Blénod-lès-Toul

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Blénod-lès-Toul
Blénod-lès-Toul
Tombeau de Hugues des Hazards dans l'église Saint-Médard.
Blason de Blénod-lès-Toul
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Meine au Saintois
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Colombey et du Sud Toulois
Maire
Mandat
Jean-Louis Olaïzola
2014-2020
Code postal 54113
Code commune 54080
Démographie
Gentilé Béléniens
Population
municipale
1 095 hab. (2016 en augmentation de 4,78 % par rapport à 2011)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 00″ nord, 5° 50′ 03″ est
Altitude Min. 229 m
Max. 432 m
Superficie 17,6 km2
Localisation

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Blénod-lès-Toul

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Blénod-lès-Toul

Blénod-lès-Toul est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle et la région Grand Est.

Commune de Meurthe-et-Moselle, située au point de jonction de trois départements : les Vosges, la Meuse et Meurthe-et-Moselle, entre les vallées de deux rivières : la Meuse et la Moselle. Blénod-lès-Toul fait partie du vignoble des côtes-de-toul.

Géographie[modifier | modifier le code]

Blénod-lès-Toul (ban communal) - Fig1

Situé à 285 mètres d'altitude moyenne, d’après les données Corine land Cover, le ban communal de 1766  hectares comprend en 2011, plus de 24  % de terres arables et de prairies, près de  61 % de forêt,  12. % de surfaces agricoles diverses et   2 % de zones industrielles et urbanisées.[1] il présente une forme quasi triangulaire dont le coté ouest forme une limite de canton. (cf Fig1)

Le territoire est arrosé par les cours d'eau suivants : Ruisseau de la Deuille (0.193 km),  Ruisseau des Ormes (0.911 km), Ruisseau des Pres Ury (2.832 km) ,Ruisseau de St-Fiacre (2.571 km),  Ruisseau de Blénod , aussi dit de Blarin (2.308 km) [2].

La commune est desservie par la route départementale n° 960  (Toul-Saudron) mais les chroniques historiques et répertoires archéologiques signalent d'ancien chemins la reliant à la voie romaine historique Langres -Metz [3]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Blénod-lès-Toul
Rigny-saint-martin Charmes-la-Côte Mont-le-Vignoble
Vannes-le-Châtel Blénod-lès-Toul Crézilles
Uruffe Allamps Bulligny

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bladenacum (xe siècle) ; Villa nuncupata Bladenau ; Blenodium ; Bladiniacum (982) ; Ecclesia de Blaviniaco (1154) ; Blenou (1367) ; Bleno (1496) ; Blénod-aux-Oignons (1779) sont les graphies recensées par le dictionnaire topographique de France[4].

Le toponyme apparaît toutefois dès 662/654 sur une épitaphe : Blenodium ; l'on trouve ensuite les formes Bladenaco en 965, Bladiniaco en 982, Blaniacum en 1103. Les premières formes françaises sont "Blenou" en 1367 et "Bleno" en 1496. La situation près de Toul n'apparaît qu'en 1862 : "Blénod-lez-Toul". L'on trouve également "Blénod-aux-Oignons" en 1779 [5].

Le toponyme vient d'un anthroponyme, soit le gallo-romain Bladinus diminutif de Bladus, soit le germanique Bladenus/Bladinus, avec le suffixe gallo-romain -iacum : domaine de Bladin/Bladen. Ce type de toponyme, jargon de l'administration fiscale, est caractéristique de l'Antiquité tardive IVe siècle-VIIe siècle [6], toutefois selon plusieurs sources[6] ce toponyme pourrait être lié au culte voué à Apollon ou Bélénos pour les celtes.

Le dictionnaire de Meurthe[6] mentionne les écarts suivants  : Menne, chapelle, Onze-Fontaines, moulin; Robert et St.-Fiacre.Il y a quatre moulins à grains.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

E Olry indique la découverte de substructions gallo-romaines au lieu-dit La Voivre. Des artefacts (tuiles à rebord) ont été remis au musée lorrain de Nancy[3] Les mêmes sources indiquent la découverte de monnaies sur une hauteur dominant le village, soit au lieu de l'ancien fort de Blénod (bois de Sorvigne), soit au lieu dit sur Moncel (Grand bois) qui pourrait être liée à un ancien Oppidum. (fig1) dit du "Mont Gaillaud".

D'après les chroniques historiques, Mgr du Saussay, évêque de Toul (1657-1675) aurai prétendu que, de son temps, on avait découvert près du village une statue d'Apollon avec des colonnes (voir la découverte de l' Apollon de Francheville)

Moyen-âge et Epoque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au VIIe siècle, Dagobert Ier, roi de France, de 622 à 654, donna à l'évêque Teudefride, entre autres domaines, la forteresse de Galiaud et le bourg de Blénod, qui devint, dès-lors, le chef-lieu d'une châtellenie dépendant de l'évêché de Toul.

Outre cette donation, l'historien E. Grosse précise dans son Dictionnaire statistique du département de la Meurthe[7] :

« Le château de ce bourg fut réparé, embelli et fortifié en 1456, par l'évêque Henri de Ville; il passait pour imprenable. En 1509, un autre évoque nommé Hugues des Hazards fit construire la belle église qui existe encore à Blénod ; elle est bâtie sur le plan de la cathédrale de Toul, mais dans des proportions plus minimes ; c'est une des plus remarquables du pays: On voyait aussi à Blénod un palais et un hôpital que le même prélat y avait élevés, mais il n'en reste plus que des ruines. »[7]

H. Lepage précise quant à lui :

« Dans le vallon qui s'étend entre Blénod et Rigny, s'élevait le château de Quatrevaux, célèbre par les conférences princières qui y furent tenues. Le 8 décembre 1299, l'empereur Albert I" et Philippe, roi de France, y étaient réunis. L'empereur y ratifia le mariage conclu entre son fils Rodolphe, et Blanche, fille de Philippe Avant 1792, on voyait, dans la partie supérieure du cimetière, un fort bel oratoire sous l'invocation de saint-Georges , et, au bas de la grande rue du bourg, une chapelle dite de St.-Clément. »[6]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Joseph Petitbien gauche républicaine Géomètre et arpenteur agricole. Député de Meurthe-et-Moselle de 1876 à 1885
  1907 Louis Victor Alfred Sinique   Décès à 60 ans[8]
  1918 Lucien Pagel   Maire en 1918 (Date à préciser)
mars 1965 mars 1972 René Bagnon    
mars 1972 mars 1977 André Girerd   Médecin
mars 1977 octobre 1977 René Alboucq    
    Jean Pierre Miliani    
1979 mars 1983 Jean Louis Olaïzola    
mars 1983 octobre 1987 Edmond Caure   Commandant honoraire de l'Armée de l'air
octobre 1987 mars 1995 Rémi Guillerme   Instituteur
mars 1995 mars 2008 Jean-Pierre Haye    
mars 2008 En cours
(au 16 avril 2014)
Jean Louis Olaïzola    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2016, la commune comptait 1 095 habitants[Note 1], en augmentation de 4,78 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2251 3601 3821 3451 4451 5541 5501 5971 562
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 3011 3861 2441 2621 2711 2841 2691 1641 046
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 1121 170971884870843824846876
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016
8188267989069521 0181 0461 0711 095
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

2000 âmes de 1550 à 1636 année de la peste

Économie[modifier | modifier le code]

E Grosse[13] indique, en 1836, dans son dictionnaire statistique, quelques chiffres économiques :

«Surface territ. cadast. , 1761 hect. , dont  920 en bois, 3o8 en terres labour. , 85 en prairies, 128 en friches , et 23o en vignes, dont les produits sont passables.»

(cf. carte historique du vignoble lorrain)

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vestiges préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

  • Enceinte de l'âge du Fer à éperon barré sur le mont Gaillaud.
  • Vestiges de constructions romaines en plusieurs points de la commune.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Église Saint-Médard.

Village classé en 1975 comme typiquement lorrain, devant faire l'objet de restauration du patrimoine bâti.

  • Ruines du château 13e/16e.
  • Les Loges 1516, destinées à la protection de la population et des récoltes.
  • Fort militaire du XIXe siècle, construit entre 1879 et 1883, sur les plans théoriques du général Raymond Adolphe Séré de Rivières. Modifié à partir d'août 1888 par ajout de béton spécial.
  • Moulin à eau de Onze Fontaines.
  • Enceinte de l'église avec portes fortifiées, chemin de ronde.
  • Lavoir classique : 3 auges de pierre, place de la Barre.
  • Fontaine place de la Barre du 16e.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Portrait de Hugues des Hazards.
  • Hugues des Hazards, 74e évêque de Toul, né à Blénod-Lès-Toul en 1454, fondateur de l'église, Il était chancelier du duché de Lorraine et est mort en 1517.
  • Joseph Petitbien, né le 11 mai 1818 à Blénod-lès-Toul et décédé le 27 décembre 1891 à Blénod-lès-Toul. Maire de Blénod-lès-Toul et conseiller général, député de Meurthe-et-Moselle de 1876 à 1885.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Blénod-lès-Toul Blason D'azur à la croix d'argent cantonnée de quatre dés du même à un point de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Pierre-Étienne Guillaume, Notice sur le bourg de Blénod-les-Toul, Imprimerie de L. Vincenot, Nancy, 1843 (lire en ligne)
  • Maurice Toussaint, « Blénod-lès-Toul », dans Revue lorraine illustrée, 3e volume, 1908, p. 49-64 (lire en ligne)
  • Paul Marot, « Blénod-lès-Toul », dans Congrès archéologique de France.96e session. Nancy et Verdun. 1933, Société française d'archéologie, Paris, 1934, p. 311-318
  • Alexandre Laumond, « Retour sur «la paroisse primitive» : le cas de Blénod dans le doyenné de Toul », dans Études touloises, 2006, no 117, p. 23-36 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche ma commune : http://sigesrm.brgm.fr/?page=ficheMaCommune&codeCommune=54080 », sur Système d’information pour la gestion des eaux souterraines du bassin Rhin-Meuse
  2. « Ruisseau de blenod [A5620350] - Cours d'eau », sur www.sandre.eaufrance.fr (consulté le 11 juillet 2019)
  3. a et b Société d'archéologie lorraine Auteur du texte, « Revue historique de la Lorraine / publiée tous les deux mois par la Société d'archéologie lorraine et du Musée historique lorrain », sur Gallica, (consulté le 11 juillet 2019), p. 124
  4. France. Comité des travaux historiques et scientifiques., Dictionnaire topographique de France comprenant les noms de lieu anciens et modernes., Imprimerie nationale, 1861- (OCLC 227035528, lire en ligne)
  5. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, , 240 p. (lire en ligne).
  6. a b et c Lepage, Henri, 1814-1887., Le Département de la Meurthe : statistique historique et administrative, Peiffer, (OCLC 10409348, lire en ligne)
  7. a et b E. Grosse, Dictionnaire statistique du département de la Meurthe : contenant une introduction historique..., Nabu Press (réimpr. 2012) (1re éd. 1836) (ISBN 1278248951 et 9781278248950, OCLC 936241814, lire en ligne), Article "Blénod"
  8. Est Républicain du 30 septembre 1907
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. Grosse, E., Dictionnaire statistique du departement de la meurthe : contenant une introduction historique ..., Nabu Press, (ISBN 1278248951 et 9781278248950, OCLC 936241814, lire en ligne), p. 89