Longin (philosophe)

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Longin
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Fronto of Emesa (en), PlotinVoir et modifier les données sur Wikidata
Élève

Longin (de son nom latin Cassius Dionysius Longinus) est un philosophe et rhéteur grec (213-273 ap. J.-C.).

Biographie[modifier | modifier le code]

Syrien de naissance à ce qu'on croit, neveu du rhéteur Fronton d'Émèse qui enseigna à Athènes, il voyage dans sa jeunesse, et devient élève à l'École d'Alexandrie, où il reçoit les leçons des néo-platoniciens Ammonios Saccas et Origène. Il ouvre à Athènes une école de rhétorique et de philosophie, qui attire de nombreux disciples.

Il a été avant 263 le maître de Porphyre de Tyr, qui l'appelle « le plus grand critique de notre temps ». Celui-ci passa ensuite à l'école de Plotin à Rome. Longin admirait vivement Plotin, mais celui-ci disait qu'il n'était pas un « philosophe », mais un « philologue » (non pas un « ami de la sagesse », mais un « ami des discours »)[1].

En 267, Zénobie, la reine de Palmyre l'appelle près d'elle et le charge de lui enseigner la littérature grecque : il devient ainsi son principal conseiller dans son entreprise d'indépendance contre Rome. Vaincue par l'empereur Aurélien en 273, sa reine l'abandonne et le livre comme l'instigateur de la guerre à l'empereur qui le fait mettre à mort.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Longin a composé sur les lettres et la philosophie un grand nombre d'ouvrages qui pour la plupart ne nous sont pas parvenus, à l'exception de fragments du Traité de rhétorique et d'un texte philosophique Sur le souverain Dieu.

Pseudo-Longin[modifier | modifier le code]

Le Traité du sublime lui a été longtemps attribué, mais les incertitudes de l'attribution de cet ouvrage font que cet auteur est maintenant désigné sous le nom de Pseudo-Longin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Porphyre, Vie de Plotin, § 14 et 19-21.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L. Brisson et M. Patillon, Longinus Platonicus Philosophus et Philologus, in Aufstieg und Niedergang der römischen Welt, II/36/7, Ber(lin et New York, Walter de Gruyter, 1994, p. 5214-5299.
  • Longin, Fragments. Art rhétorique, Les Belles Lettres, Collection Budé, 2001. (ISBN 2-251-00495-5).
  • Pseudo-Longin, Traité du Sublime, avec le grec, trad. Henri Lebègue, Les Belles Lettres, 1965 ; en poche, mais sans le grec, éd. Francis Goyet au Livre de Poche, « Bibliothèque classique » (trad. Boileau, avec quelques extraits des Réflexions critiques de Boileau sur le style sublime), ou Jackie Pigeaud (notes et trad.), en Rivages Poche, « Petite Bibliothèque ».