Arsinoé II

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Arsinoé II
Octodrachme d’or avec une corne d'abondance.jpg

Octodrachme d'or avec une corne d'abondance.

Biographie
Naissance
Décès
Famille
Père
Mère
Frères
Sœurs
Antigone (en)
Théoxène (en)
Lysandra
PtolémaïsVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Enfants
Ptolémée de Telmessos
Philippe (en)
Lysimaque (en)
Ptolémée II de Telmessos (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Arsinoé II Philadelphe (en grec antique : Ἀρσινόη) est une reine égyptienne, souveraine en Macédoine et Thrace, puis en Égypte . Elle est la fille de Ptolémée Ier Sôter et de sa maîtresse (puis épouse) Bérénice Ire. Sa date de naissance se situe au plus tard en -316 probablement à Memphis et elle meurt vers -268 à Alexandrie. Elle est successivement l'épouse de Lysimaque, de Ptolémée Kéraunos (son demi-frère) et de Ptolémée II (son frère).

Elle est née en Égypte, issue de deux parents macédoniens, Ptolémée Ier Sôter et Bérénice Ire. En -299, elle épouse Lysimaque, roi de Thrace et de Macédoine. Comme reine, elle voyage pour des affaires politiques dans différentes villes, en particulier Heraclea et Ephèse.

On peut voir son physique sur les pièces de monnaies ainsi que sur les sculptures qui la représentent, dont une tête en marbre conservée au musée du Louvre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et éducation[modifier | modifier le code]

Statue colossale d'Arsinoé II provenant d'Héliopolis.

Arsinoé est probablement née à Memphis, ancienne capitale de la satrapie d'Égypte, ou à Alexandrie, la nouvelle capitale fondée par Alexandre le Grand. Son père Ptolémée Ier avait été nommé satrape d’Égypte par Perdiccas qui était à cette époque le régent au moment de la division de l'Empire d'Alexandre. Sa mère, Bérénice Ire, est venu à Memphis aux environs de 321 av. J.-C.. C'était une noble macédonienne envoyée par son père Antipater en Égypte pour se marier avec Ptolémée. Ce mariage était un mariage politique. Elle avait reçue une éducation grecque ; Diogène Laërce dit que Straton de Lampsaque avait une correspondance avec elle, par cela, on peut en déduire que le philosophe et futur directeur du lycée, était le tuteur d'Arsinoé comme il l'était déjà pour son frère, Ptolémée II. Par conséquent, la future reine a reçue une excellente éducation à la fois philosophique et littéraire. L'éducation qu'a reçu Arsinoé, bien que compréhensible dans le contexte de la cour hellénistique d'Alexandrie, où la culture grecque a été promue par de nombreux moyens, était tout à fait exceptionnelle pour une fille. Les femmes dans l'antiquité grecque, à la seule exception de Sparte, ne recevaient aucun enseignement scolaire et elles n'apprenaient même pas à lire et à écrire. Dans la cité, les femmes ne sont destinées en aucune façon à participer à la vie politique.

Arsinoé reine de Thrace, d'Asie mineure et de la Macédoine[modifier | modifier le code]

Mariage[modifier | modifier le code]

En 299 av. J.-C., après la bataille d'Ipsos et afin de sceller l'alliance entre son père et Lysimaque, général d'Alexandre le Grand et roi de Thrace depuis 304 av. J.-C., Arsinoé épouse ce dernier tandis que sa demi-sœur Lysandra épouse le fils et héritier présomptif de Lysimaque, Agathoclès, né d'un premier mariage.

Il lui offre les villes d'Héraclée, de Théos, d'Amastris de Cassandréia, et même Éphèse qui est refondée sous le nom d'Arsinoé. De cette union naissent trois fils, Ptolémée, Lysimaque et Philippe.

Arsinoé est venue à Lysimachia, quand elle avait environ seize ans, alors que Lysimaque avait dans la soixantaine. Malgré la différence d'âge, nous savons que la fille de Ptolémée est restée fidèle jusqu'à la fin, de sorte que Démétrios l'appelait « sa Pénélope » (en grec ancien : τῆς ἐκείνου Πηνελόπης, tes ekèinou Pénélopes).

Il y a une anecdote que raconte Athénée, où le roi de Thrace a emprisonné jusqu'à la mort dans une cage, l'un de ses officiers car il avait dit qu'Arsinoé était « à vomir ».

Politique de la reine[modifier | modifier le code]

La présence d'Arsinoé aux côtés du roi thrace, devenu roi de Macédoine en 288 av. J.-C., était tout sauf anecdotique. Le décret de Délos stipulait « roi Lysimaque » et « reine Arsinoé », témoignant que le roi avait associé sa femme dans l'activité politique et dans la légitimité de sa dynastie.

De plus, l'historien Memnon témoigne que Lysimaque a donné à Arsinoé la ville d'Héracléa, probablement après la mort d'Amastris en 284 av. J.-C.. Selon les écrits d'Éraclea, la reine a aboli les privilèges obtenus précédemment par les citoyens et elle a nommé un gouverneur qui se comportait de manière tyrannique et despotique.

Le géographe Strabon écrit dans son livre La Géographie, qu'Arsinoé a calomnié Philétairos, le trésorier de Pergame, ce qui a provoqué une révolte de la ville contre lui. De ce témoignage, nous pouvons en déduire que la reine a exercé une certaine forme de contrôle, même dans ce domaine.

En outre, Appien d'Alexandrie dit que la ville d’Éphèse a été rebaptisé Arsinoea en référence à la reine, fait confirmé par des inscriptions et des pièces. La reine était aussi au pouvoir dans cette ville. Justin dit qu'Arsinoé parle de Kassandra comme « sa » ville, témoignant que la reine, qui avait choisi cet endroit pour sa retraite après la mort de Lysimaque, avait aussi une certaine forme de contrôle direct.

Le culte d'Arsinoé, associé à celui d'Aphrodite, déesse de la beauté. Plus prosaïquement, en imposant le culte d'Arsinoé dans les temples égyptiens, Ptolémée II parvient à prélever de nouveaux subsides versés directement dans le trésor royal, ceci sans révoltes de la part du clergé.

Conspiration et mort d'Agathoclès[modifier | modifier le code]

En 284 av. J.-C. le royaume de Lysimaque est secoué par une crise familiale et dynastique grave: le fils Agathoclès est emprisonné et tué par ordre du roi car il a été accusé de vouloir usurper le trône, aidé par Séleucos Ier. Selon Justin, c'est Arsinoé qui a révélé à son mari que son fils était en train de comploter contre lui, tandis que Pausanias témoigne que la reine avait poussé à tuer son fils Lysimaque pour éliminer l'héritier du trône et ouvrir la voie à ses enfants pour la succession. Le géographe insinue même qu'Arsinoé était alimentée par une rancune personnelle contre Agathoclès, qui avait précédemment rejeté sa tentative de séduction.

Agathoclès âgé de trente ans à l'époque et très célèbre pour avoir finalement vaincu Démétrios Ier, était probablement désireux d'être au moins désigné à la succession de son père qui avait presque quatre-vingts ans. Les autres diadoques avaient déjà proposé depuis un certain temps leurs héritiers : Antigone avait associé au trône son fils Demetrios depuis -306, Séleucos avait nommé co-régent son fils Antiochos et enfin Ptolémée Ier avait fait la même chose avec son fils Ptolémée II en 285 av. J.-C..

Du fait d'être l'ainé ainsi que de ses exploits militaires, Agathoclès pouvait aspirer à l'accession au trône, étant donné que les trois fils d'Arsinoé à cette époque n'avaient seulement respectivement que quatorze, douze et dix ans. Tandis que le seul autre fils de roi, Alexandre, n'était très probablement pas prétendant car il était issu de Macris, une princesse du royaume des Odryses, concubine du roi.

Mort de Lysimaque et évasion audacieuse d’Éphèse[modifier | modifier le code]

Après la mort d'Agathoclès, Séleucos lutte contre Lysimaque et lors de la décisive bataille de Couroupédion (février 281 av. J.-C.), le roi de Thrace meurt, les armes à la main à environ 80 ans. Séleucos devient maitre de Sardes.

Lorsque les nouvelles de la débâcle arrivent à Ephèse/Arsinoea, où à cette époque Arsinoé était la reine, la population, a immédiatement pris parti pour les vainqueurs et ouvre les portes de la ville pour accueillir Séleucos.

Polyen dit qu'Arsinoé comprit immédiatement le danger et conçoit un stratagème qui lui sauve la vie. La reine se confectionne une solide robe avec ses vêtements et sort du Palais-royal sur une civière accompagnée d'une escorte armée, et se déguisant avec des chiffons sales et elle atteint une sortie secondaire, et se dirige à pied vers le port.

La femme de chambre de la reine est quant à elle retrouvée morte peu de temps après. Poignardée par un soutien de Séleucos, tandis qu'Arsinoé parvient à monter à bord d'un navire pour se réfugier en Macédoine.

Polyen ne mentionne pas les trois fils d'Arsinoé, on peut supposer qu'ils n'étaient pas là à ce moment, mais qu'il voyageait en Thrace et en Macédoine.

Mariage avec Ptolémée Keraunos et massacre de Kassandra[modifier | modifier le code]

Après sa fuite d’Éphèse, Arsinoé se retrouve avec ces trois enfants à Cassandréia, l'importante ville macédonienne fondée par Cassandre en 316 av. J.-C. et initialement destiné à devenir la nouvelle capitale du royaume.

Ptolémée Keraunos, voulant d'une part contrôler Cassandréia et de l'autre légitimer sa couronne avec un mariage royal et surtout neutraliser les autres prétendants au trône qui voudraient se marier avec Arsinoé, il persuade sa sœur d'être sa femme. Par dépit, Ptolémée, le fils aîné d'Arsinoé, essaye de convaincre sa mère de refuser mais celle-ci accepte le mariage, convaincue par des serments solennels.

Pour légitimer le mariage, qui a probablement été célébré à Pella ou à Vergina, Ptolémée Keraunos place la tiare sur le front d'Arsinoé face à l'armée déployée et la proclame « reine », fait unique dans l'histoire du royaume de Macédoine.

Probablement quelques semaines seulement après le mariage de Kéraunos, alors que quelques mois plus tôt il avait tué pour trahison Séleucos, il effectue une autre action surprise. À peine entré dans Cassandreia, Ptolémée fait tuer deux des fils qu'Arsinoé avait eus du roi Lysimaque, le jeune Lysimaque, âgé de seize ans et Philippe, treize ans ; seul l'aîné, Ptolémée, échappe au massacre

Celui-ci, essaye, en vain, de retrouver le royaume de Macédoine. Justin témoigne que dans les années qui ont suivi, le fils d'Arsinoé se rend d'abord en Égypte, puis dans la ville de Lycie et de Telmessos, pour rencontrer Ptolémée II, devenu gouverneur en 258 av. J.-C..

Arsinoé est cependant épargnée par son demi-frère ; ils sont expulsés de la ville, dépouillés des insignes et accompagnés par deux servantes. Kéraunos n'avait pas autorisé d'enterrer les deux fils de sa demi-sœur, ce qui indique une attitude particulièrement vindicative envers elle, peut-être parce que la reine, quatre ans auparavant, avait soutenu l'exécution d'Agathoclès, ou alors un ressentiment contre le frère d'Arsinoé, Ptolémée II.

Arsinoé s'enfuit de nouveau et se retire à Samothrace avant de rejoindre à Alexandrie, en -279, son frère Ptolémée II et Arsinoé Ire son épouse, fille du défunt Lysimaque.

Justin ne manque pas de souligner que Kéraunos payera la dette pour son acte odieux. Il est tué par les Celtes au combat quelques mois plus tard, laissant le royaume de Macédoine dans l'anarchie jusqu'à l'avènement d'Antigone II Gonatas.

Reine d’Égypte[modifier | modifier le code]

Mariage avec Ptolémée II[modifier | modifier le code]

Nous ne savons pas avec certitude quand Arsinoé revient de Samothrace à Alexandrie, mais sûrement entre 279 et 276 av. J.-C..

Ptolémée Ier, le père d'Arsinoé II, est mort en 283 av. J.-C. et son fils Ptolémée II lui succède.

Cependant, peu après l'accession au trône de Ptolémée, la reine est exilée à Kos ; elle est accusée de conspiration contre Aminta et Chrysippe, tandis que les amis de la reine sont condamnés à mort.

La seule source que nous avons sur cet événement est le Scholia en Theocritum, qui ne parle pas d'une implication d'Arsinoé II d'avoir répudié la première femme de Ptolémée II, on peut supposer que la sœur du roi est venu en Égypte après l'exil d'Arsinoé Ire et en tout cas elle s'est mariée à son frère après la découverte de la conspiration.

Le mariage d'Arsinoé II et de son frère Ptolémée II, a eu lieu en 275 av. J.-C., il était sûrement dérangeant pour le monde grec, mais il a été admis en Égypte, grâce à l'intuition des dirigeants de l'associer à la propagande ptolémaïque, et au culte d'Isis et Osiris. Au cours de cette période, Arsinoé était représentée dans l'art figuratif en Isis et Osiris pour Ptolémée. Pour preuve de la réussite de ce mariage de la famille, cette tradition a été imité par presque tous les rois de la dynastie ptolémaïque.

Au moment du mariage avec son frère, Arsinoé a dépassé les quarante ans, tandis que Ptolémée était plus jeune d'environ sept ans. Pausanias témoigne que Ptolémée II était amoureux de sa sœur. Il est probable que ce fut vrai parce qu'en plus de l'avoir souvent associé dans les portraits de pièces de monnaie et des statues, il lui a consacré plusieurs villes et surtout il ne s'est plus marié après sa mort même s'il lui a survécu vingt-cinq ans.

Mais il est également possible que le mariage ait été fait pour des raisons politiques : la dynastie des Ptolémée a été renforcée par le mariage entre frère et sœur pour dissuader les autres familles macédoniennes qui pouvaient aspirer au trône. En outre, contrairement à la polygamie de son père et d'autres diadoques, qui avaient conduit à diverses crises et luttes internes pour la succession, le mariage avec Arsinoé n'a entrainé aucune agitation. En ce sens, l'historienne Elisabeth Donnelly Carney appelle le mariage entre Ptolémée II et Arsinoé une « endogamie extrême » par opposition à la polygamie des autres souverains hellénistiques.

Enfin, au cours de la dynastie, la répétition incessante du nom Ptolémée pour tous les souverains du royaume hellénistique de l’Égypte est associé au fait que la reine serait presque toujours sa sœur ce qui a donné l'image aux sujets égyptiens d'une monarchie solide et immuable dans le temps.

L'épithète de « Philadelphe » (en grec ancien : Φιλάδελφος, littéralement « celui qui aime sa sœur »), est attribuée à Ptolémée II et à Arsinoé ; il idéalise leur mariage fraternel. De cette façon, la propagande ptolémaïque a une connotation de l'amour de la famille pour les deux monarques, contribuant à la justification de ce type de mariage, puis à le diviniser.

Ptolémée et Arsinoé n'ont pas d'enfants, mais Arsinoé adopte les enfants de la précédente épouse (et homonyme) du roi : le futur souverain Ptolémée III, le deuxième fils de Lysimaque et Bérénice, la future épouse du roi Séleucide Antiochos II.

La politique étrangère et militaire[modifier | modifier le code]

Comme à l'époque où elle était la reine de Thrace et de Macédoine, Arsinoé, comme souveraine d’Égypte, ne se limite pas à la vie de la cour, mais elle est active dans la vie politique.

Nous savons par la stèle de Pitom qu'Arsinoé accompagne son mari à Heroonpolis/Pithom, près de l'isthme de Suez situé sur les frontières occidentales du royaume, pour inspecter les troupes égyptiennes, leur donner du courage, alors qu'ils avaient été vaincus pendant les premières batailles de la première guerre syrienne contre Antiochos Ier. La guerre a été gagné par la suite avec la victoire égyptienne complète contre l'empire séleucide.

Justin dit qu'Arsinoé, dans la courte période où elle était la reine aux côtés de Ptolémée Keraunos, se montra à l'armée pendant que son mari plaçait le diadème sur sa tête en lui donnant le titre de « reine ».

En outre, le philologue Gabriella Longega, dans son étude d'Arsinoé, souligne l'importance sur le plan international de la reine, soulignant qu'elle avait été nommée reine dans une ville située sur la rivière Achéloos en Étolie, région alliée de Pirro et donc pas directement lié aux territoires ptolémaïques.

La preuve la plus importante de la participation de la politique étrangère et militaire d'Arsinoé est le décret athénien des Chrémonidès de -268/267, probablement publié peu après la mort de la reine. Dans ce document, il est rapporté qu'Arsinoé avait activement participé à la préparation de l'alliance grecque contre Antigones Gonatas, qui exerçait sur eux un contrôle militaire. Dans le décret, qui marque le début de la guerre chrémonidéenne contre Antigone, il est dit que « le roi Ptolémée, suite à la politique de son père et sa sœur, montre sa préoccupation pour la liberté des Grecs. » Cette phrase montre qu'Arsinoé avait activement préparé le terrain, tant du point de vue politique que du point de vue diplomatique et financier, à la préparation de la rébellion grecque contre l'occupation macédonienne, peut-être elle avait l'intention d'amener son fils Ptolémée II de Telmessos sur trône de Pella.

Le décret de Chrémonidès est particulièrement important car elle est la première attestation historique, dans le monde classique de la participation d'une femme à une activité dans la politique internationale.

L'importance de ce décret laisse entrevoir l'interprétation selon laquelle la citation de la reine pourrait être un simple hommage au couple royal, dans l'espoir que la reine pourrait influencer positivement les décisions de Ptolémée II.

Les victoires aux Concours Olympiques[modifier | modifier le code]

En l'absence d'autres sources anciennes à ce sujet, il est seulement attesté grâce à une épigramme par Posidippe, inclus dans le soi-disant papyrus de Milan découvert en 1992. Nous savons que la reine a remporté trois courses à des jeux olympiques, probablement en 272 av. J.-C..

Les femmes ne pouvaient pas participer aux Concours Olympiques que soit en tant que spectatrices ou a fortiori en athlètes, mais seulement à la course de chars en tant qu'aurige, ce qui constitue une exception où les femmes étaient acceptées.

D'autres notes rapportent que des femmes avant Arsinoé, ont remporté les courses de chars olympiques : d'abord, la spartiate Cynisca, fille d'Archidamus II et sœur d'Agésilas II et d'Agis II, a été la première femme à remporter la course de chars avec quatre chevaux, deux fois en 396 et 392 av. J.-C.. Par la suite, en -368, son compatriote Eurileonide a remporté la course à pied avec le char avec deux chevaux.

À l'époque hellénistique, c'était Bérénice, la mère d'Arsinoé, qui avait gagné une course en 284 av. J.-C., puis imitée par sa fille dans l'édition des concours olympiques (probablement) en 272 av. J.-C. où la reine d’Égypte a remporté trois courses, deux avec quatre chevaux et une avec deux. Arsinoé a obtenu un si grand prestige international prouvant qu'elle pouvait grandement se consacrer dans les compétitions sportives. La préparation et la formation des chevaux, et le reste des membres de l'équipe avaient besoin de l'engagement financier et organisationnel considérable.

La mort et le culte[modifier | modifier le code]

La date de la mort d'Arsinoé n'est pas connue avec précision : selon la « stèle de Mendes », qui attache à Arsinoé le titre rare de Reine de la Haute et la Basse-Égypte, elle serait morte dans la quinzième année du règne de Ptolémée II, en 270 av. J.-C., tandis que la seconde « stèle de Pitom » dit que c'était dans la seizième année. McKechnie spécule que la première se réfère à la quinzième année du règne de la mort de son père Ptolémée Ier et le début du règne de Ptolémée II (-268), tandis que la seconde concerne la seizième année de l'association d'Arsinoé à son mari comme co-régente en -269, dans ce cas, la date de mort d'Arsinoé serait en -268, qui est la même année du décret Chrémonidès.

Le iambe XVI de Callimaque (en grec ancien : Ἐκθέωσις Ἀρσινόης, Ektheosis Arsinoes, Apothéose d'Arsinoé'), est la seule preuve que nous avons sur les funérailles d'Arsinoé. Les versets sont malheureusement fragmentaires. Ce poème, témoigne que la reine n'a pas été embaumé et enterré comme prescrit par la religion égyptienne, mais qu'elle a été brûlé sur un bûcher selon la pratique macédonienne.

Ptolémée a établi le culte de la sœur qui a été appelé « déesse de l'amour fraternel » (en grec ancien : θέα φιλάδελφος philàdelfos Thea) ; il a dédié un temple à Alexandrie et un autre à Memphis et le paiement des prêtresses en charge à ses pratiques religieuses. À Memphis, en particulier, son culte a été associé à celui du dieu Ptah.

Quand elle est morte, Arsinoé avait environ quarante-huit ans, alors que son mari, qui ne s'est pas remarié à d'autres femmes de manière à renforcer le culte de la reine, en avait environ quarante.

Ptolémée a fondé ou a changé le nom de plusieurs villes avec le nom de sa femme, comme Arsinoé sur le golfe de Suez, Arsinoé en Cilicie et Crocodilopolis, aujourd'hui Fayoum, où son culte était lié à celui du crocodile.

Arsinoé est également au panthéon des déesses grecques, comme associée au culte des Dioscures ; elle a également été associé au culte d'Aphrodite dans le temple de la déesse, appelée « Zefiritide » à Canope. La diffusion de son culte a été fait partout autour de la mer Méditerranée et est attestée par le fait qu'ils ont nommés diverses villes portuaires, comme Famagouste à Chypre et Patara en Lycie, qui ont pris le nom Arsinoé, et c'est seulement plus tard qu'elles ont changé de nom.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Voir l’article annexe : Arbre généalogique des Lagides.
Arsinoé II Philadelphe
Naissance vers -316 Décès -270
Père Ptolémée Ier Sôter Grands-parents paternels
Lagos
Grand-mère paternelle inconnue
Mère Bérénice Ire Grands-parents maternels
Grand-père maternel inconnu
Grand-mère maternelle inconnue
Fratrie Ptolémée II
Ptolémée Kéraunos
1re épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
2e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
3e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
4e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
5e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
6e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
7e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
8e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
Mari Lysimaque Enfant(s) Ptolémée de Telmessos
Lysimaque
Philippe
2e mari Ptolémée Kéraunos Enfant(s)
3e mari Ptolémée II Enfant(s)
4e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arrien, Anabase d'Alexandre.
  • Plutarque, Vies parallèles.
  • Elizabeth Donnelly Carney, Arsinoe of Egypt and Macedon: A Royal Life, New-York, Oxford University Press, 2013.
  • Gabriella Longega, Arsinoe II, L'Erma di Bretschneider, 1968.

Notes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]