Amphiaraos

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Déroulé des décorations d'un cratère à colonnes corinthien attique à figures noires datant de 570-560 av. J.-C. et attribué au peintre d'Amphiaraos. Une scène (au milieu sur l'image) montre le départ d'Amphiaraos pour la guerre des sept chefs.

Dans la mythologie grecque, Amphiaraos (en grec ancien Ἀμφιάραος / Amphiáraos) est un héros et devin argien[1]. Il est l'un des meneurs de la guerre des sept chefs contre Thèbes, à laquelle il prend toutefois part contre son gré à la suite de la trahison de sa femme Ériphyle. Ses deux fils, Alcméon et Amphiloque, prendront part à la guerre des Épigones contre Thèbes.

Mythe[modifier | modifier le code]

Auteurs grecs[modifier | modifier le code]

Fils d'Oïclès[2], roi d'Argos, et d'Hypermnestre, fille de Thestios, Amphiaraos est aimé de Zeus, selon Homère[1], et est parfois présenté comme un fils d'Apollon, moyen d'expliquer son don de divination. Descendant de Mélampous, Amphiaraos est héritier d'une partie du territoire d'Argos. Amphiaraos est l'époux d'Ériphyle qui lui donne deux fils, Alcméon et Amphiloque.

Au moment du déclenchement de la guerre des sept chefs contre Thèbes, Amphiaraos sait, grâce à ses dons de divination, que l'ensemble des sept chefs doivent mourir en combattant, excepté Adraste : il se cache alors pour ne pas être recruté parmi les sept chefs. Mais Polynice, qui recrute des alliés en vue de cette expédition, soudoie Ériphyle en lui offrant en cadeau le collier d'Harmonie afin qu'elle dévoile où est caché son mari. Découvert, Amphiaraos obéit à contrecœur. Il se distingue au combat[3] et meurt englouti par la terre avec son char, faveur de Zeus.

Alcméon et Amphiloque, les deux fils d'Amphiaraos et d'Ériphyle, participent à la seconde expédition contre Thèbes avec les Épigones, dix ans après la première guerre.

Sur ordre de son père, Alcméon prend la tête de la seconde expédition, nommée expédition des Épigones, il s'empare de Thèbes. À son retour, toujours pour exécuter les ordres de son père, il venge ce dernier en tuant sa propre mère (selon certaines sources, le parricide précède l'expédition) : à cause de ce meurtre, il est poursuivi de lieu en lieu par les Érinyes. À Psophis, en Arcadie, il est en partie purifié par Phégée, dont il épouse la fille, Arsinoé ; il lui donne le collier d'Harmonie qu'il a récupéré sur le corps de sa mère, Ériphyle, après l'avoir tuée.

Auteurs romains[modifier | modifier le code]

Virgile, dans l’Énéide, fait d'Amphiaraos le père de Catillus et le grand-père de Tiburtus, fondateur de la ville de Tibur, près de Rome, en Italie[4],[5].

Culte héroïque[modifier | modifier le code]

Amphiaraos fait l'objet d'un culte héroïque chthonien à Thèbes, dans un sanctuaire déplacé à l'Amphiaréion d'Oropos, dans le nord de l'Attique. L'oracle était célèbre. Les concours célébrés à Oropos furent réorganisés par le politicien romain Sylla après la première guerre mithridatique.

Évocations après l'Antiquité[modifier | modifier le code]

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Le devin Amphiaraos apparaît dans les récits de la guerre de sept chefs contre Thèbes inspirés par leurs versions antiques. Il apparaît également dans plusieurs œuvres de fiction librement inspirées par la mythologie grecque. En bande dessinée, Amphiaraos est l'un des compagnons d'Hercule dans les romans graphiques Hercule : Les Guerres thraces et Hercule et les Dagues de Kush, scénarisés par le Britannique Steve Moore, dessinés par Admira Wijaya et parus en 2008-2009, qui mettent en scène des aventures originales de plusieurs héros grecs. Le personnage d'Amphiaraos apparaît en outre dans le film Hercule de Brett Ratner sorti en 2014 et librement inspiré d’Hercule : Les Guerres thraces ; il y est joué par Ian McShane.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Auteurs antiques[modifier | modifier le code]

Ouvrages contemporains[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Brisson 2008, p. 2126
  2. Bérard 1993, p. 1065
  3. Xénophon 2003, p. 52
  4. Virgile 2004, p. 309, 311
  5. Virgile, Énéide [détail des éditions] [lire en ligne] (Chant VII, vers 633 et 674-680)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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