Deneuvre

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Deneuvre
La mairie
La mairie
Blason de Deneuvre
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Canton Baccarat
Intercommunalité Communauté de communes du Territoire de Lunéville à Baccarat
Maire
Mandat
Michel Boquel
2014-2020
Code postal 54120
Code commune 54154
Démographie
Gentilé Danubrien(ne)s
Population
municipale
533 hab. (2014)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 26′ 39″ nord, 6° 44′ 14″ est
Altitude Min. 262 m – Max. 377 m
Superficie 9,7 km2
Localisation

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Deneuvre est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Danubriens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Deneuvre est intimement limitrophe de la cité de Baccarat. Elle occupe un petit plateau qui domine la rive gauche de la Meurthe.

Le territoire de la commune est limitrophe de 5 communes, dont Sainte-Barbe (Vosges) et Bazien se trouvent dans le département limitrophe des Vosges.

Communes limitrophes de Deneuvre
Baccarat
Fontenoy-la-Joute Deneuvre
Bazien (Vosges) Sainte-Barbe (Vosges) (Vosges) Lachapelle

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La situation de Deneuvre sur un éperon dominant la Meurthe lui a valu dans l'histoire une occupation précoce. Des monnaies (première moitié du Ier siècle avant notre ère) et des fossés attestent de l'occupation du site dès l'époque gauloise. Le nom de la commune est issu de deux mots gaulois, Donos (même origine que le nom du Donon) et Briga, la forteresse, qui deviendra ultérieurement Danobriga. Des Romains, il subsiste de visible la tour du Bacha, bâtiment tardif, dont l'utilisation reste incertaine mais qui, contrairement à la tradition n'avait pas d'usage militaire. C'est une bourgade, dont une partie a été fouillée dans les années 1960 par la Société d'archéologie du canton de Baccarat, avec des activités artisanales (poterie dont on a retrouvé quelques ateliers, taille de la pierre, travail du bois) et religieuse puisque deux sanctuaires y ont été décelés, l'un dédié à Jupiter et l'autre à Hercule, ce dernier ayant fait l'objet de fouilles menées par G. Moitrieux avec le soutien de la Société d'archéologie de Deneuvre entre 1974 et 1986, dont le musée reconstitue l'organisation. La sculpture retrouvée à Deneuvre tant dans le sanctuaire herculéen (c'est le site de l'Occident romain qui a livré le plus de représentations de ce dieu, soit plus de 100) que sur le reste du territoire, atteste d'une certaine richesse pour cette agglomération secondaire située sur un axe routier secondaire mais très fréquenté. Il devait y séjourner quelques militaires sans doute à l'origine du sanctuaire d'Hercule et d'un sanctuaire dédié au dieu Mithra. Le sanctuaire d'Hercule fut détruit sans doute par les chrétiens (une stèle funéraire chrétienne précoce a été mise au jour à Deneuvre) à la fin du IVe siècle sans doute sous le règne de Valentinien Ier (364-375). L'agglomération elle-même est détruite et incendiée au début du Ve siècle (monnaie d'Arcadius, 383-408 sans doute lors de l'invasion des Alamans en 406) et aucun témoignage de présence humaine n'est connu avant l'époque carolingienne.
La ville et le château sont acquis par les comtes de Salm[1] au XIIe siècle qui possèdent l'avouerie de l'abbaye de Senones et auprès de laquelle ils édifient le château de Salm.

À la suite d'un partage vers 1240, le territoire de Deneuvre entre dans le patrimoine de Frédéric sire de Blâmont de la famille de Salm.

En 1305, Henri, sire de Blâmont, est voué de Deneuvre pour l'évêque de Metz. Il fait construire la tour des Voués pour s'assurer le contrôle de la ville. Endetté, Adémar de Montil, évêque de Metz, lui rachète cette tour en 1332 et agrandit le château. Les murs de 2 m d’épaisseur (qu’on voit encore derrière l’église actuelle) forment un rempart de 25 m de haut.

Un faubourg se développe dès le XIIIe siècle et deviendra Baccarat, dont le nom (écrit successivement Bacquarat, Bakarroit, Beckarrat, puis Backarrat, l'étymologie Bacchi Ara à la suite de la découverte hypothétique d'une autel à Bacchus est fantaisiste)) apparaît pour la première fois en 1291. Si son vin est bien connu localement la cité l'est surtout pour ses drapiers. Aux alentours de 1600, le commerce du bois est le plus lucratif et on en vend jusqu’à Nancy.

La ville fortifiée est démantelée sur ordre de Richelieu en 1636 lors de la guerre de Trente Ans.

En 1760, la saline de Rosières, principale cliente en bois de la ville, ferme. Alors que tous se demandent comment utiliser ce bois, l’évêque de Metz songe à installer une verrerie. Louis XV en autorise la création en 1764, et dès lors Baccarat se développe au détriment de Deneuvre[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Paul Colin    
    Sister    
  mars 2001 Jean-Marie Keyser    
mars 2001 en cours
(au 16 avril 2014)
Michel Boquel DVD  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 533 habitants, en diminution de -2,91 % par rapport à 2009 (Meurthe-et-Moselle : 0,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
510 473 579 625 685 900 1 009 1 020 1 058
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 008 1 082 1 068 1 021 949 1 025 965 909 925
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
820 836 675 704 632 591 531 514 506
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
497 506 446 509 571 587 534 533 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Tour gallo-romaine du Bacha
  • Vestiges de monuments gallo-romains ; tour antique du Bacha.
  • Site archéologique du sanctuaire antique du premier Silorit.
  • Grottes de la Rochotte, très ancien habitat d'ermites.
  • Un trésor monétaire des IIe et IIIe siècles y a été découvert en 1973.
  • Château fondé au Xe siècle par Adalbéron Ier de Metz, évêque de Metz, remanié et démantelé par les Français en 1636. Le donjon s'est écroulé en 1880, il reste encore une partie des remparts voisins.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Rémy.
  • Église Saint-Rémy 1747, construite sur les fondations du château médiéval entièrement rasé : clocher à bulbe, quatre statues de pierre 16e, Vierge à l'Enfant en bois polychrome 16e, toile 18e de Girardet ; lustres en cristal de Baccarat, orgue de 1704, restauré, buffet.
  • Tombe au cimetière de l'aide-major général Thibaut de Ménonville, compagnon de Rochambeau aux États-Unis.
  • Vestiges de l'ancien prieuré du Moniet dédié à saint Étienne, fondé en 1126 par Étienne de Bar évêque de Metz, remanié 15e : ancien chœur et croisée du transept de la chapelle.
  • Ruine d'une ancienne église collégiale Saint-Georges de 1301 (il ne reste qu'un pan de mur)
  • Chapelle de cimetière.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Musée au presbytère : produits des fouilles ; Vierge de pitié XVIe siècle. "Les Sources d'Hercule" : musée archéologique gallo-romain, reconstitution d'un sanctuaire de source dédié à Hercule, fréquenté du IIe au IVe siècles apr. J.-C., sculptures d'Hercule, bassins antiques remis en eau, qui présente une gigantesque mosaïque romaine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à deux saumons adossés d'argent au chef de même chargé d'un écu d'azur mis en cœur à une fleur de lys d'or.
Commentaires : Les saumons représentent les comtes de Blâmont de la maison de Salm. En 1470, Louis XI récompensa Olry de Blâmont, lui permettant d'ajouter l'écu à la fleur de lys.
En 1608, Deneuvre portait d'or au sautoir de gueules chargé de deux saumons adossés d'argent, d'après Constant Lapaix.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • BERNHARDT Ch-G, Deneuvre et Baccarat d'après des documents inédits, Nancy, 1895, 296 p.
  • MANGIN Charles, Études historiques et critiques ou Mémoires pour servir à l'histoire de Deneuvre et de Baccarat, L. Hachette et Cie, Paris, 1861, 268 p.
  • MOITRIEUX Gérard, Hercules salutaris, Hercule au sanctuaire de Deneuvre, nancy, 1992, 270 p., 38 pl. ( disponible au musée des Sources d'Hercule)
  • MOITRIEUX Gérard, "Un siècle de fouilles archéologiques à Deneuvre", Revue archéologique de l'Est et du Centre-Est, XXXII, p. 1981, p. 65-88.
  • PARISSE Michel, Les comtes de Salm et l’évêché de Metz, XIe-XIIe siècles, Histoire des Terres de Salm, Soc. Philomatique Vosgienne, 1994.
  • SCHAUDEL Louis, Les Comtes de Salm et l'abbaye de Senones aux XIIe et XIIIe siècles. Contribution à l'histoire de Senones, Pierre-Percée, Badonviller, Blamont, Deneuvre, Berger-Levrault, 1921

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]