes issus des Peuples de la Mer se sont installés à Canaan durant cette période, puisqu'on considère qu'en plus d'avoir eu des guerriers, ils ont constitué une véritable population migrante avec femmes et enfants, représentés sur les bas-reliefs égyptiens accompagnant l'inscription de Medinet Habou[13]. On débat pour savoir dans quelles conditions cette installation s'est faite : pour certains les Peuples de la Mer défaits par Ramsès III auraient été installés de force par ce dernier à Canaan (qu'il dominait encore), d'autres en revanche en font de véritables conquérants[29]. Le débat est alors de savoir s'ils ont évincé les Égyptiens, ou bien leur ont succédé après leur retrait. La chronologie de l'implantation des Philistins à Canaan est débattue, les positions allant d'une chronologie haute autour de 1200 av. J.-C., aujourd'hui rejetée, à une chronologie moyenne autour de 1175, et une basse allant jusqu'à 1140/1130[30],[31]. De plus certains estiment qu'il faudrait envisager plusieurs vagues migratoires étalées sur plusieurs décennies voire un siècle[29].

Pour beaucoup il n'y a guère qu'un élite philistine qui s'installe à Canaan et domine les populations locales qui restent numériquement majoritaires, puis progressivement les deux populations se mêlent. D'autres envisagent une force d'invasion plus nombreuse, 25 000 à 50 000 personnes[32]. A. Killebrew considère qu'il y a eu une véritable « colonisation » à grande échelle de groupes de populations, selon elle venus de Chypre et des régions voisines (Cilicie). Elle passerait d'abord par des arrivées en petit nombre, précédant le début d'une véritable vague de colonisation durant un bon siècle, avec ensuite la formation d'une nouvelle culture, par créolisation puis acculturation avec les populations locales cananéennes, donnant naissance aux Philistins connus par les sources bibliques et la culture matérielle de l'âge du Fer II[33]. Les modèles plus récents sont plus complexes. A. Maeir admet un volet brutal à l'arrivée des nouvelles populations, donc une véritable « invasion » par endroits, mais pas que. Il y a certes bien des traces de destructions à la fin du Bronze récent sur certains sites, notamment Ashdod. À d'autres endroits en revanche on serait plutôt en présence d'une infiltration pacifique précédant le phénomène d'acculturation et d'hybridation avec la population locale. Avec A. Yasur-Landau, il reprend l'idée de plusieurs vagues migratoires (des pionniers précédant un plus grand nombre de migrants), mais au total pas plus de quelques milliers d'individus[34]. Des chefs charismatiques auraient uni des sortes bandes de « pirates » formées, peut-être par étapes, dans les régions occidentales, qui forment la culture matérielle amalgamant plusieurs éléments de ces diverses origines qui se repère par l'archéologie, avant d'arriver à Canaan. Là se forme une culture « emmêlée » (entangled), à partir de ces éléments extérieurs et des locaux, donc une nouvelle culture originale, celle que l'on désigne couramment à la suite de la Bible comme la culture « philistine »[15].

La période d'implantation des population migrantes à Canaan et d'ethnogenèse des Philistins est marquée par une culture matérielle fortement empreinte d'éléments d'origine égéenne et autres, traduisant ces arrivées. Progressivement cependant, ces traits s'estompent, signe de la fusion des populations, même s'ils restent visibles selon certains jusqu'au VIIe siècle av. J.-C.[33] Cela ressort également de l'étude génétique de 2019 déjà citée, selon laquelle « au bout de deux siècles ou moins, l’empreinte génétique introduite au début de l’âge du fer n’est plus détectable et semble être diluée par le pool de gènes levantin local, ce qui, selon les chercheurs, suggère un mélange intense entre populations locales et étrangères. Pourtant, il y avait une continuité dans leur appartenance ethnique. "Les Philistins sont restés Philistins", a expliqué [le directeur de l'expédition Léon Levy, Daniel M.] Masters. “Plus tard, les gens qui s’appelaient Philistins ressemblaient beaucoup à ceux qui les entouraient. Leur appartenance ethnique n'a pas changé même si, si nous examinons leur génome, nous constatons beaucoup plus d'influence levantine qu'auparavant"[27] ».

Peuplement et culture matérielle[modifier | modifier le code]

Les cités philistines[modifier | modifier le code]

Organisation des cités[modifier | modifier le code]

La carte des cinq principales cités philistines.

Après leur implantation, les Philistins se sont organisés en de nombreux villages et villes. La Bible nous les décrit comme dirigés par des seigneurs appelés Seren (un terme sans étymologie sémite), et dans un pluriel hébraïsé, serenim. Le texte biblique semble impliquer l'absence d'un pouvoir central quand il parle de la « contrée qui doit être tenue pour cananéenne, et qui est occupée par les cinq princes des Philistins[35] ».

Progressivement, les zones philistines vont se structurer autour de cinq grandes villes, qu'on pense avoir été des cités-États indépendantes, chacune disposant de ses propres institutions et régnant sur les territoires, villages et petites villes alentour. Ces cinq villes sont Gaza, Ashkelon, Ashdod, Ekron et Gath (qu'on pense avoir identifié avec le site archéologique de Tell es-Safi (en)).

Le livre de Josué confirme l'archéologie et énumère les cinq princes des Philistins, ceux « de Gaza, d'Ashdod, d'Ashkelon, de Gath et d'Ekron[35] ». La description est censée renvoyer à l'époque de Josué (l'entrée en Canaan des Hébreux, généralement datée du XIIIe ou XIIe siècle av. J.-C.). La rédaction du livre de Josué, incertaine, est en toute hypothèse beaucoup plus tardive (vers le milieu du Ier millénaire av. J.-C.), et il est assez plausible que la description renvoie plus à la situation connue du rédacteur qu'à celle de l'installation des Hébreux. Confirmation de cette hypothèse, l'archéologie montre que le site d'Ekron ne s'est développé qu'à partir du VIIe siècle[36].

Ces cinq grandes cités ne sont pas forcément les seuls pouvoirs politiques ayant existé chez les Philistins. Certaines cités mal connues ont pu avoir leur propre direction politique, qui plus est dans des situations variables selon les époques.

Peu de textes historiques renseignent sur le mode de vie et les activités des Philistins, surtout les plus anciens. Les fouilles d'Ekron, d'Ashkelon et d'Ashdod apportent davantage d'informations. L'économie reposait sur l'agriculture (culture de l'olivier, du blé et des vignobles) et sur l'artisanat (textile, métallurgie du fer, poterie). Paradoxalement, en dépit de la situation de la Philistie, le commerce maritime ne semblait pas jouer un rôle important. Peut-être, avance Carl S. Ehrlich, avaient-ils été chassés de ce marché par les Phéniciens ?

Entre le XIIe siècle (période des Juges, antérieur à la formation du royaume de Judée) et le VIIIe siècle (conquête des villes philistines par les Assyriens), les livres de Samuel puis des Rois racontent de nombreux conflits entre les Hébreux et les Philistins. Globalement, les descriptions bibliques des Philistins leur sont très hostiles et mettent en scène de nombreux combats. L'historicité de ceux-ci est indiscernable, mais les textes montrent que les relations de voisinage furent le plus souvent tendues.

Fouilles de Tel Qasile.

L'archéologie montre en tout cas vers l'époque supposée de David (Xe siècle avant JC) une « prolifération graduelle de poteries philistines aux décorations égéennes, sur les contreforts des hautes terres [de la Judée], et jusque dans la vallée de Jezréel, au nord, [...] preuve de l'expansion progressive de l'influence philistine à travers le pays[37] ». Des traces de destructions apparaissent sur certains sites philistins, ou certains archéologues ont vu la trace des conflits rapportés par la Bible entre anciens Hébreux et anciens Philistins, mais ces attributions, quoique possibles, font débat. Il en est ainsi du site de Tel Qasile, un petit site de la banlieue nord de la moderne Tel-Aviv, où « l'archéologue israélien Benjamin Mazar [...] mit au jour une ville philistine prospère, ignorée par la Bible. Le dernier niveau, contenant de la poterie philistine, ainsi que d'autres objets caractéristiques de la culture philistine, porte des traces de destruction par le feu ». Mazar y a vu une trace des guerres de David, ce que d'autres historiens considèrent être douteux[37].

Durant cette période (Xe siècle), les villes philistines sont incendiées. On peut l'interpréter comme la conséquence d'un raid israélite ou, comme on l'avance depuis peu, comme le résultat d'une offensive égyptienne.

À la fois villes et ports, les grandes cités-États de la Philistie semblent avoir été riches et puissantes, pratiquant le commerce maritime international (peu dans les périodes les plus anciennes), mais aussi terrestre. Au premier âge du fer (après - 1100), elles auraient conservé un certain temps le monopole sur le commerce et le travail de ce métal dans la région.

La domination assyrienne[modifier | modifier le code]

Teglath-phalasar III, bas-relief provenant de son palais à Nimrud, fin du VIIIe siècle av. J.-C., musée du Louvre

Les cités philistines ont dominé le sud de la bande côtière jusqu'à la conquête assyrienne de Teglath-Phalasar III en -732.

Après cette date, les cités-États semblent conserver une autonomie importante sous le règne assyrien, qui parait avoir favorisé leur prospérité.

Elles conservent en tout cas un rôle commerçant de premier plan. Ainsi, « dans l'une de ses inscriptions triomphales, le souverain assyrien Teglath-Phalasar III qualifie Gaza, terminus traditionnel des pistes du désert de « poste de douane de l'Assyrie » ; il y avait nommé des représentants pour collecter les taxes portuaires[36] ».

Un de ses successeurs, Sargon II (-722 à - 705) « déclara qu'il avait ouvert la frontière égyptienne au commerce entre les Assyriens et les Égyptiens[36] ». Ce commerce passait par la Philistie, zone d'échange entre l'Afrique et le Moyen-Orient, qui voit ainsi son rôle conforté.

Après la guerre entre l'Assyrie de Sennacherib et le royaume de Juda d'Ézéchias (vers - 701), « les meilleures terres agricoles de la Shefelah furent données par les vainqueurs [Assyriens] aux cités-États de Philistie[38] ».

Preuve de l'importance de la zone, « nombre de forteresses et de centres administratifs ont été exhumés à divers endroits le long de la plaine littorale du Sud [...]. L'assemblage d'ossements animaux découverts à Tell Jenmeh, un autre site proche de Gaza, révèle une augmentation considérable du nombre de chameaux et de dromadaires au VIIe siècle [soit un siècle après la conquête assyrienne]. L'analyse de ces ossements, faite par l'archéo-zoologue Paula Wapnish, indique que ces chameaux — tous adultes, ne faisant donc pas partie d'un élevage local — étaient vraisemblablement utilisés par les caravaniers. [...] Les découvertes archéologiques nombreuses et variées, réalisées dans la zone qui s'étend entre l'Édom et la Philistie, ont prouvé que les Assyriens, les Arabes, les Phéniciens et les Édomites participaient à cette activité commerciale florissante[36] ».

Une des cinq grandes cités philistines, Ekron (ou Éqrôn), connue aujourd'hui à travers le site archéologique de Tel Miqneh, a particulièrement bénéficié de la conquête assyrienne. Avant celle-ci « le site était des plus modestes ; or, au début du VIIe siècle, Éqrôn devint un centre de production d'huile d'olive d'une dimension considérable. On y a découvert plus d'une centaine de pressoirs à olives, plus que n'importe où ailleurs dans le pays. Il s'agit même du centre [...] le plus important de tout l'antique Moyen-Orient. [...] La capacité annuelle devait être d'un millier de tonnes. [...] Mais la ville d'Éqrôn n'appartenait pas à la région traditionnelle de la culture de l'olivier. [...] Elle devint cet important centre de production d'huile en raison de sa situation privilégiée à mi-chemin des oliveraies des hautes terres et des centres de distribution du littoral occidental[39] ».

Les Philistins semblent donc avoir bénéficié de la conquête assyrienne, et de l'entrée qu'elle a leur permis de faire dans les réseaux commerciaux de l'empire. Par la suite, ils sont restés soumis aux empires régionaux successeurs de l'Assyrie, et semblent progressivement s'y être assimilés.

Les dernières mentions historiques des Philistins datent du IIe siècle, dans le premier des Livres des Macchabées. Le chapitre 3, verset 24 y indique qu'après une victoire de Juda Maccabée, le « reste [de ses ennemis] s'enfuit dans la terre des Philistins[40] ».

Palestine[modifier | modifier le code]

Le nom « Palestine » dérive de celui des Philistins.

Sous Ramsès III, les Égyptiens désignent comme « Peleset » (P-l-s-t) la région que ceux-ci habitent. À une époque un peu plus tardive, la région est également mentionnée dans la Bible sous la forme « Peleshet » (פלשת Pəléšeth). Dans les deux cas, le terme ne désigne qu'une région centrée autour de l'actuelle bande de Gaza.

Dans les textes occidentaux, le terme de « Palestine » (Palaïstinê) apparaît pour la première fois sous la plume de l'historien grec Hérodote, au Ve siècle av. J.-C.[41], peut être une forme dérivée de l'Assyrien Palastu ou Pilistu. Au Ier siècle, Pline l'Ancien parle également de « Palestine », toujours lié au terme « Syrie ». Au IIe siècle, Ptolémée fait de même. Le terme est utilisé en référence à l'ancien peuple des Philistins. La région désignée est alors beaucoup plus ample que l'ancien territoire des Philistins, et recouvre plus ou moins le futur territoire de la Palestine mandataire. À ces époques, le terme n'est pas unique, les Juifs parlant plutôt d’Eretz Israël, un ensemble géographique regroupant la Judée (au sud) et la Samarie (au nord). Dès l'Antiquité grecque, les termes Palaïstinê et Eretz Israël apparaissent donc comme désignant des réalités géographiques plus ou moins équivalentes.

Sous la domination romaine, la deuxième révolte juive (132-135) aboutit à l'expulsion des Juifs de Jérusalem sous Hadrien. Jérusalem est nommée Ælia Capitolina et la région est intégrée dans la province de « Syrie Palestine » (Syria Palæstina), nouvelle dénomination, calquée sur le grec, de ce qui était auparavant appelé en latin Syria Judaea (« Syrie Judée » ou « Syrie juive ») par les vainqueurs désireux de faire disparaitre tout rattachement symbolique de la région aux anciens rebelles Juifs.

Le terme Palestine est resté pour désigner la région pendant toute la période byzantine, arabe puis ottomane. Après la conquête de la région par les Britanniques en 1918, celle-ci devient la Palestine mandataire, confiée par la Société des Nations sous forme de mandat à l'empire britannique.

[réf. souhaitée]

Terme littéraire[modifier | modifier le code]

Dans la littérature allemande du XIXe siècle en particulier, les philistins (allemand : Philister) sont les personnes étrangères aux universités, les « bourgeois ». Ce mot désigne plus généralement une personne à l'esprit obtus.

« Philistins » est également le titre d'un poème de Jean Richepin mis en musique par Georges Brassens.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Peter Machinist, « Biblical Traditions: The Philistines and Israelite History », dans Eliezer D. Oren (dir.), The Sea Peoples and Their World: A Reassessment, Philadelphie, University Museum of the University of Pennsylvania, , p. 53-83
  • Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman (trad. de l'anglais par Patrice Ghirardi), La Bible dévoilée : Les nouvelles révélations de l'archéologie, Paris, Bayard, , 554 p. (ISBN 2-07-042939-3)
  • (en) Ann E. Killebrew, Biblical People and Ethnicity : An Archaeological Study of Egyptians, Canaanites, Philistines, and Early Israel, 1300-1110 B.C.E., Atlanta, Society of Biblical Literature (en),
  • (en) Seymour Gitin, « Philistines in the Book of Kings », dans André Lemaire et Baruch Halpern (dir.), The Books of Kings: Sources, Composition, Historiography and Reception, Leyde et Boston, Brill, coll. « Supplements to Vetus Testamentum », (ISBN 978-9004177291), p. 301-364
  • (en) David Ben-Shlomo, « Philistia During the Iron Age II Period », dans Ann E. Killebrew et Margreet Steiner (dir.), The Oxford Handbook of the Archaeology of the Levant: c. 8000-332 BCE, Oxford, Oxford University Press, , p. 717-729
  • (en) Ann E. Killebrew et Gunnar Lehmann (dir.), The Philistines and Other “Sea Peoples” in Text and Archaeology, Atlanta, Society of Biblical Literature,
  • (en) Lester L. Grabbe, « Late Bronze Age Palestine: If we had only the Bible … », dans Lester L. Grabbe, The Land of Canaan in the Late Bronze Age, Londres et New York, Bloomsbury T&T Clark, , p. 11-56
  • (en) Aren M. Maeir, « Iron Age I Philistines: Entangled Identities in a Transformative Period », dans Assaf Yasur-Landau, Eric H. Cline et Yorke Rowan (dir.), The Social Archaeology of the Levant: From Prehistory to the Present, Cambridge, Cambridge University Press, , p. 310-323

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Premier livre des Maccabées, chapitre 3, verset 24.
  2. Bernard Sergent, Les Indo-Européens, 1995, Éditions Payot & Rivages, p. 107. Rapprochement défendu par Budimir (1937), Krahe (1949), Benveniste (1952), etc.
  3. Bernard Sergent, Les Indo-Européens, 1995, Éditions Payot & Rivages, p. 108. Rapprochement défendu par Georgiev (1948), Bonfante (1946), Faure (1973), Grandet (1990), etc.
  4. Bernard Sergent, Les Indo-Européens, 1995, Éditions Payot & Rivages, p. 108.
  5. A. Jones, « The Philistines and the Hearth: Their Journey to the Levant », Journal of Near Eastern Studies, 31, 1972, p. 343–350.
  6. Marcus Jastrow, A Dictionary of the Targumim, the Talmud Babli and Yerushalmi, and the Midrashic Literature, New York, Judaica Press, 1989, p. 1185
  7. Pour un plus large développement sur l'analyse des ethnonymes des peuples de la mer, voir Bernard Sergent, Les Indo-Européens, 1995, Éditions Payot & Rivages, p. 108.
  8. Bernard Sergent, Les Indo-Européens, Éditions Payot & Rivages, 1995, p. 108.
  9. Grabbe 2016, p. 29.
  10. Killebrew 2005, p. 231.
  11. Killebrew 2005, p. 230-231.
  12. Livre d'Amos, chapitre 9, verset 7.
  13. a et b Grabbe 2016, p. 30.
  14. Grabbe 2016, p. 29 et 31.
  15. a et b Maeir 2018, p. 312.
  16. http://news.harvard.edu/gazette/story/2016/07/in-long-hidden-bones-a-first-glimpse-of-philistine-lives/
  17. Des chercheurs retracent les origines européennes des Philistins grâce à l'ADN, la-croix.com, 3 juillet 2019
  18. (en) Michal Feldman, Daniel M. Master, Raffaela A. Bianco..., Ancient DNA sheds light on the genetic origins of early Iron Age Philistines, Science Advances, Vol. 5, no . 7, DOI: 10.1126/sciadv.aax0061, 3 juillet 2019
  19. Livre d'Amos, chapitre 9, verset 7.
  20. John Strange, Caphtor/Keftiu: A New Investigation, Leiden : Brill, 1980, p. 11, (ISBN 9004062564)Google books.
  21. John Strange, Caphtor/Keftiu: A New Investigation, Leiden : Brill, 1980, p. 125, (ISBN 9004062564)Google books.
  22. a et b Sciences et Avenir, hors série de juillet-août 2010, À la découverte de peuples mystérieux, article « Philistins. Des marins ancrés en Palestine ».
  23. http://news.harvard.edu/gazette/story/2016/07/in-long-hidden-bones-a-first-glimpse-of-philistine-lives/
  24. Des chercheurs retracent les origines européennes des Philistins grâce à l'ADN, la-croix.com, 3 juillet 2019
  25. (en) Michal Feldman, Daniel M. Master, Raffaela A. Bianco..., Ancient DNA sheds light on the genetic origins of early Iron Age Philistines, Science Advances, Vol. 5, no . 7, DOI: 10.1126/sciadv.aax0061, 3 juillet 2019
  26. Ancient DNA sheds light on the genetic origins of early Iron Age Philistines, Michal Feldman and al.,Science Advances 3 juillet 2019, Volume 5, no. 7, eaax0061 DOI: 10.1126/sciadv.aax0061
  27. a et b « Archéologie Israël : les Philistins ennemis des Israélites venaient d'Europe », 4 juillet 2019, Claudine Douillet Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « archaologie_israel » est défini plusieurs fois avec des contenus différents.
  28. Bernard Sergent, Les Indo-Européens, 1995, Éditions Payot & Rivages, p. 108 sqq.
  29. a et b Grabbe 2016, p. 31.
  30. Killebrew 2005, p. 232.
  31. Grabbe 2016, p. 31-32.
  32. Grabbe 2016, p. 32-33.
  33. a et b Killebrew 2005, p. 233-234.
  34. Grabbe 2016, p. 33.
  35. a et b Livre de Josué, Chapitre 13, verset 3.
  36. a b c et d Finkelstein et Silberman, La Bible dévoilée, Bayard éditions, 2002, p. 304.
  37. a et b Finkelstein et Silberman, La Bible dévoilée, Bayard éditions, 2002, p. 161.
  38. Finkelstein et Silberman, La Bible dévoilée, Bayard éditions, 2002, p. 300.
  39. Finkelstein et Silberman, La Bible dévoilée, Bayard éditions, 2002, p. 305.
  40. Premier Livre des Machabées - Chapitre 3
  41. Hérodote, Histoires. Par exemple livre premier, CV ou livre second, CIV.