Sexey-aux-Forges

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Sexey-aux-Forges
Sexey-aux-Forges
Église Saint-Mansuy.
Blason de Sexey-aux-Forges
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Neuves-Maisons
Intercommunalité Communauté de communes Moselle et Madon
Maire
Mandat
Patrick Potts
2014-2020
Code postal 54550
Code commune 54505
Démographie
Gentilé Sexeyforgeois(e)
Population
municipale
688 hab. (2015 en augmentation de 4,56 % par rapport à 2010)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 23″ nord, 6° 02′ 53″ est
Altitude Min. 211 m
Max. 352 m
Superficie 14,08 km2
Localisation

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Sexey-aux-Forges

Sexey-aux-Forges est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sexey-aux-Forges est un village situé au sud-ouest de la ville de Nancy, sur un ancien bassin sidérurgique. Une partie de Sexey a été bâtie sur les coteaux d'un plateau calcaire du Mésozoïque culminant à plus de 350 mètres d'altitude. L'autre moitié du village se trouve dans un vallon encaissé, sur la rive gauche de la Moselle, face au village de Maron.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

La faune et la flore présentes sur le plateau qui domine le village ont une affinité montagnarde ; c'est un milieu que l'homme a créé avant tout en faisant pâturer pendant des siècles des troupeaux d'ovins. Ce biotope présente une faune et une flore favorisées par cette formation végétale de très faible hauteur et adaptée à un sol peu profond comme à la chaleur et à la sécheresse pendant la belle saison. La Potentille printanière (Potentilla verna, Rosacées) forme de petits tapis, aime les pâturages calcaires secs et la chaleur, le Pin noir d'Autriche, l'Anémone pulsatille, l'Ellébore fétide, la petite Pimprenelle (Sanguisorba minor, Rosacées). On y trouve aussi huit espèces d’orchidées sauvages telles que : l'orchis militaire, l'orchis homme pendu, l'orchis pourpre, l'orchis bouc, l'ophrys mouche, l'ophrys abeille, l'orchis pyramidal, l'ophrys faux-bourdon.

La faune est elle aussi de plus en plus présente, que ce soit avec des oiseaux ou des insectes. L'un des papillons que l'on peut voir en cette saison est une espèce protégée : le Damier de la Succise. L'Azuré de la bugrane (ou Azuré commun) et le petit sphinx de la vigne y sont eux aussi bien représentés ; deux nouvelles espèces sont récemment apparues sur le plateau : la mante religieuse et le grand sphinx tête de mort venu d'Afrique avec le réchauffement climatique mais ce n'est qu'une supposition. Chez les oiseaux, on peut observer l'alouette lulu qui niche volontiers sur les coteaux du plateau, le cochevis huppé, la pie grièche à tête rousse et la pie grièche écorcheur, passereaux qui ont pour habitude d'empaler leurs victimes (en général de gros insectes mais aussi de petits rongeurs) sur les aiguilles acérées des acacias et des aubépines. Le pic mar y est bien représenté ainsi que le grand pic noir, le pic épeichette et le pic épeiche dans la forêt de hêtres et de chênes, la mésange noire et la mésange huppée très assidues des plantations de conifères, sans oublier deux des plus petits passereaux d'Europe : le roitelet huppé et le roitelet triple bandeau très discrets, qui pondent des œufs aussi gros que des petits pois.

Les grottes et anfractuosités éparpillées le long des roches versant côté Maron sont le refuge des chauves-souris comme la plus commune, la pipistrelle, et d'autres plus rares comme le grand murin et l'oreillard. La chouette chevêche, pas plus grosse qu'un merle, gîte dans les cavités des vieux arbres fruitiers qui ont été plantés sur les coteaux du plateau. Malheureusement, elle reste très rare et est en voie de disparition, les gros insectes dont elle se nourrit se faisant de plus en plus rares à cause de l'utilisation intensive des insecticides.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme apparaît sous les formes latines Sisseiaco en 982, Sessiacum en 1050 ; puis sous la forme d'ancien français "Sissei" en 1196. Il est composé de l'anthroponyme latin Sessius (alors que Sexey-les-Bois vient de Cercius/Circius) et du suffixe -acum, formation typique de l'Antiquité tardive[1].

La référence "aux Forges" apparaît quant à elle en 1594.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un dolmen de Bois l'Evêque ainsi qu’un tumulus révèlent déjà une présence au Néolithique. Une allée couverte mégalithique y a été découverte, ainsi que des vestiges de maisons gallo-romaines entourées d'une enceinte. Cet édifice est l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1910[2].

Sainte Anne, du latin ana (marécage), était la déesse protectrice des vivants, des morts et des lieux humides, déesse à laquelle les peuples celtes de l'époque vouaient un culte. Sexey appartenait à l’abbaye touloise de Saint-Mansuy, d’où la crosse abbatiale. Au XVe siècle, Georges des Moines développa les forges, ce qui est symbolisé d’une part par le taillé denché, blason de la famille Des Moines, et d’autre part par les marteaux et l’enclume, attributs des forgerons.

Au milieu du XIe siècle, le village de Sexey-aux-Forges appartient déjà à l'abbaye touloise de Saint-Mansuy.

Dès le XVe siècle, l'abbaye y possède des forges qu'Orly de Blâmont, administrateur de l'abbaye, loue en 1495 au receveur général de Lorraine, Georges Des Moynes, à charge de relever les forges et de rétablir la seigneurie que les précédents amodiateurs avaient négligées et laissé tomber en ruines[3]. Il est alors question des édifices et manoir de la maison abbatiale dudit Sexey.

La maison forte de Sexey-la-Larnouze (nom ancien de Sexey-aux-Forges) semble toujours avoir appartenu à l'abbaye et en avoir relevé directement, sans intermédiaire, puisqu'en 1709, l'abbé de Saint-Mansuy est désigné comme seigneur de Sexey.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1976 Gilbert Moncieu    
1976 1984 Marcel Nocus    
1984 1989 Michel Moncieu    
1989 1999 Jean Pierre Poinsard    
1999 en cours
(au 16 avril 2014)
Patrick Potts PS  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2015, la commune comptait 688 habitants[Note 1], en augmentation de 4,56 % par rapport à 2010 (Meurthe-et-Moselle : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
368229332346363433439475480
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
428474481482498521529518535
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
550609552578653630620680603
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
579575561584609653660666687
2015 - - - - - - - -
688--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Sculpture Grigne Dents du manoir
  • Manoir du XVIe siècle reconstruit en 1572 ancienne place forte et fabrique de boulets de canons (vestiges d'anciens remparts autour du village) ; porche d'entrée, tourelle polygonale, fossés en eau, canonnières ; sculpture dite "Grigne-Dents", escalier à vis, grande salle, édifice objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1980[8].
  • Monument aux morts.
  • Canal de l'Est et port.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle Sainte-Anne de Fleurichamp.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Sexey-aux-Forges Blason
Détails

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle : Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, , 313 p. (ISBN 2-914554-43-5).
  2. Notice no PA00106368, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Métallurgie des boucles de la Moselle, Lucien Geindre, page 2 [PDF]
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. Notice no PA00106369, base Mérimée, ministère français de la Culture