Dynastie Zhou

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Cet article concerne la première dynastie Zhou, durant l'Antiquité. Pour la seconde, voir Wu Zetian (VIIe siècle apr. J.-C.), unique monarque de cette dynastie éphémère.
Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne les généralités sur la dynastie Zhou. Pour des articles détaillés sur les sous-périodes, voir Période des Zhou de l'Ouest, Période des Printemps et des Automnes et Période des Royaumes combattants.
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Dynastie Zhou
周朝 (zh)

-1045--256

Description de cette image, également commentée ci-après
Territoire approximatif des Zhou vers -1000
Informations générales
Statut Monarchie, Féodalisme
Capitale Feng, Hao, Luoyang et plus tardivement Gong (Gongxian)
Histoire et événements
-1045 Di Xin est détrôné par Wu Wang, qui fonde la dynastie Zhou
-1045 - -771 Période des Zhou occidentaux (la capitale est Hao)
-771 - -246 Période des Zhou orientaux (la capitale est Luoyi)
-450 - -221 Période des Royaumes combattants
-256 Chute de la dynastie
Rois
(1er) -1122 Zhou Wen Wang
(Der) -314 - -256 Zhou Nanwang

Entités précédentes :

Entités suivantes :


La dynastie Zhou (chinois : 周朝 ; pinyin : Zhōu Cháo ; Wade : Chou1 Ch'ao2 ; EFEO : Tcheou) est selon l'historiographie traditionnelle la troisième dynastie chinoise. Dirigée par des rois appartenant au clan Jī (chinois traditionnel :  ; pinyin : ), elle prend le pouvoir au XIe siècle av. J.-C. (vers 1046 av. J.-C.), faisant suite à la dynastie Shang, et reste en place jusqu'en 256 av. J.-C., date à laquelle s'achève le règne du dernier roi des Zhou. Elle s'éteint en 256 av. J.-C. puis son territoire est intégré au royaume de Qin en 249 av. J.-C.. Cette longévité fait de la dynastie Zhou la plus longue de toutes celles qui se sont succédé ou concurrencées durant l'Histoire de la Chine.

La longue période de la dynastie Zhou ne voit en fait celle-ci exercer une domination effective sur les pays de la Plaine centrale chinoise qu'à partir du milieu du XIe siècle av. J.-C. jusqu'au début du VIIIe siècle av. J.-C.. Cette période est dite des « Zhou de l'Ouest » (1046-771 av. J.-C.), en raison de la situation occidentale de la capitale des rois Zhou. Après cette ère, la dynastie Zhou n'exerce plus qu'une forme de souveraineté symbolique face aux royaumes plus puissants qui s'affirment en Chine. Il s'agit de la période dite des « Zhou de l'Est » (771-256 av. J.-C.) en raison de l'installation de la dynastie dans une capitale orientale. Elle est elle-même subdivisée en deux sous-périodes : la période des Printemps et Automnes (771-481 av. J.-C.) et la période des Royaumes combattants (481-221 av. J.-C.).

Cette période de l’histoire chinoise correspond à ce que beaucoup considèrent être l’apogée de la fabrication d’objets en bronze chinois. La dynastie couvre aussi la période où les caractères chinois ont évolué vers une forme presque moderne avec l’utilisation d’une version archaïque du style « des scribes » qui émerge au cours de la fin de la période des Royaumes combattants.

Une autre dynastie nommée Zhou exista entre 690 et 705 de notre ère (voir Wu Zetian).

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines des Zhou[modifier | modifier le code]

Selon la mythologie[modifier | modifier le code]

Selon la mythologie chinoise, la lignée des Zhou naît quand Jiang Yuan, une consort du légendaire Empereur Ku, conçoit miraculeusement un enfant, Qi "l’Abandonné", après avoir marché dans l’empreinte divine de Shangdi[1],[2]. Qi devient ensuite un héros qui survit alors qu'il est abandonné trois fois par sa mère et qui améliore considérablement l’agriculture à l'époque de la semi-légendaire dynastie Xia[1]. Ce dernier exploit lui vaut d’être nommé seigneur de Tai et de recevoir le nom de famille Ji de la part du roi Xia de son époque. Par la suite, il reçoit également le nom posthume de Houji le "seigneur Millet", qui lui est décerné par le roi Tang de la dynastie Shang. Il reçoit même des sacrifices comme Dieu des récoltes. Il faut noter que le terme Hòujì était probablement un titre héréditaire attaché à une lignée.

Bien des années plus tard, Buzhu, le fils de Qi, aurait abandonné son poste de Maître Agraire (chinois traditionnel : 農師 ; pinyin : Nóngshī) dans les derniéres années de sa vie et lui, ou son fils Ju, aurait totalement abandonné l’agriculture au profit d'un mode de vie nomade à la manière de Xirong et Rongdi[3],[4]. Cependant, Gong Liu, le fils de Ju Liu[5], conduit son peuple vers la prospérité en rétablissant l’agriculture et en l'installant dans la ville de Bin[note 1], sur laquelle ses descendants vont régner pendant plusieurs générations.

Controverses sur les origines historiques[modifier | modifier le code]

Un débat a agité l'historiographie concernant l'origine ethnique des Zhouː Huaxia ou nomades?

Selon les partisans d'une origine ethnique Huaxia, il faut se rappeler que les Shang étaient eux-mêmes une tribu et les Xia avant eux aussi. Dans les écrits des disciples de Confucius, ce dernier ne semble aucunement considérer les Zhou comme des étrangers, les citant même très souvent comme exemple de droiture et d'intégrité. Or Confucius vécut des siècles avant Sima Qian, et la plupart des écrits antérieurs à Qian contredisent ce dernier. De plus, certaines biographies laissées par l'auteur, dont celle de Lao Tseu,semblent douteuses. Aussi les tenants de l'origine Huaxia des Zhou considèrent que les écrits de Sima Qian sont à prendre avec une certaine réserve. Les Zhou étaient originaire du Shaanxi et ils étaient comme les Shang des vassaux des Xia. Cependant ils se sont déplacés vers l'ouest pour échapper aux persécutions de Jie Gui,un roi Xia. Pour les pro-Huaxia, comme cette migration a eu lieu en un temps très reculé, ils pensent qu'il fût impossible pour Sima Qian d'en connaître la raison exacte et qu'il en a extrapolé que les Zhou étaient nomades. L'archéologie a cependant démontré que la vallée de la Wei a été soumise à une agriculture extensive à l'époque de son occupation par les Zhou, ce qui est contradictoire avec un mode de vie nomade. Parmi les autre élément mis en avant on trouve la langue, celle des Zhou étant une langue chinoise, et la pratique culturelle du nom à deux ou trois caractères. C'est là une pratique typiquement chinoise et aucun des souverains Zhou de l'histoire n'a jamais porté un nom de plus de trois caractères. Bien qu'il soit vrai qu'au niveau des noms posthumes cette pratique culturelle ne fut pas toujours respectée[6], le non-respect de cette tradition causa, à l'époque, une sérieuse controverse chez les Zhou[7]. Quant aux coutumes non-chinoises, ils les auraient simplement empruntées aux peuples occidentaux limitrophes comme les Tokhariens, puisqu'il semblerait établi que certains mythes des Zhou soient assimilables aux mythologies indo-européennes.

A contrario, les tenants de l’hypothèse du peuple d'origine nomade prennent en considération le témoignage de Sima Qian. Ainsi Christopher Beckwith[8] les assimile à des nomades indoeuropéens pour trois motifs :

  1. Le fondateur mythique, Houji, suit un parcours typique des mythes de l'Eurasie centrale; comme on en trouve dans la mythologie gréco-romaine, dans celle de Koguryo (Corée) et dans les mythes des Ashvins (Inde).
  2. La mère de Houji était une Qiang, les pires ennemis des Shang, et les Qiang étaient non-Huaxia, peut-être tibéto-birmans, si l'on suit l'interprétation traditionnelle, et sans doute indo-européens.
  3. Linguistiquement, s'il est vrai qu'il y a une continuité avec le chinois des Shang, il n'y a pas de preuves permettant de valider définitivement la thèse isolationniste[9] et les Shang auraient eux-mêmes pu subir l'influence d'une langue étrangère[10].

Entre ces deux extrêmes, on trouve les partisans de l’hypothèse "mixte" du mélange des cultures. Selon Nicholas Bodman, les Zhou semblent avoir parlé une langue pas fondamentalement différente dans le vocabulaire et la syntaxe de celle des Shang[note 2]. Une étude récente de David McCraw, utilisant des statistiques lexicales, est parvenue à la même conclusion[11]. Les Zhou ont largement imité les pratiques culturelles Shang, peut-être pour légitimer leur propre règne[12], et sont devenus les successeurs de la culture Shang[13]. Dans le même temps, les Zhou peuvent également avoir été connectés au Xirong, un groupe culturel largement défini à l'ouest du Shang, que les Shang considéraient comme des vassaux versant tribus[14]. Selon l'historien Li Feng, le terme «Rong» durant la période de Zhou occidental a probablement été utilisé pour désigner les adversaires politiques et militaires plutôt que ceux qui sont considéré comme étant les «autres», d'un point de vue culturel et ethnique[13].

Les proto-Zhou étaient d'abord situés dans les hauts plateaux du Shaanxi-Shanxi, où ils ont absorbé des éléments de la culture de Guangshe et celle des steppes. C'est à ce stade que les légendes rejoignent la réalité, car les sources connues nous indiquent que c'est à ce moment que le roi Gong Liu déplace son peuple vers la basse vallée de la rivière Fen et vers la rive ouest du fleuve Jaune. Et c'est bel est bien après cette migration que les proto-zhou redeviennent des agriculteurs. Son fils Qing Jie, conduit les Zhou dans la haute vallée de la rivière Jing, ou ils restent jusqu'à ce que Dan Fu (ou Tai Wang) les fait déménager à nouveau dans la vallée de la rivière Wei afin d'éviter l'incursion des nomades rongdi. Au cours de cette période, les Zhou se sont mêlés au peuple Qiang, qui leur a transmis l'héritage culturel des peuples Siwa et Anguo et a formé une alliance politique avec eux. Dans toutes ces étapes, la culture avancée du bronze Shang a constamment exercé son influence sur les Zhou. La zone de Qi est la région dans laquelle toutes ces influences se concrétisent. Le contact entre les proto-Zhou, les Longshan du Shaanxi, les Qiang, les traditions des steppes du Nord, ainsi que la tradition des Shang a donné l'élan nécessaire à la lente transformation des proto-Zhou en Zhou et à leur développement[15].

Déclin des Shang et ascension des Zhou[modifier | modifier le code]

Les découvertes archéologiques récentes ont montré clairement que les derniers rois Shang ont perdu énormément de pouvoir et d'autorité sur les peuples adjacents. Les derniers rois de la dynastie Shang n'étaient plus capables de produire des objets rituels en bronze et les ont remplacés par un matériel très commun, l'argile. Cela peut signifier que les derniers rois Shang se seraient sérieusement appauvris, ou bien qu'ils auraient perdu leur filon de cuivre aux mains des peuples adjacents dont la puissance augmentait à ce moment.

Dès le règne du roi Wu Ding, le territoire Shang se mit à rétrécir et ce malgré plusieurs campagnes militaires victorieuses. Mais c'est à partir du règne de Wu Yi que les Zhou commencèrent à s'agrandir. En effet, Danfu, un des descendant de Gong Liu, a conduit son clan de Bin à Zhou, un domaine situé dans la vallée de la rivière Wei, à proximité de l'actuel Xian de Qishan. Durant les années qui suivent cette installation, Danfu s'emploie à agrandir son nouveau domaine. Lorsqu'il décède, ce nouveau Duché échappe à ses deux fils aînés, Taibo et Zhongyong, pour être transmis à un guerrier nommé Jili. Une fois Duc de Zhou, Jili annexe les territoires de plusieurs tribus Xirong. Ses succès inquiètent le roi Tai Ding qui, feignant de le récompenser, le fait assassiner. À cette date Taibo et Zhongyong sont supposé avoir déjà fui vers le delta du Yangtze, où ils établissent l’état de Wu en régnant sur les tribus locales. Puis le roi Di Xin fit emprisonner le duc Wen des Zhou, sans raison, pendant trois ans. Wen réussit à monnayer sa libération, rentre chez lui et déplace sa capitale de Zhou à Feng, une cité qui se situait à proximité de l'actuelle ville de Xi'an.

Les Zhou ont été victimes de la jalousie des rois Shang, qui s'inquiétaient de leur succès et les voyaient comme une menace potentielle contre leur autorité. Or, au lieu de se les concilier, ils se les mirent à dos et accumulèrent les erreurs politiques graves, ouvrant la voie à leur renversement. Néanmoins, si l'effondrement des Shang fut largement causé par la politique quasi systématique de vexation des souverains Zhou, leur renversement peut aussi bien s'analyser comme le prolongement des guerres d'expansion des Zhou entreprises sous le règne du roi Wu Yi.

Fondation de la dynastie[modifier | modifier le code]

Zhou

La dynastie Zhou remplaça celle des Shang, à la suite d'un important soulèvement des vassaux des Shang soit en -1122 ou en -1046. Les vassaux des Shang, n'ayant jamais tellement prisé l'arrogance et la cruauté de ces derniers, se rallièrent plutôt à un meneur d'hommes charismatique Ji Fa, le futur roi Wu. Ji Fa mena des tractations secrètes pour se concilier plusieurs vassaux des Shang et leur faire changer d'allégeance. Sur un des très rares documents d'époque, on apprend en outre que Ji Fa reçut secrètement à son palais le roi de la tribu des Wei.

Ji Fa ayant rencontré le roi de la tribu des Wei, peut-on en déduire que les troubles fomentés par les Wei dans l'Est à la suite de cette rencontre auraient fait partie d'un plan de guerre de grande envergure ? Il est permis le penser. La révolte dans l'Est étant suffisamment féroce, une grande partie de l'armée des Shang se mobilisa et partit en expédition dans l'Est, dégarnissant ainsi un point stratégique important, la capitale Yin. Au moment où la ville se vidait du plus gros de ses troupes, les Zhou entrent en scène. Wu et son allié Jiang Ziya traversent le fleuve jaune à la tête d'une armée de 45 000 hommes et 300 chars, et marchent avec d'autres anciens vassaux des Shang sur Yin, affrontant le roi Di Xin des Shang à Muye. Vaincu, ce dernier se suicida. Les Zhou entrèrent alors dans Yin, prenant ainsi possession de la capitale des Shang. Magnanimes, les Zhou élèvent un des membres de la famille royale des Shang au rang de duc de Song, un titre qui sera tenu par les descendants de ladite famille royale jusqu’à sa disparition. Cette pratique est connue sous le nom de Deux Rois, Trois Révérences.

Ce fut la fin de la dynastie Shang et le commencement d'une nouvelle ère, celle de la dynastie Zhou[note 3].

Zhou de l'Ouest[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Période des Zhou de l'Ouest.
La civilisation des Zhou occidentaux.

La première période de cette dynastie, de sa fondation jusqu'à l'an 771 av. J.-C., est dite des Zhou occidentaux, ou Zhou de l'Ouest.

Les premiers rois[modifier | modifier le code]

Si le Roi Wu conserve l'ancienne capitale des Shang à des fins rituelles, il en construit une nouvelle à proximité, à Hao, pour y installer son palais et son administration. Bien que la mort prématurée de Wu laisse sur le trône un héritier jeune et inexpérimenté, la nouvelle dynastie survit grâce au duc de Zhou, le frère du défunt roi, qui aide son neveu Zhou Chengwang à consolider le pouvoir royal. Plusieurs membres de la famille royale sont inquiet à cause de la montée en puissance du duc de Zhou, qui met alors tout en œuvre pour les rassurer. Cela ne suffit pas à calmer les "Trois Gardes", des princes Zhou stationnés dans la plaine orientale, qui se révoltent contre sa Régence. Ils réussissent à obtenir l’appui de plusieurs nobles, des derniers partisans des Shang et de plusieurs tribus Dongyi; mais cela reste ne suffit pas et le duc de Zhou réussit à réprimer la rébellion, tout en agrandissant le Royaume de Zhou vers l’est[16]. Pour consolider le pouvoir des Zhou sur un territoire qui vient de s'étendre considérablement, le régent met en place le système Fengjian (en) [17]. En outre, il renforce la légitimité des Zhou en exposant la doctrine du mandat du ciel, tout en modifiant des rituels importants des Shang à Wangcheng et Chengzhou[18].

Les successeurs[modifier | modifier le code]

La fin du règne de Cheng et celui de son successeur Kang sont un moment de stabilisation du pouvoir des Zhou. Poursuivant l’œuvre du duc de Zhou,ils créent plusieurs territoires qu’ils confient à des vassaux, qui sont soit des membres de la lignée royale soit des alliés. Ce système décentralisé leur permet d’asseoir leur emprise sur une grande partie de la Plaine centrale[19]. Zhao, le successeur de Kang, lance des expéditions pour étendre le territoire des Zhou. Elles se concluent par une défaite cinglante et la mort du roi, ce qui marque le début de l'affaiblissement de la dynastie[20]. Mu, le nouveau roi, doit composer avec des vassaux de plus en plus puissants et une attaque lancée par un peuple de l'Est, les Huaiyi. Au final , les Zhou perdent leurs territoires les plus à l'est, se replient sur les régions centrales du royaume et doivent renoncer à toute politique d'expansion pour se contenter de défendre ce qu'ils contrôlent encore[21]. Mu et son successeur Gong (917/15-900) prennent acte de la situation et procèdent à plusieurs réformes militaires visant à limiter les conséquences de cet affaiblissement.

Malgré ces réformes, au fil du temps, ce système décentralisé se dégrade car les relations familiales entre les rois Zhou et les dynasties régionales se distendent au fil des générations. Les territoires périphériques voient le développement de pouvoir locaux dont le prestige est comparable à celui des Zhou[22]. À cela se rajoute des troubles au sein de la cour qui rendent certaines successions difficiles et des conflits a répétitions avec les peuples et royaumes voisins[23],[24].

Cette période est également celle de la « révolution rituelle » ou « réforme rituelle », c'est-à-dire une série d'évolutions des cultes et des rituels, qui aboutissent à la disparition des traditions héritées des Shang au profit de nouvelles propres aux Zhou[25].

Déclin des Zhou de l'Ouest[modifier | modifier le code]

Pendentif en quart de cercle décoré d’entrelacs de dragons, milieu de l’époque des Zhou occidentaux

Le roi Li fit ce que peu d'hommes politiques ont fait : l'unanimité contre lui. Sa mauvaise gestion, son despotisme et son incompétence lui firent beaucoup d'ennemis. La moitié de son cabinet ministériel se retourna contre lui, avec la noblesse, l'armée et le reste de la population. Le mécontentement dégénéra en une révolution, qui le renversa et il fut alors destitué et exilé. Une régence fut alors instaurée pendant environ 14 ans car le fils de Li, Xuan (Zhou Xuanwang), était alors trop jeune pour régner. Celui-ci régna jusqu’en 782 av. J.-C. et lutta sans succès contre les barbares.

Son successeur, You, fut un roi malhabile. Le comte de Shen, qui avait donné sa fille en mariage au roi You, la vit se faire répudier pour une roturière. En effet, entiché d’une autre épouse, qui s’appelait Baosi, You répudia la fille du comte de Shen et exila le fils qu’il avait eu d’elle, permettant au fils de Baosi de devenir le nouvel héritier présomptif. Le comte de Shen, rejoint alors Zeng et les Quanrong avant d'attaquer et piller Hao en 771 avant JC. Certains savants modernes ont présumé que le sac de Hao pourrait être lié à un raid lancé par les Scythes de l’Altaï avant le début de leur expansion vers l’Ouest[26].

Il existe une légende donnant une version plus romancée de la chute de Hao. Selon cette légende, You était tellement épris d'amour pour Baosi, qu’il convoqua les barons de la cour et leur dit faussement que la capitale était attaquée. Les barons pris de panique accoururent de partout dans la capitale pour la défendre. Quand le roi leur annonça que c'était une plaisanterie, Baosi, qui était d'habitude triste, se mit à rire. Le roi renouvela ses frasques, et plus tard, quand les barbares envahirent réellement la capitale, personne ne le défendit.

Le Roi étant mort durant les combats, un conclave de nobles se réunit à Shen et fait du petit-fils du Marquis le nouveau roi. La capitale fut déplacée vers l’est à Wangcheng[27], ce qui marque la fin des "Zhou de l'Ouest"(西周, p Xī Zhōu) et le début de la dynastie des "Zhou de l'Est" (東周, p Dōng Zhōu).

Zhou de l'Est[modifier | modifier le code]

Un lent affaiblissement du pouvoir royal ː la période des Printemps et Automnes[modifier | modifier le code]

Les principaux royaumes de la période des Zhou de l'Est

Sous les Zhou de l'Est, le pouvoir royal commence à s'éroder à partir de 707 av. J.-C, après la défaite du roi Huan face au duc de Zheng. Durant les années qui suivent, les grands vassaux des Zhou commencent à s'ériger en royaumes les uns après les autres, marquant ainsi le début d'une décentralisation de fait de l'autorité royale. C'est le début de la période dite des « Printemps et Automnes », qui dure jusqu'en 481 av. J.-C. Cette tendance s'accentue sous le règne de Zhou Pingwang (771 - 721 av. J.-C), qui divise son territoire en sept provinces, chacune étant dirigée par un des alliés qui l’avait aidé à conquérir le pouvoir. Ces nouvelles provinces sont héréditaires, ce qui signifie qu'à chaque fois qu'un de ces princes meurt, sa province est partagée entre tous ses fils. La conséquence de cette nouvelle politique est un morcellement accéléré de la Chine d'alors est morcelée. Malgré cet effondrement accéléré de l'autorité royal, l'importance rituelle du roi permet au Zhou de l'Est d'exister pendant plus de cinq siècles de règne, même si leur importance devient de plus en plus symbolique.

Alors même que son pouvoir s'érode à cause de la montée en puissance de ces grands seigneurs, la dynastie Zhou est minée tout au long de son histoire par des querelles et intrigues entre les différents membres du clan qui désirent tous prendre le pouvoir. Les premières intrigues commencèrent sous le règne du roi Zhuang, le duc Heijian de Zhou ayant prévu de faire assassiner celui-ci. Par la suite, d'autres intrigues allaient affaiblir l'autorité des rois Zhou, parmi lesquelles celles qui menèrent tout droit à la crise de succession du roi Jing, mettant en scène le prince Chao, et celles qui eurent pour conséquence la mort du roi Dao. La plupart des querelles et des intrigues se soldèrent par des règlements de comptes violents. Les règnes des rois Ai et Si, notamment, se terminèrent par leurs assassinats. Les intrigues se calmèrent avec l'avènement du roi Kao, qui divisa son domaine en deux et en confia la direction à ses frères pour y mettre un terme. Mais si la Cour est enfin apaisée par cette décision, désormais le pouvoir temporel du roi est restreint à la seule capitale et ses environs immédiats, ce qui diminue encore son importance et son pouvoir réel.

Tout ceci combiné fait que le souverain n'est plus en mesure d'exercer réellement son autorité sur les grands seigneurs de la Plaine centrale. Les premiers à tirer parti de cette situation sont les ducs de Zheng, qui exercent la fonction de Premier ministre entre -719 et -696. Si officiellement ils combattent les vassaux récalcitrants et les Barbares au nom du roi, dans la réalité ils sont les maîtres de fait de la Cour et de la politique royale[28]. L'incapacité des rois à mater leurs premiers ministres marque le début de la période des hégémons.

Un « hégémon » (ba) est le chef du clan le plus puissant du moment, qui confisque le pouvoir royal à son profit, sans pour autant remettre en cause la domination symbolique des Zhou. Cependant, à cause d'une situation politique instable, des alliances changeantes et de l'apparition régulière de nouvelles puissances sur l'échiquier politique, aucun clan ne réussit à exercer une hégémonie durable Ainsi, malgré leur puissance, les Zheng finissent par être vaincus par leurs rivaux[29], ce qui marque le début du déclin de la puissance des principautés de la Plaine centrale au profit des puissances périphériques qui vont s'emparer à tour de rôle du poste d'hégémon à partir de la première moitié du VIIe siècle.

États principaux à la fin de la période des Printemps et Automnes, avant la chute de Wu et l'éclatement de Jin. Le tracé des frontières est discuté et approximatif.

Les premiers à s'imposer sont les ducs de Qi,qui s'emparent du pouvoir et créent le titre d'hégémons après être intervenus lors d'une querelle successorale[30]. Au début, leur pouvoir incontesté leur permet de s’étendre au détriment de leurs voisins[31], mais la mort des ducs et une nouvelle crise de succession du trône des Zhou rebat les cartes. Après une série d'hégémons aux règnes très brefs[32], le duc de Jin réussit à vaincre tous ses ennemis [33] et à s'emparer du pouvoir[34]. L'hégémonie des ducs de Jin se heurte dés le début à l'opposition du Qin et du Chu, ce dernier étant l’ennemi le plus dangereux des nouveaux hégémons. En unifiant et ralliant à sa cause les tribus du Wu, situés à l'embouchure du Yangzi Jiang, les ducs de Jin gagnent un allié de poids, situé juste sur la frontière est du Chu. Avec l'aide de ces nouveaux allié, les hégémons du Jin réussissent à contraindre le Chu à déposer provisoirement les armes[35]. Cette paix relative ne dure qu'un temps, et les conflits entre les grands vassaux des Zhou reprennent et s'intensifient durant les premières décennies du VIe siècle. Les ducs de Jin doivent faire face à de multiples défis, aggravés par des rivalités internes à leur duché. Si, dans un premier temps il réussissent à garder le pouvoir et renforcer leur position dans le royaume[36], ils finissent par se retrouver dans l'incapacité de vaincre leurs ennemis; pendant que ces derniers sont également dans l'incapacité abattre les Jin. Comme plus aucun grand lignage n'est capable de s'imposer aux autres, le rôle d'hégémon perd tout son sens et tout son intérêt[37].

Le VIe siècle voit donc s'installer un système politique ou aucune puissance n'arrive à imposer son hégémonie de manière durable et ou les grande principauté s'étendent en absorbant les plus petites. Mais malgré cette montée en puissance d'une poignée de grand féodaux, à chaque fois que l'un d'entre eux semble sur le point de s'imposer, des troubles internes sapent son autorité. C'est ainsi que le Jin sombre dans la guerre civile durant les premières années du Ve siècle, après avoir été sur le point de restauré son hégémonie[38]. Voyant son allié faiblir, le Wu cherche à son tour à s'imposer, mais il s'épuise dans des guerres a répétitions et finit annexé par le Yue en 473 av. J.-C. Malgré cette victoire, le roi de Yue se révèle incapable d'assurer durablement l'hégémonie[39].

Il n'y a pas de date qui fasse consensus pour marquer la fin de cette période dite "des Printemps et Automnes[40]". Si l'on suit l'historiographie classique, cette fin est marquée par deux événements importants ː

- La partition du Jin en 453 av. J.-C entre les princes de Wei, de Zhao et de Han, qui se sont débarrassé des Ducs de Jin, leur suzerains, à la fin de la guerre civile précédemment évoquée, consacrée par le roi Zhou en 453[41].

- La prise du pouvoir du clan Tian dans le duché de Qi en 481 av. J.-C, ledit clan ayant réussit à éliminer tous ses rivaux et réduire la famille ducale au rang d'hommes de paille[42].

Cet événement est le dernier à être mentionné dans les Annales des Printemps et Automnes, cette période est donc supposée achevée en 481 av. J.-C. Au regard des critères des historiens modernes, il s'agit plutôt d'un fait reflétant l'essor de l'aristocratie et la constitution d'un nouvel ordre étatique, qui n'aboutit qu'au siècle suivant. La période suivante du règne des Zhou de l'Est, dite période des Royaumes combattants, ne commencerait donc réellement qu'au IVe siècle avant notre ère.

La période des Royaumes combattants ː de la Royauté à l'Empire[modifier | modifier le code]

Carte montrant les frontières approximatives des royaumes en présence dans la plaine orientale de la Chine au milieu du 5e siècle avant J.-C.
Localisation des principaux États de la période des Royaumes combattants au milieu du IVe siècle av. J.-C. Le tracé des frontières est approximatif.

La période des Royaumes combattants s'ouvre sur un paysage politique dominé par sept ou huit grandes puissances qui reconnaissent de moins en moins l'autorité symbolique du roi Zhou. À côté de ces grandes puissances, on trouve quelques dizaines de principautés vassales qui ne sont, pour la plupart, plus en mesure de jouer un rôle politique significatif et sont vouées à être soumises voire annexées par leurs puissants voisins. À ceci, il faut rajouter un contexte de croissance des effectifs militaires et de centralisation étatique, marqué par l'émergence d’une nouvelle classe politique et souvent de nouvelles dynasties.

En 403 av. J.-C., la cour des Zhou de l'Est reconnaît Han, Zhao et Wei comme étant des États entièrement indépendants. En 344 avant JC, Le duc Hui de Wei est le premier à revendiquer le titre de roi (chinois: 王) pour lui-même. D'autres lui emboîtent rapidement le pas, ce qui marque un tournant, car, contrairement à la période précédente, ces dirigeants ne prétendent même plus êtres des vassaux des Zhou et se définissent comme étant à la tête de royaumes complètement indépendants. C'est ainsi que, durant les siècles suivant, toute une série d'états vont, l'un après l'autre, prendre de l'importance avant de s'effondrer chacun à leur tour, les Zhou ne jouant qu'un rôle mineur dans la plupart de ces conflits. De fait, les Zhou disparaissent de la scène politique et militaire bien avant d'être annexé par Qin, Les différents roi Zhou ne pouvant faire guère plus que jouer sur les intrigues politiques et ce qui leur reste de prestige religieux pour ne pas être envahit par leurs puissants voisins.

Pendant les troubles qui se produisent au sein du Jin et du Qi durant la fin de la période précédent, plusieurs royaumes périphériques se renforcent. Après l'annexion du Wu par le Yue en - 473[43], ce dernier ainsi que le Chu, le Qin et le Qi agrandissent leurs territoires en annexant plusieurs petites principautés[44]. Cette expansion s’arrête assez brusquement, lorsque les trois royaumes né des cendres du Jin s'allient sous la férule du Wei et attaquent le Qi,le Chu le Qin et le Zhongshan[45].

Parmi les descendants de Jin, c'est Wei qui affirme sa supériorité militaire, grâce au général Wu Qi, mais la roue tourne lorsque ce dernier se met au service du Chu après être tombé en disgrâce vers 401 av. J.-C profitent à Chu. C'est ce dernier qui prend l'ascendant jusqu’à la mort de Qi, avant d’être alors dépassé par Qin. Se voyant marginalisé, Hui, le nouveau roi de Wei, réorganise son royaume et met en place une intense activité diplomatique pour apaiser les relations entre les principaux royaume[46]. Le résultat en est une période de clame relatif durant la seconde moitié du IVe siècle, période durant laquelle les monarques des grands royaumes prennent tous le titre de roi (wang). Mais, ce n'est que le calme avant la tempête, car tous mettent en place des pouvoirs plus centralisés, qui vont leur permettre de se lancer dans une escalade militaire et un accroissement des effectifs des armées à partir de la décennie 350 av. J.-C.

Le Wei est la première victime de ce changement qu'il a impulsé. Les deux défaite que ce royaume subit lors des batailles de Guiling (353 av. J.-C) et Maling (341 av. J.-C), le mettent à la merci du Qi[47],[48],[49]. Mais la vraie menace vient de Qin qui, grâce aux réformes entreprises par le ministre Shang Yang, accroît sa puissance grâce à une militarisation extrême de la société[50],[51]. Quin remporte à son tour plusieurs victoires contre Wei, avant d'imposer au roi vaincu de prendre pour premier ministre le général qui vient de le vaincre. Avec Wei hors-jeu, le sort de la Chine vas se jouer en fonction du résultat du duel Qi - Qin. C'est alors que se mettent au point deux principes d'alliances opposés, dictés par la position adoptée vis-à-vis du royaume le plus puissant ː

  1. L'alliance verticale (hezong), dans un sens nord-sud : les royaumes situés au centre s'allient pour couper la progression de Qin à l'ouest, et, dans certains cas, celle de Qi à l'est[52].
  2. L'alliance horizontale (lianheng), dans un sens ouest-est : un royaume s'allie à Qin, en général à l'instigation des diplomates de ce dernier, pour profiter de sa puissance et s'assurer d'avantages sur les autres[52].

En 316 av. J.-C, le Qin annexe Shu et Ba[53], deux riches royaumes du sud, puis réduit définitivement la puissance des nomades Rong du nord, afin qu'ils ne représentent plus une menace. Pendant ce temps, le Chu se renforce également en annexant Yue en 334 av. J.-C, ce qui lui permet d'étendre son territoire jusqu'à la mer à l'est[54]. En 307 av. J.-C, un conflit successoral affaiblie Qin et Qi en profite pour s'allier avec Han et Wei contre son rival[55]. S'ensuit un long et sanglant marqué par de multiples changements d'alliances qui permettent à Qin, Qi et Chu de prendre tour à tour l'avantage. Au final, Qi ressort terriblement affaiblit des combats et en 278 av. J.-C, Qin s'empare de Ying, la capitale du Chu. Le vainqueur domine maintenant un territoire agrandit et compact, tandis que le vaincu doit abandonner toute la partie ouest de son royaume.

À ce stade, le Zhao est le seul royaume ayant les capacité militaires nécessaire pour s'opposer à Qin. Après avoir adopté la cavalerie et conquis Zhongshan vers 295 av. J.-C, le Zhao a passé cette longue période de guerre à changer de camp en fonction de l'évolution de la situation, tout en se dotant d'une armée toujours plus performante[56]. Si le Qin remporte une victoire contre son nouvel ennemis à Huayang en 273 av. J.-C, ses offensives suivantes sont toutes repoussées. Comprenant la nécessité d'une réforme, le roi Zhaoxiang de Qin fait appel à Fan Sui, qu'il nomme premier ministre. D'une certaine manière, le nouveau ministre "complète" les réformes entreprise par Shang Yang en rabaissant le pouvoir de la noblesse, réformant l'armée et en mettant au point une stratégie militaire stable, basée sur l'utilisation au profit du Qin des alliances hezong et lianheng [57]. La première victime de ce renouveau de puissance est le Han, qui est à la fois un allié du Zhao et le plus faible des royaumes frontaliers du Qin. La rivalité Qin/Zhao prend fin de facto en 260 av. J.-C, lorsque les premiers écrasent les seconds lors de la bataille de Changping, qui se solde par la mort de plus de 400 000 soldats du Zhao[48]. Même si des problèmes internes au Qin, qui entraînent la mort du premier ministre et de Bai Qi, le général vainqueur de Changping, offrent un répit temporaire aux autres grands royaumes; le Zhao n'arrive pas à reconstituer sa puissance militaire. Dés lors, il n'y a plus personne pour barrer la route de Qin sur la voie de l'unification de la Chine et de l'élimination des Zhou de l'Est.

Carte montrant les frontières approximatives des royaumes en présence dans la plaine orientale de la Chine en 260 avant J.-C.
Extension approximative des royaumes combattants en 260, avant les annexions effectuées par Qin. Le tracé des frontières est approximatif.

En 256 av. J.-C, Qin s'empare de Wangcheng, la capitale des Zhou de l'Est et le roi Zou Nanwang meurt lors des combats[27]. Il y a bien un roi Zhou Huiwang qui est sacré après ce décès, mais il ne règne plus que sur un petit territoire-croupion, qui est définitivement annexé par Qin en 249 av. J.-C. De fait, la dynastie Zhou est morte en 256 av. J.-C, en même temps que Nanwang.

Il n'y a alors plus de dynastie régnant sur la Chine, même d'un point de vue symbolique, mais pour peu de temps. En 246 av. J.-C,le roi Zheng monte sur le trône du Qin, même s'il ne règne effectivement que lorsqu'il atteint l'âge adulte en 238 av. J.-C[58]. Son règne, qui nous est connu grâce au Shiji de Sima Qian, est rythmé par les guerres et les annexions,qui s’enchaînent les une après les autres. Zheng n'est pas seul et il peut compter sur l'aide de ses deux premiers ministres successifs, Lü Buwei, qui meurt en 237 av. J.-C, et son remplaçant, Li Si, ainsi que celle de ses généraux, dont Meng Ao, Wang Jian et Meng Tian. En 230 av. J.-C, Han, est annexé sans combats. Il est suivit en 228 av. J.-C par Zhao puis, en 226 av. J.-C par Yan, tous deux après de durs combats. En 225 av. J.-C, c'est Wei qui chute, avant Chu en 223 av. J.-C. Pour annexer ce royaume, Qin doit s'y reprendre à deux fois avant de réussir. En 222 av. J.-C, les royaumes précédemment annexé sont définitivement pacifié, par l'élimination des derniers résistants à Zhao puis à Yan. En 221 av. J.-C, Qi se rend sans combattre lorsque les troupes de Qin pénètrent dans le royaume. L'unification de la Chine est achevé, le roi Zheng de Qin devient l'empereur Qin Shi Huang et fonde la dynastie Qin (221 av. J.-C - 206 av. J.-C).

Liste des Rois[modifier | modifier le code]

Vase qizhong hu pour conserver les boissons. Bronze, époque du règne du roi Gong, Zhou occidentaux. Shanghai Museum.
Le Shi Qiang pan, sur lequel sont gravé les exploits et hauts faits ds premiers Rois Zhou, Xéme siécle av. J.-C.

La dynastie Zhou compta 37 rois, ou Wáng (王), titre qu'il ont repris à la dynastie Shang[59]. À cette liste, les Zhou ont rajouté les ancêtres directs du roi Zhou Wuwang, à savoir, Danfu, Jili et Wen, qui ont sont devenus Wáng à titre posthume, même si de leur vivants ils étaient théoriquement des vassaux des Shang

Nom personnel Nom posthume (wang signifie « roi ») Règne
Zhou occidentaux
姬發 Ji Fa 周武王 Zhou Wuwang 1046 av. J.-C. –1043 av. J.-C.
姬誦 Ji Song 周成王 Zhou Chengwang 1042 av. J.-C. –1021 av. J.-C.
姬釗 Ji Zhao 周康王 Zhou Kangwang 1020 av. J.-C. –996 av. J.-C.
姬瑕 Ji Xia 周昭王 Zhou Zhaowang 995 av. J.-C. –977 av. J.-C.
姬滿 Ji Man 周穆王 Zhou Muwang 976 av. J.-C. –921 av. J.-C.
姬繄扈 Ji Yihu 周共王 Zhou Gongwang 921 av. J.-C. –909 av. J.-C.
姬囏 Ji Jian 周懿王 Zhou Yiwang 909 av. J.-C. –884 av. J.-C.
姬辟方 Ji Pifang 周孝王 Zhou Xiaowang 884 av. J.-C. –875 av. J.-C.
姬燮 Ji Xie 周夷王 Zhou Yiwang 875 av. J.-C. –864 av. J.-C.
姬胡 Ji Hu 周厲王 Zhou Liwang 864 av. J.-C. –841 av. J.-C.
共和 Régence de Gonghe 841 av. J.-C. –827 av. J.-C.
姬靜 Ji Jing 周宣王 Zhou Xuanwang 827 av. J.-C. –781 av. J.-C.
姬宮湦 Ji Gongsheng 周幽王 Zhou Youwang 781 av. J.-C. –771 av. J.-C.
Zhou orientaux
姬宜臼 Ji Yijiu 周平王 Zhou Pingwang 771 av. J.-C. –720 av. J.-C.
姬林 Ji Lin 周桓王 Zhou Huanwang 720 av. J.-C. –697 av. J.-C.
姬佗 Ji Tuo 周莊王 Zhou Zhuangwang 697 av. J.-C. –682 av. J.-C.
姬胡齊 Ji Huqi 周釐王 ou 周僖王 Zhou Xiwang 682 av. J.-C. –677 av. J.-C.
姬閬 Ji Lang 周惠王 Zhou Huiwang 677 av. J.-C. –652 av. J.-C.
姬鄭 Ji Zheng 周襄王 Zhou Xiangwang 652 av. J.-C. –619 av. J.-C.
姬壬臣 Ji Renchen 周頃王 Zhou Qingwang 619 av. J.-C. –611 av. J.-C.
姬班 Ji Ban 周匡王 Zhou Kuangwang 612 av. J.-C. –607 av. J.-C.
姬瑜 Ji Yu 周定王 Zhou Dingwang 607 av. J.-C. –586 av. J.-C.
姬夷 Ji Yi 周簡王 Zhou Jianwang 586 av. J.-C. –572 av. J.-C.
姬泄心 Ji Xiexin 周靈王 Zhou Lingwang 572 av. J.-C. –545 av. J.-C.
姬貴 Ji Gui 周景王 Zhou Jingwang 545 av. J.-C. –521 av. J.-C.
姬猛 Ji Meng 周悼王 Zhou Daowang 520 av. J.-C.
姬丐 Ji Gai 周敬王 Zhou Jingwang 520 av. J.-C. –476 av. J.-C.
姬仁 Ji Ren 周元王 Zhou Yuanwang 476 av. J.-C. –469 av. J.-C.
姬介 Ji Jie 周貞定王 Zhou Zhendingwang 469 av. J.-C. –441 av. J.-C.
姬去病 Ji Qubing 周哀王 Zhou Aiwang 441 av. J.-C.
姬叔 Ji Shu 周思王 Zhou Siwang 441 av. J.-C.
姬嵬 Ji Wei 周考王 Zhou Kaowang 440 av. J.-C. –426 av. J.-C.
姬午 Ji Wu 周威烈王 Zhou Weiliewang 426 av. J.-C. –402 av. J.-C.
姬驕 Ji Jiao 周安王 Zhou Anwang 402 av. J.-C. –376 av. J.-C.
姬喜 Ji Xi 周烈王 Zhou Liewang 376 av. J.-C. –369 av. J.-C.
姬扁 Ji Bian 周顯王 Zhou Xianwang 369 av. J.-C. –321 av. J.-C.
姬定 Ji Ding 周慎靚王 Zhou Shenjingwang 321 av. J.-C. –315 av. J.-C.
姬延 Ji Yan 周赧王 Zhou Nanwang 315 av. J.-C. –256 av. J.-C.

Après la prise de Chengzhou par les troupes Qin en 256 av. J.-C, les Nobles du clan Ji ont proclamé le Duc Hui de Zhou Oriental successeur du Roi Nanwang. Ji Zhao, un des fils de Nanwang, a résisté aux Qin pendant cinq ans, jusqu'à la chute du duché en 249 av. J.-C. Les membres survivant du clan Ji restante ont dirigé Yan et Wei jusqu'en 209 avant JC.

Culture et société[modifier | modifier le code]

Peinture sur soie représentant un homme chevauchant un dragon. Elle date de la période du Véme-IIIéme av. J.-C. et provient de la tombe Nà1 du site de Zidanku, Changsha, Hunan
Une peinture sur laque provenant de la tombe de Jingmen (荊門楚墓; pinyin: Jīngmén chǔ mù) dans l'ancien l'état de Chu (704–223 av. J.-C.). On y voit des hommes portant un ancêtre du Hanfu, l'habit traditionnel chinois en soie, et conduisant un chariot tracté par deux chevaux.
Bronze cérémonial des Zhou occidentaux dont les inscriptions affirment que le Roi de Zhou a donné un fief à Shi You et a ordonné qu’il hérite du titre ainsi que des terres et des gens qui y vivent.

La hiérarchie sociale[modifier | modifier le code]

Sous les Zhou, le Roi et la famille royale sont, en théorie, au pinacle de la société. Les sujets de sexe masculin du roi sont classés, par ordre décroissant de grade, dans les catégories suivantes :

  • Zhuhou (諸侯 pinyin: zhū hóu) ː les nobles
  • Qing (卿 pinyin: qīng) ː les Ministres de la Cour royale
  • Daifu (大夫 pinyin: dà fū) ː les membres de l'administration
  • Shi (士 pinyin: shì) ː les paysans libres
  • Shumin (庶民 pinyin: shù mín)ː les roturiers

À ce classement, il faut rajouter le Wǔděngjuéwèi (五等爵位)[60], abrégé en Wǔjué, qui répartit les nobles entre cinq rangs de pairie. Par ordre descendant, ces rangs sont ceux de[61] :

  • Gōng (公) ou Duc, qui peut se décliner en Gōngzǐ (公子), fils ducal et en Gōngsūn (公孫) petit-fils ducal
  • Hóu (侯) ou Marquis
  • (伯) ou Comte
  • (子) ou Vicomte
  • Nán (男) ou Baron, ce titre fut très rarement porté, pendant la dynastie Zhou.

Par moments, un duc puissant peut être tenté d’accroître son pouvoir et de créer un État indépendant. Lorsque les guerres entre États deviennent plus fréquentes et que le système décentralisé occasionne de plus en plus de conflits, un besoin de centralisation se fait ressentir, mais dés la fin de la période des Zhou de l'Ouest, la dynastie régnante se révèle incapable de relever ce défi. Seuls les états les plus puissants de la fin de la période des royaumes combattants réussiront à mettre en place une telle centralisation à l'intérieur de leurs frontières; avant que le plus puissant d'entre eux, Qin, ne réunifie la Chine historique et lui impose ce système.

Lignées et règles de succession[modifier | modifier le code]

En matière de succession, la dynastie Zhou ne reconnaît comme légale que la procédure de primogéniture[62],[63], c'est le système dit Zongfa (宗法 Lit: "Loi du clan"), ou Tsung-fa, que Hsi-Cheng Tao définit de la manière suivante ː "Le Tsung-fa, ou système des lignées, présente les caractéristiques suivantes: descendance patrilinéaire, succession patrilinéaire, patriarcat, sib-exogamie et primogéniture[64]". À ceci, l'anthropologue Chang Kuang-chih rajoute : « Le système tsung-fa des [Zhou] est caractérisé par le fait que le fils aîné de chaque génération forme la ligne principale de succession et l'autorité politique, alors que les frères les plus jeunes sont contraints de créer de nouvelles lignées d'autorité inférieure. Le plus éloigné a le moins d'autorité. ». Ebrey le définit comme suit: «Une "grande lignée" (ta-tsung) est une lignée de fils aînés qui se poursuit indéfiniment depuis un ancêtre fondateur. Une lignée inférieure est la lignée des plus jeunes fils, qui remonte à cinq générations. les lignées et les lignées secondaires créent continuellement des nouvelles lignées moins importantes, fondées par des fils plus jeunes ".

Dans son livre "Ancestral Memory in Early China", K.E. Brashier résume le système tsung-fa de la manière suivante:(en)

"The greater lineage, if it has survived, is the direct succession from father to eldest son and is not defined via the collateral shifts of the lesser lineages. In discussions that demarcate between trunk and collateral lines, the former is called a zong and the latter a zu, whereas the whole lineage is dubbed the shi. [...] On one hand every son who is not the eldest and hence not heir to the lineage territory has the potential of becoming a progenitor and fostering a new trunk lineage (Ideally he would strike out to cultivate new lineage territory). [...] According to the Zou commentary, the son of heaven divided land among his feudal lords, his feudal lords divided land among their dependent families and so forth down the pecking order to the officers who had their dependent kin and the commoners who "each had his apportioned relations and all had their graded precedence[65]."

Ce type de groupe de descendance unilinéaire devint plus tard le modèle de la famille coréenne, sous l'influence du néo-confucianisme, à l'époque ou des puissants lettrés, comme Zhu Xi et d'autres, prônèrent son rétablissement en Chine[66].

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture sous la dynastie Zhou est très intensive et, dans la plupart des cas, contrôlées par le gouvernement. Toutes les terres arables sont détenues par les nobles qui les répartissent ensuite entre leurs serfs, une situation ressemblant au féodalisme médiéval européen. Concrètement, chaque parcelle de terre est divisé en neuf carrés, le carré central étant détenu par le gouvernement et les autres par les fermiers. Ainsi, le gouvernement est capable de constituer des stocks importants de nourriture, qu'il peut redistribuer en cas de famine ou de mauvaise récolte.

Les premiers projets chinois d'irrigation sont initiés à cette époque. Le chancelier de l'État de Wei, Sunshu Ao, qui était au service du Roi Zhuang de Chu, a fait construire une digue sur une rivière afin de constituer un énorme réservoir d'irrigation dans l'actuelle province de l'Anhui. Pour cela, Sunshu est considéré comme étant le premier ingénieur hydraulique chinois. Le premier ingénieur hydraulique chinois à avoir élaboré un système d'irrigation complexe est Ximen Bao, qui était au service du Marquis Wen de Wei. Le point d'orgue de son projet grandiose fut la création du canal qui a détourné toutes les eaux de la rivière Zhang pour les amener vers le fleuve jaune.

Armées[modifier | modifier le code]

Statuette en bronze représentant un conducteur de chariot, datant de la période des Royaumes combattants IV-IIIéme siècle avant JC.
Une épée de bronze datant de la période des Zhou de l'Est, trouvée lors de fouilles à Changsha, province du Hunan

Dans un premier temps, les Zhou occidentaux bénéficient d'une armée forte, divisée en deux unités principales : « les Six armées de l'ouest » et « les Huit armées de Chengzhou ». Ces armées combattent principalement sur le Plateau de Lœss. Les prouesses militaires des Zhou culminent lors de la 19e année du règne du Roi Zhao, lorsque les "six armées" sont anéanties lors d'une campagne menée près de la rivière Han.

Les premiers rois Zhou sont de véritables commandants militaires, qui sont constamment impliqués dans des guerres avec des "barbares" qui vivent dans des fiefs appelés guo, un terme qui, à cette époque, signifiait "mini-état " ou "principauté ". Parmi ces combattants, le Roi Zhao est célèbre pour les campagnes répétées qu'il mêne dans les environs de la rivière Yangzi Jiang et pour son décès au cours de l'une d'elles. Les campagnes menées par ses successeurs se montreront par la suite moins efficaces. Ainsi, le Roi Li dirige 14 armées contre les barbares du Sud, sans toutefois parvenir à remporter la moindre bataille. Le Roi Xuan quant à lui affronte les nomades Quanrong sans rencontrer plus de succès. Le Roi You est même tué par ses derniers au cours du sac de Haojing.

Bien que les chars aient été introduits en Chine depuis l'Asie centrale durant la dynastie Shang, c'est la période des Zhou qui connaît leur premier usage effectif sur les champs de batailles[67],[68]. Des découvertes archéologiques récentes démontrent des similitudes entre les sépultures de chevaux des dynasties Shang et Zhou et les peuples indo-européens dans l'Ouest[69]. D'autres influences culturelles possibles résultant de contacts avec les indo-européens durant cette période peuvent inclure des styles de combat, des motifs artistiques et des mythes[69]. Par la suite, durant la période des Royaumes combattants, le char de guerre est progressivement remplacé par la cavalerie montée, la Chine reproduisant l'évolution ayant lieu chez les peuples de l'Asie centrale et de la Mongolie.

Philosophie[modifier | modifier le code]

Un vêtement rituel en gaze de soie brodé, provenant d'une tombe de la période des Zhou de l'est située à Mashan, province du Hubei, Chine, IVe siècle av. j.-c.

La philosophie chinoise se développe de façon importante sous la dynastie Zhou, ou point que la période des Zhou de l'est est considérée comme étant l'âge d'or de la philosophie chinoise. C'est à cette époque qu'apparaissent et se développent les cent écoles de pensée, qui ont prospéré grâce aux différents seigneurs rivaux qui ont protégés les différents lettrés itinérants qui existaient dans le pays. Parmi ces lettrés, on trouve les philosophes ayant le plus influencé les Chinois, tels que Confucius, le fondateur du confucianisme, Lao Tseu, la fondateur du Taoïsme ou Xun Zi,qui a sans doute été le centre de la vie intellectuelle de la Chine ancienne à son époque, encore plus que des figures intellectuelles emblématiques comme Mencius[70]. La quasi-totalité de ces écoles naissent et/ou sont nourries des débats se déroulant au sein de l'Académie Jixia de Qi, le plus grand centre culturel de l'époque. Parmi ce foisonnement culturel, se détachent les neuf écoles de pensée (en) qui finissent par dominer les autres, à savoir ː

Même si seulement les trois premières d'entre elles ont continué à recevoir le patronage des dynasties suivantes, au point de se voir érigées par moment en véritables idéologies d'état; elles se sont toutes influencées mutuellement et on laissée leur empreinte sur la société chinoise. Cette influence c'est, d'ailleurs, parfois traduite d'une manière inhabituelle et décalée par rapport aux idées de base. Ainsi, les Mohistes, par exemple, n'ont pas rencontré un grande audience par rapport à leurs louanges de la méritocratie, mais ont été très recherchés pour leur maîtrise de la guerre de siège. Ce n'est que plusieurs siècles plus tard que leurs arguments contre le népotisme ont été utilisés en faveur de l'établissement du système des examens impériaux.

Li[modifier | modifier le code]

Article principal : Li (confucianisme).

C'est pendant la période des Zhou de l'Ouest qu’apparaît le Li (ch. trad. : ; ch. simp. : ; py : ), un système rituel qui établit une codification et une compréhension des mœurs comme expression de la hiérarchie sociale, de l'éthique et des règles concernant la vie matérielle. Les pratiques sociales correspondantes sont, par la suite, idéalisées dans l'idéologie confucéenne.

Ce système a été canonisé dans les recueils que sont le Livre des Rites, le Zhouli et le Yili, sous la dynastie Han (206 av. J.-C. - 220 après JC), devenant ainsi le cœur de l'idéologie impériale chinoise. Alors que ce système était à l'origine un ensemble respecté de règles concrètes, la fragmentation de la Chine à partir de la fin de la période des Zhou de l'Ouest a conduit ces rituel à dériver vers la moralisation et la formalisation en ce qui concerne:

  • Les cinq ordres de la noblesse chinoise.
  • Les temples ancestraux (taille, nombre légitime de pavillons,...)
  • Règlements cérémoniels (nombre de navires rituels, instruments de musique, personnes dans la troupe de danse,...)

Arts[modifier | modifier le code]

La Chine sous les Zhou[modifier | modifier le code]

Une tasse à boire sculptée dans du cristal, trouvée lors de fouilles à Banshan, Hangzhou, et datant de la période des Royaumes combattants. Musée de Hangzhou.
Le Bianzhong du marquis Yi de Zeng. Il s'agit d'un ensemble d'instruments à percussion bianzhong en bronze provenant de la tombe dudit marquis, dans la province du Hubei, Chine, daté de 433 av. J.-C. période des Royaumes combattants.

Pays et États sous les Zhou[modifier | modifier le code]

Le domaine royal des Zhou[modifier | modifier le code]

Le domaine royal des Zhou ou Zhōu wáng jī (周王畿), était le domaine placé directement sous l'autorité du roi. Le roi exerçait directement son pouvoir sur cette partie du territoire. Mais à partir des Royaumes Combattants, et plus particulièrement sous le règne du roi Kao, le pouvoir du roi sur son propre domaine, allait se restreindre à la capitale (Gong) et ses environs immédiats. Le domaine royal était découpé en plusieurs États.

  • États du Domaine royale des Zhou :
    1. État de Zhou (周國) tenant capitale à Zhoucheng (周城), aujourd'hui Baoji, dans l'ouest du domaine royal.
    2. État de Shao (召國) ayant Shaoyi (召邑), comme capitale, dans l'ouest du domaine royal.
    3. État de Liu (劉國) ayant comme capitale, Liuyi (劉邑).
    4. État de Yin (尹國) ayant comme capitale Yin (尹), aujourd'hui Xin'an
    5. État de Mao (毛國) ayant Mao (毛) comme capitale.
    6. État de Wangshu (王叔國) ayant Wangshu (王叔國) comme capitale. Détruit par le Zhou Lingwang en -563.
    7. État de Yuan (原國) ayant comme capitale Yuan (原).

Pendant les Printemps et Automnes[modifier | modifier le code]

Sous les Printemps et Automnes il y avait de nombreux États :

Pendant les Royaumes Combattants[modifier | modifier le code]

Les Sept Royaumes[modifier | modifier le code]
  1. État de Qin (秦國)
  2. État de Zhao (趙國)
  3. État de Wei (魏國)
  4. État de Han (韓國)
  5. État de Qi (齊國)
  6. État de Chu (楚國)
  7. État de Yan (燕國)
Les autres États[modifier | modifier le code]
  1. Pays de Lu (魯國)
  2. Pays de Song, détruit en -286
  3. Pays de Zheng
  4. Pays de Jin, qui a implosé en 453 av. J.-C., la partition fut acceptée en 403 av. J.-C. et l'État fut complètement détruit en 376 av. J.-C. avec sa famille ducale.
  5. Pays de Wey, seul État qui survécut au Premier Empereur, détruit en 209 av. J.-C.

Sciences et technologies[modifier | modifier le code]

Métallurgie[modifier | modifier le code]

C'est la période des Printemps et Automnes qui voit l'apparition de la métallurgie du fer en Chine. Très rapidement, grâce à leur maîtrise des hautes températures, les Chinois apprirent à faire fondre ce métal, même si les objets en fer restent rare et cher. Ce n'est que sous la dynastie Han que l'usage du fer vas véritablement se répandre dans toute la société chinoise.

La dynastie Zhou reste pour l'essentiel un période de l'age du bronze en Chine, car la fonte du bronze constitue un secteur important de cette époque, puisque cet alliage est utilisé aussi bien pour la fabrication des armes que pour celle des outils agricoles. Tout comme l'agriculture, ce secteur proto-industriel est dominé par les nobles qui gèrent la production des objets en bronze.

Armement[modifier | modifier le code]

Arbalète[modifier | modifier le code]

La Chine des Zhou, vit la création d'armes d'un genre nouveau comme les arbalètes. Il existait plusieurs types d'arbalètes et ce dès la fin des Printemps et Automnes. Il est même attesté que l'arbalète à répétition fut créée au cours des Royaumes combattants, puisqu'un modèle de ce type fut découvert dans une tombe de cette époque. Il est probable que l'arbalète à répétition fut créé pour résoudre le problème de la faible cadence de tir de l'arbalète.

Hallebarde Ge[modifier | modifier le code]

Pointe de hallebarde Ge (戈)

La hallebarde Ge (戈) était une arme d'hast qui était constitué d'un manche d'environ trois mètres de long sur lequel était fixé une pointe qui diffère totalement du modèle européen. Ce type d'arme était l'arme préférée de l'infanterie sous les Zhou et plus tard sous les Qin.

Langue et écriture[modifier | modifier le code]

Écriture[modifier | modifier le code]

Contrairement aux Shang qui utilisaient l'écriture dans des sphères restreintes d'activités, les Zhou ont plutôt généralisé l'emploi de l'écriture. Sous les Shang, elle était surtout restreinte à la divination (notamment la scapulomancie) et l'exercice du pouvoir (sous forme d'annales comme les fameuses annales de bambou). Les plus anciens textes écrits de la Chine remontent à l'époque des Zhou occidentaux. Ce sont le Shi Jing, un recueil de poèmes, le Shang Shu, encore appelé Shu Jing, qui rassemble des documents historiques, et le Yi Jing, un manuel de divination.

Les Zhou font donc perdre à l'écriture son caractère ésotérique en généralisant son utilisation, permettant du même coup la formation d'une classe de spécialistes de l'écrit, les scribes et les lettrés, permettant aussi la diffusion du savoir.

Religion[modifier | modifier le code]

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Le Fils du Ciel[modifier | modifier le code]

Le rôle du roi était central tant au niveau politique que religieux. Il porte plusieurs titres, le plus utilisé étant celui de Wáng (王) ou roi. Le plus important de tout ses titres est celui de Tiānzǐ (天子) ou fils du ciel, qui souligne son rôle d'intermédiaire entre les dieux et les hommes.

L'héritier du trône, qui est normalement le fils aîné du roi, porte le titre de Tàizǐ' (太子) ou Dauphin. Les autres fils du roi portent le titre de Wángzǐ (王子) ou Prince, et les petits-fils celui de Wángsūn (王孫) ou Prince du sang.

Rôle politique[modifier | modifier le code]

Rôle religieux[modifier | modifier le code]

Celui-ci, en tant que Fils du Ciel, était le représentant du Ciel sur terre. Le roi était l'homme qui faisait le lien entre le ciel, la terre et l'homme. Le roi, dans ses devoirs religieux, devait en outre, exécuter les sacrifices et les rituels au Ciel et à la Terre, pour s'assurer de bonnes moissons, éloigner les épidémies et l'apparition de catastrophes naturelles, qui pourraient justifier un renversement de la dynastie. Pour ces prétendus pouvoirs, le roi faisait l'objet d'un culte religieux qui s'apparentait à celui d'une divinité et était nimbé d'une aura quasi-divine.

Les Trois Ducs[modifier | modifier le code]

Les Trois Ducs ou San gong (三公) est une sorte de conseil privé du roi. Les Trois Ducs occupant chacun une position de conseillers royaux. Ils étaient dans les personnes les plus puissantes de la Chine pré-impériale. Ceux-ci étaient de l'entourage immédiat du roi et pouvaient ainsi influencer toutes les décisions du roi. Parmi les Trois Ducs, il y avait;

  1. Le Taishi (太師) ou Grand Précepteur
  2. Le Taibao (太保) ou Grand Protecteur
  3. Le Taifu (太傅) ou Grand Mentor

De manière générale, il y a peu des trois ducs qui sont connus dans l'histoire. Seul ceux aux règnes de Wu et de Cheng sont connus avec certitude.

L'institution des Trois Ducs a commencé à exister sous le règne du roi Wu. Le roi Cheng se fit avertir par le duc de Mao de ne pas perdre la vertu et le roi Cheng qui l'avait écarté un temps de son entourage, le ramena et l'institution des Trois Ducs se perpétua à partir de ce moment. C'est d'ailleurs le roi Cheng qui éleva le duc de Mao au rang de Conseiller en chef, l'élevant ainsi au poste le plus prestigieux de la Chine pré-impériale.

Sous le règne du roi Wu[modifier | modifier le code]

  1. Duc de Qi, Qi Taigong comme Taishi
  2. Duc de Shao, Shaogong Shi comme Taibao
  3. Duc de Zhou, Zhougong Dan comme Taifu

Sous le roi Cheng[modifier | modifier le code]

Sous le règne du roi Cheng les Trois Ducs étaient;

  1. Duc de Shao (召公) comme Taibao
  2. Duc de Zhou (周公) comme Taifu
  3. Duc de Mao (毛公) comme Taishi

Pendant la régence du duc de Zhou, pendant la minorité du roi Cheng, le duc de Zhou avait la tâche d'administrer l'Est de la Chine, tandis que le duc de Shao avait la tâche de gérer l'Ouest.

Les Six Ministres[modifier | modifier le code]

Le gouvernement Zhou était dirigé par ceux que l'on appelle les Six Ministres ou Liuqing (六卿). Ces six ministres sont divisés en deux; il y a les hauts ministres et les bas ministres. Ils sont trois de part et d'autre. Ils sont répartis comme ceci;

Les trois hauts ministres;

  1. Ministère d'État ou Tianguan (天官) dirigé par le premier ministre ou Zhongzai (冢宰)
  2. Ministère de la Guerre ou Xiaguan (夏官) dirigé par le ministre de la guerre ou Sima (司馬)
  3. Ministère de l'Éducation ou Diguan (地官) dirigé par le ministre de l'éducation ou Situ (司徒)

Puis les trois bas ministres;

  1. Ministère de la Justice ou Qiuguan (秋官) dirigé par le ministre de la Justice ou Sikou (司寇)
  2. Ministère des Rites ou Chunguan (春官) dirigé par le ministre des rites ou Zongbo (宗伯)
  3. Ministère du Travail parfois appelé Ministère des Travaux publics ou Dongguan (冬官) dirigé par Sikong (司空)

Ensemble, ils constituent les six ministères ou Liubu (六部).

Les hégémons[modifier | modifier le code]

Le poste d'hégémon fut créé par Zhou Xiwang au VIIe siècle av. J.-C. Si celui-ci créa ce poste, c'était surtout à la fois pour courtiser l'appui des seigneurs féodaux les plus puissants et se faire courtiser par les vassaux les plus puissants. Le poste d'hégémon était en gros, une sorte de suppléant du roi. Celui-ci percevait les tributs au nom du roi et recevait aussi les hommages.

Les Cinq Hégémons[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cinq Hégémons.

Les rencontres féodales[modifier | modifier le code]

La rencontre féodale avait pour but de choisir un hégémon. La première se produisit à Beixing en -681, où le duc Qi Huan Gong prévalu. Voici quelques-unes des rencontres féodales;

  1. Rencontre de Beixing en -681
  2. Rencontre de Kuiqiu en -651
  3. Rencontre de Wen en -632
  4. Rencontre de Jiantu en -631, avec l'épisode de la chasse à Heyang
  5. Rencontre de Hu en -600
  6. Rencontre de Jize en -565
  7. Rencontre de Huangchi en 490 av. J.-C., où le duc Ding de Jin disputa l'hégémonie au roi Fucha de Wu
  8. Rencontre de Xuzhou en 334 av. J.-C.

La noblesse[modifier | modifier le code]

Comme vus précédemment, les nobles sont répartis entre cinq rangs de noblesse ou Wǔjué (五爵). Il existe cependant, à côté de ces rangs, des titres qui ont été portés de manières irrégulières sous les Zhou.

  1. Shū (叔) (pas d'équivalent en français, généralement traduit par : oncle) ex; Caishu Du (蔡叔度) (l'oncle Du de Cai).
  2. Zhong (仲) (pas d'équivalent non plus en français, mais généralement traduit par puîné ou cadet.)
  3. Jūn (君) ou Seigneur, généralement porté par le dernier d'une lignée, ou par des usurpateurs.

Fonction publique[modifier | modifier le code]

Sous les Zhou, la fonction publique était contrôlé par trois types de fonctionnaires, tous issus de la noblesse à savoir :

  1. Ministres ou Qīng (卿), au sommet de la hiérarchie
  2. Grands Officiers ou Dàfū (大夫)
  3. Lettrés ou Shì (士)

Les Grands officiers et les lettrés, étaient généralement les plus jeunes enfants de nobles personnages.

Division et administration du territoire[modifier | modifier le code]

Le Guo[modifier | modifier le code]

Le Guo (國) était une division du fief d'un seigneur. Le Guo était une ville fortifiée et coïncidait le plus souvent avec la capitale de l'État et sa ou ses banlieues, capitale qui était dans ce cas la seule ville fortifiée du fief. Évidemment, quand les États se sont agrandis pendant les Printemps et Automnes et les Royaumes combattants, les fiefs des seigneurs se composèrent de plus d'un Guo. Mais dans une telle configuration les Guo étaient distribués à des vassaux que les Seigneurs de ces États nommaient. Ainsi les seigneurs prenaient eux-mêmes des vassaux pour diriger leurs Guo, comme l'avaient fait auparavant les rois Zhou. À la base, le Guo était sous l'autorité direct du seigneur de l'État. Par exemple, le duc de Zheng contrôlait directement la cité de Zheng, qui était le Guo de l'État de Zheng, mais ne contrôlait pas directement le reste du territoire de son État.

Le Ye[modifier | modifier le code]

Le Ye (野), ou région sauvage, constituait tout le reste du territoire d'un État en dehors du Guo. Le Ye était placé sous l'autorité d'un Grand Officier (Dafu) ou d'un lettré (Shi) chargé de l'administrer au nom du seigneur de l'État.

Exercice du pouvoir[modifier | modifier le code]

Mandat du Ciel[modifier | modifier le code]

Vaisselle en bronze datant des Zhou occidentaux, Ier siècle av. J.-C..

Selon la tradition historique chinoise, après avoir vaincu les Shang, les Zhou transforment leur système de culte des ancêtres en un culte universel, en s'éloignant du culte de Shang Di au profit de celui de Tian (ou Ciel). Ils légitiment leur pouvoir en invoquant un « Mandat du Ciel », une notion selon laquelle le dirigeant - le « Fils du Ciel » - gouverne de droit divin, ce qui implique que son détrônement signifirait la perte de ce Mandat. La multiplication des catastrophes naturelles et des rébellions victorieuses sont également des évènements indiquant que la famille royale a perdu le Mandat. Si le roi l'est suivant la volonté du Ciel, son Mandat reste donc fondé sur certaines règles, qui font qu'il est tenu de respecter les principes et le code d'honneur associés au culte de Tian. En invoquant le Mandat du Ciel, les Zhou affirment donc que c'est leur supériorité morale qui justifie leurs prétentions a régner sur les territoires des Shang et que c'est le Ciel qui leur a imposé un mandat moral pour qu'ils remplacent les Shang; qui sont vus comme étant des hommes maléfiques dont les politiques et la corruption ont apporté peines et douleurs à la population[72].

Si cette doctrine explique et justifie la disparition des dynasties Xia et Shang, dans le même temps elle soutient la légitimité des dirigeants présents et futurs. Avant de renverser les Shang, les Zhou avaient un État dans le Shaanxi [73], qui est décrit comme étant une « ville » en contact avec les peuples barbares des régions occidentales. Cet état était dirigé par le clan Ji, qui devient ensuite la famille royale de la dynastie Zhou, clan qui avait régné sur quatre capitales différentes tout au long de son histoire[74].De part cette proximité avec des peuples hostiles, les Zhou ont alors une culture guerriére plus importante que celle des Shang[73],[74]. En reprenant à leur compte la langue et la culture des Shang, les premiers dirigeants Zhou, à travers la colonisation et la conquête, établissent un important territoire impérial, dans lequel des zones aussi éloignés que le Shandong acceptent leur pouvoir. Mais malgré ces conquétes, la diffusion des bronzes Zhou reste concurrencé par l'usage continu des poteries Shang dans ces régions lointaines, preuve que l'emprise de la nouvelle dynastie y reste malgré tout limitée. Cees états éloignés seront d'ailleurs les premiers à faire sécession lors des conflits qui vont marquer la période des Zhou de l'Est[75].

Les insignes du pouvoir[modifier | modifier le code]

Les Neuf vases légendaires[modifier | modifier le code]

Un exemple de vase Ding datant des Shang tardifs.

Les Neuf vases ding, alias Jiu Ding (九鼎), étaient un haut symbole de l'autorité royale dans la Chine pré-impériale. Les Ding en question auraient été fabriqués par Yu le Grand, le fondateur de la dynastie Xia. Quand le roi Jie des Xia fut détrôné par Cheng Tang de la nouvelle dynastie Shang, les vases Ding ont été transférés dans la nouvelle capitale. Plus tard, quand les Shang furent remplacés par les Zhou, les vases Ding furent amenés à Hao.

Selon un passage du Shiji, lors d'une rencontre entre Wangsun Man, que le roi Ding des Zhou avait mandaté pour la rencontre, et le roi de Chu, Wangsun Man décrivit les Neuf vases ding. Selon sa description, les Neuf vases tripodes avaient, gravée sur eux, une carte de toute la Chine et étaient destinés à l'origine à permettre aux gens de fuir les mauvais esprits, les mauvais génies et les démons. Car étaient inscrits sur lesdits vases des descriptions sur les formes extérieures et intérieures de ces créatures.

Les Neuf vases Ding, toujours selon Wangsun Man, ont été fondu avec du cuivre qui avait été offert à Yu en signe de soumission par les intendants des Neuf provinces qui constituaient la Chine. C'est pour cela que les Neuf vases Ding représentent l'autorité royale.

Carte théorique des Neuf Provinces.

La hache de jade[modifier | modifier le code]

La hache de jade représente le pouvoir militaire. Elle était confiée par le souverain à celui qui devait diriger les armées au combat. Le plus souvent elle était confiée à un membre de la famille ou au premier ministre.

Législation[modifier | modifier le code]

Code pénal[modifier | modifier le code]

Sous les Zhou, il y avait des châtiments qui étaient considérés sévères et d'autres légers. Les châtiments les plus lourds étaient :

  1. Peine de mort
  2. Mutilation, le criminel étant parfois marqué au fer rouge.
  3. Travaux forcés

Les châtiments considérés comme plus légers étaient:

  1. Exil
  2. Bastonnade
  3. Emprisonnement

La peine de mort pouvait prendre plusieurs formes et si la décapitation était la forme habituelle d'exécution, il en existait d'autres. Ainsi le duc Ai de Qi fut-il exécuté en étant mis à bouillir dans une grande marmite, sur l'ordre du roi Yi[76]. La peine du Sānyí (三夷), où le criminel était exécuté avec toute sa famille sur trois générations, était réservée aux crimes les plus graves[76].

Héritages des Zhou[modifier | modifier le code]

Supports en bronze en forme de tigres, Baoji, Shaanxi, milieu de la période des Zhou de l'Ouest, vers 900 av. J.-C

Deux Rois, Trois Révérences[modifier | modifier le code]

Les dynasties qui succédent aux Zhou reprennent à leur compte la pratique connue sous le nom de Deux Rois, Trois Révérences(二王三恪), en annoblissant les familles régnantes déchues, tout comme les Zhou l'ont fait avec les Shang. Et les Zhou sont les premiers à en bénéficier, lorsque les empereurs de la dynastie Han conférent le titre héréditaire de 周子南君 a Ji Jia (姬嘉), un descendant de leur famille royale[77]. Par la suite, ce titre fut transmis aux descendants de Jia[77]. De même, durant la Période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes, les Jin postérieurs ont attribués des duchés aux descendants des familles royales des dynasties Zhou, Sui et Tang[78].

Descendants présumés[modifier | modifier le code]

De nombreuses dynasties ont clamé être des descendants plus ou moins directs des roi Zhou, cette filliation étant vue comme une source de légitimation du pouvoir.

C'est ainsi que le clan Liu, la famille royale de la dynastie Han, comptent dans leurs ancétres le clan Li de Zhaojun et le clan Lu de Fanyang, tous deux originaires du Shandong, ainsi que le clan Yang de Hongnong (弘農楊氏), qui descendrait du duc Wu de Jin[79], et d'autres clans du Guanlong[80]. Selon le nouveau livre des Tang, les empereurs de la dynastie Sui sont des descendants patrilinéaires des rois de la dynastie Zhou via ji Boqiao (伯僑), qui était le fils du Duc Wu de Jin[81]. Après la chute des Sui, la famille de Ji Boqiao sera connue sous le sobriquet de "famille à la langue de mouton "(羊舌氏). Le clan des Yang de Hongnong fait aussi partie de ceux que les Sui revendiquent comme étant leurs ancêtres, ce qui leur permet de se lier en même temps aux Zhou et aux Han[82],[83],[84],[85],[86]. Pour ce qui est des Tang, les successeurs des Sui, ils se relient également aux Zhou en se revendiquant comme étant des descendants du clan Li le Longxi[87]. Les empereurs de la dynastie Song ont aussi cherché à se relier aux Zhou en se proclamant descendants des clans Yang de Hongnong, Jia de Hedong et Xiang de Henei[88]. Les Song se sont également proclamé descendants des Wang de Taiyuan, un clan datant de la dynastie Tang[88].

Les empereurs ne sont pas les seuls à chercher à se relier aux Zhou et plusieurs clans/familles puissantes se réclament de tel ou tel lignage de cette époque. C'est ainsi que le Prince Jin, le fils du roi Zhou Lingwang, est supposé être l'ancêtre de la lignée des Wang de Taiyuan Wang[89]. Parmi les figures célébres de cette famille, on trouve de nombreux moines et érudits bouddhistes, comme le moine Tanqian[90], mais aussi Wang Huan[91] et Wang Jun qui a servi l'empereur Jin Huaidi de la dynastie Jin[92]. Les rois de la dynastie Zhou sont également les ancêtres du clan Zhou de Runan et le clan Linghu de Dunhuang (敦煌令狐氏) descendrait du roi Zhou Wenwang, par le biais d'un de ses fils cadets, le duc Gao de Bi (畢公高). Le clan Zheng de Xingyang (滎陽鄭氏) serait également affilié aux Zhou via les souverains de l'état de Zheng, le marquisat de Xingyang ayant été créé pour Zheng Xi[93]. Parmi les personnalités issues du clan Zheng de Xingyang, on trouve Zheng Wanjun[94], Zheng Yuzhong (Zheng Qiao)[95], Zheng Jiong[96], Zheng Daozhao et Zheng Xi[97].

Même Mencius, le célébre philosophe Chinois, à des ancétres directements liés à la famille royale des Zhou. La filliation est la suivanteː Le Duc de Zhou a eu un fils nommé Bo Qin, qui a régné sur l'état de Lu. Qin a eu lui-même un fils qui est devenu le Duc Yang (魯煬公) de Lu. Ce Duc Yang est l'ancétre du Duc Huan de Lu, dont le fils, Qingfu (慶父), est lui-même l'ancétre de Mencius[98],[99],[100]. Eut égard à l'influence de leur ancétre et à leur ascendance royale, les descendants de Mencius ont recus le titre de Wujing boshi (五經博士 ) sous la dynastie Han[101].

Pour plus de détail, voir l'arbre généalogique (en chinois) des descendants des Ducs de Zhou.

Astronomie[modifier | modifier le code]

Dans l'astronomie chinoise, les Zhou sont représenté par deux étoiles, à savoir Eta Capricorni (週一 Zhōu yī, "La Première Étoile de Zhou")[102] et 21 Capricorni (週二 Zhōu èr, "La Seconde Étoile de Zhou")[102], qui se trouvent toutes les deux dans l'astérisme des 12 États de la loge lunaire Xunu[102]. La dynastie Zhou est également représentée par l'étoile Beta Serpentis (天市右垣五 Tiān Shì Yòu Yuán wu), qui est la cinquième étoile de l'astérisme du mur droit de l'enceinte du marché céleste[103].

Autre référence au Zhou, en astronomie chinoise, le terme de Zhoubo est parfois utilisé pour décrire l'apparition d'un astre nouveau, phénomène alors appelé « étoile invitée ». Dans de rares circonstances, cet événement est personnifié sous le terme de Zhoubo (litt. « comte de Zhou »), auquel est attribué une importance astrologique majeure.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Musée Cernuschi rédigée par Gilles Béguin : [1].
  2. Notice du Musée Cernuschi rédigée par Gilles Béguin : [2].
  1. l'emplacement exact de la ville de Bin reste obscur, mais elle pourrait avoir été située près de Linfen, sur la Fen, dans l'actuelle province du Shanxi. Pour plus de détail voir Shaughnessy 1999, p. 303 et Wu 1982, p. 273
  2. Bodman 1980, p. 41: "Moreover, Shang dynasty Chinese at least in its syntax and lexicon seems not to differ basically from that of the Zhou dynasty whose language is amply attested in inscriptions on bronze vessels and which was transmitted in the early classical literature."
  3. Sima Qian n'a pu établir des dates historiques que pour les événements survenus après l'époque de la régence de Gonghe. Les dates antérieures, comme celle de 1046 av. J.-C. pour la bataille de Muye, qui sont données dans cet article sont basées sur le Xia–Shang–Zhou Chronology Project (en) initié par les autorités de la Chine, mais elles restent controversées. Divers historiens ont proposé des dates pour la bataille se situant entre 1122 et 1027 av.J.C.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Traduction françaises de textes d'époque[modifier | modifier le code]

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  • Sima Qian, Mémoires historiques, Vies de Chinois illustres, Traduit du chinois et présenté par Jacques Pimpaneau, Arles, Editions Philippe Picquier, coll. « Picquier Poche »,
  • Sun Tzu, L'Art de la guerre, Traduit du chinois et présenté par Jean Lévi, Paris, Hachette Littératures, coll. « Pluriel », , 192 p.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

  • (en) Fong Wen, The great bronze age of China: an exhibition from the People's Republic of China, New York, The Metropolitan Museum of Art, (ISBN 978-0-87099-226-1, lire en ligne)
  • (en) Yuan-Yuan Lee et Sinyan Shen, Chinese Musical Instruments, Chinese Music Society of North America Press, (ISBN 978-1-880464-03-8)
  • (en) Feng Li, Landscape and Power in Early China: The Crisis and Fall of the Western Zhou 1045–771 BC, Cambridge, Cambridge University Press (ISBN 978-0-521-85272-2)
  • (en) Yan Sun, Contact and Exchange in the Ancient World, Honolulu, University of Hawai'i Press, (ISBN 978-0-8248-2884-4)
  • (en) Donald B. Wagner, Metals in Antiquity, oxford, Archaeopress, (ISBN 978-1-84171-008-2)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

*Chinese Text Project, Souverains de la période de Zhou – avec des liens vers leurs occurrences pré-Qin et Han