Antiochos IV

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Antiochos.
Antiochos IV Épiphane
Image illustrative de l'article Antiochos IV
Titre
Roi Séleucide
Prédécesseur Séleucos IV Philopator
Successeur Antiochos V Eupator
Biographie
Dynastie Séleucides
Date de naissance v. -215
Lieu de naissance Drapeau de l'Iran Iran
Date de décès
Lieu de décès Drapeau : Iran Perside
Père Antiochos III
Mère Laodicé III
Conjoint Laodicé IV
Enfants Antiochos V

Antiochos IV Épiphane (l'Illustre) est le fils d'Antiochos III le Grand, né vers -215, il gouverne le royaume séleucide de -175 à -164, date de sa mort. La tradition chrétienne en fait une figure de l'Antéchrist[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et début du règne[modifier | modifier le code]

Après la défaite de son père et la paix d'Apamée, il est envoyé comme otage à Rome, où il passe plusieurs années avant d'être échangé en 178 ou 179 avec son neveu Démétrios, après l'avènement de son frère Séleucos IV. Il séjourne alors environ trois ans à Athènes, avec laquelle il noue des liens étroits.

Soutenu par les rois de Pergame Eumène et Attale, il succède à l'automne 175 à son frère Séleucos, assassiné par son ministre Héliodore qu'il élimine rapidement.

De 171 à 168, il se lance dans une guerre contre l'Égypte, où il bat les pharaons Ptolémée VI et Ptolémée VII, s'emparant de l'Égypte et de Chypre en 168.

Cependant, l'ultimatum de l'ambassadeur romain Gaius Popilius Laenas[2], l'oblige à abandonner ses conquêtes. À la suite de l’expédition d’Antiochos contre l'Égypte, la guerre civile s'installe à Jérusalem entre les grands-prêtres Jason et Ménélas, après l'assassinat d'Onias III. Antiochos doit quitter l'Égypte pour réprimer la révolte à Jérusalem.

Hellénisation forcée de la Judée[modifier | modifier le code]

Monnaie d'Antiochus IV

Défenseur zélé de la culture grecque, il finance la construction du temple de Zeus à Athènes. Sous l'influence du mathématicien et poète Philonidès de Laodicée, il adopte la philosophie de l'épicurisme[3]. Sa tentative d'hellénisation forcée de la Judée, soutenue par les grands-prêtres Jason et Ménélas, provoque la colère des Juifs traditionalistes.

Antiochos en vient à interdire le judaïsme et consacrer le temple de Jérusalem aux dieux grecs. En effet, en -168 il pille le temple de Jérusalem et y installe un autel du dieu Baalshamin, détruit les murailles de la ville et bâtit la forteresse de l'Acra. Puis dans un édit de appelé édit de persécution, il ordonne d'offrir des porcs en holocauste, interdit la circoncision et pourchasse les adversaires de l'hellénisation. Cette politique lui vaut le surnom d'Épimane (l'Insensé).

Après son départ, éclate une révolte des Juifs dirigée par la famille des Maccabées. En 166, les troupes envoyées par Antiochos IV sont successivement battues, Apollonius à Samarie, Nicanor et Gorgias à Emmaüs et Lysias à Beth Zur. En 164, Antiochos arrête la persécution et amnistie les Juifs qui regagneraient leurs foyers (). Judas Maccabée s'empare de Jérusalem, procède à la purification du temple et rend le sanctuaire et l'autel au culte de YHVH.

Fin de règne[modifier | modifier le code]

Dans le même temps (165), Antiochos IV part pour l'Orient, passant par la Grande-Arménie afin de la faire rentrer dans l'orbite séleucide, puis la Médie. Il tombe malade fin 164 et meurt en Perside, avant de pouvoir mener une expédition contre les Parthes.

Évergétisme athénien[modifier | modifier le code]

Il se montre généreux vis-à-vis d'Athènes, en finançant certaines fêtes et constructions et en faisant reprendre la construction du temple de Zeus Olympien.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Histoire politique du monde hellénistique (323-30 av. J.-C.), p. 306
  2. Tite-Live, Histoire romaine, livre XLIV, 19.
  3. Maurice Sartre, D'Alexandre à Zénobie, Histoire du Levant antique, IVe siècle av. J.-C. - IIIe siècle ap. J.-C., Fayard, p. 296.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages historiques[modifier | modifier le code]

  • (fr) Édouard Will, Histoire politique du monde hellénistique (323-30 av. J.-C.), préface inédite de Pierre Cabanes, Éditions du Seuil, collection « Points histoire », 2003, 650 p. (ISBN 2-02-060387-X)

Littérature antique[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]