Haraucourt (Meurthe-et-Moselle)

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Haraucourt
Mairie
Mairie
Blason de Haraucourt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Grand Couronné
Intercommunalité Communauté de communes de Seille et Mauchère - Grand Couronné
Maire
Mandat
Yannick Fagot-Revurat
2014-2020
Code postal 54110
Code commune 54250
Démographie
Population
municipale
712 hab. (2014)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 44″ nord, 6° 21′ 52″ est
Altitude Min. 211 m – Max. 321 m
Superficie 12,48 km2
Localisation

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Haraucourt

Haraucourt est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Haraucourt est situé sur le plateau rive droite de la Meurthe, à égale distance de Nancy et de Lunéville. Le territoire est en pente douce du sud vers le nord. Le relief est très faible. Le sous-sol, -200 mètres, contient un important gisement de sel gemme exploité depuis le début du XXe siècle par dissolution du minerai (pas de mines).

Le territoire de la commune est limitrophe de 7 communes.

Communes limitrophes de Haraucourt
Buissoncourt Gellenoncourt
Haraucourt Drouville
Varangéville Dombasle-sur-Meurthe, Sommerviller Crévic

Toponymie[modifier | modifier le code]

 Le nom du village tire vraisemblablement son origine du prénom franc Harald(us) ou Harold(us) et de l'appellatif -court (> français moderne cour), issu du gallo-roman *CORTE, du bas latin curtis qui signifie « ferme » ou « domaine ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Le secteur est habité par l'homme depuis très longtemps. Les tumuli composant L'importante nécropole de Crévic attestent de la présence d'une population dense dès l'âge du fer (-3000 ans); et probablement depuis l'âge du bronze (-4000 ans). La période gallo-romaine est également très active. On a recensé 6 sites archéologiques datant de cette époque.

Au Moyen Âge, les seigneurs de Haraucourt ont fortement influencé l’histoire de la région pendant près de cinq siècles. On disait que cette famille était l'un des quatre Grands Chevaux de Lorraine ! La tour romane qui trône au milieu du cimetière est le dernier monument du Moyen Âge. Elle faisait partie de la première église de pierre construite au XIIe siècle. Après la guerre de Trente Ans (1618-1648), le village ne comptait plus que sept feux. La Révolution française a fortement marqué l'histoire du village.

La Première Guerre mondiale fut catastrophique pour le village dont la majeure partie fut détruite par les bombardements de septembre 1914. Du 24 août au 14 septembre 1914, Haraucourt a payé un lourd tribut lors de la bataille du Grand-Couronné. Sur les 154 enfants du village mobilisés, 45 sont morts au front ou des suites de leur mobilisation. Le 12 septembre 1914, le village n’est plus qu’un champ de ruines. Sur 177 habitations, 66 sont complètement détruites  et 26 fortement endommagées. L’église est éventrée et a perdu sa flèche. Le château féodal est détruit. Le 27 août 1924, le monument aux morts est inauguré en présence d’une foule imposante.  La croix de guerre est attribuée à la Commune. La reconstruction se terminera après 1925 mais le village n’est plus tout à fait le même. Les ruines du château féodal sont rasées, les maisons jouxtant l’église aussi pour laisser place à l’esplanade du monument aux morts.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est de 15 sièges. La commune fait partie de la communauté de communes du Grand-Couronné, du canton de Tomblaine, de la 2e circonscription, de la sous-préfecture de Nancy-campagne, du département de Meurthe-et-Moselle et de la région Lorraine.

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1929 1934 Emile Zinck    
Les données manquantes sont à compléter.
1966 1977 Edmond Garnier    
1977 1989 Edgard Barottin    
1989 mars 2001 Jean-Marie Ricard    
mars 2001 mars 2014 Christian Herbé SE  
mars 2014 en cours Yannick Fagot-Revurat    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 712 habitants, en augmentation de 3,19 % par rapport à 2009 (Meurthe-et-Moselle : 0,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
654 669 620 692 758 787 829 865 894
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
856 869 857 875 900 853 873 876 802
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
818 759 579 611 595 569 568 545 515
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
490 503 549 636 644 678 703 712 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

  • Église du XVIe siècle reconstruite après 1918.
  • Monument aux morts.
  • Vestiges de villas gallo-romaines dont une bien visible sur le chemin de Fontaine-Madame ;
  • Bases du château féodal du XVe siècle détruit en septembre 1914 ;
  • Vestiges de voie romaine dans le sens est-ouest (départ de Saint-Nicolas-de-Port) passant devant le cimetière ;
  • Maison de maitre bien conservée, vraisemblablement construite au XVIe siècle pour la famille De Ville sur Illon, proche parente des seigneurs de Haraucourt;
  • Maison du Sel, un centre d'interprétation du patrimoine, à la découverte du sel et de son exploitation, en Lorraine et ailleurs[6].
  • Au cimetière, à environ 1 km du village, tour romane du XIIe siècle, ayant fait partie de la 1re église en pierre, lieu-dit Domevre. La présence d'un ancien village à cet endroit est une légende sans fondement historique.
  • Fontaines.

Nature[modifier | modifier le code]

  • Point de vue sur la vallée de la Roanne ainsi que sur les Vosges septentrionales depuis le sommet du territoire ;
  • Sentiers de randonnée ;
  • Flore et faune particulières autour des lacs miniers ;
  • Présence relativement importante sur le territoire de gesses tubéreuses (truffe de Lorraine) ;
  • Traces bien visibles d'un ancien étang très vaste, de part et d'autre de la Roanne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis de Haraucourt, élu évêque de Verdun en 1430 ;
  • Guillaume de Haraucourt, élu évêque de Verdun en 1456 (succède à son oncle Louis). Accusé de conspiration au profit de la maison de Bourgogne, Louis XI le fait enfermer pendant 12 ans à la Bastille dans une cage de fer.
  • Elisée de Haraucourt[7], mort en 1629, fut gouverneur de Nancy de 1600 à 1629[8]. Il a dirigé la reconstruction des fortifications de Nancy.
  • Hanzelet[9] (Jean Appier dit) né en 1596, mathématicien, pyrotechnicien et imprimeur ;
  • Jean Nicolas Lallemand, né en 1691. Éditeur de nombreux ouvrages littéraires à Paris ;
  • Jean-Joseph Chamant 1699-1768, peintre à la cour de Lorraine puis à la cour d'Autriche ;
  • Henri François Lambert 1760-1796, général, héros de la Révolution française ;
  • Jean MICHEL[10] 1769-1842, prêtre réfractaire et martyr ;
  • Henri Varroy, né le 25 mars 1826 à Vittel]. Deux fois ministre dans les gouvernements FREYCINET (1879 et 1882), inhumé à Haraucourt ;
  • Francois Visine, né en 1922, haut fonctionnaire de l'Union Européenne. Auteur de nombreux ouvrages sur l'Europe.
  • La Famille Du Gaillard de Hellimer dont Nicolas Gaillard, né à Haraucourt en 1480 est à l'origine. Les du Gaillard ont successivement été seigneurs d'Albestroff, barons puis comtes de Hellimer, Diffembach-les-Hellimer et Ackerbach (Moselle)[11]. Il semble que la famille Du Gaillard soit liée à Haraucourt-Sur-Seille (ex-Haraucourt-lès-Marsal), et non Haraucourt en Meurthe-et-Moselle[12].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Haraucourt Blason '
Détails

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les maires de Haraucourt depuis la révolution
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. « Maison du Sel » (consulté le 16 avril 2016).
  7. « La maison de Haraucourt », sur mairie.haraucourt.free.fr (consulté le 7 juillet 2016)
  8. Encyclopédie illustrée de la Lorraine, Les Temps Modernes Tome 1, Guy Cabourdin p. 169
  9. « Jean Appier Hanzelet (1596-1647) - Auteur - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté le 7 juillet 2016)
  10. « Les prêtres déportés », sur www.foi-et-contemplation.net (consulté le 7 juillet 2016)
  11. seigneurs
  12. gallica BNF