Xermaménil

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Xermaménil
Xermaménil
Église Saint-Mansuy.
Blason de Xermaménil
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Canton Lunéville-2
Intercommunalité Communauté de communes du Territoire de Lunéville à Baccarat
Maire
Mandat
Laurent Gellenoncourt
2014-2020
Code postal 54300
Code commune 54595
Démographie
Population
municipale
551 hab. (2016 en diminution de 2,13 % par rapport à 2011)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 59″ nord, 6° 27′ 48″ est
Altitude Min. 218 m
Max. 293 m
Superficie 10,84 km2
Localisation

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Xermaménil est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Elle portait autrefois le surnom de Xermaménil-les-Monsieurs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Xermaménil est une petite commune rurale d'environ 500 habitants du sud-ouest du département de Meurthe-et-Moselle, à environ 7 kilomètres de Lunéville. Elle est traversée par la Mortagne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • En lorrain : Chmaménil et Chameni[1].
  • Armemesni (1152), Sarmanmasnil (1178-1186), Xarmamenil (1296), Xarmanmengny (1304), Xarmanmesny (1315), Xermamesny (1316), Xermanmesnil (1427), Xermaménil ou Chemaménil (1787).
  • En 1886, Xermaménil se prononçait Chermaménil. Références : Origines et formation des noms de lieux, par Hippolyte Cocheris. Mais cette orthographe ne traduit pas bien la prononciation locale qui expirait fortement la syllabe CHE.
  • Emile Badel dans son Dictionnaire des noms de rues à Nancy prend Xermaménil en exemple pour dénoncer la corruption verbale des toponymes lorrains contenant une lettre X. Il explique que cette lettre X s'est substituée à la lettre grecque χ (chi) utilisée au moyen-âge pour représenter un son proche du ch allemand ou de la jota espagnole, très fréquent en Lorrain-Roman que les philologues notent le plus souvent HH. On le retrouve aussi en Breton orthographié C'H. Aujourd'hui encore, χ est la lettre de l'alphabet phonétique pour représenter le son qui a disparu de ces toponymes lorrains.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • En 1848, on découvrit sur les bords de la Mortagne un "trésor" fait d'objets en bronze comprenant des javelots, des lances, des flèches et des faucilles datant de l'âge du bronze. Une partie de cette trouvaille est au musée d’Épinal. Références
  • Première mention écrite du village au XIIe siècle.
  • Selon un inventaire sommaire de la chambre des comptes de Lorraine, Xermaménil ne comptait plus que "deux conduits" en 1644, suite aux destructions commises la même année par les cavaliers du régiment d'Haussonville. Références
  • Passa du seigneur de Nomény à celui de Riste au XVIIIe siècle.
  • Flottage sur la Mortagne : lors de la construction de la cathédrale de Nancy, Boccard, chaufournier à Art-sur-Meurthe ayant soumissionné la fourniture de la chaux, avait besoin de bois pour la préparer. Il en fit venir par des charretiers qui le déposèrent en amont de Xermaménil. Ce bois fut ensuite flotté jusqu'à Saint-Nicolas-de-Port. Références : Nancy avant et après 1830

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 2008 Jean Albert    
mars 2008 En cours
(au 16 avril 2014)
Laurent Gellenoncourt    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3].

En 2016, la commune comptait 551 habitants[Note 1], en diminution de 2,13 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
337436416395398447469467464
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
440374359371390413368354334
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
318327299298292281289273297
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
283273305410423504516527555
2016 - - - - - - - -
551--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Les habitants du lieu et des environs disaient au XIXe siècle Chmaménil, auparavant Chameni. À la même époque, les habitants de cette commune se distinguaient par un certain air de politesse et d'honnêteté qui a fait donner à cette localité le surnom de Xermaménil-les-Monsieurs (prononcé "mon" et pas "me")[1]. Les habitants étaient également surnommés les fourmis rouges. références : Robert Creusat, Quand Gerbéviller parlait patois, 1979, 72 p.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La gare vers 1966 vue depuis la route.
  • Château dit « le Magasin » XIXe siècle (appartenait jadis à un fermier de la gabelle, propriété par la suite de la famille Hogard).
  • Château Froment XIXe siècle.
  • Moulin à blé, puis moulin à tan, moulin à foulon et plâtrière, puis minoterie, actuellement entrepôt commercial et centrale hydroélectrique, atteste dès la première moitié du XVIIIe siècle. Acquis en 1809 par Sébastien Keller, propriétaire de la faïencerie de Lunéville, qui, outre la mouture du blé, y pratique le foulage du drap et la mouture du tan dans un bâtiment construit dans le deuxième quart XIXe siècle. Adjonction d'un four à plâtre dans le deuxième quart du XIXe siècle de type tunnel à sole inclinée qui constitue l'unique spécimen existant dans l'ensemble du canton de Gerbéviller. L'ensemble est acquis par la famille Hogard de Blainville-sur-l'Eau vers 1840 qui le consacre exclusivement à la mouture du blé. Transformation en minoterie dans le premier quart du XXe siècle : surélévation et agrandissement de l'ancien moulin à foulon et à tan, construction d'un entrepôt industriel dans le deuxième quart du XXe siècle lui-même surélevé en 1960. La minoterie est transformée en 1981 en entrepôt commercial et en centrale hydroélectrique.
  • Église Saint-Mansuy XIXe siècle néo-gothique : croix de procession et christ de bois XVIe siècle, chandeliers de bronze provenant de l'abbaye de Belchamps.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Xermaménil a donné aux deux rues principales du village le nom de deux familles de militaires issues de la commune qui se sont illustrées au XXe siècle : les familles des généraux

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Xermaménil Blason
Détails

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Henri Lepage, Le département de La Meurthe-statistique, historique et administrative, deuxième partie, 1843
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.