Oikos

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Un oikos — du grec ancien οἶκος, « maison », « patrimoine » — est l' ensemble de biens et des hommes rattachés à un même lieu d'habitation et de production, une « maisonnée ».

Il s'agit à la fois d'une unité familiale élargie — des parents aux esclaves — et d'une unité de production agricole ou artisanale. Il est le centre d'un pouvoir et l'art de "gérer un oikos" revêt une importance particulière dans la Grèce antique.[1]

Signification et fonction[modifier | modifier le code]

En Grèce antique, dès l'époque homérique, chaque personne était rattachée à un oikos. dans l'Odyssée , l'oikos d'Ulysse attirait la convoitise des prétendants. Il s'agissait d'un gigantesque domaine dans l'ile d'Ithaque avec plusieurs milliers de têtes de bétail.

Dans l'Économique de Xénophon , traduit malencontreusement — dans la majorité des vieilles traductions et avant que les progrès de la linguistique ne permettent de bien discerner les deux sens du mot — par « maison » et ceci bien que Socrate ait pris soin de bien préciser ce qu'il entendait par « oikos »[2].

L’oikos était également une sorte de base de ralliement durant les jeux olympiques en Grèce : elle permettait de conserver les prix gagnés sur les sites comme Delphes, Corinthe, Némée, etc., mais aussi de réunir les athlètes venus d'une même cité.[réf. nécessaire]

Dans l'empire byzantin[modifier | modifier le code]

Dans l'empire byzantin, le terme sert à désigner un bâtiment , plus précisément sa fonction, au sens d'une unité de production. Cela peut également désigner un domaine agricole, un palais, ou une église.[3]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Françoise Baslez, Les sources littéraires de l’histoire grecque, Armand Colin, 2003.
  • Violaine Sébillotte-Cuchet, « L’oikos », dans : 100 fiches d’histoire grecque, (2007), 3e éd., Bréal, 2013, p. 48-49.
  • Claude Mossé, « La femme au sein de l’oikos », dans : La Femme dans la Grèce antique (1983), Albin Michel , 2014, p. 17-23.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Mossé, La femme dans la grèce antique (lire en ligne), p. 18
  2. OIKONOMIKOS, 5. Chanteraine, 2008, p. 5.
  3. Eric Limousin, Le monde byzantin du milieu du VIIIe siècle à 1204: Economie et société, p. 96

Source[modifier | modifier le code]