Poséidon

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Poséidon tenant son trident, plaque corinthienne de Penteskouphia, 550-525 av. J.-C., musée du Louvre

Poséidon (en grec ancien Ποσειδῶν / Poseidỗn, en crétois et en béotien Ποτειδάων / Poteidáôn) est le dieu des mers et des océans en furie, ainsi que l'« ébranleur du sol » — dieu des tremblements de terre et des sources dans la mythologie grecque. Son symbole principal est le trident, qu'il reçoit des Cyclopes pendant la Titanomachie, il est aussi symbolisé par le taureau, et surtout le cheval. Les Romains l'assimilent à Neptune qui finit par se confondre avec. Fils de Cronos et de Rhéa. Marié à Amphitrite et semble avoir eu d'autres conquêtes.

Origine[modifier | modifier le code]

Avant que l'anthropomorphisme ne fasse de lui être un dieu de la mer, Poséidon semble avoir été un dieu chthonien lié au monde souterrain, porteur de mort et responsable des tremblements de terre, proche de la figure du dieu Hadès. Son épithète d'« ébranleur du sol », attesté en Arcadie où son culte est le plus ancien, en fait un dieu ambivalent, responsable de catastrophes naturelles mais aussi du retour des eaux fécondantes du printemps[1]. Il est le dieu grec le plus fortement lié au cheval à travers ses mythes comme ses représentations. Toutefois, il ne semble pas issu d'un cheval divinisé, le totémisme étant inconnu en Grèce antique. Plus vraisemblablement, ses représentations hippomorphes servaient à mettre en relief les forces étranges et surhumaines qu'il contrôle[2].

Mythe[modifier | modifier le code]

Poséidon est le fils de Cronos et de Rhéa et le frère de Zeus, Hadès, Déméter, Héra et Hestia. Pour Hésiode, il est l'aîné de Zeus : dévoré à la naissance par Cronos en même temps que ses frères et sœurs, il est rendu plus tard au jour grâce à une ruse de Zeus[3]. Une tradition minoritaire rapportée par Diodore de Sicile[4] rapporte que Rhéa parvient à dissimuler sa naissance à Cronos et le confie secrètement à l'Océanide Caphira, fille d'Océan, et aux Telchines de l'île de Rhodes, qui veillent sur son enfance divine. L’Iliade en fait le frère cadet de Zeus[5], acceptant mal l'autorité de l'aîné, ce qui explique sans doute qu'il tente un jour, de concert avec Héra, Athéna ou Apollon, de l'emprisonner[6]… ou bien à l'opposé, Hésiode fait, en effet, Zeus le dernier de la fratrie et donc Poséidon serait le plus âgé[7].

Poséidon participe avec ses frères et les autres dieux à la Titanomachie et c'est lui qui referme sur les Titans les portes d'airain du Tartare[8]. Lors du partage du monde qui suit la victoire des Olympiens, il reçoit la souveraineté sur les mers, tandis que Zeus règne sur le Ciel et Hadès sur les Enfers[9]. Il a pour sceptre le trident et réside dans un palais d'or au fond de l'océan[10]. La tradition le place à Aigéai (en Achaïe), près du golfe de Corinthe, ou alors sur l'île d'Eubée[11],[12], ou peut-être encore situé encore à Samothrace[13]. L’Iliade oscille entre des suggestions laissant à penser à l'une ou à l'autre[14]. Il se déplace sur son char tiré par deux chevaux aux sabots de bronze. Sur son passage, les dauphins sautent de joie et la mer s'entrouvre[15].

Patronage de ville difficile

Suite au partage du monde, la Terre reste le domaine commun des dieux[16]. Poséidon dispute d'ailleurs fréquemment à d'autres dieux la possession d'une terre. Il en est ainsi de l'Attique, pour laquelle il affronte sa nièce Athéna. En effet, à Athènes, Poséidon frappe l'Acropole de son trident ; il en sort une source d'eau salée[17] ou, selon les versions, un cheval[18]. Athéna offre à la ville un olivier ; cet arbre est perpétué par un rejeton cultivé dans un enclos sacré sur l'Acropole[19]. Les dieux — ou, suivant la version, le roi Cécrops, Cranaos ou Érysichthon — jugent le présent de la déesse plus utile, et lui consacrent la cité. Furieux, Poséidon inonde l'Attique. Il dispute également Corinthe à Hélios mais Briarée, appelé comme arbitre, ne lui accorde que l'Isthme, tandis qu'à Hélios est octroyée l'Acropole[20].

Pièce de bronze de Trézène où la face à droite montre Athéna et le dos le trident de Poséidon (325-300 av. J.-C.)

Poséidon essaie d'obtenir Trézène contre Athéna ; cette fois, Zeus décrète que la cité soit partagée entre eux deux[21]. Il essaie, sans succès, d'obtenir de Zeus Égine et de Dionysos, Naxos[22]. Il veut prendre à Héra l'Argolide, mais Zeus le soumet à l'arbitrage de Phoronée, premier habitant de la région, et des dieux fleuves Inachos, Céphise et Astérion dont le jugement est en faveur d'Héra. Furieux, il se venge en asséchant les rivières de ses juges[23]. Les habitants de Trézène rapportent que l'île proche, l'île de Calaurie, fut longtemps terre d'Apollon tandis que le site de Delphes celui de Poséidon. Les deux dieux interchangèrent leur patronage. Précisément, Delphes accueillait dans un temps lointain un oracle de Gaïa et de Poséidon (tous les deux sont des divinités du sol…) ; Gaïa céda son oracle à la Titanide Thémis qui le donna ensuite à Apollon qui obtint la part de Delphes de Poséidon en cédant donc l'île de Calaurie[24],[25].

Autour de Troie

Poussé par l'orgueil de Zeus, instigué par Héra, Poséidon et Apollon (ou Athéna[26]) se rebellent contre le roi des dieux et réussissent à l'enchaîner. Ce n'est que grâce à Briarée et ses cent mains, alors convaincu par la Néréide Thétis, et ainsi que les hommes venus de Aigaion[27], que Zeus fut libéré ; car, en effet, ils sont plus fort que le couple de dieu et mettent fin au complot divin[26].

Poséidon doit, avec Apollon, se mettre au service de Laomédon, roi de Troie[28] — pour certains, c'est la punition de sa tentative ratée d'emprisonner Zeus[29],[30] ; pour d'autres, il s'agit de mettre à l'épreuve l'arrogance de Laomédon en prenant l'aspect de deux mortels[31]. Il bâtit pour la cité de gigantesques murailles, cité parfois nommée Citadelle de Poséidon[32]. Homère considère que seul Poséidon bâtit le mur tandis qu'Apollon fait alors paître les bovins[33]. Laomédon promis aux dieux une grande récompense une fois le travail accompli, mais se sentant désormais protégé par ses murs, le roi de Troie ne donne pas suite à sa promesse. Il menace d'exiler les dieux, et même, les menacent, comme de simple prisonnier, de leur lier pieds et mains, de les vendre comme esclave ou encore de leur trancher leurs oreilles[33]. Pour d'autres, le roi ne propose que trop peu, ou bien les troyens n'ont pas sacrifié un taureau né durant l'année du labeur divin[34]. Furieux, Poséidon envoie contre la ville un monstre marin, Céto, qui ravage les côtes avant d'être tué par Laomédon bien aidé par Héraclès[35].

On ne sait pas précisément quel grief pousse Poséidon à se ranger aux côtés des Achéens lors de la guerre de Troie qui s'en suit[36], peut-être une rancœur tenace envers les troyens en général après l'épisode de leur roi Laomédon (mort depuis longtemps semble-t-il durant les événements de la guerre) ; on remarque que si Apollon manifeste aussi sa colère contre Laomédon, le dieu archer néanmoins soutient par la suite vigoureusement les troyens dans le conflit homérique… Dans la bataille divine, il se trouve du côté d'Héra, d'Athéna et d'une certaine façon celui de Zeus et s'oppose les autres dieux olympiens comme Apollon, Aphrodite, Artémis

Poséidon revigore les Grecs désespérés alors que les Troyens atteignent leur camp et ont le dessus en repoussant sans défaut les assauts hellènes successifs. Pour cela, il s'adresse, aux héros Ajax, fils de Télamon et Ajax, fils d'Oïlée sous les traits du devin Calchas[37], puis au roi crétois plus âgé, Idoménée, par la voix de Thoas, fils d'Andrémon[38], ce qui réincite les guerriers. Zeus veux donner alors un soutien aux Troyens, aussi, Poséidon encourage-t-il non ouvertement les grecs et sous la forme d'un guerrier, parcourt leur armée et galvanise ses hommes[39]. À travers Idoménée, il prend part au combat et tue Alcathoos, gendre d'Anchise[40].

Poséidon tempère l'ardeur de sa sœur Héra face aux Troyens afin d'éviter que le conflit des hommes ne conduise à une bataille rangée entre les dieux eux-même[41].

La position du dieu est parfois ambiguë car il sauve le Grec Antiloque[42] mais aussi le Troyen Énée[43], le sauveur de la race troyenne (voir l’Énéide). On remarque que son fils Cycnos se joint au camp de Priam, le roi de Troie avant d'être tué par Achille[44].

Le viol de la princesse troyenne Cassandre par le roi grec de Locride, Ajax, fils d'Oïlée, soulève le courroux d'Athéna car les tristes événements ont eu lieu dans un temple dédié à la déesse. Le sacrilège inquiète les Grecs et, malgré les avertissements du devin Calchas[45], prennent la mer pour retourner chez eux. À la demande de sa nièce, pour satisfaire la fille de Zeus, Poséidon soulève la tempête et les flots auxquels nombre de navires grecs ne survivent pas. La fille de Zeus, par la foudre de son père, brise en mille morceaux le navire d'Ajax près de l'île de Myconos ou bien de l'île d'Eubée[46]. Ajax survit seul encore à son naufrage, la déesse ne l'achevant pas pour qu'il souffre sans fin. Par l'aide de Poséidon, Ajax réussit cependant à atteindre le rocher Gyrée[47] où il se réfugie[48]. Orgueilleusement, Ajax s'exclame qu'il est parvenu, lui-même, à s'opposer aux dieux et à échapper à sa mort et ce malgré les efforts divins unis contre lui. Venant à lui ces impiétés, Poséidon, par un coup de son trident, scinde le rocher qui tombe à l'eau et écrase le héros de la guerre de Troie. Le corps, repêché, sera mis en terre par la Néréide Thétis[49],[50].

Après la guerre, le retour d'Ulysse est plutôt de bon augure. Ayant protesté contre le viol de Cassandre et ayant condamné Ajax, il profite de la protection d'Athéna. De la tempête envoyée par Poséidon, celui-ci en est épargné. Cependant, de son apparent désintéressement au début du retour du Grec, Poséidon va ensuite le poursuivre de sa vengeance active et sans pitié car lui et ses hommes ont crevé l'œil de son fils, le Cyclope Polyphème[51]. Tous ses hommes périrent et seul Ulysse revient dans sa terre natale : il doit son salut à sa bienfaitrice Athéna, au bon vouloir de Zeus appelé en rescousse comme juge, et surtout au fait qu'alors Poséidon s'est absenté de l'Olympe pour aller chez les Éthiopiens (où l'on sacrifie en abondance taureaux et béliers)[52]

Dans le périple du retour d'Ulysse, Poséidon change en rocher et immobilise le vaisseau des Phéaciens, peuple vivant sur l'île de Schérie : il est froissé par le fait que les Phéaciens ont pour habitude de transporter de nombreux étrangers et ont reconduit le héros à son île d'Ithaque en lui offrant de grands cadeaux alors qu'il souhaite le tourmenter encore[53].

Il détruit le camp grec dressé à Troie, irrité par les murs et les tours érigés là pour la guerre : il déverse les eaux de l'Hellespont, de même, Zeus fait pleuvoir et Apollon fait grossir les torrents du mont Ida ; Poséidon ouvre la terre d'où jaillit de l'eau boueuse et ébranle aussi le promontoire Sigée situé près de là[54].

Minotaure avec la tête d'un taureau et le corps d'un homme ; médaillon d'un kylix attique, vers 515 av. J.-C., Musée archéologique national de Madrid
Vengeance contre Minos

Poséidon fait sortir de la mer, à la demande de Minos, un taureau gigantesque grâce auquel il devient roi de Crète aux dépens de ses frères Radamanthe et Sarpédon. Ainsi contrôle-t-il aussi les mers, et les autres îles environnantes. Mais Minos refuse, comme il était convenu, de lui sacrifier l'animal, ou bien il échange le bovin divin avec l'un de son troupeau. Poséidon, trompé, veut se venger bien qu'il ne puisse pas tuer Minos qui est fils de Zeus. Il élabore une autre manière ironique de se venger : il insuffle en Pasiphaé, la femme de Minos, un amour coupable pour le taureau. Pour cette passion, elle sollicite l'aide de l'ingénieur athénien Dédale banni pour homicide. Celui-ci lui construit un simulacre de taureau en bois, recouvert de peau, dans lequel elle se cache afin d'être montée par le taureau. Le taureau divin est lui aussi trompé… De leur union naît le Minotaure créature mi-homme, mi-taureau que Minos enferme dans un labyrinthe[55].

Détruit les villes, façonne l'environnement

Il détruit la ville d'Hélice qui a été un grand sanctuaire de Poséidon pour les Ioniens. Ces derniers, chassés de la ville sous la pression des Achéens, réclament les statues du temple. Les Achéens acceptent mais les habitants rejettent que les ioniens sacrifient. De ce sacrilège envers Poséidon, la ville impie connait un terrible tremblement de terre durant la nuit sombre et dans la foulée, une inondation au petit matin, dont les eaux conjointement venant de la côte (c'est-à-dire du golfe de Corinthe) et de la terre où les fleuves encerclant débordent et déversent des flots chargés de dépôts alluvionnaires, embourbent et noient les derniers quelques survivants pris au piège. La ville est détruite totalement en 373 av. J.-C. ne laissant plus qu'un souvenir vivace dans l'Antiquité[56],[57]. Certains avancent que cet évènement inspira Platon pour son Atlantide[58],[59].

Plaine de Thessalie à travers laquelle coule le Pénée.

Poséidon fait de la terre de Thessalie, qui n'était pas jusqu'alors une terre aussi féconde mais plutôt montagneuse et où se trouvait un grand lac[60], une plaine fertile et asséchée, sillonnée par le fleuve Pénée traversant la vallée de Tempé, ouverte sous le coup du trident du dieu[61], entre le mont Ossa et le mont Olympe, ce qui libère et rassemble les eaux des rivières descendant des montagnes vers la mer Égée[62].

Protecteur divin

Poséidon sauve Léto, et fait naître les dieux Apollon et Artémis qui sans son aide ne seraient pas. Héra apprend que son mari Zeus a mis enceinte Léto, la mère des jumeaux divins Apollon et Artémis. Jalouse, elle déclare et impose que Léto doive accoucher seulement là où le soleil ne se lève pas. Léto est donc contraint de vagabonder. Le dragon Python, fils de Gaïa, qui a un oracle sur le mont Parnasse, à proximité du futur oracle de Delphes, appris que la descendance de Léto doit le mener à sa propre mort, aussi depuis qu'il l'a croisée, il lui mène la chasse pour la tuer et mettre fin à la prédiction mortelle. Par la volonté de Zeus, le souffle de Borée transporte la Titanide au loin de ces menaces et la confie à Poséidon. Le dieu la protège, mais pour ne pas contrarier sa sœur Héra, tous deux se dirigent vers l'île d’Ortygie et il la recouvre par les flots pour la cacher de Python qui s'en retourne chez lui. Puis Poséidon rehausse l'île à la surface en retirant les eaux. Celle-ci est connue plus tard sous le nom de Délos dans les Cyclades. Ici, Léto, appuyée sur un olivier, finit par accoucher. Héphaistos offre des flèches à chacun des nouveaux-nés. Armés de ces dernières, Apollon, quatre jours plus tard, se venge et met à mort Python sur le mont Parnasse, c'est pourquoi dès lors Apollon est surnommé Pythien[63].

Pourvoyeur des hommes et des héros

Il est réputé avoir créé le premier cheval, soit à Athènes, dans le cadre de son affrontement avec Athéna, soit en Thessalie, après avoir éjaculé sur Gaïa, la Terre[64]. Il apprend également aux hommes à monter les chevaux à l'aide d'une bride.

Il octroie à ses protégés des facultés divines plutôt attachées en général au monde marin. À Euphémos, il donne la faculté de courir sur l'eau en gardant les pieds au sec[65], tout comme à Orion la possibilité de marcher sur les flots[66]. Il fait des Dioscures (fils de Zeus), Castor et Pollux, les protecteurs des navigateurs et leur donne le pouvoir de calmer les tempêtes[67]. Périclyménos, le fils aîné de Nélée, reçoit une force incroyable qui peut terrasser quiconque[68]. Quant à Œnopion, Poséidon fait construire par Héphaïstos un refuge souterrain pour le mettre à l'abri de la vengeance d'Orion qu'Œnopion a fait aveugle[69].

Amours et postérité[modifier | modifier le code]

Recherchant une épouse pour régner auprès de lui dans les profondeurs de la mer, Poséidon courtisa la Néréide Thétis comme son frère Zeus, mais Thémis ayant prophétisé que tout fils qui naîtrait d'elle serait plus grand que son père, prudents, ils cessèrent tous deux de la courtiser et lui permirent d'épouser un mortel du nom de Pélée.

Amphitrite, autre Néréide (ou alors Océanide) qu'il rechercha ensuite, résista à ses avances et s'enfuit dans les montagnes de l'Atlas pour lui échapper, mais il envoya des messagers à sa poursuite, parmi lesquels un certain Delphinos qui plaida la cause de Poséidon d'une façon si charmante qu'elle céda et le pria d'organiser le mariage. Pour lui témoigner sa reconnaissance, Poséidon plaça l'image de Delphinos au milieu des étoiles, dans la constellation du Dauphin[70],[71]. On dit qu'Amphitrite dansait sur l'île de Naxos avant d'être l'épouse de Poséidon[72].

Légitimement marié à Amphitrite dont il a trois enfants, Triton, Benthésicymé et Rhodé (certaines traditions rapportées par Diodore font en revanche naître cette dernière de son union avec Halia, la sœur des Telchines[4]), Poséidon a également bon nombre d'enfants avec d'autres divinités ou de mortelles.

Il manifeste un amour entreprenant : Coronis était la fille de Coronée et fut changée en corneille par Athéna afin de lui permettre d'échapper aux poursuites incessantes de Poséidon, tombé éperdument amoureux.

Poséidon est le père, plus ou moins directement, de nombreux héros grecs dont le fameux Thésée[73] .

Il est l'éraste du jeune Pélops, qu'il enlève et amène sur l'Olympe, de même que Zeus l'a fait auparavant avec Ganymède.

Persée trancha la tête de Méduse alors enceinte de Poséidon. Du sang coulant naissent deux fils, Chrysaor et le cheval ailé Pégase[74].

Poséidon s'unit à Clito et enfante la dynastie des Atlantes autour de dix frères dont l'ainé est Atlas. Chacun étant le roi d'un dixième de l'Atlantide[75].

De Calycé[76], il a un fils Cycnos, roi d'une ville de Troade[77]. Il s'illustre brillamment durant la guerre de Troie du côté troyen, mais perd la vie sous les coups d'Achille, fils de Thétis, une Néréide (et donc normalement soumise à Poséidon...), après un âpre combat où il montre une certaine invulnérabilité. À sa disparition, Poséidon le change en cygne[78].


Conjoint(e) Enfant(s)
Amphitrite Triton, Benthésicymé, Rhodé
Amymone Nauplios
Arné Éole et Béotos
Aphrodite Hérophilos, Rhodos[79]
Argioné Cercyron
Calycé Cycnos[76]
Céléno Nyctée[80], Lycos, Euphémos
Céroessa Byzas
Chioné Eumolpos, Erginos
Clito Atlas (Atlantide), Gadiros (ou Eumèlos), Amphérès, Évaimon, Mnéséas, Autochtonos, Élasippos, Mestor, Azaès, Diaprépès
Corcyre Phéax
Déméter Despina, Arion[81] Poséidon sous forme d'étalon
Éthra Thésée
Europe Euphémos
Gaïa Antée, Orion, Charybde, les Telchines
Iphimédie les Aloades
Libye Bélos, Agénor, Lélex
Lysianassa Busiris
Méduse Pégase, Chrysaor
Mélie Amycos, Mygdon
Mélantho Delphos
Molioné les Molionides
Naïs Glaucos
Péro Asopos[82]
Phénice Protée
Pitane ou Léna Évadné
Théophanée Chrysomallos
Thoosa Polyphème
Thronia Abdéros[83]
Tyro Pélias, Nélée
? Cymopolée[84]

Culte[modifier | modifier le code]

Tétradrachme en argent représentant Poséidon, vers 294-293 av. J.-C..

Comme les Grecs le reconnaissent eux-mêmes[85], Poséidon est un dieu important et ancien. Son nom est attesté depuis l'époque mycénienne sous la forme po-si-dai-jo[86]. Les tablettes en linéaire B montrent qu'il est le principal dieu de Pylos[87], comme en atteste dans l’Odyssée le sacrifice offert par Nestor, roi de Pylos, à Poséidon[88].

Le principal sanctuaire des Ioniens, dont Nestor est l'ancêtre mythique, se trouve au cap Mycale et lui est consacré. Les Éoliens, les Béotiens et les Mégariens se réclament également de lui par l'intermédiaire de leurs ancêtres éponymes, Éolos, Béotos et Mégarée, qui sont ses fils. Des cités portent également son nom : Potidée en Chalcidique et Poseidonia/Paestum en Grande Grèce. L'amphictyonie de Calaurie se réunit dans son sanctuaire, tandis que le principal centre religieux de la Triphylie est le sanctuaire du Samikon.

Poséidon Hippios, seigneur des chevaux, est vénéré en Arcadie à Mantinée, Phénéos, Méthydrion, Lykosoura et Thelpousa. Il préside des jeux équestres, les Hippokrateia, qui se tiennent à Pallantion[89]. On lui rend également un culte à Olympie et Patras.

Dans la région de Corinthe, des jeux isthmiques étaient consacrés à Poséidon depuis le passage de Thésée au moins[90], inspirés par les jeux olympiques établis par Héraclès en l'honneur de Zeus. Thésée ouvrit à tous des anciens jeux locaux. Ceux-ci avaient été établis par Sysiphe en l'honneur de Mélicerte alors qu'il trouva son corps sur le rivage. On dit que celui-ci fut apporté par des dauphins[91],[92].

Hymne homérique[modifier | modifier le code]

L'un des hymnes homériques est dédié à Poséidon. Cette dédicace respectueuse à Poséidon, plutôt courte parmi les trentaines autres hymnes dont l'ensemble est daté approximativement entre le VIIe siècle av. J.-C. et le IVe siècle de notre ère, donne l'aperçu d'un Poséidon dresseur de cheval, sauveur de navire tout comme celui qui agite la terre, comme le dieu de la mer et le roi du mont Hélicon et de la ville Aigues (ou Aigas)[93]. Le texte regorge d'épithète. Bien que l'usage fasse nommer l'ensemble des textes comme homérique, ceux-ci n'ont pas été écrits par Homère, le ou les auteurs sont inconnus, mais le style littéraire rappelle les vers d'Homère, auteur de l’Iliade (les vers des traductions ne correspondent pas systématiquement avec ceux originaux) :

« 

Εἲς Ποσειδῶνα

ἀμφὶ Ποσειδάωτα, μέγαν θεόν, ἄρχομ᾽ ἀείδειν,
γαίης κινητῆρα καὶ ἀτρυγέτοιο θαλάσσης,
πόντιον, ὅσθ᾽ Ἑλικῶνα καὶ εὐρείας ἔχει Αἰγάς.
διχθά τοι, Ἐννοσίγαιε, θεοὶ τιμὴν ἐδάσαντο,
ἵππων τε δμητῆρ᾽ ἔμεναι σωτῆρά τε νηῶν.
χαῖρε, Ποσείδαον γαιήοχε, κυανοχαῖτα,

καί, μάκαρ, εὐμενὲς ἦτορ ἔχων πλώουσιν ἄρηγε.
 »

— Hymnes homériques, XXII



À Neptune

Chantons d'abord Neptune, dieu puissant,
roi des mers, qui fait trembler la terre et la mer inféconde,
qui règne sur l'Hélicon et sur l'immense ville d'Aigues.
Neptune, vous avez reçu des Immortels le double honneur
de dompter les coursiers et de sauver les navires.
Salut, Neptune, à la chevelure azurée,
dieu fortuné, que votre votre cœur bienveillant protège les navigateurs




À Poseidaôn

Je commence à chanter sur Poseidaôn, le grand Dieu,
qui ébranle la terre et la mer stérile,
qui possède Aigas et le Hélikôn.
Les Dieux t’ont partagé les honneurs, ô toi qui ébranles la terre !
Ils t’ont fait dompteur de chevaux et sauveur de nefs.
Salut, Poseidaôn qui entoures la terre, Bienheureux, aux cheveux bleus,
ayant un cœur bienveillant, et qui secours les marins !


  • Édition sur Wikisource Hymnes homériques (trad. Leconte de Lisle), Paris, A. Lemerre,‎ 1893, n°XX, p. 431

Hymne orphique[modifier | modifier le code]

L'Orphisme est un culte à mystères, un courant mystique et religieux qui s'appuie notamment sur une pratique liturgique fait de récitation d'hymnes, ou plutôt de prières, célébrant les divinités grecques. L'un des quatre-vingt sept hymnes est consacré à Poséidon. Cet ensemble d'hymnes orphiques dont la tradition cultuelle ainsi que les premiers traducteurs modernes font remonter son origine à une lointaine époque antérieure à l'époque classique, est daté plutôt entre le VIe siècle av. J.-C. et le IVe siècle de notre ère. Le ou les auteurs sont incertains bien que le culte prétend être issu d'Orphée, le fameux héros grec ; ou bien s'agit-il de l'ouvrage d'un énigmatique homonyme ou la compilation de l'école d'Alexandrie sous ce vocable[94]? Il est vraisemblable que les prières étaient chacune accompagnée de fumigation propre. Curieusement, l'hymne à propos de Poséidon, aussi riche en épithètes, est associé au parfum de Myrrhe (les vers des traductions ne correspondent pas systématiquement avec ceux originaux)[95],[96] :

« 

Ποσειδῶνος

θυμίαμα σμύρναν

Κλῦθι, Ποσειδάον γαιήοχε, κυανοχαῖτα,
ἵππιε, χαλκοτόρευτον ἔχων χείρεσσι τρίαιναν,
ὃς ναίεις πόντοιο βαθυστέρνοιο θέμεθλα,
ποντομέδων, ἁλίδουπε, βαρύκτυπε, ἐννοσίγαιε,
κυμοθαλής, χαριτῶπα, τετράορον ἅρμα διώκων,
εἰναλίοις ῥοίζοισι τινάσσων ἁλμυρὸν ὕδωρ,
ὃς τριτάτης ἔλαχες μοίρης βαθὺ χεῦμα θαλάσσης,
κύμασι τερπόμενος θηρσίν θ' ἅμα, πότνιε δαῖμον·
ἕδρανα γῆς σῴζοις καὶ νηῶν εὔδρομον ὁρμήν,

εἰρήνην, ὑγίειαν ἄγων, ἠδ' ὄλβον ἀμεμφῆ.
 »

— Hymnes orphiques, XVI[95]



Parfum de Poséidaôn

La Myrrhe

Entends-moi, Poseidaôn, qui ébranles la terre, aux cheveux bleus,
Cavalier qui tiens en main le trident d’airain,
qui habites le sein profond de la mer,
Roi de la mer, retentissant, qui ébranles la terre,
couronné d’écume, qui as un beau visage, qui pousses ton char à quatre chevaux
à travers l’eau salée et retentissante,
à qui les Moires ont accordé l’eau profonde de la mer,
qui te réjouis des flots, Daimôn de la mer et des bêtes marines !
Protége les assises de la terre et la course des nefs rapides,
donne-moi la paix, la santé et les richesses irréprochables.





Le parfum de Neptune

La Myrrhe

Écoute-moi. Neptune à la chevelure mouillée par les ondes salées de la mer,
Neptune traîné par de rapides coursiers et tenant dans la main ton trident acéré,
toi qui habites toujours les immenses profondeurs de la mer,
roi des ondes, toi qui presses la terre de tes eaux tumultueuses,
toi qui lances au loin l'écume
et qui conduis à travers les flots ton rapide quadrige ;
dieu azuré à qui le sort accorda l'empire des mers,
toi qui aimes ton troupeau armé d'écailles et les eaux salées de l'océan,
arrête-toi sur les bords de la terre, donne un bon souffle aux navires
et ajoutes-y pour nous la paix, le salut et les dons dorés des richesses.

  • Édition sur Wikisource Lyriques grecs (trad. Ernest Falconnet), Paris, Lefèvre/Charpentier,‎ 1842, n°XVI, p. 29

Épithètes[modifier | modifier le code]

Poséidon est associé à de nombreux épithètes qui sont d'autant d'éléments de description de sa fonction ou de la perception qu'il induit. Quelquefois par peur du dieu vindicatif, on préfère l'épithète à son nom même, mais toujours avec dévotion et profond respect. Faire usage de telles paraboles, ravit les poètes qui diversifient leurs vers tout en ayant un outil littéraire bivalent : en un ou deux mots souvent (en grec naturellement, la traduction étant fréquemment plus longue), marqués par un rythme soigné volontairement, le sens dévolue désigne alors à la fois le dieu aussi bien que la faculté que l'auteur veut lui attribuer dans son ouvrage. Certaines épithètes sont liées à des cultes locaux ou sont plus ou moins historiques, d'autres, diffusées par les œuvres et les mythes communs dans toute la Grèce, avancent des traits divins plus généraux, parfois plus fantastiques. Les épithètes de Poséidon le dessinent comme un dieu rattaché à la terre, au sol, mais aussi à l'univers maritime comme au cheval (bien qu'on ne sache pas vraiment tout le temps distinguer s'il s'agit de l'animal ou bien d'une manière d'appeler un navire : Homère parle, dans son Odyssée[97], de navire comme des Chevaux des mers ou des Coursier des mers par exemple). Les traductions depuis le grec sont variables d'une langue à une autre, d'un traducteur à un autre et essaye de transmettre le sens le plus proche contraint néanmoins par conserver la fréquente brièveté et le rythme du grec originel, tout en assurant un résultat élégant dans la langue finale.


  • Celui qui fait trembler la terre ou L'ébranleur du sol
    • (ἐνοσίχθων [énosIchton]) ; Exemple chez[98] Homère, dans les Hymnes homériques. Vient de[99] χθών, le sol[100] et d'une ancienne forme dialectale pour ἐνέθω, agiter[101].
    • (ἐννοσίγαι᾽ [énosIgai']) ; Ex. chez[102] Homère, Hésiode, dans les Hymnes Orphiques. Ἐννοσί-γαιον, ἔνοσις est une ancienne forme de ἐνόθω (ἐνέθω) pour agiter[103] et γαιον pour la terre, le sol (voir Gaia) ; Existe aussi chez Hésiode dans sa Théogonie (voir suivant).
  • Le retentissant, Le retentissant ébranleur du sol (ἐρίκτυπον ἐννοσίγαιον [érIktupon énosIgaion]) ;
Ex. chez[104] Hésiode. Ἐννοσίγαιον signifie celui qui agite le sol (voir ci-dessus pour plus d'explication sur le mot) et ἐρίκτυπον : ἐρί-κτυπον, κτύπος c'est[105] le bruit du choc tandis que le préfixe ἐρί accentue le sens comme le ferait très[106].
  • Le Maître de la terre, ou Celui qui tient la terre (γαιήοχος [gaiÈochos]) ;
Ex. chez[107] Homère, dans les Hymnes Orphiques. De γαίη, mot ionien pour la terre, le sol[108] (voir la déification du sol Gaïa) et ὀχος qui signifie réceptacle ou abri[109].
  • Celui qui met en mouvement la terre (γαίης κινητῆρα [gaIès kinètèra]) ;
Ex. dans les Hymnes homériques, celui dédié à Poséidon[110]. γαίης est[111] le génitif de γαῖα, le sol, ou encore désigne le pays (voir la déification du sol Gaïa) ; κινητῆρα[112] vient du verbe κινέω, bouger.
  • De la Pierre (πετραίος [pétraIos]) ;
Ex. chez[113] Pindare. Dans la région de Thessalie, où Poséidon est dit avoir fendu là les montagnes[114].
  • À la longue chevelure bleue (ou azur), Chevelure mouillée ou À la crinière azur (κυανοχαίτης [kuanochaItès]) ;
Ex. chez[115] Homère, Hésiode, dans les Hymnes Orphiques. De κύανος, qui signifie bleu sombre, celui notamment des fonds des océans et dont le sens finit par signifier même mouillé[105] et χαίτη dont le sens[116] est long, flottant, dense ou encore désigne la crinière des bêtes et par extension aussi celle des casques des guerriers.
  • Égéen
    • Chez[117] Virgile : lat. Aegaeo, sens non précis : on donne généralement le sens de la mer Égée ou le palais mythique du dieu dont Homère parle dans l’Iliade : Aigues (Αἰγάς [aigAs])[118].
    • Chez[119] Strabon : Αἰγὰς, selon lui, c'est le nom de la ville antique nommée Aigues en Eubée ou se trouverait un temple du dieu sur une colline.
  • Maître des mers, Souverain des mers (ποντομέδων [pontomÉdon]) ;
Ex. chez[120] Pindare, Aristophane, Eschyle, dans les Hymnes Orphiques . De πόντος qui signifie[121] les flots et par extension la mer. μέδωv, le chef[122], le roi, fait écho au verbe μέδω ayant pour sens de prendre de soin, de s'occuper de, de se préoccuper de.
  • Celui qui inonde (προσκλυστίος [prosklustIos]) ;
Ex. chez[123] Pausanias. Dans la ville d'Argos, où le dieu envoya des inondations pendant la lutte avec Héra pour le patronage de la ville.
  • Celui qui agite la mer stérile (κινητῆρα ἀτρυγέτοιο θαλάσσης [kinètèra atrugÉtoio thalAsès]) ;
Ex. dans l’Hymne homérique de Poséidon[110]. κινητῆρα signifie celui qui met en mouvement du verbe κινέω, bouger ; θαλάσσης est[124] le génitif de θαλάσσα [talAssa], signifiant la mer ; Avec le préfixe privatif « ἀ » au verbe récolter τρυγάω [trugao], ἀτρυγέτοιο a pour sens « que l'on ne peut pas récolter » d'où stérile ou encore inféconde.
  • Marin ou Des flots (πόντιον [pOntion]) ;
Ex. dans l’Hymne homérique de Poséidon[110]. De πόντος qui signifie mer, les flots.
  • De la grande mer (πελαγαῖος [pélagaios]) ;
Ex. chez[125] Pausanias. Souvent considéré comme une autre[126] forme de πελαγίος issu de πέλαγος qui veut dire la mer, la mer lointaine, loin du rivage, la haute mer.
  • Du rivage, Des côtes escarpées (ἐπακταῖος [épaktaios]) ;
Dans l'île de Samos. Ex. chez[127] Hésychios d'Alexandrie. De[128] ἐπί, sur, et ἀκτή[129], qui signifie la rive escarpée, le dernier morceau, le piton, de terre qui se jette dans la mer. D'autres[130] relient cet épithète plutôt à Apollon.
  • Sauveur des navires (σωτῆρά νηῶν [sotèra neov]) ;
Ex. dans l’Hymne homérique de Poséidon[110].
  • Celui qui assure la navigation (ἀσφαλίος [asfalIos]) ;
Ex. chez[131] Strabon, Plutarque, Pausanias. Issu de ά-σϕαλής[132], du verbe σφάλλω[133] auquel on inverse le sens (notez le préfixe privatif a-) et signifie (concrétement ou abstraitement) ne pas tomber, ne pas glisser, ne pas vaciller, ou ne pas renverser le navire, mais aussi pour ne pas échouer.
  • Dresseur de cheval (ἵππων δμητῆρ᾽ [HIpon dmètèr']) ;
Ex. dans l’Hymne homérique de Poséidon[110].
  • Chevalin, Équin (Ἱππίου [HippIou]) ;
    • Dans la ville d'Athènes, à cela répond le qualificatif Chevaline (Ἱππίας [HippIas]) à la déesse Athéna[134] ; Cela peut-être interprété aussi bien pour parler de navire ou de cheval[135].
    • En Élide, se trouvait[136] un autel à Poséidon chevalin et ici cela faisait écho à l'adjectif chevaline attribué à la déesse Héra.
  • Celui qui apaise les chevaux (ἱπποκούριος [HipokoUrios]) ;
À Sparte. Ex. chez[137] Pausanias.
  • Celui qui développe la végétation (Φυταλμίοs [futalmIos]) ;
Dans la ville de Trézène. Ex. chez[138] Pausanias.
  • Héliconien (Ἑλικωνίου [HélikonIou]) ;
Dans la ville d'Hélice, en Achaïe, se trouve le sanctuaire du dieu[139], est-ce que le mot désigne[140] la ville ou encore est-ce relatif au mont Hélicon en Béotie ?
  • Qui a Hélice et la vaste Aigues (ὅσθ᾽ Ἑλικῶνα καὶ εὐρείας ἔχει Αἰγάς [hOsth' Hélikona kaj éuréIas Échéi aigAs]) ;
Ex. dans l’Hymne homérique de Poséidon[110]. Est-ce que cela désigne le mont Hélicon en Béotie avec le mot Ἑλικῶνα ou bien la ville d'Hélice en Achaïe[141] ? Αἰγάς est le palais mythique du dieu dont Homère parle[119] dans l’Iliade ou bien une ville, disparue depuis, en Eubée[142] ou encore une autre en Achaïe nommé Αἴγιον [aIgion], c'est-à-dire la moderne Aigion.
  • Celui dont la force se répand (εὐρυσθενής [éurusthénÈs] ;
Ex. chez[143] Homère ; εὐρυ-σθενής : εὐρυς signifie large, s'étendant[144], et σθενής force, force par le nombre (d'élément)[145].
  • Grand dieu (μέγαν θεόν [mÉgav théOn]) ;
Ex. dans l’Hymne homérique de Poséidon[110]. θεόν correspond à dieu tandis que μέγαν a pour sens[146] grand, voire majestueux ou noble ou jusqu'à chef.
  • Taurin (ταύρεος [taUréos]) ;
Ex. chez[147] Hésiode. Parce[148] qu'on sacrifie à Poséidon des taureaux, ou des bœufs, ou bien dans le sens où les rivages (auquel le dieu est rattaché parfois) étaient considérés comme de bonnes pâtures pour les bovidés.
  • De l'isthme (Ἰσθμίῳ [isthmIo]) ;
Ex. chez[149] Pausanias. À propos de l'isthme de Corinthe, la plus étroite bande de terre séparant à l'est la vaste mer Égée et de l'autre le golfe de Corinthe, mer fermée donnant à l'ouest de la Grèce, région connue aussi pour ses tremblements de terre (voir par exemple Hélice). Des jeux isthmiques étaient consacrés à Poséidon[150],[92].
  • De Génésios ou Le père de famille, Le géniteur (Γενεσίου [génésIou]) ;
Ex. chez[151] Pausanias .Du lieu-dit Génésion (Γενέσιον) qui se trouvait sur une route côtière menant à Lerne en Argolide. Ici, se trouvait un petit sanctuaire à Poséidon[151]. Toponyme qui peut-être lié à γενεσίος [génésIos] c'est-à-dire ce qui concerne la famille, le protecteur de la famille, la naissance[152]. Sémantiquement similaire à γενέθλιος[148].
  • Le père de famille, Le géniteur, Celui qui engendre (γενέθλιος [génÉthlios]) ;
À Sparte. Ex. chez[153] Pausanias. γενέθλιος signifie ce qui lié à la naissance d'une descendance, le parent d'une famille , d'une race[154],[155]. Sémantiquement associé à γενεσίος[148].
  • Domestique (δωματίτης [domatItès]) ;
À Sparte. Ex. chez[156] Pausanias.


Ses attributs[modifier | modifier le code]

  • Le trident
  • Le char tiré par des chevaux ou par des hippocampes mythologiques
  • La barbe, souvent drue et complète
  • La chevelure ondulée souvent libre et hirsute

Ses animaux favoris ou rattachés[modifier | modifier le code]

Hippocampe mythologique, créature mi-poisson, mi-cheval (reproduction depuis un dessin de la ville de Pompéi)

Sanctuaires, lieux de cultes[modifier | modifier le code]

Quelques lieux de cultes connus aujourd'hui pour avoir, d'une manière ou d'une autre, abrité, à un moment donné, le culte de Poséidon :


Évocations dans l'art et la culture[modifier | modifier le code]

Poséidon et Neptune ont inspiré abondamment dans de nombreux domaines variés : sciences, techniques, culture, littérature…

L'astronomie, s'inspirant des dieux mythologiques romains pour nommer les planètes de notre système solaire, a réservé le nom de Neptune à la huitième et dernière, découverte au XIXe siècle et s'ajoutant à celles notamment connues depuis l'Antiquité. Planète géante bleutée comme les océans, son symbole astronomique (et astrologique) est d'ailleurs le trident ()[158],[159]. Les Grecs modernes la nomme, quant à eux, « Poséidon » (Ποσειδώνας / Poseidonas). On nomme ses nombreux satellites, outre par leur nombre propre, aussi selon une nomenclature numérique dont le numéro représente l'ordre chronologique de leur découverte : par exemple Neptune I (Neptune 1) représente le satellite Triton, découvert en 1846[160].

La zoologie nomme un coléoptère, le dynaste Neptune[161], et l'on évoque les fonds marins avec la posidonie de Méditerranée, une algue envahissante parfois même surnommée « chiendent de mer »[162]. Le sauroposéidon est l'un des plus imposants dinosaures et sa signifiante masse a inspiré à ses découvreurs, dans la décennie 1990, l'aspect divin des tremblements de terre de Poséidon et ils le nommèrent le «dieu des tremblements de terre saurien»[163].

Le culte du dieu a soulevé l'enthousiasme des architectes depuis l'Antiquité qui ont parsemé de diverses constructions de nombreuses régions (voir notamment Temple de Neptune Page d'aide sur l'homonymie). Ainsi trouve-t-on des nombreux lieux de culte désormais en ruine ou sauvés de l'oublie par la restauration pour certains ou simplement témoignés par les auteurs classiques : citons le temple dédié à Neptune à Rome ou celui à Paestum en Campanie ou encore celui d'Hélice en Grèce… L'architecture moderne n'est pas en reste : le gratte-ciel Tour Neptune à Courbevoie s'est élevé à 113 mètres en 1975 au bord des eaux fluviales de la Seine[164]. Les prérogatives aquatiques du dieu donnent l'explication à de nombreuses fontaines (Fontaine de Neptune Page d'aide sur l'homonymie) ou bien à une série d'écluses appelées Escalier de Neptune en Écosse[165].

Neptune, statue en marbre, Augustin Pajou, 1767 (Musée des beaux-arts de Lyon)

Le dieu des mers et des océans est l'appellation bienvenue de plusieurs navires ou autres avions de patrouille maritime (comme le Lockheed P-2 Neptune ou le récent Boeing P-8 Poseidon) et sous-marins. Le trait de caractère vindicatif et colérique ainsi que sans pitié semble se distinguer pour désigner de nombreux bâtiments maritimes militaires (le navire français de 80 canons La Neptune construit en 1803, les navires HMS Neptune Page d'aide sur l'homonymie de la Royal Navy britannique…) ou bien encore des missiles mer-sol balistiques et stratégiques (missiles Trident, UGM-73 Poseidon). Les opérations militaires, souvent amphibies, voire des raids ou des opérations commandos, font écho au dieu marin (la première phase du Débarquement de Normandie, c'est-à-dire le bombardement, les parachutages et le transport des troupes et du matériel sur les plages avait pour nom de code Neptune[166] ; Neptune's Spear (« Trident de Neptune ») était le nom du raid américain ayant mené à la mort d'Oussama ben Laden[167]).

Entre 1992 et 2005, le satellite franco-américain TOPEX/Poséidon étudia les océans de la Terre : il mesure les courants océaniques et les niveaux des mers[168].

On le voit apparaître dans des mangas (Saint Seiya[169], One Piece[170]…) comme dans des romans jeunesse (la série Percy Jackson de Rick Riordan[171], Le Sceptre de Poséidon de Géraldine Cabon). Il est évoqué dans des pièces de théâtre, des romans, dans des films (notamment L'Aventure du Poséidon sorti en 1972) ou en musique. Des stations radios sont nommées Neptune[172].

On le retrouve dans les médias les plus modernes, comme les jeux vidéo ou bien les animations issues souvent des mangas ou encore en informatique (le programme d'assistant de diagramme Poseidon for UML[173], ou le projet avorté de système d'exploitation Windows Neptune[174]).

Les formations karstiques côtières découvertes au XVIIIe siècle en Italie sont une curiosité géologique nommée la Grotte de Neptune[175].

Quelques villes antiques portent le nom du dieu comme l'ancienne Paestum en Italie qui porta un temps dans son histoire le nom de Poséidonia (Ποσειδωνία / Poseidônía)[176]. L'ancien toponyme de la ville de Pigadia sur l'île Karpathos en Grèce était une variante incertaine de Poséidon[177]. Nommée aussi en l'honneur du dieu, se trouve l'ancienne ville de Potidée (Ποτίδαια), fondée par les Corinthiens[178] en 600 av. J.-C. en Macédoine chalcidique, dont les restes archéologiques se trouvent près de la ville moderne Nea Potidea (en)[179] en Macédoine grecque. Aujourd'hui, on trouve aussi la ville moderne de Neptune aux États-Unis[180].

Des imposantes montagnes russes aquatiques sont nommées Poséidon dans le parc d'attraction Europa Park, en Allemagne, près de la frontière, vers la ville française de Colmar[181].

Représentation dans l'art figuratif antique et moderne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Poséidon dans l'art.

La peinture sur poterie en fait un sujet fréquent, c'est aussi le cas sur mosaïque, tout comme la peinture sur toile plus récemment le représente aussi (Le triomphe de Neptune de Nicolas Poussin aux environs de 1635). Il est aussi un sujet apprécié de la sculpture avec des statues autant antiques (par exemple le Poséidon de l'Artémision daté du Ve siècle av. J.-C.) que modernes comme le Neptune d'Augustin Pajou au XVIIIe siècle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Wagner 2006, p. 142.
  2. Wagner 2006, p. 143.
  3. Hésiode, Théogonie [détail des éditions] [lire en ligne], 495.
  4. a et b Diodore de Sicile, Bibliothèque historique [détail des éditions] [lire en ligne], V, 55.
  5. Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne] XIII, 355 ; XV, 181-182.
  6. Iliade, I, 22. Zénodote remplace Athéna par Apollon, (en) G. S. Kirk (éd.), The Iliad: a Commentary, vol. I : Chants I-IV, Cambridge, Cambridge University Press,‎ (ISBN 0-521-28171-7), commentaire aux vers I, 441-457, p. 91.
  7. Théogonie, 478.
  8. Théogonie, 731-732.
  9. Iliade, XV, 189-191.
  10. Iliade, XIII, 22.
  11. Iliade, VIII, 203 et Odyssée [détail des éditions] [lire en ligne], V, 381. Voir la note de Jean Bérard sur ce passage de l’Odyssée (Gallimard, coll. « Folio / classique », p. 144, note 1), qui identifie cet Αἰγάς à la ville d'Achaïe et précise qu'une autre ville, Aigéai d'Eubée, possédait un temple de Poséidon.
  12. Aujourd'hui Limni ou à proximité ; Strabon, Géographie [détail des éditions] [lire en ligne], IX, 2, 13.
  13. Lévêque et Séchan, p. 112, note 34.
  14. Dans le huitième chant, Homère fait référence à la ville d'Hélice voisine de Aigéai en Achaïe donnant sur le golfe de Corinthe et isolée par la terre de la mer Égée par l'isthme de Corinthe ; mais ailleurs, le poète donne l'impression qu'il s'agit de la ville en Eubée, île qui s'ouvre sur la mer Égée et à partir de laquelle on peut par la dite mer atteindre facilement la ville de Troie, sujet de l’Iliade ; si le palais n'est pas seulement un argument poétique, mythique, la localisation de celui-ci est une chose déjà ancienne, voir Iliade (VIII, 202) et Strabon (VIII, 7, 4).
  15. Iliade, XIII, 23-31
  16. Iliade, XV, 193.
  17. Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne], III, 14, 1.
  18. Chez les mythographes latins, par exemple Servius, Commentaire aux Géorgiques, I, 12.
  19. Amigues 2010, p. 178, n. 158.
  20. Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne], II, 1, 6.
  21. Pausanias, II, 30.
  22. Plutarque, Symposiaques (ou Propos de Table), livre 9 [6] grec/français
  23. PauDes, II, 15, 5.
  24. Pausanias, X, 10, 6.
  25. Apollonios de Rhodes, Argonautiques [détail des éditions] [lire en ligne], III, 1243.
  26. a et b Iliade, I, 396-406.
  27. Αἰγαίων = mer Égée (?).
  28. Iliade, VII, 452-453 ; XXI, 441-460.
  29. Scholies aux vers I, 399 de l’Iliade.
  30. Gantz, p. 63.
  31. Son Hybris précisément : voir Hellanicos (FGrH, IV, 26a) et Apollodore (II, 5, 9).
  32. Ovide, Fastes [détail des éditions] [lire en ligne], I, 520-530.
  33. a et b Iliade, XXI, 435-461.
  34. Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne], LXXXIX.
  35. Iliade, XX, 145-146.
  36. Iliade, XIII, 1-135 ; XX, 33-74, etc.
  37. Iliade, chant XIII, 43-58.
  38. Iliade, chant XIII, 215-240.
  39. Iliade, chant XIII, 345-357.
  40. Iliade, chant XIII, 426-445.
  41. Iliade, XX, 142-156.
  42. Iliade, XIII, 560.
  43. Iliade, XX 273-353.
  44. Ovide, Métamorphoses [détail des éditions] [lire en ligne] (XII, 72-171).
  45. Apollodore, Épitome [détail des éditions] [lire en ligne], V, 23.
  46. Virgile, Énéide [détail des éditions] [lire en ligne], I, 42.
  47. Γυραί, proche de l'île de Naxos, voir (en) [1].
  48. Odyssée, IV, 492.
  49. Apollodore, Épitome, VI, 6.
  50. Quintus de Smyrne, Suite d'Homère [détail des éditions] [lire en ligne], XIV, 573-641.
  51. Voir l’Odyssée qui a pour sujet le retour d'Ulysse ; pour l'œil crevé de Polyphème, voir Odyssée, IX, 369-400.
  52. Assimilés aux Phéniciens, historiquement et géographiquement localisés dans l'actuel Liban plus ou moins ; Odyssée, I, 11-96.
  53. Odyssée, XIII, 128-165.
  54. Quintus de Smyrne, XIV, 659 et suiv.
  55. Par exemple : Apollodore, III, 1, 3.
  56. Diodore de Sicile, XV, 49.
  57. Les ruines restent visibles jusqu'au IXe siècle, au début de la période byzantine ; le géographe Ératosthène, 150 ans après, témoigne de sa visite des ruines noyées tout comme le Romain Pausanias qui voit le site au IIe siècle ; l'empereur romain Marc-Aurèle ou le savant Aristote en parlent.
  58. (en) http://www.helike.org/atlantis.shtml
  59. (en) http://alternativearchaeology.jigsy.com/santorini-atlantis-of-the-aegean
  60. Strabon, IX, 5, 2.
  61. Philostrate de Lemnos (ou Philostrate d'Athènes), Images , II, 14 [français/grec lire en ligne].
  62. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne], VII, 129.
  63. Hygin, Fables, CXL.
  64. Scholie au vers IV, 246 des Pythiques de Pindare.
  65. Apollonios de Rhodes, Argonautiques, I, 179-184.
  66. Apollodore, I, 4, 3.
  67. Hymnes homériques [détail des éditions] [lire en ligne], XXXII (« Aux Dioscures »).
  68. Apollonios de Rhodes, Argonautiques, I, 150-160.
  69. Apollodore, I, 1, 4.
  70. Ératosthène, Catastérismes, XXXI (« À propos du dauphin ») [lire en ligne].
  71. Hygin, Astronomie [détail des éditions] [(la) lire en ligne], II, 17.
  72. Eustathe de Thessalonique, Commentaires sur l'Iliade et l'Odyssée d'Homère, (?) 1458 ligne 40-42 [lire en ligne].
  73. Pausanias, II, 33, 1.
  74. Théogonie, 279-281.
  75. Voir l'article Critias.
  76. a et b Hygin, Fables, CLVII.
  77. Strabon, XIII, 1, 19.
  78. Ovide, Métamorphoses, XII, 72-171.
  79. Scholiaste de Pindare, Pythique (VIII, 24).
  80. Troisième Mythographe du Vatican (32, 3).
  81. Callimaque, fr. 652 [édition ?] et Pausanias, VIII, 25, 5.
  82. selon Acousilaos[Où ?].
  83. Pindare, Fragments, Péans (I, 1)
  84. Théogonie, 819.
  85. Éphore de Cumes cité par Diodore de Sicile (XV, 49).
  86. Pierre Chantraine, Dictionnaire étymologique de la langue grecque, Paris, Klincksieck,‎ 1999 (édition mise à jour), 1447 p. (ISBN 978-2-25203-277-0), s.v. Ποσειδῶν.
  87. Burkert, p. 136.
  88. Odyssée, III, 4-6.
  89. Denys d'Halicarnasse, I, 33.
  90. Ou bien était-ce en raison de Sciron, qu'il avait tué, que Thésée instaura ces jeux ; selon Plutarque, citant Hellanicos et un historien grec du nom d'Andron d'Halicarnasse : Plutarque, Vies parallèles [détail des éditions] [lire en ligne] (Vie de Thésée, XXV)
  91. Pausanias II, 1.3
  92. a et b Plutarque, Vies parallèles [détail des éditions] [lire en ligne] (Vie de Thésée, XXV)
  93. Plusieurs sens ont été donnés à ce nom de ville, autant des localisations exactes que seulement poétiques ; voir paragraphe Mythe dans cet article.
  94. Lyriques grecs (trad. Ernest Falconnet), Paris, Lefèvre/Charpentier,‎ 1842, n°XVI, p. 21
  95. a et b (en) p. 31, no 17, [PDF] https://drive.google.com/file/d/0B5oS3sKmDYfwRGJlSnpFSi1HQlE/view
  96. (en) http://www.theoi.com/Text/OrphicHymns1.html
  97. Odyssée, IV, 708.
  98. Souvent dans l'Illiade, par exemple XIII, 33.
    Hymnes homériques, XII (« À Poséidon »).
  99. Anatole Bailly, Abrégé du dictionnaire grec-français, Librairie Hachette, 1901, p. 300 [lire en ligne].
  100. Bailly, p. 958.
  101. Bailly, p. 295.
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  104. Théogonie, 456
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  107. Iliade, XX, 133 et Odyssée, I, 68. ; Hymnes Orphiques, XVI (« Poséidon ») : voir dans cet article pour une traduction.
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  110. a, b, c, d, e, f et g Hymnes homériques, XXII (« À Poséidon »). Voir dans cet article pour une traduction.
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  132. Bailly, p. 126.
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  134. Pausanias, I, 30, 4 et VII, 21, 7.
  135. Pausanias, VII, 21, 9..
  136. Pausanias, V, 15, 5.
  137. Pausanias, III, 14, 2.
  138. Pausanias, II, 32, 8.
  139. Pausanias, VII, 24, 5.
  140. Voir la note 3 ici [2] (en)
  141. Voir la note ici [3] (en)
  142. Aujourd'hui, la ville de Limni (Λίμνη) ou à proximité ; Strabon, IX, 2, 13.
  143. Iliade, VII, 455.
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  147. Pseudo-Hésiode, Bouclier d'Héraclès [détail des éditions] [lire en ligne], 104.
  148. a, b et c (en) http://www.theoi.com/Cult/PoseidonCult2.html
  149. Pausanias, II, 9.6
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  156. Pausanias, III, 14, 7.
  157. Voir le mythe de Théophanée et Chrysomallos.
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  163. σαῦρος [sauros] signifie en grec « lézard » (Bailly, Dictionnaire Grec-Français, 1901, p. 782) et est habituellement souvent utilisé comme suffixe plutôt que préfixe comme ici pour nommer les espèces de dinosaures ;
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    p. 47 : (en) « Poseidon was the Greek god of earthquakes, and Sauroposeidon means “lizard earthquake god”, which seems appropriate for such an earth-shaker ».
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  172. Par exemple à Brest, Radio Neptune [4], ou sur l'île d'Yeu, Neptune FM .
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  174. (en) Paul Thurrot, « The Road to Gold: The development of Windows XP Reviewed », sur winsupersite.com,‎ (consulté le 3 juin 2015)
  175. (fr) Site sur la Grotte de Neptune
  176. Strabon, V, 4, 13.
  177. Poseidion pour Ptolémée, mais il semble aussi Potidaion [Où ?]: Ptolémée, Géographie, Livre 5, [2.33] extrait anglais ; (en) http://www.visitarkasakarpathos.gr/about-karpathos/history-of-karpathos ; (en) http://www.dodekanisa.net/anemoesa/history.htm
  178. Thucydide, La Guerre du Péloponnèse [détail des éditions] [lire en ligne] I, 56
  179. (en) (el) (de) http://www.halkidiki.com/potidea/index.htm
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  181. « Poséidon grand huit aquatique » (consulté le 3 juin 2015)