Ptolémée Ier

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Ptolémée Ier
Πτολεμαίος
Buste de Ptolémée Ier Sôter, musée du Louvre.
Buste de Ptolémée Ier Sôter, musée du Louvre.
Fonctions
Roi d'Égypte
305 av. J.-C.283 av. J.-C.
(22 ans)
Prédécesseur Alexandre IV
Successeur Ptolémée II
Biographie
Dynastie Dynastie des Ptolémées
Date de naissance v. 368-366 av. J.-C.
Lieu de naissance Eordaea (Macédoine)
Date de décès 283 av. J.-C.
Père Lagos
Mère Arsinoé
Grand-père maternel Méléagre
Fratrie Ménélaos
Conjoint Thaïs
Enfants Lagos
Léontiscos
Irène
Deuxième conjoint Artacama, fille d'Artabase
Troisième conjoint Eurydice, fille d'Antipater
Enfants avec le 3e conjoint Ptolémée Kéraunos
Méléagre
Ptolémaïs
Lysandra
Argées
Quatrième conjoint Bérénice Ire, suivante d'Eurydice
Enfants avec le 4e conjoint Ptolémée Philadelphe
Arsinoé
Philatéra
Cinquième conjoint Lamia, fille de l'athénien Cléanor

Ptolémée Ier Sôter, le « Sauveur » (en grec ancien Πτολεμαος / Ptolemaios), né vers 368-366 av. J.-C. et mort en 283, est un général macédonien d'Alexandre le Grand et l'un des principaux diadoques. Désigné satrape d'Égypte au partage de l'empire d'Alexandre en 323, il prend part aux guerres des diadoques en s'opposant essentiellement à Antigone le Borgne et à son fils Démétrios Poliorcète.

Il est le fondateur de la dynastie ptolémaïque (ou lagide du nom de son père Lagos) qui règne sur l'Égypte jusqu'à la conquête romaine en 30 av. J.-C. Il se proclame roi (basileus) (et non pharaon) en 305 ; c'est son fils, et successeur, Ptolémée II, qui le premier aurait reçu le titre de pharaon des prêtres égyptiens.

Manifestant la volonté d'établir une thalassocratie, il étend sa domination sur les rives de l'Asie Mineure ainsi que sur des îles en Mer Égée et en Méditerranée orientale, dont Chypre. Mais il échoue à s'implanter durablement en Grèce continentale et en Cœlé-Syrie. Roi bâtisseur, stratège prudent et ami des lettres, il est aux yeux des historiens modernes l'un des plus grands souverains du début de l'époque hellénistique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière sous Alexandre[modifier | modifier le code]

Ptolémée est né à Eordaea (en) en Macédoine vers 367 av. J.-C. Fils déclaré légitime de Lagos, il pourrait être selon Pausanias[1], un enfant bâtard de Philippe II ; Lagos n'aurait fait qu'assumer la paternité pour son roi. Ami d'enfance d'Alexandre, il fait partie en 337 de ceux que Philippe II exile suite au mariage avorté entre la fille de Pixodaros, satrape de Carie, et Arrhidée, tels Néarque ou Harpale[2].

Les Mémoires de Ptolémée étant l'une des sources de l'Anabase, il est mentionné très souvent par Arrien comme témoin oculaire des événements. La fiabilité des informations fournies à son sujet ne semble néanmoins pas devoir être remise en cause.

Ptolémée participe probablement aux campagnes contres les Triballes menées par Alexandre en 335. Il prend part aux premières grandes batailles en Asie. À Issos en 333, il se lance à la poursuite des troupes perses en fuite conduites par Darius III. Il accompagne Alexandre lors de son pèlerinage à l'oasis de Siwa en Égypte[N 1]. Il prend une part active à la bataille des Portes persiques en 330. Il soutient Alexandre lors de la conjuration de Philotas prouvant sa loyauté envers le souverain[3].

Il obtient son premier véritable commandement indépendant lors de la campagne contre Bessos, le satrape auto-proclamé roi de Perse, qu'il parvient à capturer en 329. Durant la campagne d'Inde sa carrière connait une ascension certaine, autant du fait de sa valeur militaire que de sa loyauté à l'égard d'Alexandre. Il est l'un des sept sômatophylaques (gardes du corps) d'Alexandre à la fin de son règne entre 328 et 323[N 2]. Il commande 3 000 Hypaspistes et le bataillon des javeliniers agrianes lors de l'assaut contre Sangala dans la région du fleuve Hydraotès[4] ; puis participe activement à la bataille de l'Hydaspe en 326. Durant l'expédition de retour dans la vallée de l'Indus, il commande l'arrière-garde[5]. Lors des noces de Suse en 324, il épouse Artacama, une des filles du satrape Artabaze[6].

Au fil de la conquête, il est donc devenu l'un des officiers de confiance avec notamment Héphaistion, Cratère et Perdiccas[7]. Aux accords de Babylone qui suivent la mort d'Alexandre en 323, il reçoit la satrapie d'Égypte au nom des rois Philippe III et Alexandre IV. Lors de ce conseil de succession Ptolémée aurait proposé que les délibérations soient conduites autour du trône et des attributs royaux d’Alexandre[8],[N 3].

Satrape d'Égypte[modifier | modifier le code]

Ptolémée face à Perdiccas[modifier | modifier le code]

Dès 323 av. J.-C., Ptolémée s'oppose à l'autorité de Perdiccas, le chiliarque de l'empire[9]. Au mépris des accords de Babylone, il s'empare de la Cyrénaïque, en y plaçant Ophellas comme gouverneur, tout en laissant aux cités grecques du pays un semblant d'indépendance. Il noue par ailleurs relation avec des roitelets de Chypre. Surtout il fait exécuter Cléomène de Naucratis, l'administrateur grec de Basse-Égypte sous le prétexte d'un enrichissement personnel et prend possession de ses trésors[10]. Enfin vers 322, il est censé avoir « détourné » le convoi funéraire qui doit conduire la dépouille sacrée d'Alexandre de Babylone, vraisemblablement jusqu'en Macédoine[11]. Il faut bien saisir toute la portée symbolique de ce geste ; pour autant les historiens modernes ne s'accordent pas tous sur sa réalité, sachant que les sources antiques ne sont guère précises au sujet du lieu où doit être enseveli la dépouille d'Alexandre[12]. Peut-être les diadoques ont-ils tacitement convenu que la dépouille d'Alexandre serait moins dangereuse à Memphis qu'en Macédoine ?

La réaction de Perdiccas est immédiate[N 4]. Début 321 il s'avance avec son armée vers l'Égypte tandis qu'Eumène de Cardia est chargé de lutter en Asie Mineure contre la coalition formée par Antipater, Cratère et Antigone. Mais Perdiccas ne parvient pas à envahir l'Égypte dont la frontière orientale est bien défendue. Il tente en vain de faire passer le Nil à ses troupes devant Péluse et périt assassiné par ses officiers supérieurs, dont Séleucos[13].

Ptolémée face à Antigone[modifier | modifier le code]

Article connexe : Guerres des diadoques.

Après l'assassinat de Perdiccas par son état-major, Ptolémée refuse prudemment la régence de l'empire, marquant une volonté d'indépendance[14]. Entre 319 et 318 av. J.-C., il s'empare de la satrapie de Syrie-Phénicie (future Cœlé-Syrie) aux dépens de Laomédon de Mytilène[N 5] puis se retire face aux avancées successives d'Eumène de Cardia et d'Antigone. Il se rapproche ensuite de Cassandre, rival d'Antigone. À la proclamation d'Antigone proclamant la liberté des cités grecques en 315, Ptolémée réplique en garantissant les mêmes droits[15]. En 312, il reprend l'offensive en Mer Égée avec l'aide de Séleucos, qui est son hôte depuis 316, puis défait Démétrios (fils d'Antigone) à la bataille de Gaza[16]. En 311, une trêve est conclue entre les principaux belligérants (excepté Séleucos)[17] : Ptolémée se réconcilie temporairement avec Antigone même s'il n'a pas renoncé à ses prétentions en Syrie et en Phénicie[18]. À cette date, il a placé Chypre complètement sous sa tutelle en éliminant les souverains à la loyauté douteuse. Il place à la tête de l'île le roi de Salamine, Nicocréon[19]. À sa mort en 310, il désigne comme gouverneur son propre frère Ménélaos[N 6]. Chypre lui fournit non seulement une situation stratégique face à la Syrie, mais elle est aussi riche de ses mines de cuivre et du bois pour la construction navale[20]. Il est enfin probable qu'il ait établit une alliance avec Rhodes[N 7], alliance attestée en 306[21]. Ptolémée tient donc les plus deux principales bases maritimes en Méditerranée orientale, qui plus est voisines des possessions antigonides[22].

La clause du traité de 311 garantissant la liberté des cités grecques sert de prétexte à Ptolémée pour reprendre les hostilités contre Antigone car celui-ci a installé des garnisons dans plusieurs îles Égéennes[23]. Entre 310 et 309, Ptolémée mène une campagne victorieuse en Cilicie et dans plusieurs îles Égéennes dont Cos où il installe son quartier général. La réaction d'Antigone est immédiate et Démétrios reprend l'initiative en Asie mineure. Polémée, le neveu d'Antigone, cherche à entrer en pourparlers avec le Lagide mais celui-ci le fait exécuter et conclut une entente avec Démétrios dirigé contre Cassandre qui menace la Grèce[24]. En reconnaissance il obtient la mainmise sur les places enlevées en Asie mineure. Dans le même temps, Ophellas, le gouverneur de Cyrénaïque, manifeste des velléités d'indépendance en s'alliant avec Agathocle de Syracuse contre Carthage, expliquant que Ptolémée ait besoin de faire la paix au plus vite[24].

En 308, Ptolémée, qui se présente comme le « libérateur de la Grèce », mène campagne en Grèce continentale contre les possessions de Cassandre après avoir débarqué dans le Péloponnèse[24]. Il semble avoir eu le dessein de constituer une confédération de cités, mais son appel rencontre peu de succès. Il conclut la paix avec Cassandre, rassuré sur ses intentions, et laisse des garnisons dans plusieurs places fortes (dont Corinthe, Sicyone et Mégare), tandis que Démétrios occupe Athènes.

Dès 306 le conflit reprend avec Antigone, pas seulement pour Chypre ou la Syrie, mais bien pour la suprématie générale[25]. Ptolémée subit au large de Salamine de Chypre une cuisante défaite navale face à Démétrios et abandonne pour dix ans contrôle de l'île[26]. Antigone veut profiter de ce succès et couvrir une prochaine offensive contre Cassandre en lançant une expédition navale et terrestre contre l'Égypte mais l'échec est complet. Il décide alors de se tourner vers le dernier obstacle en vue de l'hégémonie en mer Égée : Rhodes, cité souveraine mais proche des intérêts lagide[26]. Il ordonne à Démétrios d'entreprendre en 305, le siège de Rhodes, la cité étant ravitaillée par la flotte de Ptolémée. Au terme d'un an de siège, Antigone doit par un traité reconnaitre la liberté de la cité[N 8]. Ptolémée reçoit l'épithète de « Sôter » (Σωτήρ, « le sauveur ») de la part des Rhodiens auxquels il a porté secours. Ce succès compense en partie la perte de Chypre.

Roi d'Égypte[modifier | modifier le code]

Les ambitions de Ptolémée[modifier | modifier le code]

Ptolémée se proclame roi (basileus) d'Égypte en 305 av. J.-C., en réaction à la proclamation royale d'Antigone après sa victoire à Salamine de Chypre (et la fin de la dynastie des Argéades). Ptolémée succède ainsi au défunt Alexandre IV, légitime souverain d'Égypte[27]. Au contraire d'Antigone, il ne manifeste pas d'ambition impériale sur l'Europe et l'Asie ; il entend d'abord montrer sa souveraineté sur l'Égypte à l'intention des colons macédoniens car le titre de basileus n'a aucune signification pour un indigène égyptien[28]. Ptolémée n'a pas reçu le titre de pharaon, aucune source antique ne le mentionne en tout cas explicitement[28]. Il a tout de même maintenu la fiction du règne pharaonique d'Alexandre IV. Son fils Ptolémée II serait bien le premier souverain lagide (ou ptolémaïque) à se faire couronner comme pharaon par les prêtres égyptiens. Une inscription du temple d'Edfou indique qu'Horus a livré à Ptolémée II la terre d’Égypte avec ses titres de propriété rédigés par le greffier divin Thot. Cette proclamation royale répond donc à des impératif extérieurs, s'agissant de contrer les prétentions d'Antigone à la « monarchie universelle ». Les autres diadoques, Séleucos, Cassandre et Lysimaque, réagissent en adoptant successivement le titre royal. Il s'agit pour eux de s'opposer à Antigone mais aussi d'assurer la légitimité de leur pouvoir. La prise du titre royal ne vise que les Macédoniens et les Grecs car vis-à-vis des autres peuples, les diadoques se comportent comme des souverains dès l'origine. La conséquence la plus directe est d'assurer le démembrement définitif de l'empire d'Alexandre qui marque l'acte de naissance des royaumes hellénistiques.

En 302, Ptolémée se joint à l'alliance réunissant Cassandre, Séleucos, Lysimaque contre Antigone qui cherche la domination impériale en Grèce comme en Asie. Ptolémée, stratège prudent, montre peu d'empressement à combattre et ses troupes n'opèrent pas de jonction avec les coalisés. Il se contente d'occuper, une nouvelle fois, la Cœlé-Syrie avec probablement l'ambition d'occuper par la suite toute la Syrie-Phénicie[29]. Après la bataille d'Ipsos en 301 qui voit la mort d'Antigone, les alliés refusent, sous l'impulsion de Séleucos, de lui donner la Cœlé-Syrie qui devient dès lors l'enjeu d'une intense rivalité entre Lagides et Séleucides au travers six guerres de Syrie[30]. Grâce à sa puissante flotte, il conquiert définitivement Chypre aux dépens de Démétrios en 295. Ses successeurs ont dès lors l'ambition de contrôler la mer Egée et la Méditerranée orientale à travers l'établissement d'une thalassocratie.

À sa mort, Ptolémée laisse un État florissant. Son fils Ptolémée II Philadelphe, associé au trône depuis 285, lui succède en 283. C'est à l'occasion de son enterrement que le corps d'Alexandre est rapatrié de Memphis à Alexandrie où la construction du tombeau a été achevée.

Roi fondateur[modifier | modifier le code]

Représentation du phare d'Alexandrie par l'archéologue H. Thiersch (1909)

Ptolémée institue comme capitale Alexandrie dont il est le grand bâtisseur et fonde une colonie de vétérans à Ptolémaïs, au sud de Memphis. Vers 297 av. J.-C., il débute la construction du phare d'Alexandrie qu'il fait relier à la terre. À partir de 288, il fait ériger la bibliothèque d'Alexandrie, intégrée au Mouseîon, le temple des Muses, comprenant l'université (une des premières de l'histoire) et une Académie où se retrouvent les poètes, scientifiques et artistes invités par les Lagides. Il accueille à sa cour des historiens, tels que Clitarque, afin de glorifier la mémoire d'Alexandre le Grand et d'asseoir son prestige. Il fait également construire le majestueux tombeau (sêmaa) d'Alexandre. C'est à sa demande que le prêtre Manéthon rédige en grec une Histoire de l'Égypte recensant le nom des pharaons. Il met en place une administration efficace combinant le rationalisme grec et la tradition égyptienne. Enfin, Ptolémée fait restituer au clergé égyptien les statues des dieux, le mobilier et les livres précédemment volés dans les temples par Xerxès Ier et récupérés depuis la conquête macédonienne. Et pour marquer son appartenance aux coutumes égyptiennes, il fait célébrer sa fête-Sed et lance un programme de restauration et de constructions de temples de tradition égyptienne. Il est enfin à l'origine de l'instauration du culte de Sarapis, divinité syncrétique rassemblant des traits de Zeus, d'Hadès, d'Asclépios, d'Apis et d'Osiris. Il fait donc le choix d'un culte égyptien pouvant être adopté par les Gréco-Macédoniens[31]. De Memphis, ce culte aurait été transféré à Alexandrie par Ptolémée ou son fils Ptolémée II.

Ptolémée apporte son soutien au grand mathématicien Euclide qu'il fait venir au mouseîon d'Alexandrie. Mais il juge néanmoins les Éléments d'Euclide comme trop difficiles à étudier ; de fait il lui demande s'il n'y a pas une voie plus facile pour accéder à son œuvre. Euclide aurait répondu en plaisantant : « Sire, il n'y a pas de voie royale vers la géométrie »[32].

Les Mémoires de Ptolémée[modifier | modifier le code]

Octodrachme à l'effigie de Ptolémée.

Vers 285 av. J.-C., Ptolémée publie ses Mémoires, aujourd'hui perdues, où il narre avec précision les campagnes militaires menées par Alexandre. Ses Mémoires, bien que forcément partiales, ainsi que ceux rédigées par Aristobule, inspirent l'Anabase d'Arrien qui offre le plus fiable des récits antiques (conservés à nos jours) de la conquête macédonienne. Arrien considère Ptolémée comme un témoin digne de foi puisqu'il a non seulement pris part à l’expédition, mais que, roi lui-même, il lui est déshonorant de mentir ; en outre, Ptolémée ayant transmis ses Mémoires longtemps après la mort d’Alexandre, déformer les faits ne représente pas pour lui une nécessité.

Les Mémoires de Ptolémée sont aussi l'une des sources principales de Plutarque dans la Vie d'Alexandre. Ils représentent finalement, via Arrien et Plutarque, une tradition historique différente de celle issue de Clitarque que Diodore de Sicile, Quinte-Curce et Trogue Pompée (auteurs de la Vulgate d'Alexandre) ont aussi largement consultée.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Octodrachme à l'effigie de Ptolémée et Bérénice.

Ptolémée a eu trois enfants avec la courtisane Thaïs, : deux fils, Lagos et Léonticos ainsi qu'une fille Irène, qui épouse le roi de Chypre Eunostos de Soles.

Il se marie ensuite trois fois :

Titulature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Titulature dans l'Égypte antique.
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Représentations fictives[modifier | modifier le code]

  • Ptolémée est joué par Vergilio Teixeira dans le film Alexandre le Grand datant de 1956 mais également par Robert Earley, Elliot Cowan et Anthony Hopkins dans Alexandre d'Oliver Stone, film de 2004.
  • Le roman de Lyon Sprague de Camp, Le dieu en bronze de Rhodes présente Ptolémée en tant que personnage mineur. Il apparait également dans le livre d'Harry Turtledove, The Gryphon's Skull.
  • Le roman de Duncan Sprott, Les Ptolémées, aborde le fondateur de la dynastie ptolémaïque comme un personnage central.
  • Ptolémée apparaît aussi dans les trois romans suivants de Mary Renault : Fire From Heaven, The Persian Boy et Funeral Games. On peut aussi le rencontrer dans son œuvre non romanesque The Nature of Alexander.
  • Ptolémée est l'un des personnages mineurs du roman historique Roxana Romance d'A.J. Cave avec l'appellation hellénique de Ptolemaios.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Probablement est-ce là que Ptolémée manifeste son premier attrait pour l'Égypte.
  2. Il ne doit pas être confondu avec Ptolémée, le sômatophylaque de 336 à 334.
  3. On remarque ici la trace d'une tradition favorable au Lagide, lié à Alexandre même après sa mort.
  4. La décision de la guerre semble avoir été prise en Pisidie : Diodore, XVIII, 25,6.
  5. D'après Appien (Syriakè, 52) Ptolémée a tenté en vain d'acheter la satrapie à Laomédon.
  6. Les monnaies attestent que Ménélaos porte le titre de roi de Chypre.
  7. Rhodes est alors la seule cité égéenne véritablement indépendante.
  8. Malgré cet échec, et vu les moyens considérables mis en œuvre, Démétrios y gagne son surnom de Poliorcète, « preneur de ville ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pausanias, Description de la Grèce, 1.6.2
  2. Plutarque, Alexandre, 10.
  3. Goukowsky 1993, p. 282.
  4. Arrien, V, 5.
  5. Arrien, VI, 2.
  6. Arrien, VII, 2.
  7. Goukowsky 1993, p. 277.
  8. Quinte-Curce, Histoire d'Alexandre, X, 6, 15.
  9. Will 2003, p. 36.
  10. Will 2003, p. 37.
  11. Diodore, XVIII, 26-28 ; Pausanias, I, 6, 3 ; Photios, Bibliothèque, II, 92, 70 b.
  12. Will 2003, p. 37-38.
  13. Will 2003, p. 38.
  14. Will 2003, p. 39.
  15. Will 2003, p. 56.
  16. Will 1993, p. 356.
  17. Will 2003, p. 62.
  18. Will 1993, p. 67.
  19. Will 1993, p. 72.
  20. Will 2003, p. 170.
  21. Diodore, XX, 46, 6.
  22. Sur les enjeux stratégiques de l'expansionnisme lagide voir Will 2003, p. 161-168.
  23. Will 1993, p. 68.
  24. a, b et c Will 1993, p. 69.
  25. Plutarque, Démétrios, 15.
  26. a et b Will 2003, p. 70.
  27. Will 2003, p. 65.
  28. a et b Will 2003, p. 75.
  29. Will 2003, p. 80, 83, 163.
  30. Will 2003, p. 87.
  31. Will 2003, p. 204.
  32. Jane Muir, Of Men and Numbers: The Story of the Great Mathematicians, Dover Publications, 1961, page 15
  33. Dodson & Hilton, p. 266-267.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources antiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Cabanes, Le Monde hellénistique de la mort d’Alexandre à la paix d’Apamée, Seuil, coll. « Points Histoire / Nouvelle histoire de l’Antiquité », (ISBN 2-02-013130-7).
  • Paul Goukowsky, Le monde grec et l'Orient : Alexandre et la conquête de l'Orient, t. 2, PUF, coll. « Peuples et civilisations », (ISBN 978-0415642736)
  • Pierre Lévêque, Le Monde hellénistique, Pocket, coll. « Agora », 2003 (4e édition) (ISBN 2-266-10140-4).
  • Édouard Will, Histoire politique du monde hellénistique 323-30 av. J.-C., Paris, Seuil, coll. « Points Histoire », (ISBN 202060387X).
  • (de) Christian A. Caroli, Ptolemaios I. Soter, Herrscher zweier Kulturen, Konstanz, 2007.
  • (en) Aidan Mark Dodson, Ryan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt [détail des éditions].
  • (en) Walter M. Ellis, Ptolemy of Egypt, Londres, 1993.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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