Royaume de Macédoine

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Royaume de Macédoine

VIIe siècle av. J.-C. – 168/148 av. J.-C.

Description de cette image, également commentée ci-après

Le royaume de Macédoine à la mort de Philippe II.

Informations générales
Statut Monarchie
Capitale Aigéai, puis Pella
Religion Religion grecque antique
Histoire et événements
338 av. J.-C. Bataille de Chéronée et constitution de la Ligue de Corinthe sous domination macédonienne
336 à 323 Conquête de l'empire achéménide par Alexandre le Grand
168 Bataille de Pydna : défaite face à Rome et division du royaume en 4 républiques
146 Constitution de la province romaine de Macédoine
Rois
(1er) - VIIe s. Perdiccas Ier
359 - 336 Philippe II
336 - 323 Alexandre le Grand
(Der) 179 - 168 Persée

Entités suivantes :

Le royaume de Macédoine (en grec ancien Μακεδονία / Makédonia) est un État antique situé au nord de la Grèce qui correspond aujourd'hui à la Macédoine grecque. L'existence du royaume est attesté dès le VIIe siècle av. J.-C. avec à sa tête la dynastie des Argéades. Il connait un formidable essor sous le règne de Philippe II qui étend sa domination sur la Grèce continentale. Son fils Alexandre le Grand est à l'origine de la conquête de l'empire perse et de l'expansion de l'hellénisme en Asie à la fin du IVe siècle av. J.-C. Après la mort d'Alexandre, la Macédoine passe notamment sous la tutelle royale de Cassandre puis de Lysimaque. En 277, la royauté échoit à Antigone II Gonatas qui installe la dynastie des Antigonides jusqu'en 168, date à laquelle la Macédoine est conquise par les Romains. En 146 la Macédoine devient une province romaine.

Les peuples de Macédoine parlent l’ancien macédonien, une langue hellénique différente du grec classique. Par ailleurs le pays n'est pas organisé autour de cités indépendantes mais autour d'une aristocratie foncière avec un roi au sommet, expliquant que les Grecs les considèrent comme des « barbares ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Le royaume de Macédoine, qui s'étend à l'origine autour du golfe Thermaïque (golfe de Salonique) et de la basse vallée du fleuve Axios (Vardar) recouvre dans l'Antiquité les régions suivantes :

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Le royaume de Macédoine au IVe siècle av. J.-C.

Les origines du mot Macedon (Macédonien) ne sont pas clairement établies. Selon certaines théories modernes[1], il pourrait provenir de langues indo-européennes ou de l'hourrite, signifiant, en autres possibilités, « Terre des moutons » ou « Pays des fermiers ». Pour autant selon Strabon (au Ier siècle av. J.-C.) la Macédoine doit son nom à l'un de ses anciens souverains nommé Makédon[2].

Homère appelle la Macédoine Émathie[3]. Pour lui cette région, l'actuelle Grèce du Nord, est le « pays des barbares et des dieux »[4]. Strabon écrit : « Les peuples qui se partageaient son territoire étaient des Épirotes, des Illyriens, et surtout des Bottiéens et des Thraces. Les Bottiéens, à ce qu'on dit, étaient venus de Crète sous la conduite de Botton. Parmi les Thraces on distinguait les Pières qui habitaient la Piérie et la région de l'Olympe, les Péoniens établis sur les rives du fleuve Axios dans une région qui prend pour cette raison le nom d'Amphaxitis, les Édones et les Bisaltes installés sur le reste du pays jusqu'au Strymon. Tous ces peuples passèrent sous la domination des Argéades et des Chalcidiens d'Eubée »[2].

Les peuples signalés autour du golfe de Pella (aujourd'hui comblé) sont les Bottiéens et les Édones ; plus à l’intérieur des terres vivent les Almopes et les Éordes à l’ouest, les Péoniens au nord, les Édones à l’est, et les Pières au sud, entre l’Olympe et la mer. Leur vie est très rurale et même pastorale ; toutefois les élites, hellénisées, ont parfois constitué des royaumes assez puissants. La Péonie a par exemple résisté à l'expansion perse au moment des guerres médiques, alors que les Bottiéens, les Édones et les Pières de la côte ont dû accepter la domination des Perses.

La question des origines grecques des Macédoniens est l'objet d'un débat historiographique, sachant l'indigence des sources antiques à ce sujet[5]. À ce débat légitime s'ajoute une querelle politique entre les peuples de la région balkanique. Un premier courant historique conteste l'origine grecque des fondateurs du royaume macédonien[6]. Les fondateurs de la royauté pourraient être des Ioniens insulaires. Un deuxième courant, qui s'appuie sur les récentes découvertes archéologiques, conteste une vision trop « athénocentrique » (issue des écrits de Thucydide) de la civilisation hellénique, considérant comme « barbares » les peuples au Nord et à l'Ouest de Delphes. Aujourd'hui, il est attesté que les fondateurs du royaume macédonien parlent un dialecte grec, dont la forme écrite s'avère proche de celle des dialectes du Nord-Ouest[7]. Ils vénèrent par ailleurs les divinités olympiennes[8]. Leur royauté possède des points communs avec celle des peuples voisins d'Épire et de Thessalie ; enfin les classes d'âge des jeunes gens et des jeunes filles s'inscrivent dans les normes panhelléniques.

La langue[modifier | modifier le code]

Les Macédoniens parlent l’ancien macédonien, une langue hellénique différente du grec classique, ce qui leur vaut d’être considérés, en Grèce, comme des « barbares ». Peu de textes du macédonien ancien nous sont parvenus, et par conséquent sa classification est toujours discutée :

La publication d'une « tablette de malédictions » récemment trouvée à Pella[9] a néanmoins montré que le macédonien ancien était proche à la fois du thessalien et des dialectes grecs du Nord-Ouest (dont l'épirote), suggérant que le macédonien est un dialecte grec[10].

La dynastie argéade[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Argéades.
La Macédoine au temps de la guerre du Péloponnèse.

Perdiccas Ier est, selon Hérodote[11], le fondateur de la royauté macédonienne à l'époque archaïque (début du VIIe siècle av. J.-C.) et le premier roi argéade. Au Ve siècle av. J.-C., au moment de la domination athénienne sur la Ligue de Délos, le royaume ne regroupe que les Bottiéens, les Édones et les Pières autour du golfe de Pella. Selon la légende[12], le royaume aurait été fondé dès 796 av. J.-C. par un exilé corinthien, l'Héraclide Káranos, qui y aurait régné 28 ans et auquel est attribuée la fondation d'Édesse et d'Aigéai, capitales de la Macédoine avant Pella.

Quoi qu'il en soit, ce royaume, toujours perçu comme « barbare » en Grèce, rivalise à la fois avec les Péoniens, le royaume thrace des Odryses et les alliés d'Athènes (les colonies de Méthone et de Potidée. Ces cités représentent les points de tension les plus importants : Philippe II les assiège et y perd un œil[13].

En 382, Sparte vient en aide au roi Amyntas III qui fait alors face aux ambitions de la Ligue chalcidienne dont la dissolution est effective en 379. Cet événement marque le début de l'essor du royaume de Macédoine sous les Argéades[14].

Le règne de Philippe II et la soumission de la Grèce[modifier | modifier le code]

En 359 av. J.-C., Perdiccas III meurt laissant pour héritier un enfant en bas âge, Amyntas, qui est proclamé roi, tandis que la régence et la tutelle sont confiées à Philippe, frère du défunt. Dès le début de sa régence, il est aux prises avec des voisins menaçants, les Illyriens, les Péoniens et les Thraces dont il vient à bout assez rapidement, grâce à une armée macédonienne complètement réformée, transformée en véritable « machine de guerre », qui lui donne une nette supériorité sur les phalanges hoplitiques de ses adversaires.

Philippe pense que la Grèce doit être unifiée sous la direction de la Macédoine, pour mieux résister à ses ennemis perses. Parmi les autres États, certains lui sont favorables, d'autres s'en méfient. L'orateur Démosthène, à Athènes, prononce de violents discours, les Philippiques, où il montre que la Macédoine cherche simplement à dominer la Grèce. Philippe part alors en guerre contre les Grecs ligués contre lui. Il les défait à Bataille de Chéronée, en 338. Les Grecs acceptent alors d'entrer dans la Ligue de Corinthe dirigée par Philippe qui prévoit alors d'attaquer la Perse achéménide. Mais, à la veille du départ, il est assassiné.

Alexandre le Grand et la conquête de l'Orient[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Alexandre le Grand.
L'empire d'Alexandre à son apogée.

Alexandre, alors âgé vingt ans, reprend le projet de son père dès son accession au pouvoir en 336 av. J.-C.. Il soumet d'abord la Grèce en battant les Thèbains et sécurise la frontière nord en battant les Triballes. En 334, il entame la conquête de l'Asie aux dépens des Perses achéménides. Grâce à l'excellence tactique de l'armée macédonienne et à ses capacités stratégiques, il fait de son « petit royaume » le maître de l'immense empire perse, s’avançant jusqu’aux rives de l’Indus et fondant près de soixante-dix cités, dont la majorité porte le nom d'Alexandrie. Durant la conquête, la régence du royaume est confié à Antipater.

La succession d'Alexandre[modifier | modifier le code]

L’héritage d’Alexandre, marqué par sa volonté de fusionner les cultures greco-macédonienne et perse, est partagé entre ses généraux (les diadoques) pour former les différents royaumes et dynasties de l'époque hellénistique. Ses successeurs légitimes, son fils Alexandre IV et son demi-frère Philippe III Arrhidée n'ont jamais véritablement régné sur la Macédoine.

Par les accords de Babylone réglant la succession d'Alexandre, Antipater conserve la régence de Macédoine. À sa mort en 319 av. J.-C., lui succède Polyperchon entrainant un long conflit avec Cassandre, lequel est proclamé roi de Macédoine vers 305 après avoir fait notamment exécuter Olympias et le jeune Alexandre IV. À la mort de Cassandre, dont les fils sont éliminés, le royaume passe provisoirement sous la férule de Démétrios Poliorcète (fils d'Antigone le Borgne) qui finit par en être évincé par Lysimaque. Après sa mort à la bataille de Couroupédion lui succède Ptolémée Kéraunos, un fils de Ptolémée, qui est tué en bataillant contre les Celtes en 279. C'est Antigone II Gonatas qui, profitant de sa victoire contre les Celtes, installe durablement la dynastie antigonide au pouvoir en 277.

L’avènement des Antigonides[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Antigonides.
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Antigone II Gonatas[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Antigone II Gonatas.

À la mort de son père, Démétrios Poliorcète, Antigone Gonatas ne dispose plus que d'une flotte et de quelques possessions en Grèce. Il fait une première tentative pour s'emparer de la Macédoine ; mais il est repoussé par Sosthène et doit se replier en Thrace. Mais après une victoire retentissante contre une bande de Celtes près de Lysimacheia en 277, il en tire un prestige suffisant pour s'imposer comme roi d'une Macédoine bien affaiblie par deux décennies de guerres civiles et de pillages. Rejetant les politiques asiatiques ambitieuses mais aussi aventureuses de ses prédécesseurs, il se consacre à renforcer le royaume, désormais à l'écart des grands conflits. Il n'y a guère qu'en mer Égée et en Grèce du Sud qu'il se heurte à la puissance lagide. Symbole de son retour à la tradition, il ramène la capitale royale à Pella de Cassandréia et Démétrias où elle avait été successivement déplacée, hors du cœur historique du royaume.

Le pouvoir d'Antigone Gonatas est menacé une première fois par le roi d'Épire Pyrrhus rentré d'Italie en 275 pour reconstituer son armée : Pyrrhus envahit la Macédoine et Antigone doit se replier sur la côte, à Thessalonique, où mouille sa flotte. Pyrrhus s'aliène toutefois rapidement les Macédoniens en laissant ses mercenaires galates piller la nécropole royale d'Aigéai. Lorsqu'il quitte la Macédoine, laissé à la garde de son fils Ptolémée, pour aller guerroyer dans le Péloponnèse, Antigone reprend vite l'offensive : battu une première fois par Ptolémée, il finit par le chasser de Macédoine en 272 et envoie des secours à Sparte menacée par Pyrrhus. Celui-ci renonce alors à prendre la cité et se replie vers le Nord et Argos où Antigone arrive avant lui, bien qu'ayant dû contourner par la mer les territoires de la Ligue étolienne qui lui est hostile. Dans la bataille d'Argos en 272, Pyrrhus est tué, et son fils et successeur Alexandre II doit abandonner pour un temps toute ambition sur la Grèce.

La domination macédonienne sur la Grèce est toutefois rapidement menacée : un des chefs du parti antimacédonien à Athènes, Chrémonidès, manœuvre avec succès pour rapprocher Athènes de Sparte en 268. La première cherche à expulser les Macédoniens de l'Attique, la seconde à asseoir sa domination sur le Péloponnèse. De nombreuses cités du Péloponnèse et de Crète se rallient à cette alliance, qui jouit de surcroît du soutien de Ptolémée II Philadelphe, allié de Sparte. C'est la Guerre chrémonidéenne, dont les opérations ont lieu essentiellement autour de Corinthe, le point fort du dispositif macédonien en Grèce, et en Attique. Sparte tente par trois fois en vain entre 267 et 265 de prendre Corinthe, tenu par le demi-frère du roi, Cratère, et le roi spartiate Areus Ier trouve la mort dans la dernière tentative. Antigone Gonatas assiège Athènes qui trouve un bref répit dans une diversion causée par l'attaque en Macédoine du roi d'Épire Alexandre II en 262 : Antigone doit mener une campagne rapide pour le chasser de Macédoine et d'Épire, avant de revenir mettre le siège devant Athènes qui, affamée, capitule en 261.

La décennie suivante voit Antigone Gonatas, assuré de la domination sur la Grèce centrale, mener une politique agressive dans les îles et se mêler aux guerres entre Séleucides et Lagides, en allié fidèle des premiers : il remporte ainsi une victoire importe à Cos, peut-être en 255 dans le cadre de la deuxième guerre syrienne (ou au cours de la guerre de Chrémonidès), qu'il célèbre en offrant en dédicace son navire amiral au sanctuaire d'Apollon à Délos, où il est placé dans le Néôrion. Vers 250, une flotte lagide défait néanmoins de façon décisive les Macédoniens et remet en cause leur influence dans les Cyclades jusqu'à une nouvelle victoire d'Antigone, au large d'Andros en 245 dans le cadre de la guerre qui oppose les deux nouveaux rois Ptolémée III Évergète et Séleucos II à partir de 246. Antigone célèbre de nouveau cette victoire à Délos par deux fêtes, les Sôtèria et les Paneia. L'offrande monumentale du Néôrion dans le sanctuaire des Grands Dieux de Samothrace correspond aussi à l'une de ces deux victoires navales antigonides.

La fin du règne d'Antigone Gonatas est marquée par la révolte du fils et successeur de Cratère, Alexandre, et par l'ascension de la Ligue achéenne dans le Péloponnèse. Alexandre, d'abord confirmé par Antigone dans son commandement de Corinthe, se rebelle en 249 et entraîne avec lui l'Eubée, à laquelle il accorde une large autonomie dont témoigne l'apparition d'un monnayage indépendant. Cette sécession est de courte durée, car Alexandre meurt soudainement en 245 et sa veuve désemparée, Nicée, accepte la proposition d'Antigone d'épouser son fils Démétrius. À la faveur des préparatifs du mariage, Antigone s'empare de l'Acrocorinthe et restaure ainsi sa domination sur l'isthme et l'Eubée. Mais en 243, à la faveur d'un coup de main nocturne audacieux, Aratos s'empare de Corinthe et entraîne la défection de la Mégaride du côté achéen.

Antigone ne réagit pas à la perte de ce maillon essentiel du dispositif macédonien et se contente de faire la paix avec la Ligue étolienne qu'il encourage à attaquer les Achéens. Lorsqu'il meurt en 239, la Macédoine n'a pas retrouvé ses positions en Grèce centrale et doit faire face aux deux confédérations puissantes d'Étolie et d'Achaïe.

Démétrios II[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démétrios II de Macédoine.

Démétrios II, qui a repoussé victorieusement le roi d'Épire Alexandre II alors qu'il n'est que prince héritier, doit lutter contre une coalition de la Grèce centrale et du Péloponnèse. À sa mort en 229 av. J.-C., la situation macédonienne est critique.

Antigone Dôson[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Antigone III Doson.

Cousin de Démétrios II, Antigone III Doson restaure de façon magistrale l'hégémonie macédonienne dans le Péloponnèse. En effet, il y est appelé à la rescousse par les Achéens, ses anciens adversaires, qui s'inquiètent des réformes progressistes du roi de Sparte, Cléomène III. Antigone Doson en profite pour restaurer la Ligue de Corinthe en regroupant dans une coalition la moitié de la Grèce (dont il s'intitule l'hégémon). Cette confédération regroupe donc le royaume de Macédoine, la ligue achéenne, l'Épire, la Phocide, la Béotie, l'Acarnanie, la Thessalie et l'Eubée.

Dôson défait Cléomène à Sellasia en 222 av. J.-C. à l'issue de la Guerre de Cléomène. Il entre dans Sparte, qui n'avait encore jamais été profanée par un ennemi victorieux.

La défaite contre Rome et la provincialisation[modifier | modifier le code]

Le royaume de Philippe V vers 200 av. J.-C.

Le règne des deux derniers rois est marqué par l'intervention de plus en plus marquée de Rome dans les affaires du monde hellénistique. Philippe V est un monarque énergique, qui participe tout d'abord à une guerre entre les Étoliens et les Achéens, la guerre des Alliés, qui se termine en 217 av. J.-C. La première guerre entre Rome et la Macédoine, durant laquelle Philippe V est allié à Hannibal Barca, se solde par le partage de l'Illyrie entre Rome et la Macédoine (205 av. J.-C.). La deuxième guerre, pendant laquelle quasiment toute la Grèce est alliée à Rome, voit la déroute de la phalange macédonienne à Cynoscéphales (-197 av. J.-C.). L'année suivante, Rome impose la paix à Philippe V, qui renonce à la Grèce et à la Thessalie.

Persée, fils du précédent, reprend la lutte, mais est loin d'avoir les qualités de son père. La troisième guerre entre Rome et la Macédoine se termine par un véritable désastre : définitivement vaincu à Pydna (-168), Persée est capturé par le général romain Paul Émile, qui l'emmène à Rome pour son triomphe. Le royaume est divisé en quatre républiques sous tutelle de Rome.

La quatrième est la révolte d'Andriscos qui échoue. La Macédoine devient une province romaine en 148 av. J.-C., la Macédoine romaine. En 142 av. J.-C. un autre aventurier qui se fait appeler Philippe, veut renouveler la tentative d'Andriscos, et suscite une révolte analogue à celle de 149/148 av. J.-C.. Sa tentative se solde par un échec : vaincu par le questeur Lucius Tremellius il est capturé et mis à mort.

Institutions[modifier | modifier le code]

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L'organisation politique du royaume de Macédoine est une pyramide à trois degrés : au sommet, le roi et l'Assemblée des Macédoniens, à la base, les unité civiques (cités et ethnè), entre les deux, les districts. L'étude de ces différentes institutions a été considérablement renouvelée par l'épigraphie, qui a permis de réinterpréter les indications données par les sources littéraires telles que Tite-Live ou Polybe. Elle montre que les institutions macédoniennes en font un État très proche des États fédéraux grecs, tels que la Ligue thessalienne ou la Ligue étolienne, mais avec un principe unitaire renforcé en la personne du roi[15].

Le roi et l'administration centrale[modifier | modifier le code]

Le roi (basileus) est d'abord le chef de l'armée et de l'administration centrale. Il dirige le royaume depuis sa capitale, Pella, et son palais où sont conservées les archives du royaume. Il est secondé par un secrétaire royal (basilikos grammateus ou archigrammateus), dont les prérogatives, primordiales, sont connues grâce à l'action d'Eumène de Cardia sous le règne d'Alexandre : il s'occupe notamment des correspondances, de la rédaction des décrets et de l'intendance de l'armée en campagne. Le nombre de fonctionnaires est limité : le Roi dirige son royaume largement de façon indirecte, en s'appuyant sur des magistrats locaux, les épistates, avec lequel il entretient une correspondance importante.

Le roi a le privilège exclusif de la frappe monétaire jusque sous Philippe V.

Le Conseil royal (synedrion)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Synedrion de Macédoine.

Le Conseil est un groupe restreint de personnalités importantes du royaume, choisies et réunies par le roi pour le seconder dans le gouvernement. Ce n'est donc pas une assemblée représentative, mais il peut être élargi en certaines occasions à des représentants des cités et unités civiques du royaume.

Les membres du Conseil (synedroi) appartiennent à trois catégories[16] :

  • Les sômatophylaques (gardes du corps) sont des nobles macédoniens choisis par le roi, au nombre de sept sous le règne d'Alexandre, pour lui servir de gardes du corps honorifiques, mais surtout de plus proches conseillers. C'est un titre honorifique particulièrement prestigieux.
  • Les Amis (philoi) ou les Compagnons royaux (basilikoi hétairoi) sont désignés à vie par le roi parmi la haute noblesse macédonienne.
  • Les généraux principaux de l'armée (hégémones tôn taxéôn) également nommés par le roi.

Le roi a moins de latitude que les apparences ne pourraient le laisser penser sur la composition du Conseil, car beaucoup de membres de la haute aristocratie du royaume en sont membres de droits ex officio. Le Conseil exerce essentiellement une fonction probouleutique vis-à-vis de l'Assemblée : il élabore et propose les décisions qu'elle doit ensuite discuter et voter, dans de nombreux domaines tels que la désignation des rois et régents, mais aussi des grands administrateurs, les déclarations de guerre. C'est le Conseil qui mène l'instruction judiciaire des procès capitaux. Il est aussi la première et la dernière instance pour tous les cas qui n'entraînent pas la peine capitale.

Le Conseil se réunit fréquemment et constitue le principal organe de gouvernement. Pour autant le roi reste le seul habilité à conclure des traités. Toute décision importante du roi y fait d'abord l'objet d'une délibération. À l'intérieur du Conseil règnent les principes démocratiques d’iségoria (égalité de parole) et de parrhèsia (liberté de prise de parole), auxquels le roi se soumet comme les autres membres. Après la destruction de la royauté antigonide par les Romains en 167 av. J.-C., il est possible que le synedrion ait subsisté, contrairement à l'Assemblée, et soit demeuré ainsi la seule instance fédérale de la Macédoine divisée en quatre mérides.

L'Assemblée des Macédoniens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ligue des Macédoniens.

Le développement de la Ligue (koinon) ou Assemblée (koinê ekklesia) des Macédoniens est l’œuvre de Philippe II qui cherche à faire contrepoids aux Compagnons (hetairoi). Cette assemblée, de l’armée en temps de guerre et du peuple en temps de paix, est censément la détentrice de la souveraineté car elle a le pouvoir de proclamer le nouveau roi, soit en reconnaissant un héritier déjà désigné (comme c'est le cas pour Alexandre qui succède à son père en 336 av. J.-C.), soit en procédant à une véritable élection. Elle valide la désignation des administrateurs en chef du royaume, comme c'est le cas pour Perdiccas ou Antipater, épimélètes (protecteurs) du royaume après la mort d'Alexandre. La consultation de l’Assemblée pour les déclarations de guerre ne paraît pas avoir été obligatoire. Mais elle est consultée pour la politique étrangère (déclarations de guerre, traités). Dans la plupart de ces occasions, l’Assemblée ne fait que ratifier les propositions du synedrion.

L'Assemblée a aussi pour prérogative d'instruire les procès capitaux ; elle seule peut condamner à mort un Macédonien de haut rang. C’est enfin l’Assemblée qui vote les honneurs, accorde les décrets de proxénie et d’asylie, envoie des ambassades, au cours de ses deux réunions annuelles, au printemps et en automne (à l'ouverture et à la fermeture de la saison militaire).

L'Assemblée est supprimée par les Romains lors de leur réorganisation de la Macédoine en 167, pour éviter, selon Tite-Live, qu'un démagogue ne puisse s'en servir comme d'un instrument de révolte contre leur autorité.

Succession[modifier | modifier le code]

La succession royale en Macédoine est héréditaire, masculine, patrilinéaire, et respecte en général le principe de primogéniture. Elle comporte de surcroît un élément électif : à la mort du roi, son héritier désigné, en général donc mais pas systématiquement, le fils aîné, doit d'abord être accepté comme le successeur par le conseil, puis présenté à l'Assemblée pour y être acclamé comme le nouveau roi. Cette assemblée prête ensuite immédiatement serment de fidélité à son nouveau roi, et pour cette raison doit se réunir en séance plénière, de peur qu'une assemblée concurrente n'élise un autre prétendant. Ce mode de succession est attesté pour les Antigonides ainsi que pour une bonne part des monarchies hellénistiques[17].

La succession est donc loin d'être automatique, d'autant plus que les rois de Macédoine disparaissent souvent brutalement, avant même d'avoir pu prendre les dispositions nécessaires pour leur succession, ou s'assurer qu'elles sont respectées : c'est le cas de Perdiccas III tué par les Illyriens, de Philippe II assassiné par Pausanias, d'Alexandre le Grand emporté soudainement par la maladie, de Lysimaque tué à la bataille de Couropédion, etc. Les crises successorales sont donc fréquentes, surtout au IVe siècle av. J.-C., lorsque les grandes familles princières de Haute-Macédoine (de Lyncestide et d'Orestide notamment) ont encore l'ambition de renverser la dynastie argéade pour s'imposer sur le trône de Macédoine.

Finances[modifier | modifier le code]

Le roi est le simple gardien et administrateur du trésor de Macédoine et des revenus royaux (basilika) qui appartiennent aux Macédoniens : les tributs prévus dans les traités accordés aux peuples vaincus sont ainsi dus aux Macédoniens et non au roi. Même s'il n'a pas de comptes à rendre de la gestion de ce patrimoine, il peut s'en sentir suffisamment moralement responsable pour la défendre en certaines circonstances. Ainsi Alexandre dans son discours lors de la rébellion d'Opis (Arrien, Anabase) en 324 détaille les possessions de son père Philippe II à sa mort pour montrer qu'il n'a pas abusé de sa charge.

D'après Tite-Live comme d'après Polybe, les basilika comprennent les sources de revenus suivantes :

  • Les mines de métaux précieux (or et argent du Pangée par ex.), dont le roi a le monopole, ce qui lui permet de frapper monnaie, un privilège exclusif qu'il conserve jusqu'au règne de Philippe V. Ce dernier concède aux cités et aux districts le droit de battre monnaie, pour les dénominations les plus faibles (bronze).
  • Les forêts, dont le bois de charpente est très prisé par les cités grecques pour construire leurs navires : Athènes passe ainsi des accords avec la Macédoine dès le Ve siècle av. J.-C. pour importer le bois indispensable à la construction et à l'entretien de sa flotte de guerre.
  • Les propriétés foncières royales, terres que le roi a annexées au domaine royal lors de la conquête, et qu'il exploite soit directement, notamment grâce à une main d'œuvre servile composée de prisonniers, soit indirectement par un système d'affermage.
  • Les taxes portuaires sur le commerce (taxes d'importation et d'exportation).

Le mode d'exploitation de ces différents revenus est le plus souvent l'affermage : on sait par le Pseudo-Aristote (Economiques) que le roi Amyntas III (ou peut-être Philippe II) doubla les revenus du royaume provenant des ports grâce à l'aide de Callistratos, alors réfugié en Macédoine, qui fit passer le produit de cette ferme de 20 à 40 talents par an. Les taxes portuaires étaient ainsi mises aux enchères chaque année. On sait par Tite-Live, d'autre part, que les mines et les forêts étaient affermées pour une somme fixe sous le règne de Philippe V, et tout laisse penser qu'il en était de même avant lui sous les Argéades : ce pourrait être l'origine du système d'affermage introduit en Égypte lagide.

Hormis la terre royale soumise au tribut, la terre en Macédoine est libre : les Macédoniens sont des hommes libres et ne paient pas de taxes sur les terres privées. Il n'y a pas non plus en Macédoine d'impôt extraordinaire en temps de guerre, du type de l'eisphora athénienne. Même lorsqu'il se trouve en situation financière périlleuse, comme Alexandre en 334 ou Persée en 168, le roi n'a pas recours à l'impôt mais lève des fonds en empruntant, notamment à ses Compagnons, ou en augmentant le produit de l'affermage.

Le roi peut accorder l'atélie, un privilège d'exemption fiscale, comme Alexandre aux familles des morts macédoniens de la bataille du Granique en mai 334 : elles sont exemptées de tribut sur la terre royale — ce qui ne devait pas être négligeable, car beaucoup des morts appartenaient à la cavalerie des Compagnons et avaient donc dû recevoir du roi des donations sur les terres royales — des liturgies civiques dues à des règlements royaux (comme les réquisitions de bêtes de somme ou les taxes pour la réfection des routes), des taxes commerciales.

Une source importante de revenus extraordinaires provient du butin de guerre, qui est partagé entre le roi et ses hommes. À l'époque de Philippe II et d'Alexandre, c'est bien entendu une source de revenus considérable. Une partie importante des objets en métaux précieux saisis lors des campagnes européennes et asiatiques sont fondus en lingots et envoyés ensuite aux ateliers monétaires de Pella et d'Amphipolis, les plus actifs du royaume à cette époque : on estime ainsi qu'en 18 ans sous le règne d'Alexandre l'atelier d'Amphipolis frappa environ 13 millions de tétradrachmes d'argent.

Les districts régionaux (mérides)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mérides de Macédoine.

La création d'un échelon administratif territorial intermédiaire entre le pouvoir central et les cités doit probablement être attribuée à Philippe II. Cette réforme correspond à la nécessité d'adapter les institutions politiques à l'émergence du royaume sous son règne. Il n'est alors plus possible de réunir facilement l'ensemble des Macédoniens dans une seule assemblée primaire, et la création de quatre districts régionaux chacun pourvu d'une telle assemblée est très probablement la réponse apportée à ce problème.

Il ne s'agit pas de divisions territoriales recoupant des groupes tribaux, mais d'un découpage administratif artificiel. Néanmoins, il faut souligner que l'existence de ces districts n'est réellement attestée (par la numismatique) qu'à partir du début du IIe siècle av. J.-C..

Les districts sont les suivants à l'époque antigonide, où leur numéro d'ordre est fourni par la numismatique :

  • Première méris : Amphipolis ou la Parastrymonia et Paroreia. Le district tient son nom de la seule cité à faire une contribution à la levée nationale macédonienne à la fin du Ve siècle av. J.-C.. Ses habitants non hellénisés sont recrutés dans des unités distinctes, dites de Bisaltiens, tandis que les recrues d'Amphipolis, Philippes et Oesymé intègrent la phalange. C'est la politique des rois macédoniens de ne pas mélanger les soldats hellénophones avec les Macédoniens au sein des unités.
  • Seconde méris : Amphaxitide. Elle a pour frontière l'Axios l'Ouest et le Strymon à l'Est ; la capitale en est Thessalonique.
  • Troisième méris : Bottiée. Elle correspond à la Piérie et à l'Émathie, le cœur du royaume macédonien historique, ainsi qu'à la région littorale comprise entre l'Axios et le Pénéios ; la capitale en est Pella.
  • Quatrième méris : Haute-Macédoine. Elle rassemble la Lyncestide, la Tymphée, l'Atintanie. L'Orestide sort très tôt du royaume proprement dit ; à l'époque romaine, la capitale en est Pelagonia.

La première fonction de ces districts est de servir de base territoriale de recrutement pour l'armée.

L'existence d'un monnayage propre à ces districts suppose une autonomie financière et des institutions politiques propres, mal connues. D'après les inscriptions, on peut penser que chaque méris disposait d'une assemblée primaire rassemblant tous les Macédoniens de la région, et élisait annuellement un stratégos, magistrat éponyme, dont la double fonction était de représenter l'assemblée et le pouvoir central (notamment en matière militaire).

Ces assemblées ont continué d'exister à l'époque romaine, où elles sont même devenues les principales assemblées primaires de Macédoine, après la suppression de l'Assemblée commune.

Les cités[modifier | modifier le code]

La participation des cités aux fêtes panhelléniques, les dédicaces qu'elles font dans les sanctuaires supposent qu'elles disposent de revenus civiques propres importants. L'épigraphie témoigne à ce sujet de l'existence d'une administration spécialisée dirigée par des magistrats particuliers, les tamiai (trésoriers). La numismatique montre qu'à partir du règne de Philippe V, ces cités peuvent frapper monnaie. Pour autant on ignore tout de la nature des revenus qui autorisent ces activités : les inscriptions renseignent davantage sur ce que les cités ne peuvent considérer comme leurs revenus (par exemple les interdits d'aliénation de revenus sacrés) que sur leurs ressources. On sait cependant par une inscription très importante que la cité alliée de Philippes (dont le statut est donc particulier) percevait une taxe de 2% sur la valeur des ventes foncières. Il s'agit là d'un exemple possible des revenus civiques.

Armée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armée macédonienne.
Pézétaire (Compagnon à pied) combattant à la bataille d'Issos, détail du Sarcophage d'Alexandre.

L'armée macédonienne est considérée comme l'une des meilleures armées civiques de l'Antiquité. Instrument de la conquête de la Grèce sous le règne de Philippe II, puis de l'Orient sous le règne d'Alexandre le Grand, elle a affronté victorieusement l'armée perse pour devenir le modèle sur lequel se sont formées les armées des royaumes antigonide, séleucide et lagide au IIIe et IIe siècles av. J.-C.

Les phalanges de porteurs de sarisses, mises au point par Philippe II, forment l'une des pièces maîtresses de l'armée macédonienne jusqu'au IIe siècle av. J.-C., même si leur armement est constamment alourdi. Les légions romaines et leur grande flexibilité viennent à bout de la lourde phalange macédonienne et lui infligent la première défaite de son histoire à Cynoscéphales, rendant une telle formation désuète vers le milieu du IIe siècle av. J.-C., participant à sa disparition définitive à la fin du Ier siècle av. J.-C..

L'armée macédonienne s'appuient aussi sur une cavalerie lourde (les Compagnons ou hetairoi) chargée de provoquer la rupture chez l'adversaire une fois celui-ci fixé par les sarisses des phalangites. L'armée incorpore également des mercenaires grecs (hoplites), des cavaliers légers (Thraces ou Péoniens), des peltastes (dont les javeliniers d'élite agrianes sous Alexandre), des archers, etc. À la fin du règne d'Alexandre, de nombreux Perses sont intégrés mais ses successeurs antigonides recentrent le recrutement sur les Macédoniens et les mercenaires grecs.

Religion[modifier | modifier le code]

Les Macédoniens partagent les mêmes croyances que les Grecs, en effets, les Argéades, la dynastie royale macédonienne, se revendiquent Héraclides, ce qui prouve qu'ils fondent leur prestige sur la mythologie grecque. Alexandre le Grand fonde d'ailleurs une partie de son propre mythe sur sa descendance de Zeus Ammon. On peut aussi noter qu'il épargne les temples des dieux lors de la destruction de Thèbes, qu'il fait ériger des autels aux douze plus grands dieux de l'Olympe quand il est forcé d'arrêter sa conquête de l'Inde. Dans le cas d'Alexandre cependant, son allégeance aux dieux grecs, ou tout dieu, est controversé, car il rend aussi honneur aux dieux égyptiens à Siwa, souhaite faire un sacrifice à Melqart à Tyr et, dans sa tentative d'intégrer les coutumes perses à son empire, exige de se faire révérer comme un dieu lui-même.

Le royaume de Macédoine participe aussi aux jeux panhelléniques, qui font partie des rites de la religion grecque antique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. The Mystery of the Name "Macedon", American Chronicle, juin 2009.
  2. a et b Strabon, Géographie, VII, frg. 11.
  3. Homère, Iliade, XIV, 215-220. Notes de Robert Flacelière, La Pléiade, 1993, p. 933.
  4. Homère, Iliade, XIV, 226.
  5. Hatzopoulos 1996, p. 27-29 ; (en) E. Badian, « Greeks and Macedonians, Macedonia and Greece in Late Classical and Early Helenistic Times », Studies in the History of Art, 10, Washington, 1982, p. 33-51.
  6. D. Knoepfler, « Le calendrier des Chalcidiens de Thrace, essai de mise au point sur la liste et l'ordre des mois eubéens », Journal des Savants, 1989, p. 23-59
  7. Hatzopoulos 1996, p. 28.
  8. M.B. Hatzopoulos, L.Kahil, Cultes et Mythes dans La Macédoine de Philippe II à la conquête romaine, Paris, 1993, p. 106-116
  9. L. Dubois, « Une tablette de malédiction de Pella : S'agit-il du premier texte macédonien ? », Revue des Études Grecques, 108, 1995, p. 190-197 ; E. Voutiras, « À propos d'une tablette de malédiction de Pella », REG, n°109, 1996, p. 678-682.
  10. M. Hatzopoulos, « Le parler des anciens Macédoniens », La Macédoine, Géographie historique, Langue, Cultes et croyances, Institutions, De Boccard, Paris, 2006, p. 35-51.
  11. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne], VIII.
  12. Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Royaume de Macédoine » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (Wikisource).
  13. Démosthène, Discours sur la Couronne, 67-68.
  14. Hatzopoulos 1996, p. 25-26.
  15. M. Hatzopoulos, L'État macédonien antique : un nouveau visage, Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 141e année, n°1, 1997.
  16. Quinte-Curce, L'Histoire d'Alexandre le Grand [lire en ligne], X, 6, 1.
  17. S. Le Bohec-Bouhet, L’héritier du diadème chez les Antigonides, Gerión. Revista de Historia Antigua, Volume 23, 2005.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Briant, Antigone le Borgne : Les débuts de sa carrière et les problèmes de l'assemblée macédonienne, Besançon, Université de Franche-Comté, coll. « Annales littéraires de l'Université de Besançon », , 400 p. (ISBN 2-251-60152-X, lire en ligne).
  • Paul Cloché, Histoire de la Macédoine jusqu'à l'avènement d'Alexandre le Grand, Payot, 1960, 269 p. 
  • Édouard Will, Histoire politique du monde hellénistique 323-30 av. J.-C., Paris, Seuil, coll. « Points Histoire », (ISBN 202060387X).
  • Miltiade Hatzopoulos, L'organisation de l'armée macédonienne sous les Antigonides, Meletimata 30, Athènes, 2001.
  • Miltiade Hatzopoulos, « Royaume de Macédoine et colonies grecques : Langue et institutions », Cahiers du Centre Gustave Glotz, no 7,‎ , 1re partie : « Contacts et échanges dans les sociétés antiques », art. 2, p. 25-38 (DOI 10.3406/ccgg.1996.1396, lire en ligne).
  • (en) N. G. L. Hammond et alii, A History of Macedonia, 3 vol., Oxford, 1972-1988.
  • (en) N. G. L. Hammond, The Macedonian State, Oxford, 1989.
  • (en) M. Hatzopoulos, Macedonian Institutions Under the Kings, Meletimata 22, Athènes, 1996.

Liens externes[modifier | modifier le code]