Champs Élysées (mythologie)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Champs Élysées.
image illustrant la mythologie grecque
Cet article est une ébauche concernant la mythologie grecque.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Champs Élysées (Carlos Schwabe, 1903).

Dans la mythologie grecque, les champs Élyséens, ou simplement l’Élysée sont le lieu des Enfers où les héros et les gens vertueux goûtent le repos après leur mort.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot vient du grec ancien Ἠλύσιον πεδίον / Êlýsion pedíon, issu selon certains de ἐνηλύσιον / enêlýsion (« lieu frappé par la foudre »)[réf. nécessaire], ou bien de ἀλυουσας / ἀλύω (« être agité », ou « errer/flâner »[1]) comme l'avance Eustathe de Thessalonique[2], ou encore de ἀλύτως, synonyme de ἀφθάρτως (« incorruptible »)[3], en allusion à la nature incorporelle des âmes.

Description des champs Élysées[modifier | modifier le code]

Champs ÉlyséesChamps Élysiens ou Élysée. - Partie des Enfers, où, selon la religion grecque et la religion romaine, séjournaient les âmes vertueuses après la mort. C'était la quatrième division des Enfers, suivant les Grecs, et la septième, suivant les Romains. 

Les champs Élysées dans la littérature[modifier | modifier le code]

Chez Homère, les champs Élyséens se situent à l'extrémité occidentale de la Terre, près d'Océan. Dans l’Odyssée, Protée les décrit ainsi à Ménélas[4] :

« Les Immortels t'emmèneront chez le blond Rhadamanthe,
Aux champs Élyséens, qui sont tout au bout de la terre.
C'est là que la plus douce vie est offerte aux humains ;
Jamais neige ni grands froids ni averses non plus ;
On ne sent partout que zéphyrs dont les brises sifflantes
Montent de l'Océan pour donner la fraîcheur aux hommes. »

— (Trad. Frédéric Mugler, 1995)

À l'époque d’Hésiode, les champs Élyséens deviennent les îles des Bienheureux, décrites par Pindare.

Virgile, au chant VI de l’Énéide, donne une description des champs Élyséens. Ceux-ci, situés dans les Enfers, accueillent les initiés aux mystères orphiques. Ce lieu connaît un éternel printemps et possède son propre soleil et ses propres étoiles[5].

Certains auteurs de l'Occident chrétien ont repris ce modèle : les champs Élyséens se situent en enfer et accueillent les héros et poètes qui ont vécu avant la venue du Christ. C'est ainsi que dans le poème de Dante, la Divine Comédie, « l'ombre d'Anchise […] aperçut son fils dans l'Élysée »[6], le premier cercle de l'enfer, dans lequel se trouve Énée[7].

Les champs Élysées dans l’opéra[modifier | modifier le code]

La scène des champs Élysées est la 3e de l’acte II de l’opéra Orphée et Eurydice de Gluck.

Cette scène est le ballet des Ombres heureuses ou ballet des esprits bienheureux.

Ce ballet-pantomime se situe après la danse des Furies. Ces gardiennes des Enfers qui viennent d’être charmées par le chant d’Orphée l'autorisent à entrer aux Enfers et disparaissent dans un gouffre à la fin de cette danse. Orphée pénètre dans les champs Élysées, séjour des âmes vertueuses, jardin de buissons fleuris où se trouve Eurydice suivie des ombres des Héros et des Héroïnes. La musique de ce ballet est un solo de flûte accompagné par un orchestre à cordes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire Bailly.
  2. Commentarii ad Homerii Odisseam, IV, v. 563, d'après (en) Henry George Liddell et Robert Scott, A Greek-English Lexicon, Oxford, Clarendon Press, 1940 [lire en ligne].
  3. A Greek-English Lexicon [lire en ligne].
  4. Odyssée, IV, 563-568.
  5. Solemque suum, sua sidera norunt : Énéide [détail des éditions] [lire en ligne], VI, 561.
  6. Paradis, XV, 27 (trad. Jacqueline Risset, 1992).
  7. Enfer, IV, 122.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :