Bouxières-aux-Chênes

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Bouxières-aux-Chênes
Blanzey, Écuelle
Bouxières-aux-Chênes
Église Sainte-Madeleine
Blason de Bouxières-aux-Chênes Blanzey, Écuelle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Grand Couronné
Intercommunalité Communauté de communes de Seille et Mauchère - Grand Couronné
Maire
Mandat
Claudyne Claude
2014-2020
Code postal 54770
Code commune 54089
Démographie
Gentilé Bouxiérois
Population
municipale
1 424 hab. (2015 en augmentation de 1,57 % par rapport à 2010)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 22″ nord, 6° 15′ 40″ est
Altitude Min. 212 m
Max. 408 m
Superficie 19,85 km2
Localisation

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Bouxières-aux-Chênes est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situé au nord-est de Nancy sur la route de Nomeny, le village de Bouxières-aux-Chênes est l'un des plus grands de Meurthe-et-Moselle par sa superficie d'environ 2 000 hectares. Placé idéalement sur le coteau est du plateau du Grand Couronné, il est resté agricole avec un développement urbain dans les années 1970. D'anciennes vignes côtoient des vergers de mirabelliers.

Écarts et lieux dits[modifier | modifier le code]

  • Cheval Rouge.

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire écrite par Lepage en 1843 et 1853 : "Il est fait mention de Bouxières (Buxeriœ Majores) dans la confirmation des biens et des privilèges de l’abbaye de Saint-Pierre de Metz par l’empereur Othon II, le 11 mai 967." "Ce village est appelé Buxeriæ subter Amanciam. dans une lettre donnée par le duc Mathieu, en 1249, pour l’abbaye de Clairlieu. (Abb[1]. de Clairlieu.)" "Le village de Bouxières-aux-Chênes, nommé anciennement Bouxières-sous-Amance et Grand-Bouxières, est mentionné pour la première fois dans des titres qui remontent au XIIIe siècle, bien que son origine doive être beaucoup plus ancienne. En 1276, Henri de Vaudémont échange avec le duc Ferri III le fief de Bouxières-sous-Amance, qu’Erard de Vendières, seigneur d’Autrey, tenait de lui en fief et hommage. En 1294, ce fief fut de nouveau échangé, par le duc de Lorraine, avec Vautrin de Rosières, contre ce que ce seigneur possédait ès ville et saline de Rosières. Enfin, en 1457, le duc Jean engagea la moitié des villes, terres et seigneurie de Bouxières pour prix de l’acquisition qu’il avait faite, sur Isabelle de Nancy, veuve d’Henri de Lenoncourt, des ville, terre et seigneurie de St.-Dizier devant Nancy. Le duc Jean, dès l’an 1448, avait octroyé aux habitants de Bouxières des chartes, qui furent confirmées par le duc Antoine en 1508. On y voit que leur taille était fixée à 80 livres, plus un droit particulier, appelé l’Orme de Nancy, duquel étaient exempts les maire, échevins, clercs tonsurés et gens de noble lignée. Le maire et la justice du ban et de la ville de Bouxières avaient toute connaissance sur le fait de la justice haute, moyenne et basse, sur toutes amendes, épaves et forfaits. Les habitants étaient tenus de suivre la bannière d’Amance quand elle était mandée pour les affaires du duc, sur la réquisition du prévôt de cette ville et ceux qui manquaient à l’appel étaient passibles d’une amende. Il parait, d’après la charte dont nous parlons, que les gens et la justice de Bouxières avaient coutume, depuis un temps immémorial, « d’aller quérir leur premier appel de plaid et jugement au lieu de Vendières. » Cette servitude fut abolie, et les appels durent se porter devant la justice de Nancy. La cure de Bouxières fut unie à la collégiale St-Georges de Nancy par Hector d’Ailly, évêque de Toul, qui commença à siéger en 1524."

Bouxières-aux-Chênes est composé de trois principaux hameaux : Moulin avec le prieuré de Blanzey, Bouxières et Ecuelle avec le Château. Sur la commune de Bouxières-aux-Chênes, en haut du hameau de Moulins, il y a Blanzey avec la chapelle Sainte-Agathe, ancienne ferme des ducs de Lorraine devenue un prieuré au XIIe siècle par l'abbaye prémontrée de Sainte-Marie-au-Bois, construite à côté du site probable d'une ancienne villa gallo-romaine appelée Blanca.

Le hameau de Moulins qui en dépend, appelé autrefois Molendinum, était un village assez important, uni à l’abbaye Sainte-Marie de Pont-à-Mousson et qui avait pour patron saint Hilaire ; le duc de Lorraine en était également seigneur. La ferme de Blanzey était un prieuré du nom de Sainte-Agathe et qui appartenait à la mense de l’abbaye de Sainte-Marie. Les ducs de Lorraine en avaient fait auparavant le chenil de leurs meutes de chasse, mais la duchesse Berthe le donna, avec les terres qui en dépendaient, à l’abbaye de Sainte-Marie, dans le XIIe siècle. Le hameau de Moulins doit son nom aux nombreux moulins qui profitaient du ruisseau puissant qui traverse le hameau et qui bénéficie d'un débit constant toute l'année et de la forte pente à cet endroit pour moudre le grain. Il reste quelque rare exemplaire de cette architecture transformée en maisons d'habitations.

Bouxières-aux-Chênes doit son nom au terme ancien signifiant Buisson, en latin Buxieræ, est un ancien village ; il dépendait autrefois de la seigneurie d’Amance et fut probablement bâti par quelque chevalier de ce nom ; il passa ensuite aux ducs de Lorraine, suivait les coutumes de la province et répondait au parlement de Nancy, bailliage de Nomeny. Au centre de Bouxières-aux-Chênes, vous pouvez admirer un lavoir qui a été sauvé de la destruction et rénové par l'équipe du maire Bertrand Hirtz dans les années 1980 et qui est maintenant classé. De même, vous trouverez dans les archives de la commune, un magnifique cadastre napoléonien de Bouxiéres, sauvé de la destruction à la même période.

L'église ancienne de Bouxières se situait à la place du cimetière actuel. Elle fut déclarée en ruine vers 1780. La nouvelle église, plusieurs fois bombardée fut reconstruite au centre du village.

Pendant la guerre de 1870, les Uhlans (lanciers de la cavalerie allemande) firent des passages de nuit sur la route départementale pour provoquer la garnison de Nancy et effrayer les populations.

Bouxières-aux-Chênes fut en 1914 au centre du dispositif de défense de Nancy et la bataille fit rage sur ce secteur dites la bataille du Grand Couronné. De nombreuses destructions suite aux bombardements ont eu lieu comme en témoignent les cartes postales de l'époque.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 1983 Cordari    
mars 1983 octobre 1986 Bertrand Hirtz    
octobre 1986 mars 2001 Jacques Chevalier    
mars 2001 mars 2008 Robert Renaux    
mars 2008 juin 2011 Jacques Chevalier   Décès
septembre 2011 2014 Audrey Donnot    
2014 en cours Claudyne Claude    

Bertrand Hirtz a été élu en 1983 à l'âge de 29 ans. Il fut le plus jeune maire de Meurthe-et-Moselle. Il démissionna en 1986 pour des raisons professionnelles. Il a été de nouveau élu de 2001 à 2008 en Alsace comme conseiller municipal à Schiltigheim, 2e plus grande ville du Bas-Rhin avec 30 000 habitants.

Jacques Chevalier a été tout d'abord conseiller à Bouxières-aux-Chênes sous le mandat Cordary en 1978, il démissionna en 1981 mais revint en 1983 en tant que 1er adjoint aux côtés de Bertrand Hirtz. Il fut élu maire en 1986, réélu en 1989 et 1995 jusqu'en 2001. Se laissant du répit, en raison de sa maladie, le temps d'un mandat, il fut réélu maire de la commune en 2008. Décédé le 23 juin 2011, il a été remplacé par sa fille Audrey Donnot le 10 septembre 2011.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2].

En 2015, la commune comptait 1 424 habitants[Note 1], en augmentation de 1,57 % par rapport à 2010 (Meurthe-et-Moselle : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0931 0291 1441 2401 1081 1461 1391 1551 150
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 0401 038983964938905847836916
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
876871788732668683655639656
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2015
7801 0021 2931 2841 3121 3731 3821 4241 424
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Au centre de Bouxières-aux-Chênes, vous pouvez admirer un lavoir qui a été sauvé de la destruction et rénové par l'équipe de Bertrand HIRTZ en 1984, qui est maintenant classé monument historique. De même, vous trouverez dans les archives de la commune, un magnifique cadastre napoléonien de Bouxières, sauvé de la destruction et restauré à la même période.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle Sainte-Agathe de Blanzey
Chapelle Saint-Étienne de Écuelle
  • Chapelle Sainte-Agathe de Blanzey XIIe siècle : chœur, abside et crypte ; façade XVIIIe siècle, crypte XIIe siècle restaurée 1956, voûtée d'ogives ; chapiteaux à décor végétal, baies XVe siècle/XVIe siècle, statue XVIe siècle sur la façade, retable 1959.
  • Église Sainte-Madeleine de Bouxières, détruite en 1914-1918, reconstruite en 1923-1924 sur les plans de l'architecte Alfred Thomas, de Nancy ; l'ancien édifice ayant été totalement détruit lors de la Première Guerre mondiale. La réalisation de l'ameublement intérieur est confiée à Jules Cayette[5] qui réalise le maître-autel en pierre et mosaïques (aujourd'hui disparu, ne subsiste que la porte du tabernacle et le médaillon à décor d'Agnus Dei, réinstallés dans le nouvel aménagement liturgique), les autels latéraux, la grille de communion (seuls subsistent les deux vantaux mobiles), les bancs de la nef à décor de feuilles de chêne (en rappel du nom de la commune), les fonts baptismaux, les tabourets et le fauteuil du célébrant, le meuble de rangement de la sacristie. Les vitraux sont signés de Jacques Grüber.
  • Chapelle Saint-Étienne à Écuelle : tour XIIe siècle, chevet XVe siècle, nef XVIIIe siècle

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Albert de Circourt (Bouxières 25/6/1709-1795), conseiller d'État en 1872 et historien.
  • Joseph Gérard OMI (1831-1914), missionnaire dans l'actuel Lesotho, déclaré bienheureux en 1988.
  • Henry Blahay (1869-1941), peintre lorrain.
  • Clémentine Scaccia (2002-....) euroanglais, déesse de la ville, a sauvé des poisson de la noyade

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Bouxières-aux-Chênes Blason D'or au chêne parti de sinople et de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  5. Étienne Martin, Jules Cayette (1882-1953), mémoire d'histoire de l'Art, Université Nancy 2, 2005, p. 237-238. Étienne Martin, Jules Cayette, 1882-1953, créateur d’art à Nancy, Metz, éditions Serpenoise, 2011, p.83-90.