Xénophon

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Xénophon - Ξενοφῶν
Description de cette image, également commentée ci-après

Xénophon vers 380

Naissance vers -430.
dème d'Erchia (Attique)
Décès vers -354
Activité principale
Historien, philosophe politique, traités et manuels techniques et pratiques
Auteur
Langue d’écriture Grec ancien de l'Attique
Genres
dialogue socratique

Œuvres principales

Nous avons adopté la chronologie donnée par Robert Strassler, Landmark, 2010
Cynégétique ou De la Chasse (-390),
Constitution des Lacédémoniens (378-377) mais posthume, Apologie de Socrate (-370),
Anabase (-365),
Mémorables,
Le Banquet,
Économique
Hiéron,
Hipparque ou
Le Commandant de cavalerie
De l'équitation,
Cyropédie ou
De l'Éducation de Cyrus Le Grand,
Agésilas,
Helléniques
Les Revenus (-355).

Compléments

Disciple de Socrate à Athènes pendant trois ans
A participé à l'expédition de Cyrus le Jeune en Perse en tant qu'hoplite puis stratége.
À la tête d'un vaste domaine agricole pendant vingt ans à Scillonte sous la protection de Sparte
Y a élevé un temple dédié à Artemis.

Xénophon (en grec ancien Ξενοφῶν / Xenophōn) a été un mercenaire, un philosophe, un historien et un chef militaire de la Grèce antique né à Erchia près d'Athènes vers 430[N 1] et mort vers 354.

Esprit éclectique, il a beaucoup écrit.

Outre l’Anabase, il nous a offert une suite à l’Histoire de la guerre du Péloponnèse de Thucydide intitulée Les Helléniques.

Disciple de Socrate, il dresse de son maître le portrait d’un homme plus attiré par la morale que par la métaphysique, comme ceci apparait dans l’Apologie de Socrate, les Mémorables et le Banquet[1].

Xénophon a préparé les esprits à la possibilité et aux profits des conquêtes d’Alexandre le Grand : dans l’Anabase, outre une vision idéalisée de l’Asie, il montre qu'un corps expéditionnaire de soldats d'élite peut traverser l’Empire perse invaincu [2].

Alors qu'il était, dans un premier temps, proche des idéaux aristocratiques, il développe par la suite une pensée politique favorable à la monarchie[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Xénophon à l'âge de 20 ans et Socrate, 60 ans, par Raphaël

430-401. Athènes[modifier | modifier le code]

Originaire du dème d’Erchia en Attique[4], Xénophon est le fils de Gryllos.

Sa date de naissance est discutée : la date approximative de 430 est basée sur l'indication qu'il était une jeune homme au début de l'Anabase ; certains auteur proposent des dates plus précises. E. Delebecque propose ainsi la date de 426, correspondant à l'âge minimal pour participer à l'expédition athénienne à Lesbos en 406 (Essai sur la vie de Xénophon, p.24) ou par ex. 428/7 dans Claude Mossé, Dictionnaire de la civilisation grecque p.502.

Né dans une riche famille aristocratique, il fréquente les sophistes, dont Prodicos à Thèbes,

404-401. Rencontre avec Socrate[modifier | modifier le code]

Puis devient l’élève de Socrate. Pénétré d'idées oligarchiques, il est hostile à la restauration de la démocratie après la tyrannie des Trente ; au sein des socratiques, il ne s'entend ni avec Aristippe, ni avec Platon, à qui il reproche d'ajouter ses idées propres à celles de Socrate[5]. D’après Photios, Xénophon fut élève d’Isocrate[6].

Selon une anecdote rapportée par Strabon puis Diogène Laërce, Xénophon aurait combattu à la bataille de Délion, où Socrate lui aurait sauvé la vie alors qu'il était tombé de son cheval. C'est tout bonnement impossible vu la date de naissance de Xénophon (430 ou 426) et celle de la bataille de Délion (424). L'épisode est apocryphe, dû à une déformation de celui du sauvetage d'Alcibiade par Socrate à la bataille de Potidée.

Auditeur de Socrate, il prend son enseignement en notes[7]

401-399. Mercenaire et stratège[modifier | modifier le code]

Appelé à la cour du jeune Cyrus par son général Proxène de Thèbes, il est engagé à son insu dans l’expédition de Cyrus le Jeune contre son frère Artaxerxès II (-400). Il suit Cyrus en Grèce un an avant la mort de Socrate[8]. Lors de la bataille de Counaxa, en 401, bien que les Grecs n’aient perdu aucun homme, la bataille tourne à l’avantage des Perses lorsque Cyrus est tué.

La retraite des Dix Mille[modifier | modifier le code]

Buste d'un strategos coiffé d'un casque corinthien, vers 400
Les Dix Mille dont l'arrière-garde était commandée par Xénophon aperçoivent la mer : Thalassa ! Thalassa !
Article détaillé : Dix Mille.

Cléarque dirige alors la retraite des Dix Mille vers le nord. Des contacts sont noués avec le satrape Tissapherne, mais le spartiate Cléarque entre autres généraux tombe naïvement dans un guet-apens. Il est décapité avec de nombreux officiers de son état-major, dont Proxène de Thèbes, ami de longue date de Xénophon, qui lui succède dans cette retraite à la tête des mercenaires. Isolés sur les plaines entre le Tigre et l’Euphrate, les mercenaires sont conduits par Xénophon : cette retraite est retenue dans l’histoire sous le titre de retraite des « Dix Mille » : les Grecs de la retraite sont 13 600 ; Xénophon rapporte les péripéties du trajet dans son ouvrage l’Anabase. Arrivés à la sortie des montagnes, apercevant le Pont-Euxin, Xénophon arrive en Thrace avec ses compagnons, se met au service du prince Seuthès Ier, qu’il rétablit sur son trône.

399- 394. Athènes et Sparte[modifier | modifier le code]

À son retour à Athènes, il est mal accueilli pour s'être mis au service de Sparte. Il part alors à Sparte, où il fait partie des troupes du roi Agésilas II qui combattent en Perse. Il est alors banni d’Athènes, alliée des Perses, et dépossédé de ses biens.

394-374. Exil à Scillonte, dans le Péloponnèse[modifier | modifier le code]

En 394, il se bat contre les Athéniens à Coronée, puis s’installe à Scillonte, en Élide, sur la côte ouest du Péloponnèse, où il passe plus de 20 ans.

Il se marie vers 385 avec Philésia, âgée de 15 ans, qui lui donne deux fils, Gryllos et Diodore, qu’on surnommera « les Dioscures ».

À la demande du roi Agésilas II, il fait venir ses fils à Sparte pour y être élevés à la mode spartiate[9]. Après avoir vécu à la cour du roi, il quitte Agésilas, et s’établit à Scillonte, territoire proche d’Elée et, surtout, d'Olympie, site des Jeux Olympiques rejoint d’après Démétrios de Magnésie par sa femme et ses deux fils Gryllos et Diodore[10].

En 362, il autorise ses deux fils à combattre dans les rangs de la cavalerie athénienne aux côtés des Spartiates : Gryllos meurt au combat lors de la bataille de Mantinée.

374-355. Les dernières années, Corinthe[modifier | modifier le code]

Sur son domaine, il rédige ses ouvrages, notamment l’Anabase, et s’adonne à la chasse.

En 371, une guerre entre Sparte et les Eléens l’oblige à quitter Scillonte, et il se réfugie à Élis puis à Corinthe ; le grammairien Démétrios de Magnésie a écrit qu'il est mort à Corinthe. Athènes, alliée de Sparte, lève la sentence de bannissement en 367 ; Istros de Cyrène, historien grec du IIIe siècle av. J.-C.[11],[12] dit qu'il fut exilé par ordre d'Eubule et rappelé par son avis. Dion de Pruse, dans le VIIIe Discours, rapporte que Xénophon était déjà exilé pour sa participation à la campagne de Cyrus quand Diogène de Sinope arriva à Athènes.

Diogène Laërce date sa mort de 360. On suppose qu'il est mort en 355.

Ses grands thèmes[modifier | modifier le code]

On peut distinguer chez Xénophon quatre grands thèmes récurents :

  • La philosophie politique
  • L'art du commandement et du leadership
  • L'art du management des choses et des hommes
  • Les chevaux

La philosophie politique[modifier | modifier le code]

Il en est l'inventeur  : dans Hiéron, Agésilas, la Cyropédie, Les Revenus.

L'art du commandement et le leadership[modifier | modifier le code]

Xénophon a abordé le thème de l'art du commandement — l'art de se faire obéir avec plaisir [13] — dans au moins cinq des ses ouvrages :

  • La Cyropédie
  • L'Anabase
  • L'Hipparque
  • L'Économique
  • Les Mémorables

La Cyropédie[modifier | modifier le code]

Xénophon nous propose dans sa Cyropédie une des toute premières réflexions sur le leadership[14],[15]. Peter Drucker a écrit que l'on n'avait pas fait mieux depuis [16].

L'Anabase[modifier | modifier le code]

Élu stratége, c'est lui qui assure le succès la retraite des Dix mille. Ses nombreux discours aux troupes.

L'Hipparque[modifier | modifier le code]

Dans l'Hipparque, des conseils à un jeune commandant de cavalerie. Chap. VI. Moyens de s'assurer le respect et l'obéissance des hommes

L'Économique[modifier | modifier le code]

Chap. XIII. Les chefs de culture, les former, les commander. Chap.XXI. Les chefs des rameurs

Les Mémorables[modifier | modifier le code]

Dialogue de Socrate avec Nicomachides

Le management des choses et des personnes[modifier | modifier le code]

Il en est l'inventeur.
Xénophon nous offre dans ses Mémorables et son Économique, une des toute premières réflexions sur le concept de management[17].

Les chevaux[modifier | modifier le code]

C'est lui qui a inventé l'équitation.

Deux manuels :

  • L'Équitation
  • L'Hipparque ou Le commandant de cavalerie

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres [détail des éditions] [lire en ligne] : Xénophon.

Œuvres de Xénophon[modifier | modifier le code]

Xénophon a écrit une quinzaine d'ouvrages :

  • Quatre historiques
  • Quatre philosophiques ou moraux
  • Quatre didactiques
  • Trois politiques

Historiques[modifier | modifier le code]

  • Les Helléniques. L'histoire grecque entre 411 et 362.
Article détaillé : Helléniques.
  • Agésilas, biographie apologétique du roi de Sparte Agésilas II.
Article détaillé : Agésilas (Xénophon).
Article détaillé : Anabase (Xénophon).
Texte grec et trad. fr. P. Masqueray, Les Belles Lettres, 1930-1931, 2 vol.
Trad. Pierre Chambry, Garnier-Flammarion, 1967.
  • Cyropédie (Κύρου Παιδείας / Kurou Paideias), biographie romancée de Cyrus le Grand, roi de Perse de 500 à 450 av. J.-C. qui se veut une réfutation de la République de Platon.
Article détaillé : Cyropédie.
Garnier-Flammarion, 1967
Texte grec et trad. M. Bizos, Les Belles Lettres, 1971-1973, 3 vol[18]

Philosophiques[modifier | modifier le code]

  • Mémorables (Ἀπομνημονευμάτων / Apomnêmoneumatôn), récits sur la vie de Socrate où Xénophon se veut le porte-parole de son ancien maître[19].
Article détaillé : Mémorables.
Trad. Pierre Chambry, Xénophon. Œuvres complètes, t. 3 : Les Helléniques. L'Apologie de Socrate. Les Mémorables, Garnier-Flammarion, 1967.
Article détaillé : Apologie de Socrate (Xénophon).
Trad. Pierre Chambry, Xénophon. Œuvres complètes, t. 3 : Les Helléniques. L'Apologie de Socrate. Les Mémorables, Garnier-Flammarion, 1967.
Article détaillé : Le Banquet (Xénophon).
  • Hiéron. De la tyrannie.. Hiéron, Tyran de Syracuse, fondateur d'Etna.
Article détaillé : Hiéron (Xénophon).

Didactiques[modifier | modifier le code]

  • Économique (Οἰκονομικός / Oikonomikos), sur l'administration d'une propriété agricole.
Article détaillé : Économique (Xénophon).
(en) Husbandry
Texte grec et trad. Pierre Chantraine, Les Belles Lettres, 1949.
Garnier-Flammarion, 1967.
  • De l'équitation, sur les principes à suivre dans le choix et l’éducation d’un cheval de guerre et sur l’équitation.
Représentation de cavalier à Pazyryk, env. 400. On distingue une muserolle sur le harnachement du cheval, comme le conseillait déjà Xénophon.
Xénophon a écrit les premiers livres sur le dressage du cheval.
Article détaillé : De l'équitation (Xénophon).
De l'art équestre : texte grec et trad. Édouard Delebecque, Les Belles Lettres, 1978.
  • L'Hipparque, court traité destiné à un jeune hippique, général commandant une hipparchie d'environ 500 cavaliers.
Article détaillé : Hipparque (Xénophon).
Pierre Chambry, Xénophon, Œuvres complètes (1936), tome I, Garnier-Flammation, 1967, pp. 321-352.
Article détaillé : Cynégétique (Xénophon).
De la chasse, Chambry, GF

Philosophie politique[modifier | modifier le code]

  • Les Revenus, livre de réformes économiques préconisées pour la cité d'Athènes.
Article détaillé : Les Revenus (Xénophon).
Pierre Chambry, « Les Revenus » dans : Xénophon, Œuvres complètes (1936), tome I, Garnier-Flammarion, 1967, pp. 469-490.
  • La République d'Athènes

Pseudo-Xénophon[modifier | modifier le code]

  • On a longtemps attribué La République des Athéniens à Xénophon. Or il semble qu'il ne soit pas l'auteur de ce pamphlet écrit vers les années -430. Les historiens préfèrent parler de « Pseudo-Xénophon », évitant ainsi de trancher strictement sur cette paternité contestée[21]. L'auteur inconnu de ce traité est parfois appelé le « Vieil Oligarque » en raison de son parti pris manifeste antidémocrate en faveur des régimes oligarchiques[22].
    • (fr) La Constitution d'Athènes attribuée à Xénophon.
Traduction et commentaire par Claudine Leduc, Besançon, Les Belles Lettres, 1976 (thèse de 3e cycle ès Lettres, Besançon, 1972). Consultable en ligne sur le site de l'éditeur.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Éditions (œuvres complètes)[modifier | modifier le code]

  • Opera, édi. par E. C. Marchant, Harvard University Press, coll. « Loeb Classical Library », 7 vol., 1947-1968. Texte grec et trad. annotée
  • Xénophon. Œuvres complètes, trad. Pierre Chambry, Garnier-Flammarion, 3 vols., 1967 :
    • T. I : Cyropédie - Hipparque - Équitation - Hiéron - Agésilas - Revenus..
    • T. II : Anabase. - Banquet. - Économique. - De la chasse. - La République des Lacédémoniens. - La République des Athéniens.
    • T. III : Les Helléniques. - Apologie de Socrate. - Les Mémorables.

Bibliographie sur Xénophon[modifier | modifier le code]

Années 1850

  • Eugène Talbot, Introduction aux Œuvres complètes de Xénophon, p. i…cxvii , 1850.
  • Alfred Croiset, Xénophon, 1878.

Années 1950

  • Édouard Delebecque, Essai sur la vie de Xénophon, Belles Lettres, Paris, 1957.
  • J. Luccioni, Les idées politiques et sociales de Xénophon, Publications de la Sorbonne, Paris, 1957.

Années 1960

  • (de) H. R. Breitenbach, q.v., Realencyclopädie der classischen Altertumswissenschaft, 9A2, 1967, col. 1569-2052.

Années 1980

  • John Adair, « Leadership Through Knowledge », dans : Great Leaders, The Talbot Adair Press, 1989, p. 13-28.

Années 1990

Années 2000

  • (en) J. K. Anderson, Xenophon, London Classical Press, Londres, 2001.
  • Vincent Azoulay, Xénophon et les grâces du pouvoir, De la charis au charisme, Publications de la Sorbonne, Paris, 2004.

Années 2005

  • Xénophon et Socrate — Actes du colloque d'Aix-en-Provence (6-9 novembre 2003), sous la direction de Michel Narcy et Alonso Tordesillas, suivis de Les écrits socratiques de Xénophon et du Supplément bibliographique (1984-2008), par Louis-André Dorion, Paris, Vrin, 2008. ISBN 978-2-7116-1987-0.
  • Commentaire biblio|Voir Charlotte Murgier, « Comptes rendus : Xénophon et Socrate, Michel Narcy & Alonso Tordesillas (dir.), Actes du colloque d’Aix-en-Provence (6-9 novembre 2003). Suivi de Les Écrits socratiques de Xénophon. Supplément bibliographique (1984-2008) par Louis-André Dorion, Paris, Vrin, « Bibliothèque d’histoire de la philosophie », 2008, 320 p. », Les Études philosophiques, Presses universitaires de france, vol. 4, no 95,‎ , p. 605., et suiv. (DOI 10.3917/leph.104.0605, lire en ligne)

Années 2005

  • « Xénophon », Cahiers des études anciennes, XLV, 2008 [lire en ligne]
  • « Xénophon et Sparte », Anabase, no 8,‎ (lire en ligne)
  • Xénophon, Encyclopédie Larousse en ligne[23]
  • Marein, ……………2009

Années 2010

  • (en) John Adair, « The Origins of Situational Approach. Xenophon on Leadership », dans : Lexicon on Leadership, Kogan, 2011, p. 180-184.
  • (en) Joseph Epstein, « Xenophon. The Third Man », dans : Essays in Biography, Axios Press, 2012, p. 539-550.

Années 2015

  • (en) William Cohen, « Leadership Lessons from Xenophon », dans : Drucker On Leadership (2009), second edition, 2015, Page, p. 127-133.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres [détail des éditions] [lire en ligne], art. Socrate (8)
  2. C'est le bilan dressé au dernier paragraphe de l'Anabase
  3. Article Xénophon, dans l’Encyclopædia Universalis (1re édition)
  4. près de l'aéroport d'Athènes
  5. D’après Philostrate d'Athènes, Vie d’Apollonios de Tyane, Ch. XXXV
  6. Photios, la Bibliothèque : notice 260
  7. Si, selon les écrits de Diogène Laërce, les premières traces de la sténographie remonteraient à 430, les historiens considèrent Xénophon comme l’un des premiers contributeurs à cette invention : au IVe siècle av. J.-C., il notait ses pensées sur Socrate en utilisant un système d’écriture rapide en grec.
  8. Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres [détail des éditions] [lire en ligne], art. Xénophon (7)
  9. Plutarque, Vies parallèles [détail des éditions] [lire en ligne] Agésilas (20)
  10. D’après Dinarque, De l’Apostasie, livre écrit contre Xénophon, cité par Diogène Laërce (Art. Xénophon, 4)
  11. Pierre Gouirand, Aristippe de Cyrène : le chien royal : une morale du plaisir et de la liberté, Paris, Maisonneuve & Larose,‎ , 478 p. (ISBN 978-2-7068-1849-3, LCCN 2005475232).
  12. William Smith, « Dictionnaire des auteurs grecs et latins », sur Antiquité grecque et latine
  13. Définition très proche de celle donnée par Harry Trumann : «  I learned that a great leader is a man who has the ability to get other people to do what they don't want to do and like it. »
  14. John Adair, Great Leaders, The Talbot Adair Press, p.  13-28
  15. John Adair, Efficiency Leadership
  16. Peter Drucker, La Pratique de la direction des entreprises, Les Éditions d’organisation, 1957, p. 165. « Le premier livre sur la conduite des hommes : le « Kyropaidaia » de Xénophon, qui fut lui-même un conducteur d’homme remarquable, est encore le meilleur sur le sujet. » (« The first systematic book on leadership : the Kyropaidaia of Xenophon — himself by no mean leader of men — is still the best book on subject », The Practice of management, William Heinemann, 1955, p. 194.)
  17. Christos Baloglou, « The tradition of Economic Thought in the Mediterranean World from the Ancient Classical Times Until The Byzantine Times and Arab-Islamic World » dans : Jürgen Georg Backhaus (Ed.), Handbook of the History of Economic Thought. Insights on the Founders of Modern Economics, Springer, 2014, p.  7-92
  18. La Cyropédie disponible sur Somni, manuscrit en Latin du VIe siècle.
  19. Les Mémorables sont le plus connu des ouvrages consacrés par Xénophon à la mort de son maître. Ce sont des dialogues socratiques, mélange entre le traité philosophique et un livre de souvenirs. Socrate considéré comme un des pères pour la philosophie occidentale et l'un des inventeurs de la philosophie morale, a exercé une grande influence sur l'esprit de Xénophon qui passa plusieurs années à le suivre et à l'écouter s'entretenir avec toutes sortes de personnes sur toutes sortes de sujets. Ce sont ces entretiens qu'il a recueillis dans les Mémorables. Xénophon aurait commencé à écrire cette œuvre vers la fin de sa vie à partir de -370. Ces années furent marquées pour lui par des voyages et des guerres avec des péripéties de toute sorte. En effet, les Mémorables ont été écrites au lendemain de la guerre du Péloponnèse qui avait débuté en 431.
  20. Athénée, Deipnosophistes [détail des éditions] [lire en ligne], XI, 506c.
  21. Voir par exemple Marie-Claire Amouretti et Françoise Ruzé, Le Monde grec antique, Hachette Supérieur, 2003.
  22. Présentation du volume regroupant la Constitution des Lacédémoniens, Agésilas - Hiéron et la Constitution des Athéniens du Pseudo-Xénophon traduits par Michel Casevitz en 2008, sur le site des Belles Lettres. Page consultée le 2 août 2014.
  23. [1]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Date_de_naissance.

Liens externes[modifier | modifier le code]