Astronomie grecque

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L'astronomie grecque est l'astronomie écrite dans la langue grecque lors de l'Antiquité. Elle n'est pas limitée géographiquement à la Grèce ou à l'ethnie grecque car la langue grecque est une langue véhiculaire lors de l'époque hellénistique, à la suite des conquêtes d'Alexandre le Grand.

L'astronomie grecque est en partie caractérisée par la recherche d'explications rationnelles et physiques aux phénomènes célestes. Elle a été influencée par les Babyloniens et, dans une moindre mesure, par l'astronomie égyptienne. En retour, elle a influencé les astronomies indienne, arabe et occidentale.

Le développement de l'astronomie par les astronomes grecs et hellénistes est considéré par des historiens comme étant une phase majeure dans l'histoire de l'astronomie occidentale. La plupart des constellations de l'hémisphère nord, le nom de plusieurs étoiles et le concept même de « planète » dérivent de l'astronomie grecque.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'astronomie grecque se développe lors de l'Antiquité, plus précisément lors des ères de la Grèce antique, hellénistique, gréco-romaine et de l'Antiquité tardive. On y distingue la phase pré-hellénistique, connue sous le nom d'astronomie grecque classique, et la phase hellénistique, nommée astronomie hellénistique.

Astronomie grecque archaïque[modifier | modifier le code]

Des références à des étoiles et des constellations identifiables apparaissent dans les poèmes d'Homère et Hésiode, les plus vieux exemples survivants de la littérature grecque. Dans l'Iliade et l'Odyssée, Homère fait référence aux objets célestes suivants:

Hésiode, qui écrit au cours du début du VIIe siècle av. J.-C., ajoute l'étoile Arcturus à cette liste dans son poème didactique Les Travaux et les jours. Même si les œuvres de ces deux écrivains ne relèvent pas du domaine scientifique, elles sous-entendent une cosmologie rudimentaire d'une terre plate entourée d'un océan. Certaines étoiles se lèvent et se couchent (disparaissent dans l'océan, du point de vue des Grecs) et d'autres sont toujours visibles. À certains moments de l'année, certaines étoiles vont se lever ou se coucher au lever ou au coucher du Soleil.

Au VIe et Ve siècle av. J.-C., des présocratiques font des spéculations à propos du cosmos. Ainsi, Anaximandre décrit une Terre cylindrique suspendue par le centre du cosmos et entourée par des anneaux de feu. Philolaos de Crotone, de l'école pythagoricienne, décrit un cosmos avec les étoiles, les planètes, le Soleil, la Lune, la Terre. Plusieurs études démontrent que les Grecs de cette époque étaient conscients du statut particulier des planètes.

L'astronomie hellénistique[modifier | modifier le code]

Lors des périodes hellénistique et romaine, plusieurs des astronomes grecs et non-grecs travaillent au Mouseîon d'Alexandrie et à la Bibliothèque d'Alexandrie, dans le royaume Ptolémaïque (en).

Calendriers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Calendrier grec.

Il existe plusieurs types de calendriers grecs. La plupart sont basés sur les cycles du Soleil ou de la Lune.

Planètes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Planète.

Le nom planète vient du terme grec πλανήτης, planētēs, voulant dire errant, vu que d'anciens astronomes ont noté comment certaines lumières bougeaient à travers le ciel en relation avec les autres étoiles. Cinq des ces étoiles peuvent être perçues à l'œil nu : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. Parfois, le Soleil et la Lune sont ajoutés sur la liste des planètes visibles à l'œil nu pour un total de sept.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs textes astronomiques grecs sont connus seulement par leur nom, et parfois par description ou par citations. Certains travaux élémentaires ont survécu car ils étaient en grande partie non-mathématiques et utiles pour un usage scolaire. Parmi les livres de ce type, on retrouve les phénomènes d'Euclide, deux travaux de d'Autolycos de Pitane ainsi que des œuvres de Cléomède, Geminos de Rhodes et Théon de Smyrne. Certains livres d'auteurs romains tels Pline l'Ancien et Vitruve contiennent certaines informations sur l'astronomie grecque. L'une des plus importantes sources primaires est l'Almageste, où Claude Ptolémée fait référence aux travaux de plusieurs de ses prédécesseurs[1].

Liste d'astronomes de l'Antiquité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste d'astronomes de l'Antiquité.

En plus des auteurs nommés dans cet article, voici une liste d'astronomes de l'Antiquité.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Evans 1998, p. 24
  2. Olivier Esslinger, « L'astronomie grecque », sur http://www.astronomes.com,‎ 2012

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article(en) James Evans, The History and Practice of Ancient Astronomy, New York, Oxford University Press,‎ 1998

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]