Allamps

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Allamps
Allamps
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Blason de Allamps
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Colombey et du Sud Toulois
Maire
Mandat
Jean-François Baltard
2020-2026
Code postal 54112
Code commune 54010
Démographie
Gentilé Allampois
Population
municipale
503 hab. (2018 en diminution de 5,27 % par rapport à 2013)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 53″ nord, 5° 48′ 37″ est
Altitude Min. 270 m
Max. 422 m
Superficie 7,21 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Nancy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Meine au Saintois
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.allamps.fr

Allamps est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en Lorraine, dans la région administrative Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Fig 1 - Allamps, ban communal.

D'après les données Corine land Cover, le ban communal de 727 hectares, comprend en 2011, plus de 37 % de forêt, près de 53 % de terres arables et de prairies, 5,8 % de surfaces agricoles diverses et 4,7 % de surfaces urbaines.

Le territoire est arrosé par les Ruisseau de l'Aroffe (0,01 km), de l'Étang d'Allamps (3,791 km) parfois appelė de l'Etange ou Etanche[1],et des Naux (0,164 km) et la commune est desservie par la route départementale no 4[2].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Allamps est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[6],[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village est attesté sous les formes Alonum au Xe siècle, puis Alun, Alomps, Alampum (forme latinisée artificielle).

Albert Dauzat et Charles Rostaing recensent à l'article Allamps (les formes du type Allon(n)e(s) étant les plus fréquentes)[8], tous les toponymes et hydronymes dérivés d’Alauna, Alona qui semble être une épithète celtique de divinité, bien attestée dans l'épigraphie gallo-romaine, associée par exemple à Mercure : Genio Mercurii Alauni (CIR, 1717) ou encore à Auguste : Sacro Alaunarum Augusti nostri (CIL III, 1883, Munich)[9]. Pierre-Yves Lambert[10] y voit la signification de « nourricier » sur le thème celtique ala signifiant nourrir, avec un suffixe d'agent issu de -mn-.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une verrerie y fut fondée en 1765 par la comtesse de Mazirot pour valoriser l'exploitation de ses bois. Elle devint propriété de Nicolas Griveau de 1788 à 1823, puis de la famille Schmidt jusqu'en 1908, puis des Bourbonneux[11] jusqu'en 1960, ensuite de la Compagnie Française du Cristal CFC, et enfin de la Société Daum de Nancy.

Cette verrerie était appelée "Verreries de Vannes", bien que située sur le territoire de la commune d'Allamps, car ses propriétaires habitaient le château de la commune voisine de Vannes-le-Châtel[12].

Le , Allamps fusionne avec Housselmont sous le régime de la fusion simple[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1965      
1965 1995 Claude Vosgien SE  
1995 2000 Daniel Jussenhoven DVD  
2000 2001 Yvette Fringant DVD  
2001 2014 Christian Daynac DVG  
mars 2014 En cours Jean-François Baltard[14],[15]   Ancienne profession intermédiaire

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2018, la commune comptait 503 habitants[Note 3], en diminution de 5,27 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,34 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
340367477447466455456507522
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
502504633622564476464458490
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
507461378377386396392423510
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
485434438515511517518519531
2018 - - - - - - - -
503--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

H Lepage écrit dans son dictionnaire des communes au sujet de ce territoire pour la période du XIXe siècle:

«On s'y adonne au labourage et à la culture de la vigne, et l'espèce dominante de bestiaux qu'on y élève sont les moutons et les porcs. Il y a, sur le territoire de cette commune, trois moulins alimentés par des sources qui jaillissent sur le ban, et qui forment un étang nommé l'Etange. Outre ces usines, le territoire d'Allamps renferme la verrerie de Vannes, située, ainsi que l'un des moulins, sur la route départementale de Vézelise à Vaucouleurs. On fabrique, dans le premier de ces établissements, dont MM.Schmid frères sont propriétaires, de la gobeletterie en tout genre.»[20]

Le village a donc eu une tradition agricole et viticole (cf vignoble lorrain)

Secteur primaire ou Agriculture[modifier | modifier le code]

Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.

D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste[21]), la commune d' Allamps était majoritairement orientée[Note 4] sur la polyculture et le poly - élevage (auparavant production de fruits et autres cultures permanentes[Note 5] ) sur une surface agricole utilisée[Note 6] d'environ 8 hectares (inférieure à la surface cultivable communale) en forte baisse depuis 1988 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est réduit de 96 à 15 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 3 ( 4 auparavant) exploitation(s) agricole(s) ayant leur siège dans la commune employant 1 unité(s) de travail[Note 7]. (4 auparavant)

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille de Mazirot.
  • Louis Nicolas Griveau, ex notaire à Paris, exilé à Vannes-le-Châtel.
  • Bourbonneux (Albert), conseiller général, maître verrier, à Vannes-le-Châtel[11].
  • Robert Serf, (1897 - 1981) , mécanicien formé à l'Ecole de l'industrie de Paris, concepteur de voitures commercialisées sous la marque Robert SERF

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  4. Orientation technico-économique de la commune :  production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard.
  5. Vignes, vergers, petits fruits • les pépinières ligneuses ornementales, fruitières, viticoles ou forestières ….
  6. Superficie agricole utilisée : superficies des terres labourables, superficies des cultures permanentes, superficies toujours en herbe, superficies de légumes, fleurs et autres superficies cultivées de l'exploitation agricole.
  7. Unité de travail annuel : mesure  en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Perrin, Bernard, 1929- ..., Histoire méconnue de nos villages., Trajectoire, (ISBN 2-908341-03-4 et 978-2-908341-03-4, OCLC 462193193, lire en ligne), p. 11.
  2. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 13 août 2019).
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  8. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris 1978. (ISBN 2-85023-076-6), p. 10b - 11a.
  9. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Éditions Picard 1985. (ISBN 2-7084-0299-4).
  10. La langue gauloise, édition errance 1994. (ISBN 2-87772-089-6).
  11. a et b Marcel Paul-Cavallier et Benjamin Fayolle, Trente ans d'activité économique 1905-1935, Chambre de commerce de Nancy et le département de Meurthe-et-Moselle, (lire en ligne), p. 4.
  12. a et b « Verrerie Schmidt, puis de Vannes-le-Châtel, actuellement cristallerie Daum », notice no IA54000118, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/cog/fichecommunale.asp?codedep=54&codecom=010
  14. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 10 août 2020).
  15. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 août 2020).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. Lepage, Henri., Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, etc., (OCLC 561948412, lire en ligne), p. 12.
  21. « Ministère de l'agriculture et de l'alimentation - agreste - La statistique, l'évaluation et la prospective agricole - Résultats - Données chiffrées », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le 28 novembre 2019) : « Principaux résultats par commune (Zip : 4.4 Mo) - 26/04/2012 - http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/zip/Donnees_principales__commune.zip ».
  22. « Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.