Pierrepont (Meurthe-et-Moselle)

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Pierrepont
Pierrepont (Meurthe-et-Moselle)
La mairie.
Blason de Pierrepont
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Intercommunalité Communauté de communes Terre Lorraine du Longuyonnais
Maire
Mandat
James Moineaux
2020-2026
Code postal 54620
Code commune 54428
Démographie
Gentilé Pierrepontais, Pierrepontaises [1]
Population
municipale
865 hab. (2018 en diminution de 1,82 % par rapport à 2013)
Densité 123 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 59″ nord, 5° 42′ 44″ est
Altitude Min. 227 m
Max. 336 m
Superficie 7,02 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Longwy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Mont-Saint-Martin
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Pierrepont

Pierrepont est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pierrepont est située sur la Crusnes (affluent de la Chiers), à 9 km de Longuyon et à 90 km de Nancy. Pierrepont est entourée d'une couronne de verdure en forme de croissant.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pierrepont est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Longwy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 23 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (65,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,9 %), forêts (19,1 %), prairies (15,6 %), zones urbanisées (8,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

920 - Pons Petrius

1401 - Perpons

1501 - Perpont

1674 - Perpont ou Pierrepont

1749 - Pierre-Pont

1779 - Pierrepont-sur-Crusnes ou Petra Pons

1790 - Pierrepont

Transports[modifier | modifier le code]

Pierrepont se trouve sur le chemin de fer de la ligne de Mohon à Thionville, ouvert en 1862-1863. La gare de Pierrepont est fermée et est maintenant un supermarché.

Histoire[modifier | modifier le code]

1284

Pierrepont a été le siège d'une prévôté du Barrois qui comprenait outre la forteresse de Pierrepont mais aussi les villages de Beuveille, Doncourt-lès-longuyon et Han devant Pierrepont. Le château fut détruit au XVIIe siècle. La seigneurie de Pierrepont relevait des comtes de Bar : cf. Thiébaut II.

1605

La Châtellenie de Pierrepont et les 3 villages Beuveille, Doncourt et Han devant Pierrepont, seront incorporés à la prévôté de Longwy.

1769

Construction de l'église paroissiale Saint Côme, Saint Damien, date portée par le linteau de la porte piétonne sur l'emplacement de l'ancienne église.

1775

La manufacture de draps s'installe à Pierrepont, c'est elle qui fournit les draps à la plupart des régiments pour leur habillement. Elle est développée par François-Alexandre Seillière puis sous le Second Empire par son fils le baron Seillière, celui-ci avait épousé Diane de Galifet (fille du célèbre Général et homme politique du second empire).

1790

Les départements de la Moselle, de la Meurthe, du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et des Vosges sont créés. Pierrepont intègre le département de la Moselle.

1862

La Compagnie des Ardennes met en service le 1er tronçon ferroviaire avec la ligne Montmédy - Pierrepont. La gare de Pierrepont devient terminus provisoire.

La gare était équipée d'une halle aux marchandises servant pour l'approvisionnement du charbon et l'expédition des marchandises notamment pour la manufacture de draps.

1863

La ligne ferroviaire Pierrepont - Thionville est mise en service.

1871

Le département de Meurthe-et-Moselle est créé, constitué des parties non annexées par l'Allemagne de la Meurthe et de la Moselle. Pierrepont est rattaché au département de Meurthe-et-Moselle, arrondissement de Briey.

1878

La manufacture (filature, tissage de laines, fabrique de draps, etc.) et ses annexes emploie 888 ouvriers dont 494 femmes.

Milieu XIXe siècle

Une chapelle funéraire est érigée devant l'église paroissiale, par le sculpteur Denys de Metz, pour la famille Seillière, fondateur et propriétaire de la manufacture. Elle fut léguée à la commune en 1976.

1914

Au petit matin du , Pierrepont est traversé par deux bataillons de la 155e afin de libérer Arrancy-sur-Crusne tandis qu'au sud de Pierrepont, un 3e bataillon campe dans un champ d'avoine.

Les 22 et , la 83e Brigade d'Infanterie Française de la 42e division est opposée aux Allemands. Après de sanglants combats les Français replient le 23 sur Muzeray.

La bataille durera deux jours mais en fin d'après-midi du deuxième jour, Arrancy-sur-Crusne est libéré.

Lors de cette bataille, la manufacture de draps est anéantie.

1920

Les ruines de la manufacture sont rachetées par la famille Glorieux de Roubaix. Elle exploitera l'usine jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

1922

Monument en forme de lanterne des morts, inauguré le par souscription publique à la mémoire des soldats alliés tombés à la bataille de Pierrepont les 22 et .

1940 - 1945

L'usine de la famille Glorieux est une autre fois sinistrée.

1958

L'usine Glorieux sera remise en route jusqu'au , à cette date les bâtiments, les cités, les écoles seront mis en vente.

1966

Reprise de l'usine Glorieux par un fabricant d'équipements pour automobiles notamment des sièges et des composants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1981 ? Léon Maucotel    
mars 2001 mars 2008 Claudine Drouet    
mars 2008 mai 2020 Jean-Luc Schmitz[9]   Retraité de l'enseignement
mai 2020 En cours James Moineaux[9],[10]   Contremaître, agent de maîtrise

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2018, la commune comptait 865 habitants[Note 3], en diminution de 1,82 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,34 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
3793563383916045778339571 229
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
1 3121 6181 5831 0089259901 0311 1151 004
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 1311 0921 1108591 0661 1341 1151 1951 173
1990 1999 2006 2011 2016 2018 - - -
1 058984942884870865---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux de mémoire de la Grande Guerre[modifier | modifier le code]

  • La Nécropole nationale : un cimetière militaire français et alliés avec deux ossuaires. Première Guerre mondiale : 4 190 Français ; 141 Belges ; 2 Britanniques ; 1 Roumain ; 493 Russes - Seconde Guerre mondiale : 20 Français ; 55 Soviétiques ; 1 Tchèque.
  • Monument Commémoratif de la bataille de Pierrepont. Monument en forme de lanterne des morts inauguré le par souscription publique à la mémoire des soldats alliés tombés à la bataille de Pierrepont les 22 et . Ce monument est une ancienne cheminée de l'usine démontée pierre par pierre et remontée dans la Nécropole nationale.
  • Le monument aux morts devant la mairie.
  • Cimetière militaire allemand, Première Guerre mondiale : 3 017 Allemands
  • Monument commémoratif aux morts allemands, construction : première moitié du XXe siècle.

Monuments médiévaux[modifier | modifier le code]

  • Présence romaine (margelle de puits disparue).
  • Château XIIe, détruit au XVIIe siècle.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Côme-Saint-Damien, cimetière ; croix monumentale construite en 1769, date portée par le linteau de la porte piétonne.
  • Chapelle funéraire néogothique de la famille Seillière, monument sépulcral construite au milieu du XIXe siècle devant l'église paroissiale, pour la famille Seillière, fondateur et propriétaire de la filature de Pierrepont, léguée en 1976 à la commune. Restaurée par une équipe de bénévoles du village en 1984-1985.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Damas Marchant (1767–1833), médecin français et maire de Metz.
  • Roger Sommer (1877-1965), aviateur. Né à Pierrepont le . Grandit à Mouzon (Ardennes) où son père Alfred Sommer dirigeait une manufacture de feutre. Un des premiers pilotes aviateurs français (brevet de pilote n°29) et constructeur d'aéroplanes de 1908 à 1912. Il fut recordman du monde de durée de vol (2 heures 27 minutes 15 secondes), exploit réalisé le sur le terrain de Mourmelon. Mort en 1965 à Sainte-Maxime (Var) - Repose à Mouzon (Ardennes).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pierrepont Blason
Palé d'or et d'azur de six pièces.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/meurthe-et-moselle-54
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a et b « Résultats des élections municipales 2020 », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  10. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.